Shabbat 75b โ€” Fin des 39 melakhot et la rรจgle de ce qu'on range

Shabbat 75b

Sougya : Le daf achรจve le commentaire de la liste des 39 melakhot. Rav explique pourquoi l'abatteur teint : il veut que le cou soit couvert de sang pour montrer que la bรชte est fraรฎche.

Saler et tanner รฉtant une mรชme melakha, Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich remplacent l'une par le tracรฉ (chirtout) ; on discute du salage de la viande. Suivent des applications de memahek, mehatekh et makeh bepatich, la rรจgle de la grande lettre รฉcrite ou effacรฉe, et ce qu'excluent les mots 'celles-ci' et 'quarante moins une'.

Une nouvelle Mishna pose que l'objet qu'on a coutume de ranger engage tout homme qui le sort ; Rav Pappa et Mar Oukva divergent sur ce qu'elle exclut, et Rabbi Yossi bar Hanina note qu'elle ne suit pas Rabbi Chimon.

Les melakhot de la peau dans la Mishna et leurs applicationsChohetabattreMefachetdรฉpouillerMolea'hsalerMe'abedtannerMemaheklisserMehatekhdรฉcouperSaler = tanner : R. Yo'hanan et Reich Lakichretirent l'un, ajoutent chirtout (tracer)ChohetRav : aussi tsoveale sang teint le cou,la viande se vendSaler de la viandeRabba bar R. Houna : me'abedRava : pas de tannage des alimentsR. Achi : seulement pour la routeMemahek / Mehatekhponcer entre colonnes, รฉtaler unpansement : memahek ; raboter lespoutres : mehatekhMakeh bepatich (coup de marteau) = gmar melakhatailler la pierre, graver un ustensile, souffler le verre,รดter les nล“uds d'un manteau (si on y tient)
De l'abattage au dรฉcoupage : la Gemara commente chaque melakha de la peau et en tire des applications, jusqu'au principe du makeh bepatich (achรจvement d'un ouvrage).
Tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ : qui est redevable ?Apte ร  ranger + on range cette quantitรฉsortie le Chabbat :tout homme doit un hatatInapte, on ne le range passeul celui qui l'a rangรฉest redevable s'il le sortQue vient exclure 'apte ร  ranger' ?Rav Pappa : dam nidaร  fortiori les bois d'acheraon ne le garde pas pour le chat :cela affaiblit la femmeMar Oukva : bois d'acherainterdits de profit, ร  dรฉtruirele dam nida, on le gardepour nourrir le chatR. Yossi bar Hanina : la Mishna ne suit pas R. Chimon,pour qui les mesures ne valent que pour ceux qui rangent cet objet.
La nouvelle rรจgle de la Mishna sur le transport : ce qu'on range habituellement engage tout le monde ; ce qu'on ne range pas n'engage que celui qui l'a rangรฉ.
1
ืžืฉื•ื ืฆื•ื‘ืข ืื™ืŸ, ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ืœื? ืื™ืžื: ืืฃ ืžืฉื•ื ืฆื•ื‘ืข. ืืžืจ ืจื‘: ืžื™ืœืชื ื“ืืžืจื™, ืื™ืžื ื‘ื” ืžื™ืœืชื, ื“ืœื ืœื™ืชื• ื“ืจื™ ื‘ืชืจืื™ ื•ืœื™ื—ื›ื• ืขืœื™: ืฆื•ื‘ืข ื‘ืžืื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” โ€” ื ื™ื—ื ื“ืœื™ืชื•ื•ืก ื‘ื™ืช ื”ืฉื—ื™ื˜ื” ื“ืžื, ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื—ื–ื•ื” ืื™ื ืฉื™ ื•ืœื™ืชื• ืœื™ื–ื‘ื ื• ืžื™ื ื™ื”.

Au titre de la teinture, oui ; au titre de la netilat nechama (prise de la vie), non ? Dis plutรดt : aussi au titre de la teinture.

Rav a dit : ร  propos de la parole que j'ai dite, je dirai une explication, afin que les gรฉnรฉrations ร  venir ne rient pas de moi : en quoi la teinture lui convient-elle ? Il lui convient que l'endroit de l'abattage soit souillรฉ de sang, pour que les gens le voient, viennent et lui achรจtent.

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ืžืฉื•ื ืฆื•ื‘ืข ืฉืฆื•ื‘ืข ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืฉืœ ื‘ื™ืช ื”ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืืžืื™ ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœืฆื•ื‘ืขื• ื•ืฆื‘ื™ืขื” ื”ื•ืื™ ื‘ืžืฉื›ืŸ ืื‘ ืžืœืื›ื”:
Au titre de la teinture : car il teint la chair de l'endroit de l'abattage ; plus loin on explique pourquoi il a l'intention de la teindre. La teinture รฉtait dans le Michkan une av melakha.
ืžืฉื•ื ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื“ื ื˜ื™ืœืช ื ืฉืžื” ื”ื•ืื™ ื‘ืžืฉื›ืŸ ื‘ืื™ืœื™ื ืžืื“ืžื™ื ื•ืชื—ืฉ ื•ื—ืœื–ื•ืŸ:
Au titre de la netilat nechama : car il y avait netilat nechama dans le Michkan, pour les bรฉliers teints en rouge, le tahach et le hilazon.
ืฆื•ื‘ืข ื‘ืฉืจ ื‘ืžืื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืฉื•ื—ื˜ ื‘ืฆื‘ื™ืขืช ื”ื‘ืฉืจ ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ื›ื ื•ืื ื™ ืื•ืžืจ ื‘ื• ื˜ืขื:
Teindre la chair, en quoi cela lui convient-il : ร  cet abatteur, la teinture de la chair ? C'est cela la moquerie, et moi j'en donne une raison.
ืืฃ ืžืฉื•ื ืฆื‘ื™ืขื” ื•ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœื—ื™ื•ื‘ื™ื” ืชืจืชื™:
Aussi au titre de la teinture : et la consรฉquence pratique est qu'il est redevable de deux [hatat].
ืžื™ืœืชื ื“ืืžืจื™ ืื™ืžื ื›ื•' ื“ื‘ืจ ืชื™ืžื” ืืžืจืชื™ ืœื”ื–ื›ื™ืจ ืฆื‘ื™ืขื” ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ืฆืจื™ืš ืื ื™ ืœื•ืžืจ ื‘ื• ื“ื‘ืจ ื˜ืขื ื“ืœื ืœื™ืชื• ื“ืจื™ ื‘ืชืจืื™ ื”ืฉื•ืžืขื™ื ื•ืœื™ื—ื›ื• ืขืœื™:
La parole que j'ai dite, je dirai etc. : j'ai dit une chose รฉtonnante en mentionnant la teinture dans l'abattage ; il me faut en donner une raison, pour que les gรฉnรฉrations suivantes qui l'entendent ne rient pas de moi.
ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื“ืœืชื•ื•ืก ื‘ื™ืช ื”ืฉื—ื™ื˜ื” ื‘ื“ืžื ืฉื™ื”ื ืฆื‘ื•ืข ื‘ื“ื:
Il lui convient que l'endroit de l'abattage soit souillรฉ de sang : qu'il soit teint de sang.
ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื ื™ื—ื–ื™ื™ื” ืื™ื ืฉื™ ืฉื ืฉื—ื˜ื” ื”ื™ื•ื ื•ื ื™ืชื• ื•ื ื–ื‘ื ื•:
Pour que les gens le voient : qu'elle a รฉtรฉ abattue aujourd'hui, et qu'ils viennent acheter.
๐Ÿ’ก Explication

Rav avait dit (75ร ) que l'abatteur est redevable au titre de tsovea (teinture). La Gemara s'รฉtonne : n'est-il pas redevable aussi de netilat nechama ? On corrige : aussi de teinture. Selon Rachi, il y a donc deux hatat pour un seul acte.

Rav justifie lui-mรชme cette idรฉe รฉtonnante : le boucher tient ร  ce que le cou soit rouge de sang, signe que la bรชte vient d'รชtre abattue, ce qui attire les acheteurs. La teinture est donc voulue.

2
ื•ื”ืžื•ืœื—ื• ื•ื”ืžืขื‘ื“ื•. ื”ื™ื™ื ื• ืžื•ืœื— ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืขื‘ื“! ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ืืคื™ืง ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ืขื™ื™ืœ ืฉื™ืจื˜ื•ื˜. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืžืœื— ื‘ื™ืฉืจื โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืขื‘ื“. ืจื‘ื ืืžืจ: ืื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ื“ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœื ืืžืจ ืืœื ื“ืงื ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืื•ืจื—ื, ืื‘ืœ ืœื‘ื™ืชื โ€” ืœื ืžืฉื•ื™ ืื™ื ื™ืฉ ืžื™ื›ืœื™ื” ืขืฅ.

'Et celui qui la sale et celui qui la tanne.' Saler, c'est tanner ! Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich disent tous deux : retire l'une d'elles et fais entrer le chirtout (tracรฉ des lignes).

Rabba bar Rav Houna a dit : celui qui sale de la viande est redevable au titre de me'abed (tanner). Rava a dit : il n'y a pas de tannage pour les aliments.

Rav Achi a dit : mรชme Rabba bar Rav Houna ne l'a dit que lorsqu'il en a besoin pour la route ; mais pour la maison, un homme ne fait pas de sa nourriture du bois.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื™ื™ื ื• ืžื•ืœื— ื”ื™ื™ื ื• ืžืขื‘ื“ ืื˜ื• ืžืœื™ื—ื” ืœืื• ืฆื•ืจืš ืขื™ื‘ื•ื“ ื”ื•ื:
Saler, c'est tanner : le salage n'est-il pas un besoin du tannage ?
ื•ืขื™ื™ืœ ืฉื™ืจื˜ื•ื˜ ืœืคื™ ืฉื“ืจืš ื”ืจืฆืขื ื™ืŸ ื›ืฉื”ื•ื ื‘ื ืœื—ืชื›ื• ืžืฉืจื˜ื˜ื• ืชื—ืœื” ื›ืคื™ ืžื” ืฉื”ื•ื ืจื•ืฆื” ืœื”ืืจื™ืš ื•ืœื”ืจื—ื™ื‘ ื•ืœืงืฆืจ ื”ื—ื™ืชื•ืš ื•ืื—ืจ ื›ืš ืžืขื‘ื™ืจ ื”ืกื›ื™ืŸ ื“ืจืš ื”ืฉื™ืจื˜ื•ื˜ ื•ื›ืŸ ื‘ืขื•ืจื•ืช ื”ืžืฉื›ืŸ ื›ืฉื—ืชื›ื•ื:
Et fais entrer le chirtout : car l'usage des cordonniers, quand ils viennent couper [la peau], est d'y tracer d'abord des lignes selon qu'ils veulent allonger, รฉlargir ou raccourcir la coupe, puis ils passent le couteau le long du tracรฉ ; il en fut ainsi des peaux du Michkan quand on les coupa.
ื“ืงื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืื•ืจื—ื ืฉืžื•ืœื—ื” ื”ืจื‘ื”:
Quand il en a besoin pour la route : qu'il la sale beaucoup.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ื“ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ืžื›ืืŸ ืžืœื™ื—ืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื“ืืกื•ืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžืœื™ื—ื” ื‘ืคืจืง ืฉืžื•ื ื” ืฉืจืฆื™ื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื—:) ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื™"ื˜ ืืกื•ืจ ื‘ืค"ืง ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื™ื.):
Il n'y a pas de tannage pour les aliments : on ne peut pas en dรฉduire que saler des aliments est permis, car le salage est interdit mi-derabanan, au chapitre Chmona cheratsim (plus loin, Chabbat 108b), et mรชme ร  Yom Tov c'est interdit, au premier chapitre de Beitsa (11a).
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ื”ืžื•ืœื—ื• ื•ื”ืžืขื‘ื“ื• ื”ื™ื™ื ื• ืžื•ืœื— ื”ื™ื™ื ื• ืžืขื‘ื“ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืืคื™ืง ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ืขื™ื™ืœ ืฉืจื˜ื•ื˜ ื"ืจ ืื—ื ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื ื”ืฉืฃ ื‘ื™ืŸ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง ืคืจืฉ"ื™ ืฉืฉืฃ ื‘ื™ืŸ ืขืžื•ื“ื™ ืื›ืกื“ืจื” ืœื”ื—ืœื™ืงืŸ ื•ืจ"ื— ื–"ืœ ื”ื‘ื™ื ื’ื™ืจืกืช ื”ื™ืจื•ืฉืœ' ื•ื”ืžื•ื—ืงื• ืžื” ืžื—ื™ืงื” ื”ื™ืชื” ื‘ืžืฉื›ืŸ ืฉื›ืŸ ื”ื™ื• ืฉืคื™ืŸ ืืช ื”ืขื•ืจื•ืช ืข"ื’ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื”ืฉืฃ ืืช ื”ืขื•ืจื•ืชืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ื•ื’ื™ืจืกื ื ื›ื•ื ื” ื”ื™ื ื“ืžื” ืžื—ื™ืงื” ืฉื™ื™ืš ื‘ื™ื” ืื ืžืฉืคืฉืฃ ื‘ื™ื“ื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืื‘ืŸ ืื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ื ืกืจ. ืืžืจ ืจ' ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืกื— ืœื™ ืจ' ื™ื•ืกื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื™ื‘"ืœ ื”ืžื’ืจืจ ืจืืฉื™ ื›ืœื•ื ืกื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื—ืชืš. ื•ื”ืžืžืจื— ืจื˜ื™ื” ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง ื•ื”ืžืกืชืช ืืช ื”ืื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืืžืจ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืงื™ืกืžื ืืžืจ ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื”ืฆืจ ื‘ื›ืœื™ ืฆื•ืจื” ื•ื”ืžื ืคื— ื‘ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืืžืจ ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉืงื™ืœ ืืงื•ืคื™ ืžื’ืœื™ืžื ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืืงื•ืคื™ ื”ืŸ ื”ืงืฉืจื™ื ื•ืงื™ืกืžื™ืŸ ื“ืงื™ืŸ ื”ื‘ื•ืœื˜ื™ืŸ ืžืŸ ื”ื‘ื’ื“ ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื”ื•ื ื“ืงืคื™ื“ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœืœื•ื‘ืฉื• ืขื“ ืฉื™ืกื™ืจื:
'Et celui qui la sale et celui qui la tanne' : saler, c'est tanner ! Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich disent tous deux : retire l'une d'elles et fais entrer le chirtout. Rabbi Aha bar Hanina a dit : celui qui ponce entre les colonnes est redevable au titre de memahek (lisser). Rachi explique : il ponce entre les colonnes d'une galerie pour les rendre lisses. Rabbeinou Hananel cite la version du Yerouchalmi : 'et celui qui la lisse' : quel lissage y avait-il dans le Michkan ? Car on ponรงait les peaux sur les colonnes ; celui qui ponce les peaux sur les colonnes est redevable. C'est la version correcte, car quel lissage y a-t-il [autrement] ? [Il en va de mรชme] s'il frotte de la main sur une pierre ou sur une planche. Rabbi Hiya bar Abba a dit : Rabbi Yossi m'a rapportรฉ trois choses au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi : celui qui rabote les extrรฉmitรฉs des poutres est redevable au titre de mehatekh (dรฉcouper) ; celui qui รฉtale un pansement le Chabbat est redevable au titre de memahek ; celui qui taille la pierre le Chabbat est redevable au titre de makeh bepatich (coup de marteau). Rabbi Chimon ben Kisma a dit au nom de Reich Lakich : celui qui grave une forme sur un ustensile et celui qui souffle un ustensile de verre sont redevables au titre de makeh bepatich. Reich Lakich a dit : celui qui retire les akoufei d'un manteau est redevable au titre de makeh bepatich. Les akoufei sont les nล“uds et les fins brins qui dรฉpassent du vรชtement ; et cela vaut seulement s'il y tient, c'est-ร -dire qu'il ne veut pas le porter avant de les avoir retirรฉs.
๐Ÿ’ก Explication

Dans la Mishna, molea'h (saler) et me'abed (tanner) semblent faire double emploi : le salage est une รฉtape du tannage. Pour garder le compte de 39, Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich remplacent l'un par le chirtout, le tracรฉ des lignes de coupe sur la peau.

Saler de la viande : Rabba bar Rav Houna y voit un tannage ; Rava exclut tout tannage des aliments. Rav Achi limite l'avis de Rabba au salage fort, pour une viande de voyage ; ร  la maison, on ne durcit pas sa nourriture comme du bois. Tossefot rappelle que le salage reste interdit par dรฉcret rabbinique.

3
ื•ื”ืžืžื—ืงื• ื•ื”ืžื—ืชื›ื•. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื—ื ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื: ื”ืฉืฃ ื‘ื™ืŸ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื: ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืกื— ืœื™ ืจื‘ ืืฉื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ื”ืžื’ืจืจ ืจืืฉื™ ื›ืœื•ื ืกื•ืช ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื—ืชืš, ื”ืžืžืจื— ืจื˜ื™ื” ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง, ื•ื”ืžืกืชืช ืืช ื”ืื‘ืŸ ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืงื™ืกืžื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ: ื”ืฆืจ ืฆื•ืจื” ื‘ื›ืœื™ ื•ื”ืžื ืคื— ื‘ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื”ืื™ ืžืืŸ ื“ืฉืงื™ืœ ืืงื•ืคื™ ืžื’ืœื™ืžื™ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ. ื•ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ืงืคื™ื“ ืขืœื™ื™ื”ื•.

'Et celui qui la lisse et celui qui la dรฉcoupe.' Rabbi Aha bar Hanina a dit : celui qui ponce entre les colonnes le Chabbat est redevable au titre de memahek (lisser). Rabbi Hiya bar Abba a dit : Rav Achi m'a rapportรฉ trois choses au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi : celui qui rabote les extrรฉmitรฉs des poutres le Chabbat est redevable au titre de mehatekh (dรฉcouper) ; celui qui รฉtale un pansement le Chabbat est redevable au titre de memahek ; et celui qui taille la pierre le Chabbat est redevable au titre de makeh bepatich (coup de marteau).

Rabbi Chimon ben Kisma a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : celui qui grave une forme sur un ustensile et celui qui souffle un ustensile de verre sont redevables au titre de makeh bepatich. Rav Yehouda a dit : celui qui retire les akoufei (nล“uds) des manteaux est redevable au titre de makeh bepatich.

Et cela, seulement quand il y tient.

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ื”ืฉืฃ ื‘ื™ืŸ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืขืžื•ื“ื™ ืื›ืกื“ืจืื•ืช ืฉืขืฉื•ื™ื ื—ืœื•ื ื•ืช ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ื ืกืžื›ื™ืŸ ื‘ื—ืœื•ื ื•ืช ื‘ื™ืŸ ืขืžื•ื“ ืœืขืžื•ื“ ื•ื”ืฉืฃ ืฉื ื‘ืงืจืงืขื™ืช ื”ื‘ื ื™ืŸ ืฉื ืฉืขื ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื—ืœืง ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžืžื—ืง:
Celui qui ponce entre les colonnes : par exemple les colonnes des galeries, faites de fenรชtres en fenรชtres, et qui s'appuient entre les fenรชtres, d'une colonne ร  l'autre ; celui qui ponce lร  le sol du bรขtiment sur lequel on s'appuie pour qu'il soit lisse est redevable au titre de memahek.
ื”ืžื’ืจืจ ืจืืฉื™ ื›ืœื•ื ืกื•ืช ืฉื™ื”ื™ื• ืจืืฉื™ื”ืŸ ืฉื•ื™ืŸ ื•ื—ื“ื™ืŸ:
Celui qui rabote les extrรฉmitรฉs des poutres : pour que leurs extrรฉmitรฉs soient รฉgales et pointues.
ืžืžืจื— ืจื˜ื™ื” ืžื—ืœื™ืง ืชื—ื‘ื•ืฉืช ืขืœ ื”ืžื›ื”:
Celui qui รฉtale un pansement : il lisse le pansement sur la plaie.
ืžืกืชืช ืืช ื”ืื‘ืŸ ืœืื—ืจ ืฉื ืขืงืจื” ืžืŸ ื”ื”ืจ ื•ื ื—ืฆื‘ื” ืžื—ืœื™ืงื”:
Celui qui taille la pierre : aprรจs qu'elle a รฉtรฉ dรฉtachรฉe de la montagne et extraite, il la lisse.
ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืฉื”ื•ื ื’ืžืจ ืžืœืื›ื”:
Au titre de makeh bepatich : car c'est l'achรจvement de l'ouvrage (gmar melakha).
ื”ืฆืจ ื‘ื›ืœื™ ืฆื•ืจื” ื‘ื›ืœื™ ืฉืขื•ืžื“ ืœื›ืš ืœื ืื•ืชื•:
Celui qui grave une forme sur un ustensile : sur un ustensile destinรฉ ร  cela, pour l'embellir.
ืžื ืคื— ื‘ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื›ืฉื”ื•ืชืš ื ืขืฉื” ืขืœ ื™ื“ื™ ื ืคื•ื—:
Celui qui souffle un ustensile de verre : quand [le verre] est fondu, [l'ustensile] se fait par soufflage.
ื“ืฉืงื™ืœ ืืงื•ืคื™ ืจืืฉื™ ื—ื•ื˜ื™ืŸ ื”ืชืœื•ื™ื™ืŸ ื‘ื™ืจื™ืขื” ื‘ืžืงื•ื ืงืฉื•ืจื™ืŸ ื›ืฉื ื™ืชืง ื‘ื” ื—ื•ื˜ ื•ืงืฉืจื•ื”ื• ื•ื›ืŸ ืงืฉื™ืŸ ื•ืงืกืžื™ื ื“ืงื™ืŸ ืฉื ืืจื’ื• ื‘ื” ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื•ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืื•ืชื ืžืžื ื” ืœืื—ืจ ืืจื™ื’ื” ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ื”ื•ื ื•ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ:
Celui qui retire les akoufei : les bouts de fils qui pendent de l'รฉtoffe ร  l'endroit des nล“uds, quand un fil s'y est rompu et qu'on l'a nouรฉ ; de mรชme les brins de paille et fins copeaux tissรฉs dedans sans le vouloir, qu'on retire aprรจs le tissage : c'est l'achรจvement de l'ouvrage, et il est redevable au titre de makeh bepatich.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืฉืฃ ื‘ื™ืŸ ื”ืขืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ืคื™ืจืฉ ืจ"ื— ื“ืฉืฃ ื”ืขื•ืจ ืขืœ ื”ืขืžื•ื“ ื›ื“ื™ ืœื”ื—ืœื™ืงื• ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื•ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ืฉืฉืฃ ืงืจืงืขื™ืช ืฉื‘ื™ืŸ ืขืžื•ื“ื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ืœื ื ื”ื™ืจื:
Celui qui ponce entre les colonnes le Chabbat est redevable : Rabbeinou Hananel explique qu'il ponce la peau sur la colonne pour la lisser, et c'est aussi ce qui ressort du Yerouchalmi. Rachi explique qu'il ponce le sol entre les colonnes des fenรชtres, et cela ne paraรฎt pas juste.
ื•ื”ืžืกืชืช ืืช ื”ืื‘ืŸ ื›ื•' ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืื‘ืœ ืžืฉื•ื ืžื—ืชืš ื•ืžืžื—ืง ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื“ืžื™ื™ืจื™ ืฉื›ื‘ืจ ื”ื™ื ืžืจื•ื‘ืขืช ื•ืžืชื•ืงื ืช ืืœื ืฉืžื™ื™ืคื” ืื•ืชื” ื•ืขื•ืฉื” ื‘ื” ืฉื™ืจื˜ื•ื˜ื™ืŸ ื•ื™ืคื•ื™ ื›ืขื™ืŸ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืขื›ืฉื™ื• ืžืกืชืชื™ ื”ืื‘ื ื™ื ืจ"ื™ ื•ื›ืŸ ืจื™ื‘"ื:
Et celui qui taille la pierre etc. est redevable au titre de makeh bepatich : mais au titre de mehatekh et de memahek il n'est pas redevable, car il s'agit d'une pierre dรฉjร  รฉquarrie et prรฉparรฉe ; il ne fait que l'embellir et y tracer des lignes et des ornements, comme le font aujourd'hui les tailleurs de pierre. Ainsi Ri, et de mรชme Riva.
๐Ÿ’ก Explication

La Gemara donne des exemples concrets pour trois melakhot :

Memahek (lisser) : poncer entre les colonnes, รฉtaler un pansement. Rachi l'entend du sol entre les colonnes ; Rabbeinou Hananel et Tossefot, suivant le Yerouchalmi, de la peau frottรฉe sur une colonne. Mehatekh (dรฉcouper ร  mesure) : raboter les poutres pour les รฉgaliser. Makeh bepatich (le dernier coup de marteau) : tout acte qui achรจve un objet, comme la taille finale de la pierre, la gravure, le soufflage du verre, le retrait des nล“uds d'un vรชtement si l'on y tient.

4
ื•ื”ื›ื•ืชื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื›ืชื‘ ืื•ืช ืื—ืช ื’ื“ื•ืœื” ื•ื™ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื” ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ื โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืžื—ืง ืื•ืช ื’ื“ื•ืœื”, ื•ื™ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื” ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ื โ€” ื—ื™ื™ื‘. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžื ื—ื ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™: ื–ื” ื—ื•ืžืจ ื‘ืžื•ื—ืง ืžื‘ื›ื•ืชื‘.

'Et celui qui รฉcrit deux lettres.' Les Rabbanan ont enseignรฉ : s'il a รฉcrit une seule grande lettre et qu'il y a ร  sa place [de quoi] en รฉcrire deux, il est exempt. S'il a effacรฉ une grande lettre et qu'il y a ร  sa place [de quoi] en รฉcrire deux, il est redevable.

Rabbi Menahem fils de Rabbi Yossi a dit : c'est une rigueur pour celui qui efface plus que pour celui qui รฉcrit.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืชื‘ ืื•ืช ืื—ืช ื’ื“ื•ืœื” ื›ื•' ืคื˜ื•ืจ ืฉื‘ืงืจืฉื™ ื”ืžืฉื›ืŸ ืฉืชื™ื ื”ื™ื• ื›ื•ืชื‘ื™ื ืื—ืช ื‘ื–ื• ื•ืื—ืช ื‘ื–ื• ื›ื“ื™ ืœื–ื•ื•ื’ืŸ ื›ืฉืกื•ืชืจื™ื ืื•ืชืŸ:
S'il a รฉcrit une seule grande lettre etc., il est exempt : car sur les planches du Michkan, on รฉcrivait deux [lettres], une sur celle-ci et une sur celle-lร , pour les apparier quand on les dรฉmontait.
ืžื—ืง ืื•ืช ืื—ืช ื›ื•' ื—ื™ื™ื‘ ืฉืื™ืŸ ืžืœืื›ืช ืžื—ื™ืงื” ื—ืฉื•ื‘ื” ืืœื ืข"ืž ืœื›ืชื•ื‘ ื•ื”ืจื™ ื™ืฉ ืžืงื•ื ืœืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช:
S'il a effacรฉ une lettre etc., il est redevable : car l'effacement n'a d'importance comme melakha que s'il est fait pour รฉcrire, et voici qu'il y a de la place pour deux lettres.
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžื ื—ื ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื ืงืž"ืœ ืžืืŸ ืชื ื ืงืžื ืจ' ืžื ื—ื ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™:
Rabbi Menahem fils de Rabbi Yossi a dit : cela nous apprend qui est le tanna kamma : Rabbi Menahem fils de Rabbi Yossi.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ื”ื›ื•ืชื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ื›ืชื‘ ืื•ืช ืื—ืช ื’ื“ื•ืœื” ื•ื™ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื” ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ื ืคื˜ื•ืจ ืžื—ืง ืื•ืช ืื—ืช ื’ื“ื•ืœื” ื•ื™ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื” ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ื ื—ื™ื™ื‘ ื"ืจ ืžื ื—ื ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ื–ื” ื—ื•ืžืจ ื‘ืžื•ื—ืง ืžื‘ื›ื•ืชื‘ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื›ื™ ืคืขืžื™ื ื›ืชื‘ ื‘ืžืฉื›ืŸ ื˜ืขื•ืช ืขืœ ืงืจืฉ ืื—ื“ ื•ืžื•ื—ืง ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ืื—ืจืช ื‘ืžืงื•ืžื” ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ ื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื—ื™ื™ื‘ ืืฃ ืžื•ื—ืง ืื•ืช ืื—ืช ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ืื•ืช ืื—ืจืช ื‘ืžืงื•ืžื” ืืœื ืฉืื™ื ื• ืจืื•ื™ ืœื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ืžื—ืฉื‘ืช ื›ืชื™ื‘ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืœ ื›ืชื™ื‘ื” ืขืฆืžื” ื•ื™ืจืื” ืฉืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ืžื—ื™ืงืช ื˜ืฉื˜ื•ืฉ ื“ื™ื• ืืคื™' ืœื›ืชื•ื‘ ื›ืžื” ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื™ ืœื ื”ื™ื” ื‘ืžืฉื›ืŸ ืืœื ืžื—ื™ืงืช ืื•ืชื™ื•ืช ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ื‘ืžืงื•ืžื•. ืื—ืจื™ ื›ืชื‘ื™ ื–ื” ืžืชื•ืš ื”ืกื‘ืจื ื•ื’ื ืžื“ื ืงื˜ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ืžื—ืง ืื•ืช ืื—ืช ืจืื™ืชื™ ื‘ืชื•ืกืคืชื ืคื™"ื‘ ื•ื›ืชื‘ ื‘ื” ื ืคืœื” ื“ื™ื• ืขืœ ืกืคืจ ื•ืžื—ืงื• ืฉืขื•ื” ืขืœ ื”ืคื ืงืก ื•ืžื—ืงื• ืื ื™ืฉ ื‘ืžืงื•ืžื• ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ื˜ืขืžื ืœื ื‘ืจื™ืจ ืœืŸ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ื”ืื•ืช ืฉื ื›ืชื‘ ื‘ื˜ืขื•ืช ื›ืžืืŸ ื“ืœื™ืชื™ื” ื“ืžื™ื ื•ืขื™ืงืจ ื”ื—ื™ื•ื‘ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžื—ืฉื‘ืช ื”ื›ืชื™ื‘ื” ื”ืœื›ืš ืืคื™' ื˜ืฉื˜ื•ืฉ ื“ื™ื• ื ืžื™ ื•ื”ืื™ ื“ื ืงื˜ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ืžื—ืง ืื•ืช ื’ื“ื•ืœื” ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื™ ื›ืชื‘ ืื•ืช ืื—ืช ื’ื“ื•ืœื”. ื•ื”ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ ืจื‘ื” ื•ืจ' ื–ืขื™ืจื™ ืืžืจื™ ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ:
'Et celui qui รฉcrit deux lettres.' Les Rabbanan ont enseignรฉ : s'il a รฉcrit une seule grande lettre et qu'il y a ร  sa place de quoi en รฉcrire deux, il est exempt ; s'il a effacรฉ une seule grande lettre et qu'il y a ร  sa place de quoi en รฉcrire deux, il est redevable. Rabbi Menahem fils de Rabbi Yossi a dit : c'est une rigueur pour celui qui efface plus que pour celui qui รฉcrit. Et voici la raison : parfois, dans le Michkan, on รฉcrivait par erreur sur une planche et on effaรงait pour รฉcrire une autre [lettre] ร  sa place. En stricte logique, il faudrait rendre redevable mรชme celui qui efface une seule lettre pour en รฉcrire une autre ร  sa place ; mais il ne convient pas de rendre redevable pour l'intention d'รฉcrire plus que pour l'รฉcriture elle-mรชme. Et il semble qu'on n'est pas redevable pour l'effacement d'une tache d'encre, mรชme [pour] รฉcrire plusieurs lettres, car il n'y avait dans le Michkan que l'effacement de lettres pour รฉcrire ร  leur place. Aprรจs avoir รฉcrit cela par raisonnement, et aussi parce que la baraita dit 'il a effacรฉ une lettre', j'ai vu dans la Tossefta, chapitre 12, qu'il est รฉcrit : de l'encre est tombรฉe sur un livre et il l'a effacรฉe, de la cire sur une tablette et il l'a effacรฉe : s'il y a ร  sa place de quoi รฉcrire deux lettres, il est redevable. La raison ne nous est pas claire. On peut dire que la raison est que la lettre รฉcrite par erreur est considรฉrรฉe comme inexistante, et l'essentiel de la culpabilitรฉ vient de l'intention d'รฉcrire ; c'est pourquoi [on est redevable] mรชme pour une tache d'encre. Et si la baraita dit 'il a effacรฉ une grande lettre', c'est par symรฉtrie avec 'il a รฉcrit une grande lettre'. 'Et celui qui frappe du marteau' : Rabba et Rabbi Zeira disent tous deux : toute chose qui comporte un achรจvement d'ouvrage rend redevable au titre de makeh bepatich.
๐Ÿ’ก Explication

Le chiffre de deux lettres vient du Michkan : on marquait les planches par paires de lettres pour les remonter. ร‰crire une lettre, mรชme grande, reste une lettre : exempt. Effacer (mohek) compte seulement en vue d'รฉcrire ; si la place libรฉrรฉe suffit pour deux lettres, il est redevable.

Le Roch explique la raison et discute l'effacement d'une simple tache d'encre : son premier raisonnement l'exemptait, puis il cite la Tossefta qui rend redevable, car l'essentiel est l'intention d'รฉcrire ร  cette place.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Une grande lettre, place pour deuxGRANDE LETTREร‰crire : une seule lettreexempt12Effacer : place libre pour deuxredevable
La mรชme grande lettre : l'รฉcrire donne une lettre (exempt) ; l'effacer libรจre la place de deux (redevable).
5
ื”ื‘ื•ื ื”, ื•ื”ืกื•ืชืจ, ื”ืžื›ื‘ื”, ื•ื”ืžื‘ืขื™ืจ, ื•ื”ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ. ืจื‘ื” ื•ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื“ืืžืจื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•: ื›ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืžื›ื” ื‘ืคื˜ื™ืฉ.

'Celui qui construit et celui qui dรฉmolit, celui qui รฉteint et celui qui allume, et celui qui frappe du marteau.' Rabba et Rabbi Zeira disent tous deux : toute chose qui comporte un achรจvement d'ouvrage rend redevable au titre de makeh bepatich.

๐Ÿ’ก Explication

Rabba et Rabbi Zeira posent la dรฉfinition gรฉnรฉrale de makeh bepatich : l'artisan donne un dernier coup de marteau pour achever l'objet. Tout acte qui reprรฉsente le gmar melakha (achรจvement de l'ouvrage) relรจve de cette melakha, comme les exemples du segment prรฉcรฉdent.

6
ืดืืœื• ืื‘ื•ืช ืžืœืื›ื•ืชืด. ืดืืœื•ืด โ€” ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ, ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘. ืดื—ืกืจ ืื—ืชืด โ€” ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื“ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื•ืกื™ืฃ ืืช ื”ืฉื•ื‘ื˜ ื•ื”ืžื“ืงื“ืง. ืืžืจื• ืœื•: ืฉื•ื‘ื˜ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ื›ืœืœ ืžื™ืกืš, ืžื“ืงื“ืง ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ื›ืœืœ ืื•ืจื’.

'Celles-ci sont les avot melakhot.' 'Celles-ci' : pour exclure [l'avis] de Rabbi Eliezer, qui rend redevable pour un toledet (dรฉrivรฉ) en mรชme temps que [son] av. 'Moins une' : pour exclure [l'avis] de Rabbi Yehouda, comme il est enseignรฉ : Rabbi Yehouda ajoute le chovet et le medakdek. On lui dit : le chovet est inclus dans le meissekh (ourdir), le medakdek est inclus dans l'oreg (tisser).

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื”ื ืืžืจืŸ ื“ืœื ื ืžื ื• ื›ืืŸ ืืœื ืœื”ื•ื“ื™ืขื ื• ืžื ื™ืŸ ื—ื˜ืื•ืช ืฉืœ ื”ืขืœื ืื—ื“ ื•ืชื ื ื”ืจื™ ืืœื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื ืขืฉื” ืชื•ืœื“ื•ืชื™ื”ื ืขืžื”ืŸ ื“ืื™ื ื• ืžื‘ื™ื ืขืœื™ื”ืŸ ื—ื˜ืืช ื•ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืืชื•ืœื“ื” ืขื ื”ืื‘ ื‘ื›ืจื™ืชื•ืช:
Pour exclure Rabbi Eliezer : nous avons dit qu'elles ne sont comptรฉes ici que pour nous faire connaรฎtre le nombre de hatat d'un seul oubli ; et le tanna dit 'celles-ci' pour exclure que, s'il a fait leurs toladot avec elles, il n'apporte pas de hatat pour elles, ร  la diffรฉrence de Rabbi Eliezer qui rend redevable pour un toledet avec l'av, dans Keritot.
ืฉื•ื‘ื˜ ืžืฉื•ื” ื”ืฉืชื™ ื‘ื›ืจื›ืจ ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืจื™ื•"ืœ:
Chovet : il รฉgalise les fils de chaรฎne avec la navette, ce qu'on appelle ri'ol.
ืžื“ืงื“ืง ื›ืฉืžื•ืชื— ื—ื•ื˜ ื”ืขืจื‘ ืžื›ื” ื‘ื›ืจื›ืจ ืขืœื™ื• ื‘ืžืงื•ืžื•ืช ืžืงื•ืžื•ืช ืœื™ื™ืฉื‘ื• ืฉืœื ื™ื”ื ืžืชื•ื— ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ืฉื”ืžืชื™ื—ื” ืžืขื›ื‘ืชื• ืžื”ืชื—ื‘ืจ ื™ืคื” ืขื ื”ืืจื’:
Medakdek : quand il tend le fil de trame, il frappe dessus avec la navette en diffรฉrents endroits pour le mettre en place, pour qu'il ne soit pas trop tendu, car la tension l'empรชche de bien s'unir au tissu.
ืฉื•ื‘ื˜ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ื›ืœืœ ืžื™ืกืš ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžื™ืกืš ืžืžืฉ ืฉืžืกื“ืจ ื—ื•ื˜ื™ ื”ืฉืชื™:
Le chovet est inclus dans le meissekh : c'est vraiment ourdir, car il met en ordre les fils de chaรฎne.
ื”ืจื™ ื”ื•ื ืื•ืจื’ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืื•ืจื’ ืžืžืฉ ื•ืœื ื“ืžื™ ืœื–ื•ืจื” ื•ื‘ื•ืจืจ ื•ืžืจืงื“ ื“ื–ื” ื‘ืงืฉื™ืŸ ื•ื–ื” ื‘ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ื–ื” ื‘ืงืžื—:
Il est [inclus dans] l'oreg : c'est vraiment tisser ; ce n'est pas comparable ร  vanner, trier et tamiser, [qui sont comptรฉs ร  part], car l'un [concerne] la paille, l'autre les cailloux, l'autre la farine.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื”ืจื™ ืืœื• ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ืืชื•ืœื“ื” ื‘ืžืงื•ื ืื‘ ื•ื"ืช ืžืจื™ืฉื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื” ื“ืชื ืŸ ื”ืขื•ืฉื” ืžืœืื›ื•ืช ื”ืจื‘ื” ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืื—ืช ื•ื™"ืž ื“ื”"ืง ืžืขื™ืŸ ืžืœืื›ื” ืื—ืช ื”ื™ื™ื ื• ืฉืชื™ ืชื•ืœื“ื•ืช ืžืื‘ ื' ืื‘ืœ ื”ืื‘ ื•ืชื•ืœื“ื” ื“ื™ื“ื™ื” ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืชืจืชื™ ืงืž"ืœ:
'Celles-ci' pour exclure Rabbi Eliezer qui rend redevable pour un toledet avec l'av : et si tu demandes : on l'apprend dรฉjร  du dรฉbut, oรน il est enseignรฉ 'celui qui fait plusieurs melakhot du type d'une seule melakha n'est redevable que d'un seul' ? Certains expliquent qu'il faut l'entendre ainsi : 'du type d'une seule melakha', ce sont deux toladot d'un mรชme av ; mais pour l'av et son propre toledet, on serait redevable de deux ; [le mot 'celles-ci'] nous apprend [le contraire].
ื—ืกืจ ืื—ืช ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืชื™ืžื” ื“ืžืžื ื™ื ื ื“ืจื™ืฉื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื” ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืชื ื ื•ืฉื™ื™ืจ ื“ื”ื ืืœื• ืงืชื ื™ ื•ืžื™ื”ื• ื”ื ืœื™ื›ื ืœืืงืฉื•ื™ื™ ื“ื”ื ืžืืœื• ื“ืจื™ืฉื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื ืงื˜ ื‘ืจื™ืฉื ืืœื• ืื‘ื•ืช ืžืฉื•ื ื“ืงืื™ ืื“ืงืชื ื™ ืœืขื™ืœ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื›ืœ ืื‘ ืžืœืื›ื” ื•ื™"ืœ ื“ืžืžื ื™ื ื ื“ืจื™ืฉื ืœื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœืืคื•ืงื™ ืžื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืืœื ืžืœืื›ื•ืช ื—ืฉื•ื‘ื•ืช ืื‘ืœ ืฉื•ื‘ื˜ ื•ืžื“ืงื“ืง ืืข"ื’ ื“ืžืœืื›ื•ืช ื”ืŸ ืœื ืงืชื ื™ ืœื”ื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ื ื ืžื‘ื•ืจืจื•ืช ื›ืœ ื›ืš ื•ื›ื”"ื’ ืžืฉื ื™ ื‘ืค"ืง ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื˜ื–:) ื’ื‘ื™ ืืœื• ืžืขื ื™ืงื™ืŸ ืœื”ืŸ ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ืœื• ืงืฆื‘ื” ืงืชื ื™ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืœื• ืงืฆื‘ื” ืœื ืงืชื ื™:
'Moins une' pour exclure Rabbi Yehouda : c'est รฉtonnant, car on l'apprend du compte du dรฉbut [de la Mishna], et on ne peut dire que le tanna a enseignรฉ et omis, puisqu'il dit 'celles-ci'. Toutefois, cela n'est pas une difficultรฉ [pour 'celles-ci'], bien qu'on apprenne dรฉjร  du 'celles-ci' du dรฉbut l'exclusion de Rabbi Eliezer, car on peut dire qu'il dit au dรฉbut 'celles-ci sont les avot' parce que cela se rattache ร  ce qu'il enseigne plus haut : 'il est redevable pour chaque av melakha'. On peut rรฉpondre que du compte du dรฉbut on n'apprend pas l'exclusion de Rabbi Yehouda, car on pourrait dire qu'il ne compte que les melakhot importantes ; chovet et medakdek, bien que ce soient des melakhot, il ne les enseigne pas car elles ne sont pas aussi bien dรฉfinies. De mรชme on rรฉpond au premier chapitre de Kiddouchin (16b) ร  propos de 'ceux-ci, on leur fait un prรฉsent' : il enseigne ce qui a une mesure fixe, il n'enseigne pas ce qui n'a pas de mesure fixe.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna conclut : 'celles-ci sont les avot melakhot, quarante moins une'. Chaque expression exclut un avis. 'Celles-ci' : pas d'autre hatat que ces 39, contre Rabbi Eliezer qui rend redevable d'un hatat supplรฉmentaire pour un toledet (melakha dรฉrivรฉe) fait avec son av. 'Moins une' : pas plus de 39, contre Rabbi Yehouda qui ajoute chovet (รฉgaliser la chaรฎne) et medakdek (tasser la trame) ; on lui rรฉpond qu'elles sont incluses dans ourdir et tisser.

Tossefot se demande pourquoi ces prรฉcisions sont nรฉcessaires, alors que le compte initial suffirait, et rรฉpond qu'on aurait pu croire que la liste ne contient que les melakhot principales.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ce que la fin de la Mishna vient exclure'Elou' (celles-ci)exclut R. Eliezer'Quarante moins une'exclut R. YehoudaR. Eliezer : un toledet fait avecson av = un hatat de plusMishna : pas plus de 39 hataten un seul oubliR. Yehouda ajoute chovet et medakdekRรฉponse : chovet entre dansmeissekh, medakdek dans oregdonc 39 seulement
Deux mots de la Mishna, deux avis exclus : R. Eliezer (toledet avec l'av) et R. Yehouda (41 melakhot).
7
ืžืชื ื™ืณ ื•ืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื•: ื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื‘ืฉื‘ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช ืขืœื™ื•. ื•ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ืื™ืŸ ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื‘ืฉื‘ืช โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื”ืžืฆื ื™ืขื•.

MISHNA. Ils ont dit en outre une autre rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ, et dont on range une quantitรฉ comme celle-ci, et qu'on a sorti le Chabbat, on est redevable d'un hatat pour cela.

Et tout ce qui n'est pas apte ร  รชtre rangรฉ, et dont on ne range pas une quantitรฉ comme celle-ci, et qu'on a sorti le Chabbat, n'est redevable que celui qui l'a rangรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ืฉื”ื•ื ืžื™ืŸ ื”ืขืฉื•ื™ ืœืฆื•ืจืš ื”ืื“ื:
Tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ : c'est une espรจce faite pour les besoins de l'homme.
ื•ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื›ืžื•ืช ื–ื” ื›ืœื•ืžืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืฉื™ืขื•ืจ ื”ืจืื•ื™ ืœื”ืฆื ื™ืขื•:
Et dont on range une quantitรฉ comme celle-ci : une quantitรฉ comme celle-ci, c'est-ร -dire qu'il y a la mesure qui mรฉrite d'รชtre rangรฉe.
ืื™ืŸ ื—ื™ื•ื‘ ืืœื ืœืžืฆื ื™ืขื• ืื ื ืขืฉื” ื—ื‘ื™ื‘ ืœืื“ื ื' ื•ื”ืฆื ื™ืขื• ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื•ืฆืืชื• ืื ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ืื‘ืœ ืื“ื ืื—ืจ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื• ื“ืœื’ื‘ื™ื” ืœืื• ืžืœืื›ื” ื”ื•ื:
N'est redevable que celui qui l'a rangรฉ : si c'est devenu prรฉcieux pour une personne et qu'elle l'a rangรฉ, elle est redevable pour sa sortie si elle le sort ensuite ; mais une autre personne n'est pas redevable, car pour elle ce n'est pas une melakha.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื•ืขื•ื“ ื›ืœืœ ืื—ืจ ืืžืจื• ื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื• ื—ื˜ืืช ื•ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ืื™ืŸ ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื‘ืฉื‘ืช ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื• ืืœื ื”ืžืฆื ื™ืขื•.
MISHNA. Ils ont dit en outre une autre rรจgle gรฉnรฉrale : tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ et dont on range une quantitรฉ comme celle-ci, et qu'on a sorti le Chabbat, on est redevable d'un hatat ; et tout ce qui n'est pas apte ร  รชtre rangรฉ et dont on ne range pas une quantitรฉ comme celle-ci, et qu'on a sorti le Chabbat, n'est redevable que celui qui l'a rangรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle Mishna sur la melakha de hotsaa (sortir d'un domaine ร  l'autre). Le critรจre de culpabilitรฉ est l'importance de l'objet : s'il est d'une espรจce utile et d'une quantitรฉ que les gens rangent (matsnia), tout homme qui le sort doit un hatat.

Sinon, seul celui qui l'a rangรฉ est redevable : par ce geste il a montrรฉ que l'objet a de la valeur pour lui. Pour un autre, le sortir n'est pas une melakha.

8
ื’ืžืณ ืดื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืขืด ืœืืคื•ืงื™ ืžืื™? ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ: ืœืืคื•ืงื™ ื“ื ื ื“ื”. ืžืจ ืขื•ืงื‘ื ืืžืจ: ืœืืคื•ืงื™ ืขืฆื™ ืืฉืจื”. ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ื ื ื“ื”, ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืขืฆื™ ืืฉืจื”. ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืขืฆื™ ืืฉืจื”, ืื‘ืœ ื“ื ื ื“ื” ืžืฆื ืข ืœื™ื” ืœืฉื•ื ืจื. ื•ืื™ื“ืš? โ€” ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ืœืฉื ืœื ืžืฆื ืข ืœื™ื”.

GUEMARA. 'Tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ' : pour exclure quoi ? Rav Pappa a dit : pour exclure le dam nida (sang menstruel).

Mar Oukva a dit : pour exclure les bois d'achera (arbre d'idolรขtrie). Celui qui dit le dam nida, ร  plus forte raison les bois d'achera.

Celui qui dit les bois d'achera, mais le dam nida, on le range pour le chat. Et l'autre ?

Comme cela affaiblit [la femme], on ne le range pas.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืž"ื“ ื“ื ื ื“ื” ืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื›"ืฉ ืขืฆื™ ืืฉืจื” ื“ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ื ื™ื ื”ื• ื•ืžืื™ืกื™ ื•ืฆืจื™ืš ืœืื‘ื“ืŸ:
Celui qui dit le dam nida : n'est pas apte ร  รชtre rangรฉ ; ร  plus forte raison les bois d'achera, qui sont interdits de profit, rรฉpugnants, et qu'il faut dรฉtruire.
ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ืœืฉื ื”ืžืื›ื™ืœ ื“ื ื”ืื“ื ืœื—ืชื•ืœ ื ืขืฉื” ื—ืœืฉ ืื•ืชื• ืื“ื:
Comme cela affaiblit : celui qui donne ร  manger le sang d'une personne ร  un chat, cette personne devient faible.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืืคื•ืงื™ ืขืฆื™ ืืฉืจื” ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆ.) ืืฃ ื”ืžื•ืฆื™ื ืžืฉืžืฉื™ ืข"ื– ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื›ืช"ืง ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื›ืŸ ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ื”ืชื ื•ืงืฉื” ืœืจืฉื‘"ื ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ื›ื ืž"ื“ ื“ื ื ื“ื” ื›"ืฉ ืขืฆื™ ืืฉืจื” ืžื ื ืœื™ื” ื“ื™ืœืžื ืกื‘ืจ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืžื—ื™ื™ื‘ ื‘ืขืฆื™ ืืฉืจื” ืฉืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืœืฉืจื™ืคื”:
Pour exclure les bois d'achera : ร  la diffรฉrence de Rabbi Yehouda, qui dit au chapitre Rabbi Akiva (plus loin, Chabbat 90a) : mรชme celui qui sort des objets de service d'avoda zara en quantitรฉ infime est redevable ; mais selon le tanna kamma qui le contredit. Ainsi l'explique le Kountras [Rachi] lร -bas. Le Rachba trouve difficile ce qui est dit ici : 'celui qui dit le dam nida, ร  plus forte raison les bois d'achera' ; d'oรน le sait-il ? Peut-รชtre pense-t-il comme Rabbi Yehouda et rend-il redevable pour les bois d'achera, qu'on range pour les brรปler.
๐Ÿ’ก Explication

Qu'est-ce qui n'est pas 'apte ร  รชtre rangรฉ' ? Rav Pappa : le dam nida ; alors ร  plus forte raison les bois d'achera, interdits de tout profit et ร  dรฉtruire. Mar Oukva : les bois d'achera seulement ; le dam nida a un usage, nourrir le chat. Rav Pappa rรฉpond qu'on ne le garde pas, car on croyait que cela affaiblit la personne dont vient le sang.

Tossefot (Rachba) objecte : ce kal va-homer suppose qu'on ne suit pas Rabbi Yehouda, selon qui on range les objets d'idolรขtrie pour les brรปler.

9
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ ื—ื ื™ื ื ื”ืื™ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื“ืื™ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื”ืืžืจ: ืœื ืืžืจื• ื›ืœ ื”ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื”ืœืœื• ืืœื ืœืžืฆื ื™ืขื™ื”ืŸ.

Rabbi Yossi bar Hanina a dit : ceci n'est pas selon Rabbi Chimon, car si c'รฉtait selon Rabbi Chimon, il a pourtant dit : on n'a dit toutes ces mesures que pour ceux qui les rangent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ื“ืชื ื ื›ืœ ื”ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข ื•ื™ืฉ ื‘ื• ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืจื•ื‘ ื‘"ื ืขืฉื•ื™ื™ืŸ ืœื”ืฆื ื™ืข ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื–ื” ื—ื™ื™ื‘ ื›ืœ ืื“ื ืขืœ ื”ื•ืฆืืชื• ื•ืืคื™ืœื• ืื“ื ืขืฉื™ืจ ืฉืื™ืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ื–ื” ื—ืฉื•ื‘ ืœื•:
Ceci : ce qui est enseignรฉ 'tout ce qui est apte ร  รชtre rangรฉ' et qui a une mesure que la plupart des gens ont coutume de ranger ; pour une mesure comme celle-lร , tout homme est redevable de sa sortie, mรชme un homme riche pour qui cette mesure n'a pas d'importance.
ื“ืœื ื›ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ื”ืžื•ืฆื™ื:
N'est pas selon Rabbi Chimon : [son avis se trouve] plus loin, au chapitre Hamotsi.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Ceci n'est pas selon Rabbi Chimon : le Kountras explique : ce qui est enseignรฉ 'tout ce qui est apte etc.', que la plupart des gens ont coutume de ranger dans cette mesure, tout homme est redevable de sa sortie, mรชme un homme riche pour qui cette mesure n'a pas d'importance. Il ressort de ses paroles que Rabbi Chimon ne rend redevable que les gens ordinaires, qui ont coutume de le ranger car cette mesure a de l'importance pour eux, mรชme s'il ne l'a pas rangรฉ lui-mรชme. Et plus loin il explique : les mesures de la Mishna n'ont รฉtรฉ dites que pour ceux qui l'ont rangรฉ auparavant, et celui qui l'a rangรฉ l'a ensuite sorti ; il ressort qu'on n'est redevable que s'il l'a rangรฉ. Ri dit qu'on peut concilier son explication : ce qui exige plus loin le rangement, c'est pour l'homme riche qui n'a pas coutume de ranger. En tout cas, les paroles de Rabbi Chimon doivent s'expliquer comme il les explique ici. Car s'il s'agissait de ceux qui rangent cette chose mรชme mentionnรฉe dans la Mishna, comme il l'explique lร -bas, on aurait pu dire de toutes [les mesures] qu'elles sont en quantitรฉ infime, dans la mesure d'enduire un collyre, comme on l'enseigne au chapitre Hamatsnia (plus loin, Chabbat 90b) : 'pour un remรจde, en quantitรฉ infime', et cela suivrait Rabbi Chimon, puisque la Gemara ne dit pas lร -bas 'ceci n'est pas selon Rabbi Chimon', comme elle dit (91ร ) 'ceci n'est pas selon Rabbi Chimon ben Elazar'. De lร  aussi on peut dรฉduire que selon Rabbi Chimon les gens ordinaires qui ont coutume de le ranger sont redevables mรชme s'ils ne l'ont pas rangรฉ, puisqu'il est enseignรฉ : 'celui qui range pour la semence etc., et tout homme n'est redevable que selon sa mesure', ce qui implique sans rangement ; et cela suit aussi Rabbi Chimon comme je l'ai expliquรฉ. On ne peut expliquer que pour le riche qui n'a pas coutume de ranger, Rabbi Chimon n'engage pas mรชme s'il l'a rangรฉ, car on dit au chapitre Hamotsi yayin : 'de quoi parle-t-on ? de celui qui sort ; mais celui qui range, en quantitรฉ infime ; Rabbi Chimon dit : de quoi parle-t-on ? de celui qui range etc.' ; et on explique le matsnia des Rabbanan par l'รฉlรจve ร  qui [son maรฎtre] a dit etc. : une chose qui n'est pas importante pour tous, si son maรฎtre l'a rangรฉe, oui, sinon, non. De maniรจre semblable il semble que le matsnia de Rabbi Chimon, oรน la chose dรฉpend de celui qui l'a rangรฉ, soit le riche. Le Rachba trouve difficile : pour la raison qui fait dire ici que la Mishna n'est pas selon Rabbi Chimon, parce que la Mishna enseigne sans restriction 'il est redevable', ce qui implique que tous les hommes sont redevables, mรชme ceux pour qui cette mesure n'est pas importante, pour cette mรชme raison il aurait dรป dire, dans le cas du chapitre Hamatsnia, qu'elle n'est pas selon Rabbi Chimon. Et peut-รชtre peut-on dire qu'ici, puisqu'il [le tanna] a entrepris d'expliquer, il aurait dรป expliquer davantage.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yossi bar Hanina : la rรจgle de la Mishna fixe un critรจre objectif ; tout homme est redevable pour la quantitรฉ que les gens rangent habituellement, mรชme un homme riche pour qui elle est sans valeur. Rabbi Chimon au contraire ne fait valoir ces mesures que pour ceux qui les rangent.

Le long Tossefot cherche ร  concilier deux explications de Rachi sur la position de Rabbi Chimon : selon Ri, les gens ordinaires qui rangent cette quantitรฉ sont redevables mรชme sans l'avoir rangรฉ eux-mรชmes ; seul le riche, qui ne la range pas d'habitude, doit l'avoir rangรฉe pour รชtre redevable.

10
ื•ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ื›ืฉืจ ืœื”ืฆื ื™ืข.

'Et tout ce qui n'est pas apte ร  รชtre rangรฉ.'

๐Ÿ’ก Explication

Citation de la suite de la Mishna, dont la discussion se poursuit sur le daf suivant (76a) : seul celui qui a rangรฉ un tel objet est redevable s'il le sort.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).