Shabbat 80a โ€” Jonction des demi-mesures et mesures de la Mishna (encre, khรดl, cire, glu)

Shabbat 80a

Sougya : Le daf poursuit le commentaire de la Mishna des mesures de sortie. Rava examine quand deux demi-mesures sorties sรฉparรฉment se joignent : lettres d'encre รฉcrites en marchant, encre qui sรจche, moitiรฉs de figue relevรฉes ou passรฉes ร  moins de trois tefahim.

Une baraita pose la condition d'un seul oubli, et Rabbi Yossei exige un seul domaine d'arrivรฉe ; Rabba, Abaye et Rava discutent de ce qui coupe un domaine en deux. La Guemara commente ensuite les mesures du khรดl, de la cire, de la glu, de la poix, de la terre cuite et du son.

Deux moitiรฉs de mesure : quand se joignent-elles ?1/2 figue sortie, puis 1/2 figue(ou 1 lettre d'encre + 1 lettre)Deux oublis (2 hรฉ'รฉlรฉmot)-> patourUn seul oubli (hรฉ'elem ehad)on peut joindre, si...Encre dessรฉchรฉe1re lettre a perdusa mesure -> patour1re moitiรฉ relevรฉeavant la 2e : commehappรฉe par un chien-> patourLes deux posรฉesensemble -> hayav2e moitiรฉ passรฉeร  moins de 3 tefahimde la 1re (en main)-> hayavRabbi Yossei : il faut aussi un seul domaine d'arrivรฉeRabba : sรฉparรฉs par un reshout ha-yahid -> 2 domaines ; par une karmelit -> 1 seulAbaye : mรชme une karmelit sรฉpare ; une poutre (pisla) nonRava : mรชme une pisla sรฉpare (domaine de Chabbat = domaine des guittin)
Jonction de deux demi-mesures sorties une ร  une : les rรจgles de Rava et de la baraita.
Les mesures de la Mishna commentรฉes sur ce dafEncre2 lettres (sรจche, dans le calame ou l'encrier)Khรดl (fard)1 ล“il (femmes pudiques) ; 2 yeux pour la parure (villageoises)Cireboucher un petit trou d'un rรฉcipient de vinGluenduire la planchette au bout de la perche du chasseurPoix, soufrerรฉduire un grand trou en petit trouTerre cuite (harsit)embouchure du creuset ; R. Yehouda : colmater un trรฉpiedSonboucher l'embouchure du creuset des orfรจvresPrincipe : la mesure est la plus petite quantitรฉ qu'on conserve pour un usage rรฉel.
Les mesures de sortie commentรฉes sur ce daf.
1
ืชื ื: ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ื“ื™ื•, ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ืงื•ืœืžื•ืก, ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ืงืœืžืจื™ืŸ. ื‘ืขื™ ืจื‘ื: ืื•ืช ืื—ืช ื‘ื“ื™ื•, ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงื•ืœืžื•ืก, ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงืœืžืจื™ืŸ, ืžื”ื•? ืชื™ืงื•.

On a enseignรฉ (Tossefta) : deux lettres pour l'encre [sรจche], deux lettres pour [l'encre dans] le calame, deux lettres pour [l'encre dans] l'encrier (kalmarin). Rava a demandรฉ : une lettre d'encre [sรจche], une lettre dans le calame, une lettre dans l'encrier, qu'en est-il ?

Teikou (la question reste en suspens).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘' ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ื“ื™ื• ื“ื™ื• ื™ื‘ืฉ:
Deux lettres d'encre - encre sรจche.
ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื‘ืงื•ืœืžื•ืก ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืžืคื™ืง ืœื™ื” ืฉื™ืขื•ืจื• ื›ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช:
Deux lettres dans le calame - c'est-ร -dire : sous quelque forme qu'il la sorte, sa mesure est de deux lettres.
ืงืœืžืจื™ืŸ ืงืกืช ื”ืกื•ืคืจ:
Kalmarin - l'รฉcritoire du scribe.
ืื•ืช ืื—ืช ื‘ื“ื™ื• ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงื•ืœืžื•ืก ืžื™ ืžื™ืฆื˜ืจืคื™ ืื• ืœื ื•ืื™ ืืžืจืช ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ืžืฉื•ื ืงื•ืœืžื•ืก ืœื ืžื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืฉื”ื•ื ื˜ืคืœ ืœืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื’:) ื”ืžื•ืฆื™ื ืื•ื›ืœื™ืŸ ืคื—ื•ืช ืžื›ืฉื™ืขื•ืจ ื‘ื›ืœื™ ืคื˜ื•ืจ ืืฃ ืขืœ ื”ื›ืœื™ ืžืคื ื™ ืฉื”ื›ืœื™ ื˜ืคื™ืœื” ืœื•:
Une lettre d'encre, une lettre dans le calame - se joignent-elles ou non ? Et si tu objectes : qu'il soit coupable ร  cause du calame, il n'est pas coupable pour lui, car il est accessoire ร  moins que la mesure, comme nous l'avons appris plus loin (Chabbat 93b) : celui qui sort des aliments de moins que la mesure dans un rรฉcipient est exempt mรชme pour le rรฉcipient, car le rรฉcipient leur est accessoire.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงื•ืœืžื•ืก ื•ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืงืœืžืจื™ืŸ ืืข"ืค ืฉืฉื ื™ ืงื•ืœืžื•ืกื™ื ืžืฆื˜ืจืคื™ ื›ื”"ื’ ืฉืžื ืœื ืžืฆื˜ืจืคื™:
Une lettre dans le calame et une lettre dans l'encrier - Bien que deux calames se joignent dans un cas semblable, peut-รชtre [ces deux formes diffรฉrentes] ne se joignent-elles pas.
๐Ÿ’ก Explication

La mesure de l'encre est de deux lettres, quel que soit l'รฉtat de l'encre. Rava demande si des quantitรฉs d'une lettre sous des formes diffรฉrentes se joignent (tsirouf). La question reste sans rรฉponse : teikou.

Rachi prรฉcise qu'on ne peut rendre l'homme coupable pour le calame lui-mรชme : un rรฉcipient qui porte moins que la mesure lui est accessoire (tafel).

2
ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื•ืฆื™ื ืฉืชื™ ืื•ืชื™ื•ืช ื•ื›ืชื‘ืŸ ื›ืฉื”ื•ื ืžื”ืœืš โ€” ื—ื™ื™ื‘, ื›ืชื™ื‘ืชืŸ ื–ื• ื”ื™ื ื”ื ื—ืชืŸ. ื•ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื•ืฆื™ื ืื•ืช ืื—ืช ื•ื›ืชื‘ื”, ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ื ืื•ืช ืื—ืช ื•ื›ืชื‘ื” โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืืคืงื” ืœื‘ืชืจื™ื™ืชื, ื—ืกืจ ืœื™ื” ืฉื™ืขื•ืจื ื“ืงืžื™ื™ืชื.

Rava a dit : s'il a sorti [de l'encre pour] deux lettres et les a รฉcrites en marchant, il est coupable : leur รฉcriture tient lieu de leur dรฉpรดt. Et Rava a dit : s'il a sorti [de quoi รฉcrire] une lettre et l'a รฉcrite, puis a de nouveau sorti une lettre et l'a รฉcrite, il est exempt.

Pourquoi ? Au moment oรน il a sorti la derniรจre, la mesure de la premiรจre a diminuรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืฉื”ื•ื ืžื”ืœืš ืฉืœื ืขืžื“ ืœืคื•ืฉ ื“ืชื”ื•ื™ ื”ื ื—ืช ื’ื•ืคื• ื”ื ื—ื” ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ื—ื™ื™ื‘ ื“ืขื™ืงืจ ื”ื ื—ืช ื“ื™ื• ืขืœ ื”ื›ืชื‘ ื”ื•ื:
En marchant - sans s'arrรชter pour se reposer, ce qui aurait fait du repos de son corps un dรฉpรดt. Il est nรฉanmoins coupable, car le dรฉpรดt essentiel de l'encre se fait sur l'รฉcrit.
ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ื ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“:
Il a de nouveau sorti - dans un mรชme oubli.
ื—ืกืจ ืฉื™ืขื•ืจ ื“ืงืžื™ื™ืชื ื›ืฉืžืชื™ื™ื‘ืฉืช ื ื—ืกืจ ื”ืฉื™ืขื•ืจ ื•ืœื›ื™ ื’ืžืจื” ื”ื•ืฆืื” ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืฆืจื•ืคื” ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ื‘' ืื•ืชื™ื•ืช:
La mesure de la premiรจre a diminuรฉ - en sรฉchant, elle perd de sa mesure ; et quand la sortie est achevรฉe, au moment oรน il faut la joindre, il n'y a pas ici la mesure de deux lettres.
๐Ÿ’ก Explication

Une sortie (hotsaa) exige un dรฉpรดt (hanaha). Pour l'encre, l'รฉcriture elle-mรชme est le dรฉpรดt : ketivatan zo hi hanahatan.

Dans le second cas, l'encre de la premiรจre lettre a sรจche. Au moment de la seconde sortie, la quantitรฉ ร  joindre est infรฉrieure ร  deux lettres : exempt.

3
ื•ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืื—ืช ื•ื”ื ื™ื—ื”, ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืื—ืช ื•ื”ื ื™ื—ื” โ€” ืจืืฉื•ื ื” ื ืขืฉื” ื›ืžื™ ืฉืงืœื˜ื” [ื›ืœื‘] ืื• ืฉื ืฉืจืคื”, ื•ืคื˜ื•ืจ. ื•ืืžืื™? ื”ื ืžื ื—ื”? ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื•ืื ืงื“ื ื•ื”ื’ื‘ื™ื” ืจืืฉื•ื ื” ืงื•ื“ื ื”ื ื—ืช ืฉื ื™ื™ื” โ€” ื ืขืฉื™ืช ืจืืฉื•ื ื” ื›ืžื™ ืฉื ืงืœื˜ื” ืื• ืฉื ืฉืจืคื”, ื•ืคื˜ื•ืจ. ื•ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ื•ื”ื ื™ื—ื”, ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ื•ื”ืขื‘ื™ืจื” ื“ืจืš ืขืœื™ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘. ื•ืืžืื™? ื”ื ืœื ื ื—! ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ืขื‘ื™ืจื” ืชื•ืš ืฉืœืฉื”.

Et Rava a dit : s'il a sorti une demi-figue sรจche et l'a dรฉposรฉe, puis a de nouveau sorti une demi-figue et l'a dรฉposรฉe, la premiรจre est considรฉrรฉe comme si [un chien] l'avait happรฉe ou comme si elle avait brรปlรฉ, et il est exempt. Mais pourquoi ?

Elle est dรฉposรฉe ! Voici ce qu'il dit : s'il a d'abord relevรฉ la premiรจre avant de dรฉposer la seconde, la premiรจre est considรฉrรฉe comme happรฉe ou brรปlรฉe, et il est exempt.

Et Rava a dit : s'il a sorti une demi-figue et l'a dรฉposรฉe, puis a sorti une demi-figue et l'a fait passer au-dessus d'elle, il est coupable. Mais pourquoi ?

Elle ne s'est pas posรฉe ! Il s'agit du cas oรน il l'a fait passer ร  moins de trois [tefahim].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืืžืื™ ื”ื ืžื ื—ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืžืฆื˜ืจืคื™ ืœื›ื™ ื’ืžืจื” ื”ื•ืฆืื”:
Mais pourquoi, elle est dรฉposรฉe - et puisque dans un mรชme oubli elles se joignent, quand la sortie est achevรฉe [il devrait รชtre coupable].
ื›ืžื™ ืฉืงืœื˜ื” ื›ืœื‘ ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื‘.) ื”ื–ื•ืจืง ื•ืงืœื˜ื” ื›ืœื‘ ืคื˜ื•ืจ ื“ืœื ื”ื•ื™ื ื”ื ื—ื” ืžื›ื—ื• ื•ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ ื’ืžืจื” ื”ื•ืฆืื” ื‘ื˜ืœื” ืœื”ื ื—ื” ืงืžื™ื™ืชื ื•ื”ื•ื™ื ื›ืžืืŸ ื“ืœื™ืชื:
Comme si un chien l'avait happรฉe - comme nous l'avons appris plus loin (Chabbat 102a) : celui qui lance et qu'un chien l'a happรฉ est exempt, car ce n'est pas un dรฉpรดt fait par sa force. Ici aussi, quand la sortie est achevรฉe, le premier dรฉpรดt est annulรฉ et c'est comme s'il n'existait pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ืขื‘ื™ืจื” ื“ืจืš ืขืœื™ื” ืžืคืจืฉ ื”ืจื‘ ืคื•ืจืช ื“ื”"ื” ืืคื™' ืฉืœื ื“ืจืš ืขืœื™ื” ืื ื”ืขื‘ื™ืจื” ืชื•ืš ืฉืœืฉื” ืœืงืจืงืข ืžืฆื˜ืจืฃ ื“ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืกืžื•ืš ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ื—ื™ื™ื‘ ืืคื™ืœื• ืœืฉืชื™ ืจืฉื•ื™ื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื ื‘ืขื™ ืืœื ืจืฉื•ืช ืื—ืช ืื‘ืœ ืขืœื™ื” ืœื ื‘ืขื™ ื•ื ืงื˜ ื“ืจืš ืขืœื™ื” ื“ืืคื™' ื’ื‘ื•ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืชื•ืš ื’' ืœื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ื”ืžื•ื ื—ืช ืข"ื’ ืงืจืงืข:
Et l'a fait passer au-dessus d'elle - Le Rav Porat explique qu'il en va de mรชme sans passer au-dessus d'elle : s'il l'a fait passer ร  moins de trois [tefahim] du sol, elle se joint. Car on dit un peu plus loin que dans un mรชme oubli il est coupable mรชme pour deux domaines, et mรชme Rabbi Yossei n'exige qu'un seul domaine, mais pas [qu'elle passe] au-dessus d'elle. Et [la Guemara] a dit 'au-dessus d'elle' [pour enseigner que] mรชme ร  trois tefahim au-dessus du sol il est coupable, puisqu'elle est ร  moins de trois [tefahim] de la demi-figue posรฉe sur le sol.
๐Ÿ’ก Explication

La mesure de sortie des aliments est une figue sรจche (grogeret). Deux moitiรฉs se joignent dans un mรชme oubli, ร  condition qu'elles se trouvent ensemble au moment oรน la seconde est dรฉposรฉe.

Si la premiรจre a รฉtรฉ relevรฉe avant, elle est comme disparue (kelata kelev). Si la seconde passe ร  moins de trois tefahim de la premiรจre, la rรจgle de levoud la considรจre comme posรฉe.

4
ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื: ืชื•ืš ืฉืœืฉื” ืœืจื‘ื ืŸ ืฆืจื™ืš ื”ื ื—ื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžืฉื”ื•! ืœื ืงืฉื™ื: ื›ืืŸ ื‘ื–ื•ืจืง, ื›ืืŸ ื‘ืžืขื‘ื™ืจ.

Mais Rava n'a-t-il pas dit : ร  moins de trois [tefahim], selon les Rabbanan, il faut un dรฉpรดt sur quelque chose ? Ce n'est pas difficile : ici pour celui qui lance, lร  pour celui qui fait passer [dans sa main].

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืœืงืžืŸ ื‘ื”ื–ื•ืจืง ื•ืœื™ืช ืœื”ื• ืงืœื•ื˜ื” ื›ืžื• ืฉื”ื•ื ื—ื” ืืคื™ืœื• ืขื‘ืจื” ืกืžื•ืš ืœืงืจืงืข ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉืชื ื•ื— ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžืฉื”ื• ืžืงื•ื ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืžืงื•ื ื“' ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ืชื•ืš ื’' ื”ื•ื ืž"ืž ื”ื ื—ื” ื›ืœ ื“ื”ื• ื‘ืขื™ื ืŸ:
Selon les Rabbanan - qui divergent plus loin (chapitre Hazorek) et ne tiennent pas que [l'objet] happรฉ [en l'air] est comme dรฉposรฉ : mรชme s'il est passรฉ prรจs du sol, il n'est coupable qu'une fois l'objet posรฉ sur quelque chose, un endroit si petit soit-il. On n'exige pas un endroit de quatre [tefahim], puisqu'il est ร  moins de trois ; mais un dรฉpรดt minimal est exigรฉ.
ืžืขื‘ื™ืจ ืœื ืฆืจื™ืš ื”ื ื—ื” ื“ื”ื ืžื ื—ื” ื‘ื™ื“ื• ื“ื™ื“ื• ืกืžื•ื›ื” ืœืงืจืงืข:
Celui qui fait passer - n'a pas besoin de dรฉpรดt, car il peut le dรฉposer de sa main, sa main รฉtant proche du sol.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘ื ืชื•ืš ืฉืœืฉื” ืœืจื‘ื ืŸ ืฆืจื™ืš ื”ื ื—ื” ืข"ื’ ืžืฉื”ื• ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืจื™ืฉ ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื•.) ื”ื–ื•ืจืง ืžืจื”"ื™ ืœืจื”"ื™ ื•ืจื”"ืจ ื‘ืืžืฆืข ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ื•ืชื ื™ ืขืœื” ื‘ื’ืžืจื [ืฆื–.] ืชื•ืš ื’' ืœื“"ื” ื—ื™ื™ื‘ ืืœืžื ืœื›"ืข ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ื”ื ื—ื” ืข"ื’ ืžืฉื”ื• ืชื•ืš ื’' ื•ืชื™ืจืฅ ื“ืจื‘ื ืกื‘ืจ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ืžื•ืฆื ืชืคื™ืœื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืฆื–:) ื’ื‘ื™ ื”ื™ื” ืงื•ืจื ืขืœ ืจืืฉ ื”ื’ื’ ื›ื•' ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืืคื™ืœื• ืื™ื ื• ืžืกื•ืœืง ืžืŸ ื”ืืจืฅ ืืœื ืžืœื ื”ื—ื•ื˜ ื’ื•ืœืœื• ืืฆืœื• ื•ื˜ืขืžื ื“ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ืื™ื’ื•ื“ื• ื‘ื™ื“ื• ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจ ืื ืžื‘ื™ืื• ืืฆืœื• ื“ื‘ืขื™ ื”ื ื—ื” ืข"ื’ ืžืฉื”ื• ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ื‘ื’ืžืจื ื•ื"ืช ื•ืžืื™ ืคืจื™ืš ื”ืชื ืœื™ืžื ืจื‘ื ื›ืชื ืื™ ืืžืจื” ืœืฉืžืขืชื™ื” ื“ืข"ื› ื›ืชื ืื™ ืืžืจื” ื“ืชื ื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื”ื–ื•ืจืง ืœื ืกื‘ืจ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ืœื™ืžื ื›ืชื ืื™ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ืชื ืืžืจื” ืœืฉืžืขืชื™ื” ื“ื‘ื”ื ืœื ืงืคื™ื“ ืื ืชื ื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืืœื ื“ืœื ืœื™ืคืœื’ื• ืขืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ืชื ืžื™ื”ื• ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ืœืงืžืŸ ื‘ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื–:) ืชื ื ืžืจื”"ื™ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืขื‘ืจ ื“' ืืžื•ืช ื‘ืจื”"ืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ื•ืžืกื™ืง ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ื“ื ื”ื•ื ื“ืžื—ื™ื™ื‘ ื•ื—ื›ืžื™ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ืœื’ืžืจื™ ื•ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ืืžืจ ืขื“ ื“ื ืคืงื ืœืจื”"ืจ ืชื ื•ื— ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ืืžืจื™' ืงืœื•ื˜ื” ื›ืžื™ ืฉื”ื•ื ื—ื” ื“ืžื™ื ืืœืžื ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื ื—ื” ืข"ื’ ืžืฉื”ื• ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืžืชื’ืœื’ืœ ื‘ืจื”"ืจ ื•ืขื“ื™ืฃ ืžืฉืืจ ืงืœื•ื˜ื” ื‘ืื•ื™ืจ ื•ื”ื•ื™ ื›ืžื•ื ื— ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื”ื ื“ืงืฉื” ืžืžืชื ื™' ื“ื”ืชื ื“ืงืชื ื™ ื–ืจืง ืœืชื•ืš ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื•ื ืชื’ืœื’ืœ ื—ื•ืฅ ืœืืจื‘ืข ื›ื•' ืฉื [ื‘ื“"ื” ืื—ื–ืชื–] ื ืคืจืฉ ื‘ืขื–"ื”:
Mais Rava n'a-t-il pas dit : ร  moins de trois, selon les Rabbanan, il faut un dรฉpรดt sur quelque chose - Le Ri s'รฉtonne, car nous avons appris plus loin au dรฉbut de Hazorek (Chabbat 96a) : celui qui lance d'un reshout ha-yahid ร  un reshout ha-yahid avec un reshout ha-rabim au milieu, Rabbi Akiva le rend coupable et les Hakhamim l'exemptent ; et on enseigne ร  ce sujet dans la Guemara (97a) : ร  moins de trois, selon tous il est coupable. Il ressort que selon tous on n'exige pas, ร  moins de trois, un dรฉpรดt sur quelque chose. Il rรฉpond que Rava suit Rabbi Yehouda dans [le chapitre] Hamotse tefilin (Erouvin 97b), au sujet de celui qui lisait sur le toit, etc. : Rabbi Yehouda dit que mรชme si [le livre] n'est รฉloignรฉ du sol que de l'รฉpaisseur d'un fil, il le roule vers lui ; la raison est que, mรชme si l'extrรฉmitรฉ n'est pas dans sa main, il n'y a pas d'interdit ร  le ramener vers lui, car il faut un dรฉpรดt sur quelque chose, comme le dit la Guemara lร -bas. Et si tu demandes : que demande-t-on lร -bas, 'dirons-nous que Rava a รฉnoncรฉ son enseignement selon [une discussion de] Tannaim' ? Il l'a forcรฉment รฉnoncรฉ selon des Tannaim, puisque le Tanna de la baraita de Hazorek ne pense pas comme lui. On peut rรฉpondre que la question est : dirons-nous qu'il l'a รฉnoncรฉ selon les Tannaim de la Mishna de lร -bas ? Peu importe que le Tanna de la baraita diverge de lui, pourvu que les Rabbanan de la Mishna de lร -bas ne divergent pas. Cependant, le Ri s'รฉtonne : plus loin dans Hazorek (Chabbat 97b), on enseigne : d'un reshout ha-yahid au reshout ha-rabim, [l'objet] ayant parcouru quatre amot dans le reshout ha-rabim, Rabbi Yehouda rend coupable et les Hakhamim exemptent ; et on conclut qu'en rรฉalitรฉ Rabbi Yehouda rend coupable d'une seule [faute] et les Hakhamim exemptent entiรจrement, et cela se trouve en disant : dรจs qu'il sort vers le reshout ha-rabim, qu'il s'y pose, car Rabbi Yehouda tient que [l'objet] happรฉ [en l'air] est comme dรฉposรฉ. Il en ressort que Rabbi Yehouda n'exige pas de dรฉpรดt sur quelque chose. Il semble au Ri que lร -bas il s'agit d'un [objet] qui roule dans le reshout ha-rabim ; cela vaut mieux que le reste des objets happรฉs en l'air et c'est comme dรฉposรฉ selon Rabbi Yehouda. Quant ร  la difficultรฉ tirรฉe de la Mishna de lร -bas, qui enseigne 'il a lancรฉ ร  moins de quatre amot et cela a roulรฉ au-delร  de quatre', etc., nous l'expliquerons lร -bas [au passage 'ahazato'] avec l'aide de D.ieu.
๐Ÿ’ก Explication

Deux notions ร  distinguer : levoud (ร  moins de trois tefahim du sol, l'objet est considรฉrรฉ comme posรฉ) et hanaha al gabei machehou (dรฉpรดt effectif sur une surface, si petite soit-elle).

Pour celui qui lance (zorek), les Rabbanan exigent le dรฉpรดt effectif. Pour celui qui fait passer l'objet dans sa main (maavir), le levoud suffit : sa main est proche du sol et peut dรฉposer ร  tout moment.

5
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ: ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ื•ื—ื–ืจ ื•ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช, ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ โ€” ื—ื™ื™ื‘, ื‘ืฉืชื™ ื”ืขืœืžื•ืช โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืœืจืฉื•ืช ืื—ืช โ€” ื—ื™ื™ื‘, ืœืฉืชื™ ืจืฉื•ื™ื•ืช โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื”: ื•ื”ื•ื ืฉื™ืฉ ื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ื‘ื™ื ื™ื”ื. ืื‘ืœ ื›ืจืžืœื™ืช โ€” ืœื.

Les Rabbanan ont enseignรฉ : s'il a sorti une demi-figue et a de nouveau sorti une demi-figue, dans un mรชme oubli (hรฉ'elem), il est coupable ; dans deux oublis, il est exempt. Rabbi Yossei dit : dans un mรชme oubli, vers un seul domaine, il est coupable ; vers deux domaines, il est exempt.

Rabba a dit : ร  condition qu'il y ait entre eux [un domaine entraรฎnant] l'obligation d'un [sacrifice] hatat ; mais une karmelit, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืฉืชื™ ืจืฉื•ื™ื•ืช ื•ืฉืชื™ื”ืŸ ืจ"ื” ืืœื ืฉื™ืฉ ื”ืคืกืง ื‘ื™ื ื™ื”ื:
Vers deux domaines - tous deux reshout ha-rabim, mais il y a une sรฉparation entre eux.
ื•ื”ื•ื ืฉื™ืฉ ื—ื™ื•ื‘ ื—ื˜ืืช ื‘ื™ื ื™ื”ื ืฉืžื•ืคืกืงื•ืช ื‘ืจื”"ื™ ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ื›ืจืžืœื™ืช ืžืคืกื™ืงืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื• ื‘ืงืขื” ื•ื‘' ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืื—ื“ ืœืจื”"ืจ ื–ื” ื•ืื—ื“ ืœื–ื” ื•ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืžื‘ื™ืช ื–ื” ืœืจืฉื•ืช ื–ื” ื•ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืžื‘ื™ืช ื–ื” ืœืจืฉื•ืช ื–ื” ืฉื”ื™ื ืคืชื•ื—ื” ืœื” ื—ื™ื™ื‘ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืคืกื™ืง ืœื” ืจื”"ื™ ื—ื“ื ืจืฉื•ืชื ื”ื•ื:
ร€ condition qu'il y ait entre eux l'obligation d'un hatat - qu'ils soient sรฉparรฉs par un reshout ha-yahid. Mais si une karmelit les sรฉpare, comme un enclos (karpef) de plus de deux beit sea, ou une plaine, et que deux maisons s'ouvrent l'une sur un reshout ha-rabim et l'autre sur l'autre, et qu'il sort une demi-figue de cette maison vers ce domaine et une demi-figue de l'autre maison vers le domaine sur lequel elle s'ouvre, il est coupable : puisque aucun reshout ha-yahid ne les sรฉpare, c'est un seul domaine.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื”ืขืœื ืื—ื“ ืœืจืฉื•ืช ืื—ื“ ื—ื™ื™ื‘ ื”ืงืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืชื ื“ืืžืจ ื‘ื”ื‘ื•ื ื” (ืœืงืžืŸ ืฉื‘ืช ืงื“:) ื›ืชื‘ ืื•ืช ืื—ืช ื‘ื˜ื‘ืจื™ื ื•ืื•ืช ืื—ืช ื‘ืฆื™ืคื•ืจื™ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื ืจืื” ืœื• ื›ื’ื™ืจืกืช ืจ"ื— ืžืจืฉื•ืช ืื—ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžื‘' ืจืฉื•ื™ื•ืช ืคื˜ื•ืจ ื“ื‘ืขื™' ืขืงื™ืจื” ืžืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืจ"ื™ ืื•ืžืจ ื“ื•ื“ืื™ ื’ื‘ื™ ื›ืชื™ื‘ื” ืื™ืช ืœืŸ ืœืžื™ืžืจ ืžื—ื•ืกืจ ืงืจื™ื‘ื” ืœืื• ื›ืžื—ื•ืกืจ ืžืขืฉื” ื“ืžื™ ืื‘ืœ ื”ื•ืฆืื” ืœื ื”ื•ื™ื ืขื“ ื“ืžื™ื™ืชื™ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœืจืฉื•ืช ืื—ื“:
Dans un mรชme oubli, vers un seul domaine, il est coupable - Rabbenou Tam objecte : il est dit dans Habone (plus loin, Chabbat 104b) : s'il a รฉcrit une lettre ร  Tibรฉriade et une lettre ร  Tsippori, il est coupable. Il lui semble [prรฉfรฉrable] de suivre la version de Rabbenou Hananel : depuis un seul domaine, il est coupable ; depuis deux domaines, il est exempt, car on exige l'arrachement (akira) depuis un seul endroit. Et le Ri dit : pour l'รฉcriture, il faut certes dire que ce qui manque seulement d'รชtre rapprochรฉ n'est pas considรฉrรฉ comme manquant d'un acte ; mais il n'y a sortie que lorsqu'il amรจne les deux [moitiรฉs] dans un seul domaine.
๐Ÿ’ก Explication

La jonction suppose un seul oubli (hรฉ'elem ehad) : deux fautes commises dans deux oublis distincts comptent chacune pour elle-mรชme, et aucune n'atteint la mesure.

Rabbi Yossei exige en plus que les deux moitiรฉs arrivent dans un seul domaine. Selon Rabba, deux parties du reshout ha-rabim ne sont distinctes que si un domaine d'interdit de Torah (reshout ha-yahid) les sรฉpare ; une karmelit (interdit rabbinique) ne les sรฉpare pas.

6
ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ื›ืจืžืœื™ืช. ืื‘ืœ ืคื™ืกืœื โ€” ืœื. ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืคื™ืกืœื. ื•ืื–ื“ื ืจื‘ื ืœื˜ืขืžื™ื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ื: ืจืฉื•ืช ืฉื‘ืช ื›ืจืฉื•ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืžื™ื.

Abaye a dit : mรชme une karmelit ; mais une poutre (pisla), non. Et Rava a dit : mรชme une poutre.

Et Rava suit son raisonnement, car Rava a dit : le domaine de Chabbat est comme le domaine des actes de divorce (guittin).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื™ืกืœื ืขืฅ ืฉื•ื›ื‘ ืœืจื—ื‘ื• ืฉืœ ืจื”"ืจ ื•ืžืžืœื ื›ืœ ืจื—ื‘ื• ื•ื”ื•ืฆื™ื ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืžื‘ื™ืชื• ืžื›ืืŸ ื•ื—ืฆื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ืžื›ืืŸ:
Pisla - une poutre couchรฉe en travers de la largeur du reshout ha-rabim et qui en occupe toute la largeur ; il a sorti une demi-figue de sa maison d'un cรดtรฉ et une demi-figue de l'autre.
ื›ืจืฉื•ืช ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืžื™ ื•ืœืขื ื™ืŸ ื’ื™ื˜ื™ืŸ ืคื™ืกืœื ืจืฉื•ืช ืœื ืคืฉื™ื” ื”ื•ื ื›ื“ืืžืจืŸ ื‘ื”ื–ื•ืจืง (ื’ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื–:) ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื–ืจืง ื’ื™ื˜ื ืœื“ื‘ื™ืชื”ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื• ืื™ื’ื ื“ืจ ื’ื™ื˜ื ื•ื ืคืœ ื‘ืคื™ืกืœื ื•ืื•ืงื™ ื”ืชื ืฉื”ืฉืื™ืœ ืœื” ืžืงื•ื ื‘ื—ืฆื™ืจื• ื—ื“ ืžืงื•ื ืžื•ืฉืœื™ ืื™ื ืฉื™ ืชืจื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืœื ืžื•ืฉืœื™ ืื™ื ืฉื™:
Est comme le domaine des guittin - pour les guittin, la poutre est un domaine en soi, comme nous l'avons dit dans Hazorek (Guittin 77b) : un homme a lancรฉ un guet ร  sa femme dans sa cour ; le guet a roulรฉ et il est tombรฉ sur la poutre. On a รฉtabli lร -bas qu'il lui avait prรชtรฉ un endroit dans sa cour : un seul endroit, les gens le prรชtent ; deux endroits, les gens ne les prรชtent pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืคื™ืกืœื ืœื ื‘ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื‘ืคืจืง ื”ื–ื•ืจืง (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื–:) ืžืฉืžืข ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ืืžื•ืช ืขืœ ื“' ืืžื•ืช ื•ืื™ื ื• ื’ื‘ื•ื” ื™' ื"ื  ื’ื‘ื•ื” ื™' ื•ืื™ื ื• ืจื—ื‘ ื“' ื•ืื•ืžืจ ืจื™ื‘"ื ื“ืœืœื™ืฉื ื ืงืžื ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื”ื›ื ืฉื”ื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืจื‘ื™ื ืžื›ืชืคื™ืŸ ืขืœื™ื• ื“ืื™ ื›ืจืžืœื™ืช ื”ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืืคื™ืœื• ื›ืจืžืœื™ืช ื•ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืืคื™ืœื• ืคื™ืกืœื ืกื‘ืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืขื ื™ืŸ ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื—ืฉื•ื‘ ืžืงื•ื ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืžื—ืœืง ืจืฉื•ื™ื•ืช ื•ืœืจ"ื™ ื ืจืื” ืืคื™ืœื• ืคื™ืกืœื ืฉื”ื•ื ื›ืจืžืœื™ืช ื•ืฉื ื™ ืœื™ื” ืœืื‘ื™ื™ ื‘ื™ืŸ ื›ืจืžืœื™ืช ื”ืžื™ื˜ืœื˜ืœืช ืœืฉืื™ื ื” ืžื™ื˜ืœื˜ืœืช:
Mais une poutre, non - Dans Guittin, au chapitre Hazorek (Guittin 77b), il ressort qu'elle a quatre amot sur quatre amot et n'est pas haute de dix [tefahim], ou bien qu'elle est haute de dix et n'est pas large de quatre. Le Ritsba dit que selon la premiรจre version, il faut expliquer ici qu'elle est reshout ha-rabim, par exemple quand le public s'appuie dessus pour poser ses fardeaux ; car si elle รฉtait karmelit, Abaye n'a-t-il pas dit 'mรชme une karmelit' ? Et Rava, qui dit 'mรชme une poutre', pense que mรชme si elle est reshout ha-rabim, puisque pour les guittin elle compte comme un endroit en soi, elle sรฉpare aussi les domaines. Et selon le Ri, il semble [qu'il s'agit] mรชme d'une poutre qui est karmelit, et Abaye distingue entre une karmelit fixe et une karmelit qu'on peut dรฉplacer.
๐Ÿ’ก Explication

Trois positions sur ce qui coupe le reshout ha-rabim en deux domaines selon Rabbi Yossei (voir le tableau).

Rava รฉtend la sรฉparation ร  une simple poutre (pisla), en appliquant la dรฉfinition du domaine utilisรฉe pour les guittin : dans une cour prรชtรฉe ร  la femme, la poutre compte comme un second endroit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Yossei : qu'est-ce qui coupe le reshout ha-rabim en deux ?SรฉparationRabbaAbayeRavaReshout ha-yahid2 domaines2 domaines2 domainesKarmelit1 domaine2 domaines2 domainesPisla (poutre)1 domaine1 domaine2 domaines2 domaines -> les deux moitiรฉs ne se joignent pas -> patour. 1 domaine -> hayav.Rava suit son principe : le domaine de Chabbat se dรฉfinit comme le domaine des guittin.
Ce qui sรฉpare deux parties du reshout ha-rabim selon Rabba, Abaye et Rava.
7
ื›ื—ื•ืœ ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืขื™ืŸ ืื—ืช. ืขื™ืŸ ืื—ืช ื”ื ืœื ื›ื—ืœื™! ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ืฉื›ืŸ ืฆื ื•ืขื•ืช ื›ื•ื—ืœื•ืช ืขื™ืŸ ืื—ืช. ืžื™ืชื™ื‘ื™, ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื›ื—ื•ืœ, ืื ืœืจืคื•ืื” โ€” ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืขื™ืŸ ืื—ืช, ืื ืœืงืฉื˜ โ€” ื‘ืฉืชื™ ืขื™ื ื™ื. ืชืจื’ืžื” ื”ื™ืœืœ ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™: ื›ื™ ืชื ื™ื ื”ื”ื™ื ื‘ืขื™ืจื ื™ื•ืช.

Du khรดl, de quoi farder un ล“il. Un seul ล“il ?

On ne farde pas un seul ล“il ! Rav Houna a dit : car les femmes pudiques fardent un seul ล“il.

On objecte : Rabbi Chimon ben Elazar dit : le khรดl, si c'est pour un remรจde, de quoi farder un ล“il ; si c'est pour la parure, pour deux yeux. Hillel, fils de Rabbi Chemouel bar Nahmani, l'a expliquรฉ : cette [baraita] a รฉtรฉ enseignรฉe au sujet des villageoises.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื ืœื ื›ื—ืœื™ ืืœื ืฉืชื™ ืขื™ื ื™ื:
On ne farde pas - mais les deux yeux.
ืฆื ื•ืขื•ืช ืฉื”ื•ืœื›ื•ืช ืžืขื•ื˜ืคื•ืช ื•ืื™ืŸ ืžื’ืœื•ืช ืืœื ืขื™ืŸ ืื—ื“ ืœืจืื•ืช ื•ื›ื•ื—ืœื•ืช ืื•ืชื•:
Pudiques - qui sortent voilรฉes et ne dรฉcouvrent qu'un ล“il pour voir, et elles le fardent.
ื‘ืขื™ืจื ื™ื•ืช ื‘ื ื•ืช ื›ืคืจื™ื ืื™ื ืŸ ืฆืจื™ื›ื•ืช ืฆื ื™ืขื•ืช ื›ืœ ื›ืš ืฉืื™ืŸ ืฉื—ื•ืง ื•ืงืœื•ืช ืจืืฉ ืžืฆื•ื™ ืฉื ื•ืขืžื” ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ื•ืื™ื ืŸ ืžื›ืกื™ืŸ ืคื ื™ื”ื ื•ื›ื•ื—ืœื•ืช ื‘' ืขื™ื ื™ื”ื:
Au sujet des villageoises - les filles des villages n'ont pas autant besoin de pudeur, car la lรฉgรจretรฉ et la frivolitรฉ n'y sont pas frรฉquentes et la population y est peu nombreuse ; elles ne couvrent pas leur visage et fardent leurs deux yeux.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžื™ืชื™ื‘ื™ ืจืฉื‘"ื ืื•ืžืจ ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ืคืจื™ืš ื“ืื™ ืœืื• ืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ื•ื” ืžื•ืงืžื™ ืžืชื ื™' ืœืจืคื•ืื”:
On objecte : Rabbi Chimon ben Elazar dit - La question est posรฉe contre Rav Houna ; sans Rav Houna, on aurait รฉtabli la Mishna dans le cas d'un remรจde.
ืื ืœืจืคื•ืื” ืคื™' ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžื•ืืœ ืื ืœืจืคื•ืื” ื”ืฆื ื™ืขื• ื–ื” ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื›ืœ ื”ืขื•ืœื ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืขื™ืŸ ืื—ืช ื“ืœืจืฉื‘"ื ืื™ืช ืœื™ื” ื“ื ืชื—ื™ื™ื‘ ื–ื” ื‘ืžื—ืฉื‘ืชื• ืฉืœ ื–ื” ื•ืื ืœืงืฉื˜ ื›ืœื•ืžืจ ืื ืœื ื”ืฆื ื™ืขื• ืœืจืคื•ืื” ืืœื ืœืงืฉื˜ ื›ื“ื™ ืฉืชื™ ืขื™ื ื™ื ื“ืกืชืžื• ืขื•ืžื“ ืœืงื™ืฉื•ื˜ ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืœืขื™ืœ ืชื ื ื“ื ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืขื™ืŸ ืื—ืช ื‘ื“"ื ื‘ืžื•ืฆื™ื ืื‘ืœ ื‘ืžืฆื ื™ืข ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืืœืžื ื‘ืžืฆื ื™ืข ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืคื—ื•ืช ืžืœื›ื—ื•ืœ ื‘ื• ืขื™ืŸ ืื—ืช ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”"ืค ืื ืœืจืคื•ืื” ืฉืื•ืชื• ื›ื—ื•ืœ ืจืื•ื™ ืœืจืคื•ืื” ืฉื™ืขื•ืจื• ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืขื™ืŸ ืื—ืช ืืคื™' ืœื ื”ืฆื ื™ืขื• ืœื›ืš ืื™ ื ืžื™ ืื ืœืจืคื•ืื” ืฉื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืจืคื•ืื” ื•ืื ืœืงืฉื˜ ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืงื™ืฉื•ื˜ ื•ืื™ืŸ ืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœืขืฉื•ืช ืžืžื ื• ืจืคื•ืื” ื›ื“ื™ ืœื›ื—ื•ืœ ืฉืชื™ ืขื™ื ื™ื:
Si c'est pour un remรจde - Rabbenou Chemouel explique : si [quelqu'un] l'a mis de cรดtรฉ pour un remรจde, tout le monde en est coupable pour de quoi farder un ล“il, car Rabbi Chimon ben Elazar tient que l'un devient coupable par l'intention de l'autre ; et si c'est pour la parure, c'est-ร -dire s'il ne l'a pas mis de cรดtรฉ pour un remรจde, mais pour la parure, [la mesure est] de quoi farder deux yeux, car ordinairement il est destinรฉ ร  la parure. Cela ne semble pas juste au Ri, car plus haut on a enseignรฉ : du sang, de quoi farder un ล“il ; dans quel cas ? pour celui qui sort, mais pour celui qui met de cรดtรฉ, [il est coupable] pour toute quantitรฉ. Il en ressort que celui qui met de cรดtรฉ est coupable pour moins que de quoi farder un ล“il. Il semble au Ri que l'explication est : si c'est pour un remรจde, c'est-ร -dire que ce khรดl est propre ร  un remรจde, sa mesure est de quoi farder un ล“il, mรชme s'il ne l'a pas mis de cรดtรฉ pour cela ; ou bien : si c'est pour un remรจde, lร  oรน on l'emploie comme remรจde ; et si c'est pour la parure, lร  oรน on l'emploie pour la parure sans avoir l'habitude d'en faire un remรจde, de quoi farder deux yeux.
๐Ÿ’ก Explication

La mesure du khรดl (fard des yeux) est d'un ล“il. La Guemara s'รฉtonne : on farde les deux yeux. Rav Houna : les femmes pudiques sortent voilรฉes et ne fardent que l'ล“il dรฉcouvert.

La baraita de Rabbi Chimon ben Elazar (deux yeux pour la parure) vise les villageoises, qui ne se voilent pas. Tossefot discute le sens de 'remรจde' et 'parure' : usage de ce khรดl prรฉcis, ou usage courant du lieu.

8
(ืฉืขื•ื” ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ืขืœ ืคื™ ื ืงื‘ ืงื˜ืŸ. ืชื ื: ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ืขืœ ืคื™ ื ืงื‘ ืงื˜ืŸ ืฉืœ ื™ื™ืŸ.)

(De la cire, de quoi mettre sur l'ouverture d'un petit trou. On a enseignรฉ : de quoi mettre sur l'ouverture d'un petit trou [d'un rรฉcipient] de vin.)

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืœ ื™ื™ืŸ ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืžืŸ ื•ื“ื‘ืฉ ืฉื”ื™ื™ืŸ ื–ื‘ ื“ืจืš ื ืงื‘ ืงื˜ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžืฉืžืŸ ื•ื“ื‘ืฉ:
De vin - pour exclure l'huile et le miel, car le vin s'รฉcoule par un trou plus petit que l'huile et le miel.
๐Ÿ’ก Explication

Le vin, plus fluide, fuit par un trou plus petit : la mesure de cire est donc la plus petite possible.

9
ื“ื‘ืง ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ื‘ืจืืฉ ื”ืฉืคืฉืฃ. ืชื ื: ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ื‘ืจืืฉ ืฉืคืฉืฃ ืฉื‘ืจืืฉ ืงื ื” ืฉืœ ืฆื™ื™ื“ื™ืŸ.

De la glu, de quoi mettre au sommet de la planchette (chafchaf). On a enseignรฉ : de quoi mettre au sommet de la planchette qui est au bout de la perche des chasseurs.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืคืฉืฃ ืฉื‘ืจืืฉ ืงื ื” ืฉืœ ืฆื™ื™ื“ื™ืŸ ืžื•ืฉื™ื‘ื™ืŸ ื ืกืจ ืงื˜ืŸ ื‘ืจืืฉ ืงื ื” ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืขืœื™ื• ื“ื‘ืง ื•ื”ืขื•ืฃ ื™ื•ืฉื‘ ืขืœื™ื” ื•ื ื“ื‘ืง ื‘ื• ื•ืฆืจื™ืš ืœื™ืชืŸ ืฉื ื”ืจื‘ื” ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื”ืขื•ืฃ ื ื“ื‘ืง ื‘ื•:
La planchette au bout de la perche des chasseurs - on fixe une petite planche au bout d'une perche et on y met de la glu ; l'oiseau s'y pose et s'y colle. Il faut en mettre beaucoup pour que l'oiseau y reste collรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La glu (devek) servait ร  capturer les oiseaux. La mesure est celle qui suffit ร  les retenir, donc relativement importante.

10
ื–ืคืช ื•ื’ืคืจื™ืช ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื›ื•ืณ. ืชื ื: ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื ืงื‘ ืงื˜ืŸ.

De la poix et du soufre, de quoi faire, etc. On a enseignรฉ : de quoi faire un petit trou.

๐Ÿ’ก Explication

La poix et le soufre servaient ร  colmater les rรฉcipients. La mesure : de quoi rรฉduire une grande ouverture ร  un petit trou.

11
ื—ืจืกื™ืช ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืคื™ ื›ื•ืจ ื›ื•ืณ. ืœืžื™ืžืจื ื“ืฉื™ืขื•ืจื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืคื™ืฉ? ื”ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืฉื™ืขื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืคื™ืฉ, ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ื“ื™ ืœื™ื˜ื•ืœ ื”ื™ืžื ื• ืžื“ืช ืžื ืขืœ ืœืงื˜ืŸ. ืื™ืžื: ื›ื“ื™ ืœืกื•ื“ ืคื™ื˜ืคื•ื˜ ื›ื™ืจื” ืงื˜ื ื”.

De la terre cuite (harsit), de quoi faire l'embouchure du creuset, etc. Faut-il en dรฉduire que la mesure de Rabbi Yehouda est plus grande ?

Nous tenons que la mesure des Rabbanan est plus grande, comme nous l'avons appris : Rabbi Yehouda dit : de quoi prendre la mesure d'une chaussure pour un petit. Dis : de quoi enduire le trรฉpied d'un petit fourneau.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืกื•ื“ ืœื˜ื•ื— ื‘ืงืขื™ื ืฉื‘ื•:
Enduire - colmater ses fissures.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ืจืกื™ืช ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืคื™ ื›ื•ืจ ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืขื˜.) ืื™ืŸ ืื“ื ื˜ื•ืจื— ืœื’ื‘ืœ ื˜ื™ื˜ ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื• ืคื™ ื›ื•ืจ ื—ืจืกื™ืช ื—ืฉื™ื‘ ื˜ืคื™ ืžื˜ื™ื˜ ื“ืžืฆื ื™ืขื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืขืฉื•ืช ืคื™ ื›ื•ืจ ืฉืœ ืฆื•ืจืคื™ ื–ื”ื‘ ืื™ ื ืžื™ ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืžื’ื•ื‘ืœ:
De la terre cuite, de quoi faire l'embouchure du creuset - Bien qu'on ait dit plus haut (Chabbat 79a) qu'on ne se donne pas la peine de pรฉtrir de l'argile pour faire l'embouchure d'un creuset, la terre cuite a plus de valeur que l'argile, car on la met de cรดtรฉ pour faire l'embouchure du creuset des orfรจvres. Ou bien : ici, il s'agit [de terre dรฉjร ] pรฉtrie.
๐Ÿ’ก Explication

La Mishna donne pour Rabbi Yehouda la mesure d'un trรฉpied, ce qui semble plus grand que celle des Rabbanan. Or, ailleurs, Rabbi Yehouda donne toujours une mesure plus petite.

Rรฉponse : Rabbi Yehouda parle seulement de colmater les fissures d'un petit trรฉpied, ce qui demande peu de matiรจre.

12
ืกื•ื‘ื™ืŸ ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ืขืœ ืคื™ ื›ื•ืจ ืฉืœ ืฆื•ืจืคื™ ื–ื”ื‘.

Du son, de quoi mettre sur l'embouchure du creuset des orfรจvres.

๐Ÿ’ก Explication

Le son sert aux orfรจvres pour couvrir l'embouchure du creuset. Citation de la Mishna sans commentaire supplรฉmentaire.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).