Shabbat 81a โ€” Os, verre, pierre ; les pierres des toilettes le Chabbat

Shabbat 81a

Sougya : La Mishna fixe la mesure de sortie de l'os, du verre et de la pierre. La Guemara explique le 'haf de Rabbi Yehouda comme les dents d'une serrure et cite une baraita sur leur puretรฉ.

Elle traite ensuite des pierres qu'on peut dรฉplacer le Chabbat pour s'essuyer aux toilettes : Zounin pose la question, les Sages concluent ร  plein la main ; Rabbi Meir et Rabbi Yehouda discutent de la taille, comme pour l'etrog. Rabbi Yanai distingue selon qu'il existe un endroit fixe, Rav Chechet permet la pierre portant une trace d'usage, et la Guemara concilie cela avec la baraita des dix choses qui causent les hรฉmorroรฏdes.

Mishna : mesures de sortie (os, verre, pierre)MatiรจreTanna KammaAvis divergentGuemaraOsfaire une cuillรจre(tarvad)R. Yehouda :faire un 'hafOula : 'haf = dentde serrure (petite)Verreracler la tรชtedu karkar-Baraita : fendredeux fils ร  la foisCaillou / pierrelancer surun oiseauR. Elazar b. Yaakov :lancer sur une bรชtequ'elle le sente :poids de 10 zouzQuestion : R. Yehouda donne d'habitude la plus petite mesure ; un 'haf entier serait plus grand.Rรฉponse d'Oula : il parle des dents de la serrure, plus petites qu'une cuillรจre.
Les mesures de la Mishna pour l'os, le verre et la pierre, avec les prรฉcisions de la Guemara.
Pierres pour les toilettes le Chabbat : combien peut-on en prendre ?Zounin : quelle mesure ?Rรฉponse : olive, noix, ล“ufObjection : faut-il une balance ?Conclusion : plein la mainBaraita : 3 pierres mekourzalotR. Meir : comme une noixR. Yehouda : comme un ล“ufMoyen mnรฉmotechnique :mรชme discussion que pour l'etrog(michna de Soucca)Exclu : le payis (motte qui s'effrite) -> interdit ร  dรฉplacerRabbi Yanai : y a-t-il un endroit fixe pour les toilettes ?Oui -> plein la main(le reste servira plus tard)Non -> comme le hekhrad'un petit mortier ร  รฉpicesRav Chechet : pierre portant un 'tรฉmoin' (trace d'usage)-> permis, quelle que soit la taille ou la quantitรฉ (Tossefot)
Pierres d'essuyage le Chabbat : mesure retenue, cas exclus, rรจgle de Rabbi Yanai et de Rav Chechet.
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ืžืชื ื™ืณ ืขืฆื ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืชืจื•ื•ื“. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืžืžื ื• ื—ืฃ. ื–ื›ื•ื›ื™ืช โ€” ื›ื“ื™ ืœื’ืจื•ืจ ื‘ื” ืจืืฉ ื”ื›ืจื›ืจ. ืฆืจื•ืจ ืื• ืื‘ืŸ โ€” ื›ื“ื™ ืœื–ืจื•ืง ื‘ืขื•ืฃ. ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืื•ืžืจ: ื›ื“ื™ ืœื–ืจื•ืง ื‘ื‘ื”ืžื”.

MICHNA. Un os : [on est coupable de le sortir s'il y en a] de quoi faire une cuillรจre (tarvad).

Rabbi Yehouda dit : de quoi en faire un 'haf. Du verre : de quoi racler avec lui la tรชte du karkar.

Un caillou ou une pierre : de quoi lancer sur un oiseau. Rabbi Elazar bar Yaakov dit : de quoi lancer sur une bรชte.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ืชืจื•ื•ื“ ื›ืฃ ืงื•ืœื™ื™ืจ:
Tarvad - une cuillรจre (en vieux franรงais : coulier).
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'Haf - on pense [pour l'instant] qu'il s'agit du 'haf de la serrure lui-mรชme, dont la mesure est plus grande que celle d'une cuillรจre.
ื›ืจื›ืจ ืขืฅ ื™ืฉ ืœืื•ืจื’ื™ืŸ ื•ืจืืฉื• ื—ื“:
Karkar - un bois qu'ont les tisserands, dont la pointe est aiguisรฉe.
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De quoi lancer sur une bรชte - car on ne se donne pas la peine de prendre un caillou pour un oiseau afin de le chasser : il suffit de pousser un cri contre lui et il s'en va.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la Mishna des chiourim (mesures minimales) pour le transport le Chabbat : on est coupable seulement pour une quantitรฉ qui a un usage rรฉel.

Os : de quoi faire une cuillรจre. Verre : de quoi racler la pointe du karkar, bรขton des tisserands. Pierre : de quoi chasser un oiseau ; selon Rabbi Elazar bar Yaakov, il faut une pierre qui serve contre une bรชte, car un oiseau se chasse par un simple cri.

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GUEMARA. Faut-il en dรฉduire que la mesure de Rabbi Yehouda est plus grande ?

Or nous tenons que la mesure des Rabbanan est plus grande ! Oula dit : [il s'agit] des dents ('hapei) de la serrure.

Les Sages ont enseignรฉ : les dents d'une serrure sont pures ; si on les a fixรฉes dans la serrure, elles sont impures. Et celles d'un gal, mรชme si on les a jointes ร  la porte et fixรฉes avec des clous, sont pures, car tout ce qui est attachรฉ au sol est comme le sol.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื’ืž' ื•ื”ื ืงื™ื™"ืœ ื“ืฉื™ืขื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืคื™ืฉ ื’ื‘ื™ ืœืขืฉื•ืช ืชืœืื™:
Or nous tenons que la mesure des Rabbanan est plus grande - [comme on l'a vu] ร  propos de : de quoi faire une attache (tlai).
ื—ืคื™ ืคื•ืชื—ืช ืฉื™ื ื™ื ื”ืงื‘ื•ืขื™ื ื‘ื” ื•ืœื ื”ื™ื ืขืฆืžื” ื•ืขื•ืฉื™ื ืื•ืชื ืžืขืฆื:
Les dents de la serrure - les dents fixรฉes en elle, et non la serrure elle-mรชme ; on les fait en os.
ื—ืคื™ ืคื•ืชื—ืช ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื“ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืœื ื—ื‘ืจืŸ ื‘ื” ืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืœื•ื:
Les dents de la serrure sont pures - car tant qu'on ne les a pas jointes ร  elle, elles ne servent ร  rien.
ื˜ืžืื™ืŸ ื“ื›ืœื™ ืขืฆื ื›ื›ืœื™ ืžืชื›ื•ืช ื•ืคืฉื•ื˜ื™ื”ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ ื‘ื”ื›ืœ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื”:) ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืžื—ื•ื‘ืจ ืœืคื•ืชื—ืช ื•ื›ืœ ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื˜ื”ื•ืจ ื˜ื”ื•ืจ ืคื•ืชื—ืช ื™ืฉ ืœื” ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ื•ืžืงื‘ืœ ืžืคืชื—:
Impures - car les ustensiles d'os sont comme les ustensiles de mรฉtal, et leurs ustensiles plats (pechoutim) sont impurs, [comme on l'a vu] au chapitre Hakol Chohatin (Houlin 25b). Et si [on objecte : elles devraient รชtre pures] parce qu'elles sont jointes ร  la serrure, et que tout ce qui est joint ร  un objet pur est pur, [on rรฉpond que] la serrure a un rรฉceptacle (beit kibboul) : elle reรงoit la clรฉ.
ื•ืฉืœ ื’ืœ ื•ืื ื”ืคื•ืชื—ืช ื”ื–ืืช ืื™ื ื” ืฉืœ ื›ืœื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืœ ืฉื™ื“ื” ื•ืžื’ื“ืœ ืืœื ืฉืœ ื’ืœ ื›ืžื• ื˜ืจื•ืงื™ ื’ืœื™ ื›ื’ื•ืŸ ื“ืœืชื•ืช ืฉืขืจื™ ื”ื—ืฆืจ ืืข"ืค ืฉื—ื‘ืจืŸ ื‘ืคื•ืชื—ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ื—ื‘ื•ืจ ื–ื” ื‘ื“ืœืช ื”ื™ื ื•ื“ืœืช ื‘ื ื™ืŸ ืžื—ื•ื‘ืจ ืœืงืจืงืข ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ:
Et celles d'un gal - si cette serrure n'est pas celle d'un ustensile, comme celle d'un coffre ou d'une armoire, mais celle d'un gal, comme dans l'expression 'fermetures de gal', par exemple les portes d'entrรฉe d'une cour : bien qu'on les ait jointes ร  la serrure, puisque cette jonction se fait dans la porte, et que la porte est une construction attachรฉe au sol, elles sont pures.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืœืžื™ืžืจื ื“ืฉื™ืขื•ืจื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื ืคื™ืฉ ื•ืืข"ื’ ื“ืืฉื›ื—ืŸ ืชืจื•ื•ื“ ืฉื”ื•ื ื’ื“ื•ืœ ื”ืจื‘ื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ื ื–ื™ืจ ื‘ืคืจืง ื›"ื’ (ื“ืฃ ื :) ื’ื‘ื™ ืžืœื ืชืจื•ื•ื“ ืจืงื‘ ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจื• ื—ื–ืงื™ื” ืืžืจ ืžืœื ืคื™ืกืช ื™ื“ ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ืžืœื ื—ืคื ื™ื• ื”ืชื ื•ื“ืื™ ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืชืจื•ื•ื“ ื’ื“ื•ืœ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ื›ืœื™ื ื‘ืค' ื™"ื– (ืžืฉื ื”. ื‘) ืฉืืžืจ ืžื™ื“ื” ื’ืกื” ืžืœื ืชืจื•ื•ื“ ืจืงื‘ ื›ืžืœื ืชืจื•ื•ื“ ื’ื“ื•ืœ ืฉืœ ืจื•ืคืื™ื ืื‘ืœ ื”ื›ื ืœื”ื•ืฆืืช ืฉื‘ืช ืžื™ื“ื™ ื“ื—ืฉื™ื‘ ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืชืจื•ื•ื“ ืงื˜ืŸ ื—ืฉื•ื‘ ื”ื•ื ื”ืจื‘ื” (ื"ื ) ื—ืฃ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืฉื”ื•ื ื—ืฃ ื’ืœ ืฉื”ื•ื ื’ื“ื•ืœ ื•ืžืฉื ื™ ื‘ื—ืคื™ ืคื•ืชื—ืช ืฉื”ืŸ ืงื˜ื ื™ื:
Faut-il en dรฉduire que la mesure de Rabbi Yehouda est plus grande - Et bien que nous trouvions une cuillรจre (tarvad) trรจs grande, comme on le dit dans Nazir au chapitre Kohen Gadol (50b) ร  propos d'une pleine cuillรจre de poussiรจre de cadavre (rekev) : quelle est sa mesure ? 'Hizkiya dit : plein la paume de la main ; Rabbi Yo'hanan dit : plein ses deux mains - lร -bas il s'agit certainement d'une grande cuillรจre, comme nous l'avons appris dans le traitรฉ Kelim au chapitre 17 (michna 2), qui donne une mesure large : une pleine cuillรจre de rekev, comme la pleine grande cuillรจre des mรฉdecins. Mais ici, pour le transport de Chabbat, nous exigeons une chose qui a de la valeur, et une petite cuillรจre a beaucoup de valeur. (Autre explication :) on pensait qu'il s'agissait d'un 'haf de gal, qui est grand, et on rรฉpond : les dents d'une serrure, qui sont petites.
ื—ืคื™ ืคื•ืชื—ืช ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉื™ื ื™ื ืฉืœ ืขืฆื ื•ื ื•ืชื ื™ืŸ ืื•ืชื ื‘ืคื•ืชื—ืช ืœืคืชื•ื— ื•ืงื•ื“ื ืฉืœื ื ืงื‘ืขื• ืื™ืŸ ืจืื•ื™ืŸ ืœื›ืœื•ื ืงื‘ืขืŸ ื‘ืคื•ืชื—ืช ื˜ืžืื™ืŸ ื“ื›ืœื™ ืขืฆื ื›ืžืชื›ื•ืช ื•ืคืฉื•ื˜ื™ื”ื ื˜ืžืื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื›ืœ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ (ื—ื•ืœ. ืŸ ื“ืฃ ื›ื”:) ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืžื—ื•ื‘ืจ ืœืคื•ืชื—ืช ื•ื”ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื˜ื”ื•ืจ ื˜ื”ื•ืจ ืคื•ืชื—ืช ื™ืฉ ืœื” ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ื“ืžืงื‘ืœืช ืžืคืชื— ื•ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ื“ืคืฉื•ื˜ื™ ื›ืœื™ ืขืฆื ื˜ืžืื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื›ืœ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ ืœื ื“ืง ื“ื”ืชื ืœื ืื™ื™ืจื™ ืืœื ื‘ื’ื•ืœืžื™ ื›ืœื™ ืขืฆื ืื‘ืœ ืคืฉื•ื˜ื™ ื›ืœื™ ืขืฆื ื”ื ืชื ืŸ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื˜ื–:) ื›ืœื™ ืขืฅ ื›ืœื™ ืขื•ืจ ื›ืœื™ ืขืฆื ื›ืœื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช ืคืฉื•ื˜ื™ื”ืŸ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ื“ื—ืคื™ืŸ ื”ืŸ ืฉืœ ืขืฆื ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ื’ื‘ื™ ื›ืœื™ ืžืชื›ื•ืช ืžื™ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ื›ืœื™ื ื•ืขื•ื“ ื“ืื™ ื‘ืฉืœื ื ืงื‘ืขื• ืื™ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื›ืœื•ื ืื ื›ืŸ ืคืฉื™ื˜ื ื“ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ืžื” ืฉืคื™' ืฉืคื•ืชื—ืช ื™ืฉ ืœื” ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ืœืงื‘ืœ ื”ืžืคืชื— ื”ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ืฉืื™ืŸ ื”ืžืคืชื— ืขืฉื•ื™ ืœื˜ืœื˜ืœ ืข"ื™ ืื•ืชื• ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ื›ืžื• ื”ืงื™ื˜ืข ื™ื•ืฆื ื‘ืงื‘ ืฉืœื• (ืœืขื™ืœ ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื•.) ื“ื˜ื”ื•ืจ ื›ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ื›ืชื™ืชื™ืŸ ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ืžื” ืฉืžื ื™ื— ืจืืฉ ืฉื•ืงื• ื‘ืชื•ื›ื• ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื‘ื™ืช ืงื™ื‘ื•ืœ ืฉืื™ืŸ ื”ืฉื•ืง ืžื™ื˜ืœื˜ืœ ืขืœ ื™ื“ื• ื•ืขื•ื“ ื“ืคื™' ื“ืคื•ืชื—ืช ื’ื•ืจืžืช ื˜ื•ืžืื” ืœื—ืฃ ืื“ืจื‘ื” ืชื ืŸ ื‘ืžืก' ื›ืœื™ื ื‘ืคื™"ื’ (ืžืฉื ื” ื•) ืคื•ืชื—ืช ืฉืœ ืขืฅ ื•ื—ืคื™ืŸ ืฉืœ ืžืชื›ืช ื˜ืžืื” ืคื•ืชื—ืช ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ื—ืคื™ืŸ ืฉืœื” ืฉืœ ืขืฅ ื˜ื”ื•ืจื” ืืœืžื ื‘ืชืจ ื—ืคื™ืŸ ืื–ืœื™ื ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ืžืฉืžืข ื“ืืชื™ื ื›ืจื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ื“ืœื ืื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ืžืขืžื™ื“ ืืœื ื‘ืชืจ ืชืฉืžื™ืฉ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืชื ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืฉืžืขืชื™' ื ืžื™ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืืชื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื ื“ื”ื›ื ื˜ื‘ืขืช ืฉืœ ืžืชื›ืช ื•ื—ื•ืชื ืฉืœ ืื™ืœืžื’ ืจ' ื ื—ืžื™ื” ืžื˜ื”ืจ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื‘ื—ืคื™ืŸ ืฉืœ ืžืชื›ืช ืื™ื™ืจื™ ื•ืืข"ืค ืฉืœื ื ืงื‘ืขื• ืจืื•ื™ื™ืŸ ื”ื ืงืฆืช ืœื™ืชื ื ื‘ืคื•ืชื—ืช ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื“ื’ื•ืœืžื™ ื›ืœื™ ืžืชื›ื•ืช ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืงื‘ืขืŸ ื‘ืคื•ืชื—ืช ื˜ืžืื™ืŸ ืฉื ื’ืžืจื” ืžืœืื›ืชืŸ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืกืžื•ืš ื“ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื’ืžืจ ืžืœืื›ื” ื“ืงืชื ื™ ื•ืฉืœ ื’ืœ ืืข"ืค ืฉื—ื‘ืจืŸ ืœื“ืœืช ื›ื•' ื“ืžืฉืžืข ืžื” ืฉืงื‘ืขืŸ ืœื“ืœืช ื™ืฉ ืœื• ืœื’ืจื•ื ื˜ื•ืžืื” ืืœื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืคื•ืชื—ืช [ื•ื—ืฃ] ืงื‘ื•ืข ื‘ื’ืœ ื˜ื”ื•ืจ:
Les dents d'une serrure sont pures - Le Kountras (Rachi) a expliquรฉ : des dents d'os qu'on met dans la serrure pour ouvrir ; avant d'รชtre fixรฉes, elles ne servent ร  rien ; si on les a fixรฉes dans la serrure, elles sont impures, car les ustensiles d'os sont comme ceux de mรฉtal et leurs ustensiles plats sont impurs, comme on le dit au chapitre Hakol Chohatin (Houlin 25b) ; et si [on objecte qu'elles devraient รชtre pures] parce qu'elles sont jointes ร  la serrure et que ce qui est joint ร  un objet pur est pur, la serrure a un rรฉceptacle, puisqu'elle reรงoit la clรฉ. Ce qu'il a expliquรฉ, que les ustensiles plats en os sont impurs comme on le dit au chapitre Hakol Chohatin, manque de prรฉcision : lร -bas il n'est question que des รฉbauches (golamim) d'ustensiles en os ; mais pour les ustensiles plats en os, nous avons appris, et on le cite au premier chapitre (plus haut 16b) : ustensiles de bois, ustensiles de cuir, ustensiles d'os, ustensiles de verre, leurs ustensiles plats sont purs. Ce qu'il a expliquรฉ, que les dents sont en os, fait difficultรฉ pour le Ri, car dans la Tossefta de Kelim cela est enseignรฉ ร  propos des ustensiles de mรฉtal. De plus, si [on parle de dents] non encore fixรฉes qui ne servent ร  rien, il est รฉvident qu'elles sont pures. Et ce qu'il a expliquรฉ, que la serrure a un rรฉceptacle pour recevoir la clรฉ, cela ne compte pas comme rรฉceptacle, car la clรฉ n'est pas faite pour รชtre transportรฉe au moyen de ce rรฉceptacle ; comme [pour] 'l'amputรฉ sort avec sa jambe de bois' (plus haut, Chabbat 66a), qui est pure quand elle n'a pas de rรฉceptacle pour les chiffons, ce que le Kountras a expliquรฉ : [le creux] oรน il pose le bout de sa jambe ne compte pas comme rรฉceptacle, car la jambe n'est pas transportรฉe par lui. De plus, il a expliquรฉ que la serrure cause l'impuretรฉ du 'haf ; au contraire, nous avons appris dans le traitรฉ Kelim au chapitre 13 (michna 6) : une serrure de bois dont les dents sont de mรฉtal est impure ; une serrure de mรฉtal dont les dents sont de bois est pure. On voit donc qu'on suit les dents. Et bien que cela semble suivre Rabbi Nรฉ'hemia, qui ne suit pas ce qui soutient (ma'amid) mais l'usage, c'est-ร -dire le sceau, la baraita de notre sougya aussi semble au Ri suivre son avis, car elle enseigne dans sa suite : un anneau de mรฉtal avec un sceau de corail (almog), Rabbi Nรฉ'hemia le dรฉclare pur. Il semble au Ri qu'il s'agit de dents de mรฉtal : bien qu'avant d'รชtre fixรฉes elles puissent servir quelque peu ร  รชtre mises dans une serrure, elles sont nรฉanmoins pures, car les รฉbauches d'ustensiles de mรฉtal sont pures ; si on les a fixรฉes dans la serrure, elles sont impures, car leur fabrication est achevรฉe. C'est aussi ce qui ressort de la suite, que la raison tient ร  l'achรจvement de la fabrication, puisqu'on enseigne : et celles d'un gal, bien qu'on les ait jointes ร  la porte, etc. Cela implique que le fait de les fixer ร  la porte devrait causer l'impuretรฉ ; mais puisque la serrure [et le 'haf] sont fixรฉs dans le gal, c'est pur.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื—ืฃ ืืžืจ ืขื•ืœื ื—ืคื™ ืคื•ืชื—ืช. ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื•ื›ื•' ืชื ื™ื ื›ื“ื™ ืœืคืฆื•ืข ื‘ื• ืฉื ื™ ื ื™ืžื™ืŸ ื›ืื—ืช. ืฆืจื•ืจ ืื• ืื‘ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ื”ื•ื ืฉืžืจื’ืฉืช ื‘ื”. ื•ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจื”. ืชื ื™ ืจ' ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘ ืžืฉืงืœ ืขืฉืจื” ื–ื•ื–. ื–ื•ื ื™ืŸ ืขืœ ืœื‘ื™ ืžื“ืจืฉื ืืžืจ ืœื”ื ืจื‘ื•ืชื™ ืื‘ื ื™ื ืฉืœ ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ื›ืžื”. ืืžืจื• ืœื• ื›ื–ื™ืช ื›ืื’ื•ื– ื›ื‘ื™ืฆื”. ืืžืจ ืœื”ื• ื•ื›ื™ ืชื•ืจื˜ื ื™ ื™ื›ื ื™ืก. ื ืžื ื• ื•ื’ืžืจื• ืžืœื ื”ื™ื“. ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ืฉืœืฉ ืื‘ื ื™ื ืžืงื•ืจื–ืœื•ืช ืžื•ืชืจ ืœื”ื›ื ื™ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ื•ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจืŸ. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ื›ืื’ื•ื– ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื›ื‘ื™ืฆื”. ื•ื”ืœื›ืชื ื ืžื ื• ื•ื’ืžืจื• ืžืœื ื”ื™ื“ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ืคื™ื™ืก. ืžืื™ ืคื™ื™ืก. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ื›ืจืฉื™ื ื™ ื‘ื‘ืœื™ื™ืชื ืคื™' ืื“ืžื” ืฉื”ื™ื ืงืจื•ื‘ื” ืœื”ืชืคืจืจ. ืืžืจ ืจื‘ื ืืกื•ืจ ืœืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื“ืจืš ืฉื”ื•ื ืžืžืฉืžืฉ ื‘ื—ื•ืœ. ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ืœื™ืกืชื›ืŸ. ืืœื ื›ืœืื—ืจ ื™ื“. ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื”ื•ืฆืจืš ืœืคื ื•ืช ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืืกื•ืจ ืœืžืฉืžืฉ ืžืฉื•ื ื”ืฉืจืช ื ื™ืžื™ืŸ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ืื•ื—ื– ื‘ืฉืชื™ ืืฆื‘ืขื•ืช ื•ืจ"ื— ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ืœืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ื›ื“ื™ ืœื”ื—ืœื™ืงื• ืฉืœื ื™ืฉืจื˜ ื‘ืฉืจื• ื•ืžืฉื•ื ื›ืชื™ืฉื”:
Guemara. De quoi faire un 'haf : Oula dit : les dents d'une serrure. Du verre, etc. : il a รฉtรฉ enseignรฉ : de quoi fendre avec lui deux fils ร  la fois. Un caillou ou une pierre : Rabbi Yaakov dit au nom de Rabbi Yo'hanan : ร  condition qu'elle le sente. Et quelle est sa mesure ? Rabbi Elazar ben Yaakov a enseignรฉ : le poids de dix zouz. Zounin entra ร  la maison d'รฉtude et leur dit : Mes maรฎtres, les pierres des toilettes, quelle est leur mesure ? Ils lui dirent : comme une olive, comme une noix, comme un ล“uf. Il leur dit : va-t-il donc faire entrer une balance ? Ils se comptรจrent et conclurent : plein la main. Les Sages ont enseignรฉ : trois pierres mekourzalot, il est permis de les faire entrer aux toilettes. Quelle est leur mesure ? Rabbi Meir dit : comme une noix ; Rabbi Yehouda dit : comme un ล“uf. Et la halakha : ils se comptรจrent et conclurent : plein la main. Rav Yehouda dit : mais pas le payis. Qu'est-ce que le payis ? Rabbi Zeira dit : des mottes babyloniennes ; explication : une terre prรชte ร  s'effriter. Rava dit : il est interdit de frotter avec un caillou le Chabbat de la maniรจre dont on frotte en semaine. Mar Zoutra objecta : qu'il se mette en danger ? Mais [qu'il le fasse] de maniรจre inhabituelle (kilahar yad). Rachi a expliquรฉ : celui qui a besoin d'aller ร  la selle et ne le peut pas, il lui est interdit de frotter ร  cause de l'arrachage des poils ; de maniรจre inhabituelle : il tient [le caillou] avec deux doigts. Et Rabbenou 'Hananel a expliquรฉ : frotter le caillou pour le lisser afin qu'il n'รฉgratigne pas sa chair, et [l'interdit est] ร  cause du broyage (kettisha).
๐Ÿ’ก Explication

Difficultรฉ : partout ailleurs, Rabbi Yehouda retient une mesure plus petite que celle des Rabbanan (par exemple pour le tlai). Or un 'haf (serrure entiรจre) serait plus grand qu'une cuillรจre.

Rรฉponse d'Oula : il s'agit des dents de la serrure, petites piรจces d'os. La Guemara cite alors une baraita sur leur statut de touma (impuretรฉ) : non fixรฉes, elles sont pures ; fixรฉes dans la serrure d'un ustensile, impures ; fixรฉes dans la porte d'une cour (gal), pures, car ce qui est attachรฉ au sol a le statut du sol.

Rachi et Tossefot divergent sur la raison : ustensile d'os avec rรฉceptacle selon Rachi, dents de mรฉtal dont la fabrication est achevรฉe selon le Ri.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Baraita : puretรฉ des dents de serrure ('hapei potahat)Dents de serrureNon fixรฉes-> pures(inutilisables seules)Fixรฉes dans la serrured'un ustensile (coffre)-> impuresSerrure d'un gal (portede cour), fixรฉes par clous-> puresTout ce qui est attachรฉ au sola le statut du solRachi : ustensile d'os ; Tossefot :mรฉtal, fabrication achevรฉe
Statut de puretรฉ des dents de serrure selon la baraita.
3
ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื›ื“ื™ ืœื’ืจื•ืจ ื‘ื”. ืชื ื: ืกื›ื•ื›ื™ืช โ€” ื›ื“ื™ ืœืคืฆื•ืข ื‘ื” ืฉื ื™ ื ื™ืžื™ืŸ ื›ืื—ืช.

Du verre, de quoi racler avec lui. On a enseignรฉ : sekhoukhit (verre), de quoi fendre avec lui deux fils ร  la fois.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื›ื•ื›ื™ืช ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื•ืขืœ ืฉื ืฉืกื•ื›ื™ืŸ ืงืจื™ ืกื›ื•ื›ื™ืช ื•ืขืœ ืฉื ืฉื”ื™ื ื–ื›ื” ืงืจื™ ื–ื›ื•ื›ื™ืช:
Sekhoukhit - c'est le verre (zekhoukhit) ; on l'appelle sekhoukhit parce qu'on voit (sokhin) ร  travers, et zekhoukhit parce qu'il est limpide (zakh).
๐Ÿ’ก Explication

Une baraita donne une autre mesure pour le verre : un รฉclat capable de couper deux fils ร  la fois, car un tesson de verre peut servir de couteau. Rachi explique les deux noms du verre.

4
ืฆืจื•ืจ ืื• ืื‘ืŸ ื›ื“ื™ ืœื–ืจื•ืง ื‘ืขื•ืฃ. ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื•ื”ื•ื ืฉืžืจื’ืฉืช ื‘ื”. ื•ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจื•? ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘ ืื•ืžืจ: ืžืฉืงืœ ืขืฉืจื” ื–ื•ื–.

Un caillou ou une pierre, de quoi lancer sur un oiseau. Rabbi Elazar, etc.

Rabbi Yaakov dit au nom de Rabbi Yo'hanan : et ร  condition qu'elle le sente. Et quelle est sa mesure ?

Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Elazar ben Yaakov dit : le poids de dix zouz.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื•ื ืฉืžืจื’ืฉืช ื”ื‘ื”ืžื” ื‘ืฆืจื•ืจ ื–ื” ื‘ื”ื›ืืชื•:
ร€ condition qu'elle le sente - que la bรชte sente ce caillou lorsqu'il la frappe.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rabbi Elazar ben Yaakov, la pierre doit รชtre assez lourde pour que la bรชte sente le coup : un poids de dix zouz (piรจce d'argent).

5
ื–ื•ื ื™ืŸ ืขืœ ืœื‘ื™ ืžื“ืจืฉื, ืืžืจ ืœื”ื•: ืจื‘ื•ืชื™, ืื‘ื ื™ื ืฉืœ ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ื›ืžื”? ืืžืจื• ืœื•: ื›ื–ื™ืช ื›ืื’ื•ื– ื•ื›ื‘ื™ืฆื”. ืืžืจ ืœื”ื•: ื•ื›ื™ ื˜ื•ืจื˜ื ื™ ื™ื›ื ื™ืก? ื ืžื ื• ื•ื’ืžืจื• ืžืœื ื”ื™ื“. ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ื›ื–ื™ืช ื›ืื’ื•ื– ื•ื›ื‘ื™ืฆื”. ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ืžืฉื•ื ืื‘ื™ื•: ืžืœื ื”ื™ื“.

Zounin entra ร  la maison d'รฉtude et leur dit : Mes maรฎtres, les pierres des toilettes, quelle est leur mesure ? Ils lui dirent : comme une olive, comme une noix et comme un ล“uf.

Il leur dit : va-t-il donc faire entrer une balance (tourtani) ? Ils se comptรจrent et conclurent : plein la main.

Il a รฉtรฉ enseignรฉ : Rabbi Yossi dit : comme une olive, comme une noix et comme un ล“uf. Rabbi Chimon fils de Rabbi Yossi dit au nom de son pรจre : plein la main.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ื›ืžื” ืœื”ืชื—ื™ื™ื‘ ืขืœื™ื”ืŸ ืื™ ื ืžื™ ืœื˜ืœื˜ืœืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื•ืœื”ื›ื ื™ืกืŸ ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ื•ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื—ื“ ืฉื™ืขื•ืจื ื”ื•ื ื“ื‘ืžื™ื“ื™ ื“ื—ื–ื™ ืœื”ื• ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ื•ืฆืืชื•:
Quelle est leur mesure - pour รชtre coupable [de les sortir], ou bien pour les dรฉplacer dans la cour et les faire entrer aux toilettes ; l'un et l'autre ont une seule mesure, car on est coupable de sortir une chose qui leur est utile.
ื›ื–ื™ืช ื›ืื’ื•ื– ื›ื‘ื™ืฆื” ืฉืœืฉ ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ืœืงื™ื ื•ื— ื•ืžืงื ื— ื–ื• ืื—ืจ ื–ื• ืื—ืช ื›ื–ื™ืช ื•ืื—ืช ื›ืื’ื•ื– ื•ืื—ืช ื›ื‘ื™ืฆื” ื‘ืชื—ืœื” ืžืงื ื— ืคื™ ื”ืจืขื™ ื‘ืงื˜ื ื” ืœื”ืกื™ืจ ืจืขื™ ื”ื ื“ื‘ืง ืฉื ืฉื”ื’ื“ื•ืœื” ืคื•ื—ืกืช ื•ืžืœื›ืœืš ืกื‘ื™ื‘ื•ืชื™ื•:
Comme une olive, comme une noix, comme un ล“uf - on en fait entrer trois pour s'essuyer, et on s'essuie avec l'une aprรจs l'autre : l'une comme une olive, l'une comme une noix et l'une comme un ล“uf. D'abord on essuie l'orifice avec la petite, pour enlever les matiรจres qui y sont collรฉes, car la grande les รฉcrase et salit les alentours.
ื˜ื•ืจื˜ื ื™ ืžืื–ื ื™ื ื™ื›ื ื™ืก ืœืฉื ืœืฉืงื•ืœ:
Tourtani - une balance : va-t-il en faire entrer une lร -bas pour peser ?
ืžืœื ื”ื™ื“ ื‘ื™ืŸ ืฉืœืฉืชืŸ ืื• ืืคื™ืœื• ื”ืŸ ื“' ื•ื”' ื•ื‘ื™ืŸ ื›ื•ืœืŸ ืžืœื ื”ื™ื“:
Plein la main - que ce soient les trois, ou mรชme quatre ou cinq, pourvu que toutes ensemble fassent plein la main.
๐Ÿ’ก Explication

Question pratique : quelles pierres peut-on dรฉplacer le Chabbat pour s'essuyer aux toilettes ? Une pierre ordinaire est mouktsé ; celle qui sert ร  cet usage est permise.

La premiรจre rรฉponse fixe trois tailles prรฉcises. Zounin objecte qu'on ne pรจse pas des pierres. On conclut par un vote : plein la main, sans mesurer chaque pierre.

6
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉื‘ืช: ืฉืœืฉ ืื‘ื ื™ื ืžืงื•ืจื–ืœื•ืช ืžื•ืชืจ ืœื”ื›ื ื™ืก ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื. ื•ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจืŸ? ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ื›ืื’ื•ื–. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื›ื‘ื™ืฆื”. ืืžืจ ืจืคืจื ื‘ืจ ืคืคื ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื›ืžื—ืœื•ืงืช ื›ืืŸ ื›ืš ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืืชืจื•ื’. ื”ืชื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ, ื”ื›ื ื‘ืจื™ื™ืชื! ืืœื: ื›ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืืชืจื•ื’ ื›ืš ืžื—ืœื•ืงืช ื›ืืŸ.

Les Sages ont enseignรฉ, ร  propos du Chabbat : trois pierres mekourzalot, il est permis de les faire entrer aux toilettes. Quelle est leur mesure ?

Rabbi Meir dit : comme une noix. Rabbi Yehouda dit : comme un ล“uf.

Rafram bar Papa dit au nom de Rav 'Hisda : comme la discussion ici, ainsi la discussion au sujet de l'etrog. - Lร -bas c'est une michna, ici une baraita ! - Dis plutรดt : comme la discussion au sujet de l'etrog, ainsi la discussion ici.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืžืงื•ืจื–ืœื•ืช ื‘ื™ืงื•ืขื•' ืฉื™ื”ื™ื• ืจืื•ื™ื•ืช ืœืงื™ื ื•ื—:
Mekourzalot - fendues, pour qu'elles soient aptes ร  l'essuyage.
ืžื•ืชืจ ืœื”ื›ื ื™ืกื ื‘ืชื•ืš ื“' ืืžื•ืช ืื• ื‘ื—ืฆืจ ื“ืœื ืœื™ืชืกืจ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ื ื”ื•:
Il est permis de les faire entrer - dans les quatre coudรฉes ou dans la cour : qu'on n'interdise pas de les dรฉplacer.
ื›ืื’ื•ื– ื›ืœ ืื—ืช ื•ืื—ืช:
Comme une noix - chacune.
ื”ืชื ืžืชื ื™' ืคืœื•ื’ืชื ื“ืืชืจื•ื’ ืžืชื ื™' ื”ื™ื ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื›ื” ื•ื”ื™ื ืกื“ื•ืจื” ื‘ืคื™ ื”ืชืœืžื™ื“ื™ื:
Lร -bas c'est une michna - la discussion sur l'etrog est une michna dans le traitรฉ Soucca, et elle est bien ordonnรฉe dans la bouche des รฉlรจves.
ื•ื”ื›ื ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ื™ืฉ ื”ืจื‘ื” ืชืœืžื™ื“ื™ื ืฉืœื ืฉื ืื•ื” ื•ื”ื•ื ืชื•ืœื” ื”ื™ื“ื•ืขื” ื‘ืฉืื™ื ื” ื™ื“ื•ืขื”:
Et ici une baraita - et beaucoup d'รฉlรจves ne l'ont pas apprise ; or il fait dรฉpendre ce qui est connu de ce qui ne l'est pas.
ื›ืš ืžื—ืœื•ืงืช ื›ืืŸ ื•ืœืกื™ืžื ื ื‘ืขืœืžื ืืžืจื” ื“ืœื ืชืฉื›ื— ืœื’ื™ืจืกื ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืื ืชืฉื›ื—ื ื” ื”ื–ื›ืจ ืžืžืฉื ืชืš ื“ืืชืจื•ื’:
Ainsi la discussion ici - il l'a dit seulement comme moyen mnรฉmotechnique, pour que tu n'oublies pas le texte de la baraita ; et si tu l'oublies, rappelle-toi ta michna de l'etrog.
๐Ÿ’ก Explication

Mekourzalot : pierres aux arรชtes tranchantes, propres ร  l'essuyage. Rabbi Meir et Rabbi Yehouda discutent de la taille (noix ou ล“uf). Rav 'Hisda rapproche cette discussion de celle sur la taille minimale de l'etrog (Soucca).

La Guemara corrige l'ordre de la phrase : on rattache le texte moins connu (la baraita) au texte connu de tous (la michna). C'est un siman, un moyen de mรฉmorisation.

7
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืื‘ืœ ืœื ืืช ื”ืคืื™ื™ืก. ืžืื™ ืดืคืื™ื™ืกืด? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื: ื›ืจืฉื™ื ื™ ื‘ื‘ืœื™ื™ืชื. ืืžืจ ืจื‘ื: ืืกื•ืจ ืœืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื“ืจืš ืฉืžืžืฉืžืฉ ื‘ื—ื•ืœ. ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื: ืœื™ืกืชื›ืŸ? ื›ืœืื—ืจ ื™ื“. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™: ืื ื™ืฉ ืžืงื•ื ืงื‘ื•ืข ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื โ€” ืžืœื ื”ื™ื“. ืื ืœืื• โ€” ื›ื”ื›ืจืข ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ืฉืœ ื‘ืฉืžื™ื. ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช: ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ โ€” ืžื•ืชืจ.

Rav Yehouda dit : mais pas le payis. Qu'est-ce que le payis ?

Rabbi Zeira dit : des mottes babyloniennes (karchinei bavlaita). Rava dit : il est interdit de frotter (lemachmech) avec un caillou le Chabbat comme on frotte en semaine.

Mar Zoutra objecta : qu'il se mette en danger ?! - [Qu'il le fasse] de maniรจre inhabituelle (kilahar yad). Rabbi Yanai dit : s'il y a un endroit fixe pour les toilettes, [on fait entrer] plein la main ; sinon, comme le hekhra d'un petit mortier ร  รฉpices.

Rav Chechet dit : s'il y a sur elle un tรฉmoin, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (9)
ืื‘ืœ ืœื ื”ืคืื™ื™ืก ื›ืžื• ืฉืงืœ ืคื™ืกืช ืจื’ื‘ (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ืฉืงื•ืจื™ืŸ ื’ืœื™ืฉื˜"ื ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžื™ืคืจื›ื” ืœื ื—ื–ื™ ืœืงื™ื ื•ื— ื•ืืกื•ืจื” ืœื˜ืœื˜ืœ:
Mais pas le payis - comme 'il prit une motte (pissat regev)' (Sanhรฉdrin 64a), qu'on appelle [en vieux franรงais] glest ; puisqu'elle s'effrite, elle n'est pas apte ร  l'essuyage et il est interdit de la dรฉplacer.
ื›ืจืฉื™ื ื™ ื‘ื‘ืœื™ื™ืชื ื”ื›ื™ ืžื™ืงืจื• ืžืฉื•ื ืฉื‘ื‘ืœ ืืจืฅ ืœื—ื” ื”ื™ื ื•ื”ืžื—ืจื™ืฉื” ืžืขืœื” ืจื’ื‘ื™ื:
Karchinei bavlaita - on les appelle ainsi parce que Babylone est une terre humide, et la charrue soulรจve des mottes.
ืœืžืฉืžืฉ ื”ื ืฆืจืš ืœื™ืคื ื•ืช ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ืคื ื•ืช ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ื“ืžืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ื‘ื ืงื‘ ื•ื”ื•ื ื ืคืชื— ื•ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื“ืงืืžืจ ื•ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ ืœืžืฉืžืฉ ื›ืœืœ ื›ื“ืจืš ืฉืžืžืฉืžืฉื™ื ื‘ื—ื•ืœ:
Frotter - celui qui a besoin d'aller ร  la selle et ne le peut pas : nous dirons plus loin dans notre chapitre qu'il frotte avec un caillou ร  l'orifice, et celui-ci s'ouvre. On pense [pour l'instant] que [Rava] dit : le Chabbat il est interdit de frotter du tout, ร  la maniรจre dont on frotte en semaine.
ืœื™ืกืชื›ืŸ ื“ืืžืจ ืžืจ (ืชืžื™ื“ ืค"ื ื“ืฃ ื›ื–:) ืขืžื•ื“ ื”ื—ื•ื–ืจ ืžื‘ื™ื ืื“ื ืœื™ื“ื™ ื”ื“ืจื•ืงืŸ:
Qu'il se mette en danger - car le Maรฎtre a dit (Tamid 27b) : la colonne [de matiรจre] qui revient amรจne l'homme ร  l'hydropisie (hidrokan).
ื•ืžืฉื ื™ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื”ืื™ ื›ื“ืจืš ื“ืงืืžืจ ืจื‘ื ื›ื“ืจืš ื”ืžืžืฉืžืฉ ื‘ื—ื•ืœ ื‘ืœื ืฉื™ื ื•ื™ ืžืฉื•ื ื”ืฉืจืช ื ื™ืžื™ืŸ ืื‘ืœ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื›ื’ื•ืŸ ืื•ื—ื– ืฆืจื•ืจ ื‘ื‘' ืืฆื‘ืขื•ืชื™ื• ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™:
Et on rรฉpond : de maniรจre inhabituelle - ce 'ร  la maniรจre' dont parle Rava signifie : ร  la maniรจre dont on frotte en semaine, sans changement, [ce qui est interdit] ร  cause de l'arrachage des poils ; mais de maniรจre inhabituelle, par exemple en tenant le caillou avec deux doigts, c'est permis.
ืื ื™ืฉ ืžืงื•ื ืงื‘ื•ืข ืœื‘ื”"ื› ืฉืื ื™ืฉืชื™ื™ืจื• ืœื• ืขืจื‘ื™ืช ื™ืงื ื— ื‘ื”ื ืฉื—ืจื™ืช ืžื›ื ื™ืก ืฉื ืžืœื ื™ื“:
S'il y a un endroit fixe pour les toilettes - car s'il lui en reste le soir, il s'essuiera avec le matin : il y fait entrer plein la main.
ื›ื”ื›ืจืข ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื”ืžื›ืจื™ืข ื›ืื’ื•ื– ื ืคื™ืฉ ืžื›ื–ื™ืช ื•ื–ื•ื˜ืจ ืžื›ื‘ื™ืฆื”:
Comme le hekhra - selon la mesure intermรฉdiaire (makhria) : comme une noix, qui est plus grande qu'une olive et plus petite qu'un ล“uf.
ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ืžืœืื›ืชื” ืœืื™ืกื•ืจ ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ:
Un petit mortier - son usage est pour un interdit, il est interdit de le dรฉplacer.
ื•ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ ืงื ื•ื— ื”ืžืขื™ื“ ืฉืขืฉื•ื™ื” ืœื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœื” ืœืงื™ื ื•ื—:
Et s'il y a sur elle un tรฉmoin - une trace d'essuyage qui tรฉmoigne qu'elle est faite pour cela : il est permis de la dรฉplacer pour l'essuyage.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ืืกื•ืจ ืœืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื”ื ืฆืจืš ืœืคื ื•ืช ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื”ืฉืจืช ื ื™ืžื™ืŸ ื•ื"ืช ื•ื”ื ืจื‘ื ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืกื‘ืจ ื›ืจ"ืฉ ื‘ืกืค"ื‘ ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื’.) ื•ื›ื”"ื’ ืคืจื™ืš ืœืงืžืŸ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืกืจ ืžืฉื•ื ื”ืฉืจืช ื ื™ืžื™ืŸ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื›ื ื‘ืžืฉืžื•ืฉ ืฆืจื•ืจ ื”ื•ื™ ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื”:
Il est interdit de frotter avec un caillou - Le Kountras a expliquรฉ : celui qui a besoin d'aller ร  la selle et ne le peut pas, c'est interdit ร  cause de l'arrachage des poils. Et si tu demandes : pour une chose non intentionnelle (davar che-eino mitkaven), Rava suit Rabbi Chimon, ร  la fin du deuxiรจme chapitre de Beitsa (23a) ; et de maniรจre semblable on objecte plus loin ร  Rabbi Yo'hanan, qui interdit ร  cause de l'arrachage des poils ? On peut rรฉpondre : ici, en frottant avec un caillou, c'est un pessik reicha (consรฉquence inรฉvitable).
ื•ืื ืœืื• ื›ื”ื›ืจืข ื•ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื›ื’ื™ืจืกืช ืจ"ื— ื•ืื ืœืื• ื›ื”ื›ืจืข ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ืฉืœ ื‘ืฉืžื™ื ื•ื”ื›ืจืข ืคื™' ืจื’ืœ ื›ืžื• ื›ืจืขื™ ื”ืžื˜ื” ื•ื›ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื›ืžืœื ืจื’ืœ ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ืฉืœ ื‘ืฉืžื™ื:
Et sinon, comme le hekhra - Il semble ร  Rabbenou Tam [qu'il faut suivre] la version de Rabbenou 'Hananel : et sinon, comme le hekhra d'un petit mortier ร  รฉpices ; hekhra signifie pied, comme les pieds (kar'ei) du lit. C'est ainsi que l'explique le Yerouchalmi : comme plein le pied d'un petit mortier ร  รฉpices.
ืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ ืžื•ืชืจ ืžื™ืœืชื ื‘ืืคื™ ื ืคืฉื” ื”ื™ื ืคื™ืจื•ืฉ ืžื•ืชืจ ืœืงื ื— ื‘ื” ืืคื™ืœื• ื’ื“ื•ืœื” ื™ื•ืชืจ ืžื›ื‘ื™ืฆื” ืื• ืื ื™ืฉ ื”ืจื‘ื” ืžืžืœื ื”ื™ื“ ืžื•ืชืจ ืœื™ื˜ื•ืœ ื›ื•ืœืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉ ืขืœื™ื”ืŸ ืขื“ ื”ื•ื›ื ื• ื›ื•ืœืŸ:
Rav Chechet dit : s'il y a sur elle un tรฉmoin, c'est permis - c'est un enseignement indรฉpendant. Explication : il est permis de s'essuyer avec elle, mรชme si elle est plus grande qu'un ล“uf ; ou s'il y en a beaucoup, plus que plein la main, il est permis de les prendre toutes : puisqu'il y a sur elles un tรฉmoin, elles ont toutes รฉtรฉ prรฉparรฉes.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืขืฆื ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ืชืจื•ื•ื“. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ื™ ืœืขืฉื•ืช ื—ืฃ. ื–ื›ื•ื›ื™ืช ื›ื“ื™ ืœื’ืจื•ืจ ื‘ื” ืจืืฉื™ ื”ื›ืจื›ืจ. ืฆืจื•ืจ ืื• ืื‘ืŸ ื›ื“ื™ ืœื–ืจื•ืง ื‘ืขื•ืฃ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘ ืื•ืžืจ ื›ื“ื™ ืœื–ืจื•ืง ื‘ื‘ื”ืžื”. ื—ืจืก ื›ื“ื™ ืœื™ืชืŸ ื‘ื™ืŸ ืคืฆื™ื ืœื—ื‘ื™ืจื• ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ื›ื“ื™ ืœื—ืชื•ืช ื‘ื• ืืช ื”ืื•ืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ื‘ื• ืจื‘ื™ืขื™ืช ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืจืื™ื” ืœื“ื‘ืจ ื–ื›ืจ ืœื“ื‘ืจ ืฉื ืืžืจ ื™ืฉืขื™ื” ืœ ื•ืœื ื™ืžืฆื ื‘ืžื›ืชืชื• ื—ืจืก ืœื—ืชื•ืช ื‘ื• ืืฉ ืžื™ืงื•ื“ ื•ื’ื•ืžืจ. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืžืฉื ืจืื™ื” ื•ืœื—ืฉื•ืฃ ืžื™ื ืžื’ื‘ื:
Michna. Un os, de quoi faire une cuillรจre. Rav Yehouda dit : de quoi faire un 'haf. Du verre, de quoi racler avec lui les tรชtes du karkar. Un caillou ou une pierre, de quoi lancer sur un oiseau ; Rabbi Eliezer ben Yaakov dit : de quoi lancer sur une bรชte. Un tesson, de quoi le mettre entre une planche et sa voisine : paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Meir dit : de quoi y prendre du feu. Rabbi Yossi dit : de quoi y recevoir un revi'it. Rabbi Meir dit : bien qu'il n'y ait pas de preuve ร  la chose, il y a une allusion ร  la chose, car il est dit (Isaie 30) : et on ne trouvera pas dans ses dรฉbris un tesson pour prendre du feu au foyer, etc. Rabbi Yossi lui dit : de lร  il y a une preuve : et pour puiser de l'eau ร  la citerne.
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ื™ืฉ ืžืงื•ื ืงื‘ื•ืข ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืžื›ื ื™ืก ืžืœื ื”ื™ื“ ื•ืื ืœืื• ื›ื”ื›ืจืขืช ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ืฉืœ ื‘ืฉืžื™ื ืคื™' ืจืืฉื• ืฉืœ ื‘ื•ื›ื ื ืฉื“ื›ื™ืŸ ื‘ื• ื”ื‘ื•ืฉื ื•ืคื™ืจืฉื• ื‘ืชืœืžื•ื“ ืืจืฅ ื™ืฉืจืืœ ืžืœื ืจื’ืœ ืžื“ื•ื›ื” ืงื˜ื ื” ื"ืจ ืฉืฉืช ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ ืžื•ืชืจ ืคื™' ืืคื™' ืื‘ืŸ ื’ื“ื•ืœื” ื™ื•ืชืจ ืžื›ื‘ื™ืฆื” ืื• ืื ื™ืฉ ืœืคื ื™ื• ื”ืจื‘ื” ืื‘ื ื™ื ื™ื•ืชืจ ืžืžืœื ื”ื™ื“ ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ ื›ืœื•ืžืจ ืฉืงื™ื ื•ื— ื ื™ื›ืจ ื‘ื• ื•ืžืขื™ื“ ืฉื›ื‘ืจ ืงื ื— ื‘ื• ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื›ื•ืœืŸ ืฉื›ื‘ืจ ื”ื•ื›ื ื•. ื"ืœ ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื™ืจื“ื• ืขืœื™ื”ืŸ ื’ืฉืžื™ื ื•ื ืฉื˜ืฉื˜ืฉื• ื›ืœื•ืžืจ ื•ื”ืขื‘ื™ืจ ืืช ื”ืงื™ื ื•ื— ืžื”ื•. ืืžืจ ืœื™ื” ืื ืจื™ืฉื•ืžื• ื ื™ื›ืจ ืžื•ืชืจ. ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื” ื‘ืจ ืฉื™ืœื ืžืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื”ื• ืœื”ืขืœื•ืชืŸ ืื—ืจื™ื• ืœื’ื’. ื"ืœ ื’ื“ื•ืœ ื›ื‘ื•ื“ ื”ื‘ืจื™ื•ืช ืฉื“ื•ื—ื” ืืช ืœื ืชืขืฉื” ืฉื‘ืชื•ืจื” ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืกื•ืจ ืœืคื ื•ืช ื‘ืฉื“ื” ื ื™ืจ ื‘ืฉื‘ืช ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื” ื“ืืžืจ ืจื‘ื” ื”ื™ืชื” ื’ื•ืžื ื•ื˜ืžืžื” ื‘ื‘ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื‘ื•ื ื” ื‘ืฉื“ื” ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื—ื•ืจืฉ. ืืžืจ ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ืฆืจื•ืจ ืฉืขืœื• ื‘ื• ืขืฉื‘ื™ื ืžื•ืชืจ ืœืงื ื— ื‘ื•. ื•ื”ืชื•ืœืฉ ืžืžื ื• ื‘ืฉื‘ืช ื—ื™ื™ื‘ ื—ื˜ืืช. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืกื•ืจ ืœืงื ื— ื‘ื—ืจืก ืžืฉื•ื ืกื›ื ื” ื"ื  ืžืฉื•ื ื›ืฉืคื™ื. ื›ื™ ื”ื ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ื•ื• ืงื ืื–ืœื™ ื‘ืืจื‘ื ืืžืจื” ืœื”ื• ื”ื”ื•ื ืžื˜ืจื•ื ื™ืชื ืื•ืชื‘ืŸ ื‘ื”ื“ื™ื™ื›ื•. ืœื ืื•ืชื‘ื•ื”. ืืžืจื” ืžื™ืœืชื ืืกืจืชื” ืœื”ื”ื•ื ืืจื‘ื. ืืžืจื• ืื™ื ื”ื• ืžื™ืœืชื ืฉืจื™ื•ื”. ืืžืจื” ืžืื™ ืื™ืขื‘ื™ื“ ืœื›ื• ื“ืœื ืžืงื ื—ื™ืชื• ืœื›ื• ื‘ื—ืกืคื ื•ืœื ืงื˜ืœื™ืชื• ื›ื™ื ื ืืžื ื ื•ืœื ืื›ืœื™ืชื• ืžื›ื™ืฉื ื“ืืกืจ ื’ื™ื ืื”. ื”ื™ื• ืœืคื ื™ื• ืฆืจื•ืจ ื•ื—ืจืก ืžืงื ื— ื‘ื—ืจืก ื•ืื™ื ื• ืžืงื ื— ื‘ืฆืจื•ืจ ื•ื“ื•ื•ืงื ื‘ื—ืจืก ื“ืื•ื’ื ื™ ื›ืœื™ื. ื”ื™ื• ืœืคื ื™ื• ืฆืจื•ืจ ื•ืขืฉื‘ื™ื ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื ื—ื“ ืืžืจ ืžืงื ื— ื‘ืฆืจื•ืจ ื•ืื™ืŸ ืžืงื ื— ื‘ืขืฉื‘ื™ื ื•ื—ื“ ืืžืจ ืžืงื ื— ื‘ืขืฉื‘ื™ื ื•ืื™ื ื• ืžืงื ื— ื‘ืฆืจื•ืจ. ื•ื“ื•ืงื ื‘ืขืฉื‘ื™ื ืœื—ื™ืŸ ืื‘ืœ ืขืฉื‘ื™ืŸ ื™ื‘ื™ืฉื™ื ืžืฉื™ืจื™ืŸ ืืช ื”ืฉื™ื ื™ื. ืื™ืชืžืจ ื”ืฆืจื™ืš ืœืคื ื•ืช ื•ืื™ื ื• ื ืคื ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ื™ื ื ื—ื“ ืืžืจ ืจื•ื— ืจืขื” ืฉื•ืจื” ืขืœื™ื• ื•ื—ื“ ืืžืจ ืจื•ื— ื–ื•ื”ืžื ืฉื•ืจื” ืขืœื™ื•. ืื™ืชืžืจ ื”ืฆืจื™ื“ ืœืคื ื•ืช ื•ืื•ื›ืœ ื“ื•ืžื” ืœืชื ื•ืจ ืฉื”ืกื™ืงื•ื”ื• ืขืœ ื’ื‘ื™ ืืคืจื• ื•ื–ื• ื”ื™ื ืชื—ืœืช ืจื™ื— ื”ืคื”. ืื›ืœ ื•ืœื ืฉืชื” ืื›ื™ืœืชื• ื“ื ื•ื–ื• ื”ื™ื ืชื—ืœืช ื—ื•ืœื™ ืžืขื™ื™ื. ืื›ืœ ื•ืœื ื”ืœืš ื“' ืืžื•ืช ืื›ื™ืœืชื• ืžืจืงื‘ืช ื•ื–ื• ื”ื™ื ืชื—ืœืช ืจื™ื— ืจืข. ืจื—ืฅ ื•ืœื ืกืš ืชื—ืœื” ื“ื•ืžื” ืœื–ื•ืœืฃ ืžื™ื ืขืœ ื’ื‘ื™ ื—ื‘ื™ืช. ืจื—ืฅ ื‘ื—ืžื™ืŸ ื•ืœื ืฉืชื” ืžื”ืŸ ื“ื•ืžื” ืœืชื ื•ืจ ืฉื”ืกื™ืงื•ื”ื• ื‘ื—ื•ืฅ ื•ืœื ื”ืกื™ืงื•ื”ื• ื‘ืคื ื™ื. ืจื—ืฅ ื‘ื—ืžื™ืŸ ื•ืœื ื ืฉืชื˜ืฃ ื‘ืฆื•ื ืŸ ื“ื•ืžื” ืœื‘ืจื–ืœ ืฉื”ื›ื ื™ืกื•ื”ื• ืœืื•ืจ ื•ืœื ื”ื›ื ื™ืกื•ื”ื• ืœืžื™ื. ื”ื ืฆืจืš ืœืคื ื•ืช ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืคื ื•ืช ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ื™ืขืžื•ื“ ื•ื™ืœืš ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื•ื™ืฉื‘ ื•ื™ืขืžื•ื“ ื•ื™ืœืš ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื•ื™ืฉื‘ ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื ืืžืจ ื™ืžืฉืžืฉ ื‘ืฆืจื•ืจ ื‘ืื•ืชื• ืžืงื•ื. ืจื‘ ื—ื ืŸ ืžื ื”ืจื“ืขื ืืžืจ ื™ืกืชืœืง ืœืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ืจื‘ื ืŸ ืืžืจื™ ื™ืกื™ื— ื“ืขืชื• ืžื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื. ืืžืจ ืจ' ื™ืจืžื™ื” ืžื“ื™ืคืชื™ ืื ื ื—ื–ื™ืชื™ื” ืœื”ื”ื•ื ื˜ื™ื™ืขื ื“ืงื ื•ื™ืชื™ื‘ ื•ืงื ื•ื™ืชื™ื‘ ืขื“ ื“ืฉืคื™ืš ื›ืงื“ื™ืจื”: ืช"ืจ ื”ื ื›ื ืก ืœืกืขื•ื“ืช ืงื‘ืข ืฆืจื™ืš ืฉื™ื‘ื“ื•ืง ืืช ืขืฆืžื• ื›ื™ืฆื“ ื™ืขืฉื” ืžื”ืœืš ืขืฉืจื” ืคืขืžื™ื ืฉืœ ื“' ื“' ืคืกื™ืขื•ืช ืื• ืืจื‘ืข ืคืขืžื™ื ืฉืœ ืขืฉืจ ืขืฉืจ ืคืกื™ืขื•ืช ื•ื ืคื ื” ื•ื ื›ื ืก ื•ื™ืฉื‘ ืœืžืงื•ืžื•: ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ื”ืžื•ืฆื™ื ื™ื™ืŸ
Rabbi Yanai dit : s'il y a un endroit fixe pour les toilettes, on fait entrer plein la main ; sinon, comme le hekhra d'un petit mortier ร  รฉpices. Explication : la tรชte du pilon avec lequel on broie les aromates ; et on l'a expliquรฉ dans le Talmud de la terre d'Israรซl : plein le pied d'un petit mortier. Rav Chechet dit : s'il y a sur elle un tรฉmoin, c'est permis. Explication : mรชme une pierre plus grande qu'un ล“uf, ou s'il y a devant lui beaucoup de pierres, plus que plein la main : s'il y a sur elle un tรฉmoin, c'est-ร -dire que l'essuyage y est reconnaissable et tรฉmoigne qu'on s'est dรฉjร  essuyรฉ avec, il est permis de les dรฉplacer toutes, car elles ont dรฉjร  รฉtรฉ prรฉparรฉes. Abaye dit ร  Rav Yosef : si des pluies sont tombรฉes sur elles et [les traces] ont รฉtรฉ effacรฉes, c'est-ร -dire [la pluie] a enlevรฉ l'essuyage, qu'en est-il ? Il lui dit : si leur marque est reconnaissable, c'est permis. Rabba bar Chila demanda ร  Rav 'Hisda : peut-on les monter aprรจs soi sur le toit ? Il lui dit : grande est la dignitรฉ humaine (kevod habriyot), qui repousse un interdit (lo taasse) de la Torah. Rav Houna dit : il est interdit de se soulager dans un champ labourรฉ le Chabbat, ร  cause [de l'enseignement] de Rabba, car Rabba a dit : s'il y avait un trou et qu'on l'a bouche, dans une maison on est coupable au titre de construire (boneh), dans un champ on est coupable au titre de labourer (horech). Rech Lakich dit : un caillou sur lequel ont poussรฉ des herbes, il est permis de s'essuyer avec ; et celui qui en arrache le Chabbat est passible d'un sacrifice expiatoire ('hatat). Rabbi Yo'hanan dit : il est interdit de s'essuyer avec un tesson ร  cause du danger, ou bien ร  cause de la sorcellerie. Comme dans ce rรฉcit : Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna voyageaient en bateau. Une matrone leur dit : faites-moi asseoir avec vous. Ils ne la firent pas asseoir. Elle prononรงa une parole et immobilisa le bateau. Eux prononcรจrent une parole et le dรฉliรจrent. Elle dit : que puis-je vous faire, puisque vous ne vous essuyez pas avec un tesson, vous ne tuez pas de pou sur vos vรชtements et vous ne mangez pas de lรฉgume que le jardinier a liรฉ [en botte] ? S'il y avait devant lui un caillou et un tesson, il s'essuie avec le tesson et ne s'essuie pas avec le caillou ; et seulement avec un tesson provenant des bords d'ustensiles. S'il y avait devant lui un caillou et des herbes : Rav 'Hisda et Rav Hamnouna [discutent] ; l'un dit : il s'essuie avec le caillou et ne s'essuie pas avec les herbes ; l'autre dit : il s'essuie avec les herbes et ne s'essuie pas avec le caillou. Et seulement avec des herbes humides, car les herbes sรจches arrachent les chairs [de l'orifice]. Il a รฉtรฉ dit : celui qui a besoin de se soulager et ne se soulage pas : Rav 'Hisda et Ravina [discutent] ; l'un dit : un mauvais esprit repose sur lui ; l'autre dit : un esprit de souillure (zouhama) repose sur lui. Il a รฉtรฉ dit : celui qui a besoin de se soulager et mange est comparable ร  un four qu'on a allumรฉ sur ses cendres, et c'est le dรฉbut de la mauvaise haleine. Celui qui a mangรฉ sans boire, sa nourriture est du sang, et c'est le dรฉbut des maladies des intestins. Celui qui a mangรฉ sans marcher quatre coudรฉes, sa nourriture pourrit, et c'est le dรฉbut de la mauvaise odeur. Celui qui s'est lavรฉ sans s'oindre est comparable ร  qui verse de l'eau sur un tonneau. Celui qui s'est lavรฉ ร  l'eau chaude sans en boire est comparable ร  un four qu'on a chauffรฉ dehors sans le chauffer dedans. Celui qui s'est lavรฉ ร  l'eau chaude sans se rincer ร  l'eau froide est comparable ร  du fer qu'on a mis au feu sans le mettre dans l'eau. Celui qui a besoin de se soulager et ne le peut pas : Rav 'Hisda dit : qu'il se lรจve, marche quatre coudรฉes et s'asseye, se lรจve, marche quatre coudรฉes et s'asseye. Rav Hamnouna dit : qu'il frotte avec un caillou ร  cet endroit. Rav 'Hanan de Nehardea dit : qu'il se tourne sur les cรดtรฉs. Les Rabbanan disent : qu'il dรฉtourne son esprit vers d'autres sujets. Rabbi Yirmeya de Difti dit : moi, j'ai vu un Arabe (tayya) qui se levait et s'asseyait, se levait et s'asseyait, jusqu'ร  ce qu'il se vide comme une marmite. Les Sages ont enseignรฉ : celui qui se rend ร  un repas fixe doit s'examiner. Comment fait-il ? Il marche dix fois quatre pas, ou quatre fois dix pas, se soulage, entre et s'assied ร  sa place. Hadran alakh Hamotsi Yayin (nous reviendrons ร  toi, chapitre Hamotsi Yayin).
๐Ÿ’ก Explication

Payis : motte de terre friable ; elle ne sert pas ร  l'essuyage, elle reste donc mouktsé.

Rava interdit de frotter avec un caillou pour provoquer l'รฉvacuation, ร  cause de l'arrachage des poils. Mar Zoutra objecte que se retenir est dangereux ; on prรฉcise : on le fait kilahar yad, de maniรจre inhabituelle (caillou tenu entre deux doigts).

Rabbi Yanai : si les toilettes ont un endroit fixe, on prend plein la main, le surplus servira plus tard ; sinon, une pierre de taille moyenne. Rav Chechet : une pierre qui porte une trace d'usage (ed, tรฉmoin) est dรฉsignรฉe pour cela et peut รชtre dรฉplacรฉe.

8
ืžื™ืชื™ื‘ื™? ืขืฉืจื” ื“ื‘ืจื™ื ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืืช ื”ืื“ื ืœื™ื“ื™ ืชื—ืชื•ื ื™ื•ืช, ื•ืืœื• ื”ืŸ: ื”ืื•ื›ืœ ืขืœื™ ืงื ื™ื, ื•ืขืœื™ ื’ืคื ื™ื, ื•ืœื•ืœื‘ื™ ื’ืคื ื™ื, ื•ืžื•ืจื™ื’ื™ ื‘ื”ืžื” ื‘ืœื ืžืœื—, ื•ืฉื“ืจื• ืฉืœ ื“ื’, ื•ื“ื’ ืžืœื™ื— ืฉืœื ื‘ื™ืฉืœ ื›ืœ ืฆื•ืจื›ื•, ื•ื”ืฉื•ืชื” ืฉืžืจื™ ื™ื™ืŸ, ื•ื”ืžืงื ื— ื‘ืกื™ื“, ื•ื‘ื—ืจืกื™ืช, ื•ื”ืžืงื ื— ื‘ืฆืจื•ืจ ืฉืงื™ื ื— ื‘ื• ื—ื‘ืจื•. ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื: ืืฃ ื”ืชื•ืœื” ืขืฆืžื• ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื. ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื ื‘ืœื—, ื”ื ื‘ื™ื‘ืฉ. ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื›ืืŸ ืžืฆื“ ืื—ื“, ื•ื›ืืŸ ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ. ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื”ื ื“ื™ื“ื™ื”, ื”ื ื“ื—ื‘ืจื™ื”.

On objecte : dix choses amรจnent l'homme aux hรฉmorroรฏdes (ta'htoniyot), et les voici : celui qui mange des feuilles de roseaux, des feuilles de vigne, des vrilles de vigne, les parties rugueuses (morigei) d'une bรชte sans sel, l'รฉpine dorsale d'un poisson, un poisson salรฉ qui n'a pas รฉtรฉ assez cuit ; celui qui boit la lie du vin ; celui qui s'essuie avec de la chaux, avec de l'argile ร  potier ('harsit), et celui qui s'essuie avec un caillou avec lequel son prochain s'est essuyรฉ. Certains disent : aussi celui qui se tient suspendu aux toilettes. - Il n'y a pas de difficultรฉ : ici [il s'agit d'une pierre] humide, lร  d'une [pierre] sรจche.

Et si tu veux, dis : ici d'un seul cรดtรฉ, lร  des deux cรดtรฉs. Et si tu veux, dis : l'une est la sienne, l'autre celle de son prochain.

๐Ÿ“œ Rachi (8)
ืชื—ืชื•ื ื™ื•ืช ืคื™ื’"ืฉ:
Ta'htoniyot - [en vieux franรงais] fics.
ืœื•ืœื‘ื™ ื’ืคื ื™ื ืื•ืชืŸ ืคื™ืฆื•ืœื™ืŸ ื”ื’ื“ืœื™ืŸ ื‘ื’ืคืŸ ื•ืงื•ืจื™ืŸ ื•ื•ื“ื™ืœ"ืฉ:
Vrilles de vigne - ces ramifications qui poussent sur la vigne, qu'on appelle [en vieux franรงais] vedils.
ืžื•ืจื™ื’ื™ ื‘ื”ืžื” ื›ืœ ื‘ืฉืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื‘ื”ืžื” ื”ืขืฉื•ื™ ื›ืžื•ืจื’ ืฉื”ื•ื ืคื’ื•ื ื•ื—ืจื•ืงื” ื›ืžื•ืจื’ ื—ืจื•ืฅ ื—ื“ืฉ ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ื”ื‘ืฉืจ ื—ืœืง ื›ื’ื•ืŸ ืงืœื™ืคืช ื”ืœืฉื•ืŸ ื•ื›ื’ื•ืŸ ื”ื—ื™ืš ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื›ืžื™ืŸ ืงื•ืฆื™ืŸ ื•ื›ืคื’ื™ืžื•ืช ื•ื›ื‘ื™ืช ื”ื›ื•ืกื•ืช:
Morigei d'une bรชte - toute chair de la bรชte faite comme un morag (herse ร  battre), c'est-ร -dire รฉbrรฉchรฉe et dentelรฉe comme 'un morag tranchant, neuf' ; autrement dit, tout endroit oรน la chair n'est pas lisse, comme l'รฉcorce de la langue, le palais qui a comme des รฉpines et des entailles, et le bonnet (beit hakossot).
ืฉืงื™ื ื— ื‘ื• ื—ื‘ื™ืจื• ืืกื™ื“ ื•ืื—ืจืกื™ืช ื ืžื™ ืงืื™:
Avec lequel son prochain s'est essuyรฉ - cela se rapporte aussi ร  la chaux et ร  l'argile.
ื”ืชื•ืœื” ืฉืื™ื ื• ื™ื•ืฉื‘ ืืœืžื ืงื™ื ื— ื‘ื• ื—ื‘ืจื• ืœื ื—ื–ื™ ืœืงื™ื ื•ื— ื•ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ ืœืขื™ืœ ืื ื™ืฉ ืขืœื™ื” ืขื“ ืžื•ืชืจ:
Celui qui se tient suspendu - qui ne s'assied pas. On voit donc qu'un [caillou] avec lequel son prochain s'est essuyรฉ n'est pas apte ร  l'essuyage, alors que Rav Chechet a dit plus haut : s'il y a sur elle un tรฉmoin, c'est permis.
ืœื— ืœื ื—ื–ื™ ื™ื‘ืฉ ื—ื–ื™:
Humide - elle n'est pas apte ; sรจche - elle est apte.
ืžืฆื“ ืื—ื“ ื‘ืื•ืชื• ืฆื“ ืฉืงื™ื ื— ื‘ื• ื—ื‘ื™ืจื• ืœื ื—ื–ื™ ืœืงื™ื ื•ื— ืื‘ืœ ื‘ืฆื“ ืฉื ื™ ื—ื–ื™:
D'un seul cรดtรฉ - du cรดtรฉ mรชme avec lequel son prochain s'est essuyรฉ, elle n'est pas apte ร  l'essuyage, mais de l'autre cรดtรฉ elle est apte.
ื“ื™ื“ื™ื” ืฉื”ื™ื” ืงื™ื ื•ื— ืฉืขืœื™ื” ืฉืœื•:
La sienne - la trace d'essuyage qui est sur elle รฉtait la sienne.
๐Ÿ’ก Explication

Objection contre Rav Chechet : une baraita compte parmi les causes d'hรฉmorroรฏdes le fait de s'essuyer avec une pierre dรฉjร  utilisรฉe par autrui. Une telle pierre ne serait donc pas apte, et resterait mouktsé.

Trois rรฉponses : la baraita parle d'une pierre humide ; ou du mรชme cรดtรฉ ; ou de la pierre d'autrui. Rav Chechet parle d'une pierre sรจche, de l'autre cรดtรฉ, ou de sa propre pierre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pierre dรฉjร  utilisรฉe : permise (Rav Chechet) ou dangereuse (baraita) ?Rav Chechetpierre avec 'tรฉmoin' -> permiseBaraita des 10 chosespierre d'un autre -> hรฉmorroรฏdesTrois rรฉponses de la Guemara1. Humide / sechumide : interditsec : permis2. Un cรดtรฉ / deux cรดtรฉsmรชme cรดtรฉ : interditautre cรดtรฉ : permis3. Sienne / d'autruid'autrui : interditla sienne : permise
Conciliation entre Rav Chechet et la baraita des dix choses.
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ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ื™ืจื“ื• ืขืœื™ื” ื’ืฉืžื™ื ื•ื ื˜ืฉื˜ืฉื• ืžื”ื•? ืืžืจ ืœื™ื”: ืื ื”ื™ื” ืจื™ืฉื•ืžืŸ ื ื™ื›ืจ โ€” ืžื•ืชืจ.

Abaye dit ร  Rav Yosef : si des pluies sont tombรฉes sur elle et [les traces] ont รฉtรฉ effacรฉes, qu'en est-il ? Il lui dit : si leur marque est reconnaissable, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื ืฉื˜ืฉื˜ืฉื• ืื•ืชื• ืขื“:
Et ont รฉtรฉ effacรฉes - ce tรฉmoin.
ืžื”ื• ืžื™ ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื™ื—ื•ื“ ื“ื™ื“ื”ื• ืื• ืœื:
Qu'en est-il - leur dรฉsignation est-elle annulรฉe ou non ?
ืื™ ืจืฉื•ืžื• ื ื™ื›ืจ ืžื•ืชืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืื™ืก ืœื ื—ื–ื™ ืœื‘ืฉืžื™ื ื•ืœื ืžื™ื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ืžื‘ื™ืช ื”ื›ืกื:
Si sa marque est reconnaissable, c'est permis - puisqu'elle est rรฉpugnante, elle ne convient pas aux aromates, et on ne l'รดte pas de [son usage pour] les toilettes.
๐Ÿ’ก Explication

La pluie a partiellement effacรฉ la trace. Rav Yosef : tant qu'une marque reste visible, la pierre garde sa dรฉsignation ; personne ne la reprendra pour un autre usage (comme un pilon ร  aromates).

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ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ืฉื™ืœื ืžืจื‘

Rabba bar Rav Chila demanda ร  Rav [...]

๐Ÿ’ก Explication

La question se poursuit au daf suivant (81b) : peut-on monter ces pierres sur le toit ? Rav 'Hisda rรฉpond par le principe de kevod habriyot (dignitรฉ humaine).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).