Shabbat 78a โ€” Usage courant et usage rare : la mesure des liquides

Shabbat 78a

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur la mesure de l'huile : Rabbi Shimon ben Elazar et Rabbi Natan divergent sur le petit membre d'un adulte et le grand membre d'un nouveau-nรฉ. Abaye formule ensuite une rรจgle gรฉnรฉrale : lorsqu'un liquide a un usage courant et un usage rare, les Sages suivent l'usage courant, mรชme pour allรฉger ; lorsque les deux sont courants, ils suivent le plus petit, pour aggraver.

Il l'applique au vin, au lait, au miel et ร  l'eau, dont le cas pose question (Abaye : en Galilรฉe ; Rava : selon Chmouel). Viennent la Tossefta sur le sang pour soigner l'ล“il, la distinction entre celui qui sort (motzi) et celui qui met en rรฉserve (matznia), et la mesure des eaux usรฉes.

Le daf se clรดt sur la Mishna des mesures de la corde, du jonc et du papier.

Rรจgle d'Abaye : quel usage fixe la mesure ?Un usage courant + un usage rareon suit l'usage courant, mรชme pour allรฉgerDeux usages courantson suit le plus petit, pour aggraverLiquideUsage 1Usage 2Mesure retenueVinboirecourantsoigner l'ล“ilrarede quoi couper une coupeallรจgementLaitconsommercourantsoigner l'ล“ilrareune gorgรฉe (gemia)allรจgementMielconsommercourantsoigner une plaiecourantde quoi enduire la plaieaggravationEauboirecourantsoigner l'ล“ilrare ?de quoi dรฉlayer le kiloraggravation : questionAbaye : en Galilรฉepauvres, ils mรฉnagent vin et laitet soignent l'ล“il avec de l'eauRava : partout, selon Chmouell'eau guรฉrit sans voiler la vuedonc le soin ร  l'eau est courant
La rรจgle d'Abaye appliquรฉe aux quatre liquides de la Mishna ; le cas de l'eau et ses deux rรฉponses.
Les mesures valent-elles pour qui sort ou pour qui met en rรฉserve ?Tanna kamma (Sages)Rabbi ShimonMotzi (sort)mesures de la MishnaMatznia (rรฉserve)toute quantitรฉMatznia (rรฉserve)mesures de la MishnaMotzi (sort)seulement un revi'itAccord : eaux usรฉes (chofkhin) sortiesvers le domaine public = un revi'itQuestion de la Guemaracelui qui rรฉserve ne sort-il pas aussi ?Abaye : l'รฉlรจve envoyรฉ par son maรฎtredรฉgager la place pour le repasObjet important pour tousl'รฉlรจve est redevableselon la mesure de la MishnaObjet sans valeurmaรฎtre l'a rรฉservรฉ : ouisinon : exempt
Tossefta : Tanna kamma et Rabbi Shimon inversent motzi et matznia ; la rรฉponse d'Abaye (l'รฉlรจve et son maรฎtre).
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ื•ืœื™ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื ืื™. ื•ื”ื›ื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™: ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืกื‘ืจ: ืื‘ืจ ืงื˜ืŸ ื“ื’ื“ื•ืœ ื•ืื‘ืจ ื’ื“ื•ืœ ื“ืงื˜ืŸ ื‘ืŸ ื™ื•ืžื• ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ ื ื™ื ื”ื•, ื•ืจื‘ื™ ื ืชืŸ ืกื‘ืจ: ืื‘ืจ ืงื˜ืŸ ื“ื’ื“ื•ืœ ืื™ืŸ, ืื‘ืจ ื’ื“ื•ืœ ื“ืงื˜ืŸ ื‘ืŸ ื™ื•ืžื• โ€” ืœื. ืžืื™ ื”ื•ื™ ืขืœื”? ืชื ืฉืžืข: ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืฉืžืŸ ื›ื“ื™ ืœืกื•ืš ืื‘ืจ ืงื˜ืŸ ืฉืœ ืงื˜ืŸ ื‘ืŸ ื™ื•ืžื•.

Et [l'enseignement de l'รฉcole] de Rabbi Yannai n'est pas [retenu]. Et ici, voici sur quoi ils divergent : Rabbi Shimon ben Elazar pense : un petit membre d'un adulte et un grand membre d'un nouveau-nรฉ d'un jour sont รฉquivalents ; et Rabbi Natan pense : un petit membre d'un adulte, oui ; un grand membre d'un nouveau-nรฉ d'un jour, non.

Qu'en est-il ร  ce sujet ? Viens et entends, car il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Shimon ben Elazar dit : l'huile, de quoi enduire un petit membre d'un nouveau-nรฉ d'un jour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื™ืชื ืœื“ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ื•ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื• ืื• ืงืชื ื™ ืื• ืื‘ืจ ืงื˜ืŸ ืฉืœ ื’ื“ื•ืœ ืื• ืœื”ืคืš ื•ื›ื•ืœื” ื—ื“ ืฉื™ืขื•ืจื ื”ื•ื:
Et [l'enseignement] de Rabbi Yannai n'est pas [retenu] - et Rabbi Shimon ben Elazar enseigne 'ou... ou' : soit un petit membre d'un adulte, soit l'inverse, et le tout est une seule mesure.
ืช"ืฉ ื›ื•' ื•ื“ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ืชื ืื™ ื”ื™ื:
Viens et entends, etc. - et [l'enseignement] de Rabbi Yannai est [l'objet d'une divergence entre] Tannaim.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna fixe la sortie d'huile ร  de quoi enduire un petit membre. Selon cette lecture, Rabbi Shimon ben Elazar tient le petit membre d'un adulte et le grand membre d'un nouveau-nรฉ pour une mรชme mesure ; Rabbi Natan n'accepte que le premier.

La baraita finale montre que Rabbi Shimon ben Elazar parle du petit membre d'un nouveau-nรฉ : l'enseignement de l'รฉcole de Rabbi Yannai trouve ainsi un appui chez un Tanna.

2
ืžื™ื ื›ื“ื™ ืœืฉื•ืฃ ื‘ื”ืŸ ืืช ื”ืงื™ืœื•ืจ. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืžื›ื“ื™ ื›ืœ ืžื™ืœืชื ื“ืฉื›ื™ื—ื ื•ืœื ืฉื›ื™ื—ื, ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ื“ืฉื›ื™ื—ื ืœืงื•ืœื. ืฉื›ื™ื—ื ื•ืฉื›ื™ื—ื ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ื“ืฉื›ื™ื—ื ืœื—ื•ืžืจื.

L'eau, de quoi dรฉlayer le kilor (collyre). Abaye dit : voyons, pour toute chose [dont un usage est] courant et [l'autre] non courant, les Sages ont suivi l'[usage] courant, [mรชme] pour allรฉger.

[Lorsque les deux sont] courant et courant, les Sages ont suivi l'[usage] courant [le plus petit], pour aggraver.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื›ื“ื™ ื›ืœ ืžื™ืœืชื ื“ืฉื›ื™ื—ื ื•ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื›ืœ ืฉืฉื™ืขืจื• ื—ื›ืžื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื‘ืช ื•ื”ื•ื ืจืื•ื™ ืœืฉื ื™ ื“ื‘ืจื™ื ื—ื“ื ืฉื›ื™ื—ื ื•ื—ื“ื ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ืชืจ ื“ืฉื›ื™ื—ื ื•ืืคื™ืœื• ื”ื™ื ืงื•ืœื ืฉืฉื™ืขื•ืจื” ื’ื“ื•ืœ ืืžืจื™ื ืŸ ืกืชืžื™ื” ืœื”ื ืขื‘ื™ื“ ื•ืœื ืืžืจื™' ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ื–ื™ ื ืžื™ ืœืžื™ืœืชื ืื—ืจื™ืชื™ ืฉืฉื™ืขื•ืจื” ืงื˜ืŸ ื ื™ื–ื™ืœ ื‘ืชืจื” ืœื—ื•ืžืจื ื•ืืข"ืค ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื:
Voyons, toute chose courante et non courante - tout ce dont les Sages ont fixรฉ la mesure pour le Chabbat et qui convient ร  deux usages, l'un courant et l'autre non courant, les Sages ont suivi, dans leur mesure, l'usage courant, mรชme si c'est un allรจgement parce que sa mesure est grande. Nous disons : d'ordinaire on le fait pour cet usage ; et nous ne disons pas : puisqu'il convient aussi ร  un autre usage dont la mesure est petite, suivons-le pour aggraver, bien qu'il ne soit pas courant.
ืฉื›ื™ื—ื ื•ืฉื›ื™ื—ื ื•ื”ื™ื›ื ื“ืฉื›ื™ื—ื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืื–ืœื™ื ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื•ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื‘ืฉื™ืขื•ืจื ื–ื•ื˜ื:
Courant et courant - lร  oรน les deux sont courants, nous allons vers l'aggravation et mesurons selon la petite mesure.
๐Ÿ’ก Explication

Un mรชme liquide peut servir ร  plusieurs usages, chacun avec sa propre quantitรฉ minimale. Abaye pose une rรจgle : si un seul usage est courant (chekhi'ah), c'est lui qui fixe la mesure, mรชme s'il donne une mesure plus grande (lekoula, allรจgement). Si les deux usages sont courants, on retient la plus petite mesure (lehoumra, aggravation).

3
ื™ื™ืŸ, ืฉืชื™ื™ืชื• ืฉื›ื™ื—ื ืจืคื•ืืชื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื โ€” ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ืฉืชื™ื™ืชื• ื“ืฉื›ื™ื—ื ืœืงื•ืœื. ื—ืœื‘, ืื›ื™ืœืชื• ืฉื›ื™ื—ื ืจืคื•ืืชื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื โ€” ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ืื›ื™ืœืชื• ืœืงื•ืœื. ื“ื‘ืฉ, ืื›ื™ืœืชื• ืฉื›ื™ื—ื ืจืคื•ืืชื• ืฉื›ื™ื—ื โ€” ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ืจืคื•ืืชื• ืœื—ื•ืžืจื.

Le vin : le boire est courant, s'en soigner n'est pas courant ; les Sages ont suivi sa boisson, qui est courante, pour allรฉger. Le lait : le consommer est courant, s'en soigner n'est pas courant ; les Sages ont suivi sa consommation, pour allรฉger.

Le miel : le consommer est courant, s'en soigner est courant ; les Sages ont suivi son usage mรฉdical, pour aggraver.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืจืคื•ืืชื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื ื›ื’ื•ืŸ ืœืฉื•ืฃ ื‘ื• ืงื™ืœื•ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ื—ื–ื™ ืœื” ื“ืื™ื›ื ื“ืขื‘ื™ื“ ื‘ื—ืœื‘ ืืฉื” ื•ืื™ื›ื ื“ืขื‘ื™ื“ ื‘ืžื™ื ื•ื—ืกื™ืŸ ืขืœ ื”ื™ื™ืŸ ืฉื“ืžื™ื• ื™ืงืจื™ื ื”ืœื›ืš ืื–ื•ืœ ื‘ืชืจ ืฉืชื™ื™ืชื• ื•ืฉื™ืขืจื•ื”ื• ื‘ื›ื“ื™ ืžื–ื™ื’ืช ื›ื•ืก ื•ืืข"ื’ ื“ืœืงื•ืœื ืฉื™ืฉ ื›ืืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ื’ื“ื•ืœ ื•ื›ืŸ ื—ืœื‘ ื ืžื™ ื—ื–ื™ ืœืื›ื™ืœื” ื•ืœืฉื•ืฃ ืงื™ืœื•ืจ ื•ืžื™ื”ื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืฉื”ืจื™ ืืฃ ื”ืžื™ื ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืš ื•ื™ืฉ ืขื•ืฉื™ืŸ ืžืžื™ื ื”ืœื›ืš ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ืื›ื™ืœืชื• ื•ืฉื™ืขื•ืจื• ื‘ื›ื“ื™ ื’ืžื™ืื” ื•ืืข"ื’ ื“ืงื•ืœื ื”ื™ื:
S'en soigner n'est pas courant - par exemple pour y dรฉlayer le kilor : bien qu'il y convienne, certains le font avec du lait de femme et d'autres avec de l'eau, et l'on mรฉnage le vin parce qu'il coรปte cher. C'est pourquoi on a suivi sa boisson et on en a fixรฉ la mesure ร  de quoi couper une coupe, bien que ce soit un allรจgement, car c'est une grande mesure. De mรชme le lait convient ร  la consommation et ร  dรฉlayer le kilor, mais [ce second usage] n'est pas courant, puisque l'eau aussi y convient et que certains le font avec de l'eau ; c'est pourquoi les Sages ont suivi sa consommation, et sa mesure est d'une gorgรฉe, bien que ce soit un allรจgement.
ื“ื‘ืฉ ืจืคื•ืืชื• ื ืžื™ ืฉื›ื™ื—ื ืฉืื™ืŸ ืžืฉืงื” ืื—ืจ ืจืื•ื™ ืœื›ืชื™ืช:
Le miel, s'en soigner est aussi courant - car aucun autre liquide ne convient pour la plaie (katit).
ืœื—ื•ืžืจื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืฉื›ื™ื—ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืฉืขื•ืจื™ื”:
Pour aggraver - puisque les deux sont courants, il faut en fixer la mesure dans le sens de l'aggravation.
๐Ÿ’ก Explication

Application de la rรจgle aux liquides de la Mishna :

Vin : mesure = de quoi couper une coupe (mezigat kos), plus grande que la quantitรฉ pour l'ล“il. Lait : une gorgรฉe (gemia). Dans les deux cas l'usage mรฉdical est rare, car d'autres liquides moins chers le remplacent.

Miel : il est seul ร  convenir pour la plaie ; son usage mรฉdical est donc courant, et la mesure est celle, plus petite, de l'emplรขtre.

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ืืœื ืžื™ื, ืžื›ื“ื™ ืฉืชื™ื™ืชื• ืฉื›ื™ื—ื ืจืคื•ืืชื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื, ืžืื™ ื˜ืขืžื ืื–ื•ืœ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืชืจ ืจืคื•ืืชื• ืœื—ื•ืžืจื? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื‘ื’ืœื™ืœื ืฉื ื•. ืจื‘ื ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ื‘ืฉืืจ ืžืงื•ืžื•ืช, ื›ื“ืฉืžื•ืืœ, ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื›ืœ ืฉืงื™ื™ื ื™ ืžืกื• ื•ืžื˜ืœืœื™ ืœื‘ืจ ืžืžื™ื ื“ืžืกื• ื•ืœื ืžื˜ืœืœื™.

Mais l'eau : voyons, la boire est courant et s'en soigner n'est pas courant ; pour quelle raison les Sages ont-ils suivi son usage mรฉdical, pour aggraver ? Abaye dit : on l'a enseignรฉ en Galilรฉe.

Rava dit : tu peux mรชme dire [que cela vaut] dans les autres lieux, selon Chmouel, car Chmouel a dit : tous les liquides guรฉrissent et voilent [la vue], sauf l'eau, qui guรฉrit et ne voile pas.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืจืคื•ืืชื• ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืฉื”ืจื™ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืš ื•ื™ืฉ ืฉืคื™ืŸ ืงื™ืœื•ืจ ื‘ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ื•ืฉืชื™ื™ืชื• ืฉื›ื™ื—ื ืฉืจื•ื‘ ืฉืชื™ื™ืช ืžื™ื ื”ื ืฉืื™ืŸ ืื“ื ืฉื•ืชื” ื™ื™ืŸ ืœื›ืœ ืฆืžืื™ื• ื›ื™ ืื ืœืกืขื•ื“ืชื•:
S'en soigner n'est pas courant - puisque les autres liquides y conviennent et que certains dรฉlayent le kilor dans d'autres liquides ; et la boire est courant, car la plupart des boissons sont de l'eau : personne ne boit du vin ร  chaque soif, mais seulement ร  son repas.
ื‘ื’ืœื™ืœื ืฉื ื• ืฉื”ืŸ ืขื ื™ื™ื ื•ืžืงืคื™ื“ื™ืŸ ื‘ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ื•ื—ืกื™ืŸ ืขืœ ื™ื™ืŸ ื•ื—ืœื‘ ืœืฉื•ืฃ ืงื™ืœื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืฉืคื™ืŸ ืืœื ื‘ืžื™ื ื•ื”ืœื›ืš ืจืคื•ืืชื• ื ืžื™ ืฉื›ื™ื—ื ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืžื™ื–ืœ ืœื—ื•ืžืจื:
On l'a enseignรฉ en Galilรฉe - ils sont pauvres et regardent ร  la moindre dรฉpense ; ils mรฉnagent le vin et le lait pour dรฉlayer le kilor et ne le dรฉlayent qu'avec de l'eau. Ainsi son usage mรฉdical est lui aussi courant, et il faut aller vers l'aggravation.
ื›ืœ ืฉืงื™ื™ื ื™ ื›ืœ ืžืฉืงื™ืŸ ืฉืฉืคื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืงื™ืœื•ืจ:
Tous les liquides (chekeini) - tous les liquides dans lesquels on dรฉlaye le kilor.
ืžืกื• ื”ื—ื•ืœื™:
Guรฉrissent (masou) - la maladie.
ื•ืžื˜ืœืœื™ ืžืกื›ื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืขื™ืŸ ื•ืžื•ื ืขื™ืŸ ืžืจืื™ืชื• ืขื“ ืฉื™ื›ืœื” ืžืจืื™ืชื• ืœื’ืžืจื™ ืžืคื ื™ ืฉื”ืŸ ืขื‘ื™ืŸ ื•ื ื’ืœื“ื™ืŸ ื›ืžื™ืŸ ื“ื‘ืง ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื’ืœื•ื–ื™ื™ืจ:
Et voilent (metalelei) - ils couvrent l'ล“il et empรชchent sa vision, jusqu'ร  la faire cesser complรจtement, car ils sont รฉpais et se figent comme une sorte de colle, qu'on appelle [en langue vernaculaire] glouzier.
ื‘ืจ ืžืžื™ื ื“ืขื“ื™ืคื™ ืžื›ื•ืœื”ื• ื“ืžืกื• ื•ืœื ืžื˜ืœืœื™ ืฉื ื‘ืœืขื™ืŸ ืžื™ื“ ืื• ื ื™ื’ื‘ื™ืŸ ืžื”ืจ ื•ืœื ื ื’ืœื“ื™ืŸ ืขืœ ื’ื‘ ื”ืขื™ืŸ:
Sauf l'eau - qui l'emporte sur tous, car elle guรฉrit et ne voile pas : elle est absorbรฉe aussitรดt ou sรจche vite, et ne se fige pas sur l'ล“il.
๐Ÿ’ก Explication

L'eau semble contredire la rรจgle : on la boit couramment, et pourtant la Mishna retient la petite mesure du kilor.

Abaye : la Mishna reflรจte l'usage de la Galilรฉe, oรน l'on soigne l'ล“il uniquement ร  l'eau ; les deux usages y sont courants. Rava : partout, l'eau est le liquide prรฉfรฉrรฉ pour l'ล“il, puisque selon Chmouel elle guรฉrit sans voiler la vue ; son usage mรฉdical est donc courant en tout lieu.

5
ื•ืฉืืจ ื›ืœ ื”ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื“ื ื•ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื“ื, ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ื‘ืขื™ืŸ ืื—ืช, ืฉื›ืŸ ื›ื•ื—ืœื™ืŸ ืœื‘ืจืงื™ืช. ื•ืžืื™ ื ื™ื ื”ื•? ื“ืžื ื“ืชืจื ื•ื’ืœื ื‘ืจื. ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ื“ื ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ื‘ื• ืขื™ืŸ ืื—ืช, ืฉื›ืŸ ื›ื•ื—ืœื™ืŸ ืœื™ืืจื•ื“. ื•ืžืื™ ื ื™ื”ื•? ื“ืžื ื“ื›ืจื•ืฉืชื™ื ื. ื•ืกื™ืžื ื™ืš: ื’ื•ื ืœื’ื•ื, ื‘ืจื ืœื‘ืจื.

Et tous les autres liquides, un revi'it. Les Rabbanan ont enseignรฉ : le sang et toutes sortes de liquides, un revi'it.

Rabbi Shimon ben Elazar dit : le sang, de quoi enduire un seul ล“il, car on enduit [l'ล“il] contre la barkit. Et quel est-il ?

Le sang de la poule sauvage. Rabban Shimon ben Gamliel dit : le sang, de quoi en enduire un seul ล“il, car on enduit [l'ล“il] contre le yarod.

Et quel est-il ? Le sang de la chauve-souris.

Et ton signe : dedans pour dedans, dehors pour dehors.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืฉื›ืŸ ื›ื•ื—ืœื™ืŸ ืœื‘ืจืงื™ืช ืžื™ื™ืœื ืฉื‘ื•ืœื˜ืช ื‘ืขื™ืŸ:
Car on enduit contre la barkit - une taie (mayla) qui fait saillie dans l'ล“il.
ื•ืžืื™ ื ื™ื ื”ื• ืžืื™ื–ื” ื“ื ื›ื•ื—ืœื™ืŸ ืื•ืชื•:
Et quel est-il - avec quel sang l'enduit-on.
ืœื™ืืจื•ื“ ืชื‘ืœื•ืœ ื•ื‘ืชื•ืกืคืชื ืจืื™ืชื™ ืœื—ื•ืจื•ืจ ื•ื”ืŸ ื˜ื™ืคื•ืช ื“ืงื•ืช ืฉืœ ืœื•ื‘ืŸ ื”ื ื•ืœื“ื•ืช ื‘ืขื™ืŸ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช ื’ื‘ื™ ืžื•ืžื™ืŸ (ื“ืฃ ืœื—:):
Yarod - teviloul ; dans la Tossefta j'ai lu 'harour'. Ce sont de fines gouttes blanches qui naissent dans l'ล“il, comme nous l'avons appris dans Bekhorot au sujet des dรฉfauts (38b).
ื“ืžื ื“ื›ืจื•ืฉืชื™ื ื ืขื˜ืœืฃ ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื˜ืœืคื:
Le sang de kerouchtina - la chauve-souris, qu'on appelle talpa.
ื’ื•ื ื›ืจื•ืฉืชื™ื ื ืžืฆื•ื™ ื‘ืชื•ืš ื”ื™ื™ืฉื•ื‘ ืฉื”ื•ื ืœื™ืืจื•ื“ ืฉื”ื•ื ืฉื•ืงืข ื‘ืชื•ืš ื”ืขื™ืŸ:
Dedans (gava) - la chauve-souris se trouve ร  l'intรฉrieur de l'habitat ; [son sang est] pour le yarod, qui est enfoncรฉ ร  l'intรฉrieur de l'ล“il.
ืœื‘ืจื ื“ืžื ื“ืชืจื ื’ื•ืœืช ื‘ืจื ืœื‘ืจืงื™ืช ืฉื”ื™ื ื‘ื•ืœื˜ืช:
Dehors (lebara) - le sang de la poule sauvage, pour la barkit, qui fait saillie.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื“ื ื•ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืชื•ืกืคืชื ื’ืจืก ื•ืฉืืจ ืžื™ื ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื•ื›ืŸ ื ืจืื” ื“ื”ื ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ืื™ื ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื™ื™ืŸ ื•ืฉืžืŸ ื•ื“ื‘ืฉ ื•ืžื™ื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™':
Le sang et toutes sortes de liquides, un revi'it - dans la Tossefta on lit 'et les autres sortes de liquides', et cela paraรฎt juste, car toutes les sortes de liquides n'ont pas la mesure d'un revi'it : le vin, l'huile, le miel et l'eau ont leurs propres mesures, comme nous l'avons appris dans la Mishna.
ืฉื›ืŸ ื›ื•ื—ืœื™ืŸ ืœื™ืืจื•ื“ ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ืœืคืจืฉ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืชื‘ืœื•ืœ ื“ื‘ืชื•ืกืคืช' ืงืชื ื™ ื‘ื”ืš ืžื™ืœืชื ื’ื•ืคื ืฉื›ื•ื—ืœื™ื ืœื—ื•ืจื•ืจ ื•ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ืœื—:) ื—ืฉื™ื‘ ืชื‘ืœื•ืœ ื•ื—ื•ืจื•ืจ ืืœืžื ืชื‘ืœื•ืœ ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืจื•ืจ:
Car on enduit contre le yarod - il ne semble pas au Ri qu'il faille expliquer qu'il s'agit du teviloul, car dans la Tossefta il est enseignรฉ, dans ce mรชme cas, qu'on enduit contre le harour ; et dans Bekhorot (38b) on compte le teviloul et le harour [comme deux dรฉfauts] : le teviloul n'est donc pas le harour.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna fixe le revi'it (quart de log) pour les autres liquides. Une baraita y inclut le sang, mais deux Tannaim donnent au sang une mesure plus petite : de quoi enduire un ล“il, car le sang sert de remรจde ophtalmique.

Ils divergent sur la maladie visรฉe : barkit (excroissance externe, soignรฉe par le sang de poule sauvage) ou yarod (taches internes, soignรฉes par le sang de chauve-souris). Le moyen mnรฉmotechnique associe l'animal de l'habitat au mal interne et l'animal des champs au mal externe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Dedans pour dedans, dehors pour dehorsBarkit (dehors)excroissance en sailliesang de poule sauvageYarod (dedans)taches blanches dans l'ล“ilsang de chauve-sourisRSBGRabbi Shimon ben Elazarchauve-souris : vit dans l'habitat -> mal internepoule sauvage : vit dehors -> mal externe
Barkit et yarod : le sang de l'animal des champs pour le mal externe, celui de l'animal de l'habitat pour le mal interne.
6
ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืžื•ืฆื™ื, ืื‘ืœ ื‘ืžืฆื ื™ืข โ€” ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืžืฆื ื™ืข, ืื‘ืœ ื‘ืžื•ืฆื™ื โ€” ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช. ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžื•ืฆื™ื ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืฉืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช.

En quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour celui qui sort ; mais pour celui qui met en rรฉserve, [il est redevable pour] toute quantitรฉ.

Rabbi Shimon dit : en quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour celui qui met en rรฉserve ; mais pour celui qui sort, il n'est redevable que pour un revi'it.

Et les Sages reconnaissent ร  Rabbi Shimon, pour celui qui sort des eaux usรฉes (chofkhin) vers le domaine public, que leur mesure est d'un revi'it.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื‘ื“"ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืขื•ืจื ื‘ืžื•ืฆื™ื ืœืจ"ื”:
En quel cas ces paroles sont-elles dites - qu'il faut une mesure : pour celui qui sort vers le domaine public.
ืื‘ืœ ื”ืžืฆื ื™ืข ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœืงืžื™ื” ืคืจื™ืš ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื:
Mais celui qui met en rรฉserve - puis l'a sorti, est redevable pour toute quantitรฉ. Plus loin [la Guemara] objecte : celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort ?
ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ื‘ื“"ื ื“ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืฉื™ืขื•ืจื ื–ื•ื˜ื ื›ื™ ื”ืื™:
Rabbi Shimon dit : en quel cas ces paroles sont-elles dites - qu'on est redevable pour une petite mesure comme celle-ci.
ื‘ืžืฆื ื™ืข ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ื”ื–ื” ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ืื•:
Pour celui qui met en rรฉserve - cette mesure, puis l'a sortie.
ืื‘ืœ ื‘ืžื•ืฆื™ื ืื“ื ืฉืœื ื”ืฆื ื™ืขื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช:
Mais pour celui qui sort - une personne qui ne l'a pas mis en rรฉserve et l'a sorti n'est redevable que pour un revi'it.
ื‘ืžื•ืฆื™ื ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืื“ื ืฉืœื ื”ืฆื ื™ืขืŸ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื‘ืฆื™ืจ ืžื”ื›ื™ ืœื ื—ื–ื• ื›ื“ืœืงืžืŸ ืœื’ื‘ืœ ื˜ื™ื˜:
Celui qui sort des eaux usรฉes - une personne qui ne les a pas mises en rรฉserve n'est redevable que pour un revi'it, car en deรงร  elles ne servent ร  rien, comme [on le dira] plus loin : pour pรฉtrir l'argile.
๐Ÿ’ก Explication

Cette Tossefta distingue le motzi (celui qui sort un objet sans l'avoir mis de cรดtรฉ) et le matznia (celui qui l'a mis en rรฉserve, lui donnant ainsi de l'importance).

Pour le Tanna kamma, les mesures de la Mishna visent le motzi ; le matznia est redevable pour toute quantitรฉ. Rabbi Shimon inverse : les petites mesures de la Mishna visent le matznia ; le simple motzi n'est redevable qu'ร  partir d'un revi'it. Pour les eaux usรฉes, tous admettent le revi'it.

7
ืืžืจ ืžืจ: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืžื•ืฆื™ื, ืื‘ืœ ื‘ืžืฆื ื™ืข โ€” ื›ืœ ืฉื”ื•ื. ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื‘ืชืœืžื™ื“ ืฉืืžืจ ืœื• ืจื‘ื•: ืœืš ื•ืคื ื” ืœื™ ื”ืžืงื•ื ืœืกืขื•ื“ื”. ื”ืœืš ื•ืคื ื” ืœื•. ื“ื‘ืจ ื—ืฉื•ื‘ ืœื›ืœ โ€” ื—ื™ื™ื‘ ืขื™ืœื•ื™ื”, ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ื—ืฉื•ื‘ ืœื›ืœ, ืื™ ืืฆื ืขื™ื” ืจื‘ื™ื” โ€” ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขื™ืœื•ื™ื”, ื•ืื™ ืœื โ€” ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘.

Le Maรฎtre a dit : en quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour celui qui sort ; mais pour celui qui met en rรฉserve, toute quantitรฉ.

Celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort ? Abaye dit : de quoi traitons-nous ici ?

D'un รฉlรจve ร  qui son maรฎtre a dit : va, dรฉgage-moi la place pour le repas. Il est allรฉ et lui a dรฉgagรฉ [la place].

Une chose importante pour tous, il est redevable pour elle ; une chose qui n'est pas importante pour tous : si son maรฎtre l'avait mise en rรฉserve, il est redevable pour elle, et sinon, il n'est pas redevable.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื ื”ืœื ืื™ืŸ ืžืชื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื•ืฆืื”:
Celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort - on n'est pourtant redevable que par la sortie.
ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ื”ื›ื ื‘ืชืœืžื™ื“ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื•ืœื™ ื“ื ื’ืจื™ ืฉืื•ืžืจ ืœื• ืจื‘ื• ืœืš ื•ืคื ื” ืœื™ ื”ืžืงื•ื:
Abaye dit : ici [il s'agit] d'un รฉlรจve - par exemple l'apprenti (chouli) des charpentiers, ร  qui son maรฎtre dit : va, dรฉgage-moi la place.
ื“ื‘ืจ ืฉื—ืฉื•ื‘ ืœื›ืœ ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ืืฆื ืขื™ื” ืจื‘ื™ื” ืœืฆืจื›ื•:
Une chose importante pour tous, il est redevable pour elle - mรชme si son maรฎtre ne l'a pas mise en rรฉserve pour son usage.
ื“ื‘ืจ ืฉืื™ื ื• ื—ืฉื•ื‘ ืœื›ืœ ื›ื•' ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจื™ ื‘ื“"ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืขื•ืจื ื“ื—ืฉื™ื‘ ื‘ืžื•ืฆื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืœืš ืœื™ืœืš ื‘ื• ืืœื ืื—ืจ ื”ื•ืฆืืชื• ืฉืœ ื–ื” ืฉื”ืžื—ืฉื‘ื” ืชืœื•ื™ื” ื‘ื–ื” ืฉื”ื•ืฆื™ื ืื‘ืœ ื‘ืžืฆื ื™ืข ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื™ืฉ ืœืš ืœื™ืœืš ืื—ืจ ืžื—ืฉื‘ื” ืฉืœ ืžืฆื ื™ืข ื›ื’ื•ืŸ ื”ืžืฆื ื™ืข ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ื–ื” ื”ืžื•ืฆื™ืื• ื•ืจืฉื‘"ื ืืžืจื” ื•ืื–ื™ืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืงื™ืŸ ื“ืœืขื™ืœ ื“ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ื›ืžื•ื”ื• ื•ื”ื•ื›ืฉืจ ืœื–ื” ื•ื”ืฆื ื™ืขื• ื ืชื—ื™ื™ื‘ ื–ื” ื‘ืžื—ืฉื‘ืชื• ืฉืœ ื–ื” ื•ื”"ื” ื“ืžืฆื™ ืœืื•ืงืžื™ ื‘ืžืฆื ื™ืข ื’ื•ืคื™ื” ื•ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื™ ื‘ื“"ื ื‘ืžื•ืฆื™ื ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืœื ื”ื•ืฆื ืข ื•ืื™ืŸ ืœืš ืœื™ืœืš ื‘ื• ืืœื ืื—ืจ ื”ื•ืฆืืชื• ืฉืœ ื–ื” ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ื–ื” ืžืฆื ื™ืข ื“ื‘ืจ ื–ื” ืžืชื—ื™ืœื” ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืฉืžืขื™' ืœื™' ื“ืืžืจ ื ืชื—ื™ื™ื‘ ื–ื” ื‘ืžื—ืฉื‘ื” ืฉืœ ื–ื” ืื•ืงืžื ืื‘ื™ื™ ืืคื™' ื‘ืื—ืจ ืฉื”ื•ืฆื™ืื• ื•ื›"ืฉ ืื ื”ื•ืฆื™ืื• ื”ื•ื ืขืฆืžื•:
Une chose qui n'est pas importante pour tous, etc. - et voici ce qu'ils disent : en quel cas ces paroles sont-elles dites, qu'il faut une mesure qui ait de l'importance ? Pour celui qui sort, c'est-ร -dire pour une chose oรน l'on ne peut suivre que la sortie effectuรฉe par celui-ci, l'intention dรฉpendant de celui qui a sorti. Mais pour celui qui met en rรฉserve, c'est-ร -dire une chose oรน l'on doit suivre l'intention de celui qui l'a mise en rรฉserve : si [le maรฎtre] a mis en rรฉserve une quantitรฉ quelconque, celui-ci qui la sort est redevable. C'est Rabbi Shimon ben Elazar qui l'a dit, et il suit sa propre opinion, car il a dit dans notre chapitre plus haut qu'une chose que l'on ne met pas habituellement en rรฉserve, devenue apte pour quelqu'un qui l'a mise en rรฉserve : l'autre est redevable par l'intention de celui-ci. [Abaye] aurait pu aussi l'รฉtablir pour le metteur en rรฉserve lui-mรชme et dire ainsi : en quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour celui qui sort une chose qui n'a pas รฉtรฉ mise en rรฉserve, oรน l'on ne peut suivre que la sortie de celui-ci ; mais si celui-ci avait mis cette chose en rรฉserve au dรฉpart puis l'a sortie, il est redevable. Mais puisque nous l'avons entendu dire que l'un est redevable par l'intention de l'autre, Abaye l'a รฉtabli mรชme pour un autre qui l'a sortie, et ร  plus forte raison s'il l'a sortie lui-mรชme.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื”ื‘"ืข ื›ืฉื”ืฆื ื™ืขื• ื•ื”ื•ืฆื™ืื• ืืœื ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœื™ืฉื ื•ื™ื™ ื‘ืฉืœื ื”ื•ืฆื™ืื• ื”ืžืฆื ื™ืข ืขืฆืžื• ืžืฉื•ื ื“ืืชื™ื ื›ืจืฉื‘"ื ื•ืงืฉื” ื“ืžื ืœืŸ ื“ืืชื™ื ื›ืจืฉื‘"ื ืื“ืจื‘ื” ื›ืจืฉื‘"ื’ ืืชื™ื ื“ืžื™ื™ืจื™ ืœื‘ืกื•ืฃ ื•ืขื•ื“ ื“ืืžืื™ ื ืงื˜ ื‘ืชืœืžื™ื“ ืฉื"ืœ ืจื‘ื• ืืคื™ืœื• ืื“ื ื‘ืขืœืžื ื ืžื™ ื•ื“ื•ื—ืง ืœื•ืžืจ ื“ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžื—ืฉื‘ืชื• ืฉืœ ื–ื” ืืœื ืชืœืžื™ื“ ื‘ืžื—ืฉื‘ืชื• ืฉืœ ืจื‘ื• ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ื”"ืค ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื ื“ืžื“ืœื ืงืชื ื™ ืื‘ืœ ื”ืžืฆื ื™ืข ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื“ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื“ื”ืžืฆื ื™ืข ื”ื•ื ื”ืžื•ืฆื™ื ื›ื“ื“ื™ื™ืง ืœืขื™ืœ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืืœื ื”ืžืฆื ื™ืขื• ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจืฉื‘"ื ืืœื ืงืชื ื™ ื‘ืžืฆื ื™ืข ืžืฉืžืข ืืคื™ืœื• ืื—ืจ ื”ืฆื ื™ืขื• ื—ื™ื™ื‘ ื”ืžื•ืฆื™ื ื•ืœื”ื›ื™ ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืื˜ื• ืžืฆื ื™ืข ืœืื• ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ื ื“ื”ื ืฉื•ื ืชื ื ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืื"ื› ื”ื•ืฆื™ืื• ื”ืžืฆื ื™ืข ืืœื ืจืฉื‘"ื ืœื‘ื“ื• ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ืขื”:) ื“ื”ืžืฆื ื™ืข ื“ืœื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ืžืฉื ื™ ื‘ืชืœืžื™ื“ ืฉืืžืจ ืœื• ืจื‘ื• ื“ื›ื”"ื’ ื›"ืข ืžื•ื“ื• ืฉื”ืชืœืžื™ื“ ืขื•ืฉื” ื”ื›ืœ ืœื“ืขืช ืจื‘ื•:
Celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort - le Kountres (Rachi) explique qu'il aurait pu dire : de quoi traitons-nous ici ? Lorsqu'il l'a mis en rรฉserve puis l'a sorti ; mais il a prรฉfรฉrรฉ rรฉpondre par le cas oรน celui qui a mis en rรฉserve ne l'a pas sorti lui-mรชme, parce que [la Tossefta] suit Rabbi Shimon ben Elazar. Cela fait difficultรฉ : d'oรน savons-nous qu'elle suit Rabbi Shimon ben Elazar ? Au contraire, elle suit Rabban Shimon ben Gamliel, dont il est question ร  la fin. De plus, pourquoi avoir choisi un รฉlรจve ร  qui son maรฎtre a parlรฉ ? Mรชme une personne quelconque [conviendrait] ; et il est forcรฉ de dire que Rabbi Shimon [ben Elazar] ne rend redevable par l'intention d'autrui que l'รฉlรจve [agissant] selon l'intention de son maรฎtre. C'est pourquoi il semble que l'explication soit la suivante : 'celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort ?' Puisqu'il n'est pas enseignรฉ 'mais celui qui met en rรฉserve, pour toute quantitรฉ' - ce qui aurait signifiรฉ que celui qui met en rรฉserve est celui qui sort, comme on l'a dรฉduit plus haut, [ร  savoir] que seul est redevable celui qui l'a mis en rรฉserve, et que notre Mishna n'est pas selon Rabbi Shimon ben Elazar -, mais qu'il est enseignรฉ 'pour celui qui met en rรฉserve', ce qui implique que mรชme si un autre l'a mis en rรฉserve, celui qui sort est redevable, la Guemara objecte : 'celui qui met en rรฉserve n'est-il donc pas celui qui sort ?', car aucun Tanna ne rend redevable ร  moins que celui qui a mis en rรฉserve ne l'ait sorti, sauf Rabbi Shimon ben Elazar seul, et la Mishna de 'Klal gadol' (plus haut, Chabbat 75b) sur celui qui met en rรฉserve n'est pas selon lui. Et [Abaye] rรฉpond : [il s'agit] d'un รฉlรจve ร  qui son maรฎtre a parlรฉ, car dans un tel cas tous reconnaissent que l'รฉlรจve fait tout selon l'intention de son maรฎtre.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara s'รฉtonne : le matznia n'est redevable que s'il sort l'objet ; il est donc lui-mรชme un motzi. Pourquoi l'opposer au motzi ?

Abaye : il s'agit de deux personnes. Le maรฎtre a mis un objet de cรดtรฉ ; l'รฉlรจve, envoyรฉ dรฉgager la place, le sort. Pour un objet important pour tous, l'รฉlรจve est redevable selon la mesure habituelle. Pour un objet sans valeur gรฉnรฉrale, tout dรฉpend de la mahshava (intention) du maรฎtre : s'il l'avait rรฉservรฉ, l'รฉlรจve est redevable pour toute quantitรฉ.

Rachi rattache cela ร  Rabbi Shimon ben Elazar (on est redevable par l'intention d'autrui) ; Tossefot objectent et expliquent que dans le cas de l'รฉlรจve envoyรฉ par son maรฎtre, tous l'admettent.

8
ืืžืจ ืžืจ: ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžื•ืฆื™ื ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืฉืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช. ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืœืžืื™ ื—ื–ื•? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื”: ืœื’ื‘ืœ ื‘ื”ืŸ ืืช ื”ื˜ื™ื˜. ื•ื”ืชื ื™ื: ื˜ื™ื˜ ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื”ืŸ ืคื™ ื›ื•ืจ! ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื“ืžื™ื’ื‘ืœ, ื”ื ื“ืœื ืžื™ื’ื‘ืœ โ€” ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืื“ื ื˜ื•ืจื— ืœื’ื‘ืœ ื˜ื™ื˜ ืœืขืฉื•ืช ืคื™ ื›ื•ืจ.

Le Maรฎtre a dit : les Sages reconnaissent ร  Rabbi Shimon, pour celui qui sort des eaux usรฉes vers le domaine public, que leur mesure est d'un revi'it. ร€ quoi servent les eaux usรฉes ?

Rabbi Yirmeya dit : ร  pรฉtrir avec elles l'argile. Mais n'a-t-il pas รฉtรฉ enseignรฉ : l'argile, de quoi faire l'orifice d'un creuset (pi kour) !

Ce n'est pas difficile : ceci, [de l'argile] qui est pรฉtrie ; cela, [de l'eau pour de l'argile] qui n'est pas pรฉtrie, car on ne se donne pas la peine de pรฉtrir de l'argile pour faire l'orifice d'un creuset.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื™ ื›ื•ืจ ื ืงื‘ ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ื• ื”ืžืคื•ื— ื•ืฉื™ืขื•ืจื ื–ื•ื˜ื ื”ื•ื ื•ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ื—ื–ื™ ืœื’ื‘ืœ ื˜ื•ื‘ื ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ืฆืืช ื˜ื™ื˜ ื—ืฉื™ื‘ื ื‘ื›ื“ื™ ืคื™ ื›ื•ืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœืฉืขื•ืจื™ื” ื‘ื”ื ืš ื“ืขื‘ื“ื™ ืœื˜ื™ื˜ ื‘ื›ื“ื™ ื’ื™ื‘ื•ืœ ืคื™ ื›ื•ืจ:
Pi kour - l'orifice oรน l'on place le soufflet ; c'est une petite mesure, alors qu'avec un revi'it on peut pรฉtrir beaucoup. Et puisque la sortie d'argile est importante dรจs la mesure d'un pi kour, il faudrait aussi mesurer ces [eaux] qui servent ร  l'argile selon de quoi pรฉtrir [l'argile d']un pi kour.
ื“ืžื™ื’ื‘ืœ ื›ื‘ืจ ื—ืฉื•ื‘ ื‘ื›ื“ื™ ืคื™ ื›ื•ืจ ืื‘ืœ ื–ื” ืฉืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ื ื’ื‘ืœ ืื™ื ื• ื ืฉืขืจ ื‘ื›ืš ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืื“ื ื˜ื•ืจื— ืœื’ื‘ืœ ืฉื™ืขื•ืจ ืžื•ืขื˜ ื›ื–ื” ื•ืื ื‘ื ืœื’ื‘ืœ ืžื’ื‘ืœ ื™ื•ืชืจ ื•ืขื•ืฉื” ื‘ื• ื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื:
Qui est pรฉtrie - elle est dรฉjร  importante ร  la mesure d'un pi kour ; mais celle-ci, qui n'est pas encore pรฉtrie, on ne la mesure pas ainsi, car on ne se donne pas la peine de pรฉtrir une si petite quantitรฉ ; si l'on vient ร  pรฉtrir, on pรฉtrit davantage et l'on en fait d'autres choses.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืœืžืื™ ื—ื–ื• ื“ื•ืงื ืื‘ืจื™ื™ืชื ืงื ื‘ืขื™ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื˜.) ื“ืืžืจ ื•ื”ื ื˜ื™ื˜ ื“ืžืงืžื™ ื“ืœื™ื’ื‘ืœื™ื” ืชื ื ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžื•ืฆื™ื ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ื›ื•' ื•ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื” ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ืœืžืื™ ื—ื–ื• ืžืฉืžืข ื“ื‘ืžืชื ื™' ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ื•ื ืจื' ืœืจ"ื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืฉื•ืคื›ื™ืŸ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื—ื–ื• ืœื›ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืœืจื—ื•ืฅ ื‘ื”ื ื›ื•ืกื•ืช ื•ืงืขืจื•ืช ื“ืœื ืžืื™ืกื™ ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ืืœื ืฉืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืฉืชื™ื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื“ื•ืžื™ื ื“ื“ื ืงืชื ื™ ื“ืžืื™ืกื™ ื˜ื•ื‘ื ื•ืœื›ืš ื‘ืขื™ ืœืžืื™ ื—ื–ื•:
ร€ quoi servent les eaux usรฉes - [la question] porte prรฉcisรฉment sur la baraita. C'est aussi ce qui ressort plus loin (Chabbat 79a), oรน il est dit : 'Mais [l'eau pour] l'argile avant qu'on la pรฉtrisse, [on l'a] enseignรฉ : les Sages reconnaissent ร  Rabbi Shimon pour celui qui sort des eaux usรฉes, etc.', et nous avions demandรฉ : 'ร  quoi servent les eaux usรฉes ?' ; cela implique que dans la Mishna il n'y a pas de difficultรฉ. Il semble au Ri que la raison en est que pour les eaux usรฉes de la Mishna, on peut dire qu'elles servent ร  plusieurs choses, comme y laver des coupes et des assiettes, car elles ne sont pas si rรฉpugnantes, mais seulement impropres ร  la boisson ; ici au contraire, elles sont enseignรฉes ร  cรดtรฉ du sang, [signe] qu'elles sont trรจs rรฉpugnantes, et c'est pourquoi il demande ร  quoi elles servent.
๐Ÿ’ก Explication

Pour รชtre redevable, il faut sortir une quantitรฉ utile. Les eaux usรฉes servent ร  pรฉtrir l'argile. Objection : une baraita fixe la mesure de l'argile ร  de quoi faire le pi kour, l'orifice du creuset oรน s'insรจre le soufflet, quantitรฉ bien infรฉrieure ร  ce que pรฉtrit un revi'it d'eau.

Rรฉponse : l'argile dรฉjร  pรฉtrie est utile en petite quantitรฉ ; mais personne ne pรฉtrit exprรจs si peu d'argile. Pour l'eau destinรฉe ร  une argile ร  pรฉtrir, on retient donc le revi'it.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi un revi'it pour les eaux usรฉes ?Eaux usรฉesusage : pรฉtrir l'argileObjectionargile = de quoi faire un pi kourPi kourorifice du souffletpetite quantitรฉArgile dรฉjร  pรฉtrieimportante dรจs la mesured'un pi kourEau pour argile non pรฉtrieon ne pรฉtrit pas si peu :mesure = un revi'it
Eaux usรฉes et argile : la petite mesure du pi kour vaut pour l'argile dรฉjร  pรฉtrie seulement.
9
ืžืชื ื™ืณ ื”ืžื•ืฆื™ื ื—ื‘ืœ โ€” ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืื•ื–ืŸ ืœืงื•ืคื”. ื’ืžื™ โ€” ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืชืœืื™ ืœื ืคื” ื•ืœื›ื‘ืจื”. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ื“ื™ ืœื™ื˜ื•ืœ ืžืžื ื• ืžื“ืช ืžื ืขืœ ืœืงื˜ืŸ. ื ื™ื™ืจ โ€” ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ืขืœื™ื• ืงืฉืจ ืžื•ื›ืกื™ืŸ. ื•ื”ืžื•ืฆื™ื ืงืฉืจ ืžื•ื›ืกื™ืŸ โ€” ื—ื™ื™ื‘.

MICHNA. Celui qui sort une corde : de quoi faire une anse ร  un panier.

Du jonc (gomรฉ) : de quoi faire une attache pour suspendre un tamis ou un crible. Rabbi Yehouda dit : de quoi en prendre la mesure d'une chaussure pour un enfant.

Du papier : de quoi y รฉcrire un reรงu de douaniers (kecher mokhsin). Et celui qui sort un reรงu de douaniers est redevable.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืžืชื ื™' ืื–ืŸ ืœืงื•ืคื” ืœืื•ื—ื–ื” ื‘ื”:
Michna. Une anse ร  un panier - pour le saisir par elle.
ืชืœืื™ ืœืชืœื•ืชื• ื‘ื•:
Une attache (tela'i) - pour le suspendre par elle.
ืžื“ืช ืžื ืขืœ ืœื”ืจืื•ืชื• ืœืื•ืžืŸ ื›ืžื“ื” ื–ื• ืื ื™ ืฆืจื™ืš:
La mesure d'une chaussure - pour la montrer ร  l'artisan : c'est de cette mesure que j'ai besoin.
ื ื™ื™ืจ ืžืขืฉื‘ื™ื ืขื•ืฉื™ื ืื•ืชื•:
Le papier (neyar) - on le fabrique ร  partir de plantes.
ืงืฉืจ ืฉืœ ืžื•ื›ืกื™ืŸ ื™ืฉ ืœืš ืื“ื ืฉื ื•ืชืŸ ื”ืžื›ืก ืœืจืืฉ ื”ื ื”ืจ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืื• ืžื•ื—ืœ ืœื• ื‘ืžืชื ื” ื•ื”ื•ื ืžื•ืกืจ ืœื• ื—ื•ืชื ืœื”ืจืื•ืช ืœืžื•ื›ืก ืฉืžื—ืœ ืœื• ื”ืžื›ืก ื•ื“ืจื›ื• ืœื›ืชื•ื‘ ื‘ื• ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื•ื”ืŸ ื’ื“ื•ืœื•ืช ืžืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ืฉืœื ื•:
Un reรงu de douaniers - il arrive qu'une personne paie la taxe en un endroit, ร  la tรชte du fleuve, ou que [le douanier] la lui remette en cadeau ; il lui remet alors un sceau pour montrer au [prochain] douanier qu'il lui a fait remise de la taxe. On y รฉcrit d'ordinaire deux lettres, et elles sont plus grandes que deux de nos lettres.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื”ืžื•ืฆื™ื ื—ื‘ืœ ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืื•ื–ืŸ ืœืงื•ืคื” ื’ืžื™ ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืชืœืื™ ืœื ืคื” ื•ืœื›ื‘ืจื”. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื›ื“ื™ ืœื™ืงื— ืžืžื ื• ืžื“ืช ืžื ืขืœ ืœืงื˜ืŸ. ื ื™ื™ืจ ื›ื“ื™ ืœื›ืชื•ื‘ ืขืœื™ื• ืงืฉืจ ืฉืœ ืžื•ื›ืกื™ืŸ ื•ื”ืžื•ืฆื™ื ืงืฉืจ ืžื•ื›ืกื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื ื™ื™ืจ ืžื—ื•ืง ื›ื“ื™ ืœื›ืจื•ืš ืขืœ ืคื™ ืฆืœื•ื—ื™ืช ืงื˜ื ื” ืฉืœ ืคืœื™ื™ื˜ื•ืŸ:
Michna. Celui qui sort une corde : de quoi faire une anse ร  un panier ; du jonc : de quoi faire une attache ร  un tamis ou ร  un crible. Rabbi Yehouda dit : de quoi en prendre la mesure d'une chaussure pour un enfant. Du papier : de quoi y รฉcrire un reรงu de douaniers ; et celui qui sort un reรงu de douaniers est redevable. Du papier effacรฉ : de quoi enrouler l'ouverture d'une petite fiole de parfum (palyeton).
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle Mishna : les mesures de sortie pour des matรฉriaux (corde, jonc, papier). Chaque mesure correspond au plus petit usage habituel : une anse de panier, une attache de tamis, un reรงu de douaniers (deux lettres รฉcrites).

Rabbi Yehouda retient pour le jonc un usage plus petit : prendre la mesure du pied d'un enfant pour le cordonnier. Le reรงu lui-mรชme, une fois รฉcrit, rend redevable quelle que soit sa taille. Le Roch cite la suite de la Mishna (papier effacรฉ).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).