Shabbat 84b โ€” La natte et le midras ; la plate-bande de cinq semences

Shabbat 84b

Sougya : Le daf achรจve la discussion sur le midras (impuretรฉ par pression du zav). Une baraita tire par kal va-homer que la natte (mapats), impure pour le zav, l'est aussi pour le mort.

R. Ila objecte que la natte n'a pas de purification au mikve ; R.

Hanina rรฉpond qu'il suffit que son espรจce en ait une, et justifie cette position par deux versets. Rava apporte une autre source pour dire que le kli hรจres ne reรงoit pas le midras : le couvercle scellรฉ (tsamid patil).

Puis commence la mishna de la plate-bande de six tefahim oรน l'on sรจme cinq espรจces sans enfreindre les kilayim, avec l'allusion au verset de Yechaya que Rav Yehouda explique.

La natte : d'oรน vient son impuretรฉ du mort ?Kal va-homer (baraita)petites cruches : pures pour le zav, impures pour le mortnatte : impure pour le zav => ร  fortiori impure pour le mortQuestion de R. Ilala natte n'a pas de purification au mikve : pourquoi midras ?Rรฉponse de R. Haninason espรจce (le bois) se purifie au mikve : cela suffitร‰change vifQue le Misรฉricordieux nous prรฉserve de cette opinion !Verset 1 (Vayikra 15,5)SA couche : comparรฉe au zav=> doit se purifier comme luiVerset 2 (Vayikra 15,4)TOUTE couche=> inclut ce qui ne se purifie pasConciliation : il suffit que l'espรจce ait une purification
ร‰tapes de la discussion sur la natte, de la baraita au rรจglement par les deux versets.
La plate-bande (arouga) de 6 x 6 tefahim selon RachiEABCD3 tefahim6 tefahim6 tefahimA B C D : les quatre cรดtรฉschaque rangรฉe remplit tout le cรดtรฉjusque prรจs du coinAux coins : rangรฉes prochespas de souci : direction diffรฉrente(nord-sud / est-ouest) = hekeraE : un seul grain au centre3 tefahim de chaque cรดtรฉ= 1,5 + 1,5 d'aspiration (yenika)Tossefot : chaque semenceau milieu de son cรดtรฉ
Disposition des cinq semences selon Rachi. Tossefot placent les semences des cรดtรฉs au milieu de chaque cรดtรฉ.
1
ื•ื“ื™ืŸ ื”ื•ื: ื•ืžื” ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืฉื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื‘ื–ื‘ โ€” ื˜ืžืื™ื ื‘ืžืช, ืžืคืฅ ืฉื˜ืžื ื‘ื–ื‘, ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื˜ืžื ื‘ืžืช?! ื•ืืžืื™, ื”ื ืœื™ืช ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื”! ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืฉืื ื™ ื”ืชื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ื›ื ื‘ืžื™ื ื•.

Et c'est un raisonnement [ร  fortiori] : si de petites cruches, qui sont pures ร  l'รฉgard du zav, sont impures par le mort, une natte, qui est impure par le zav, n'est-il pas logique qu'elle soit impure par le mort ?! โ€” Mais pourquoi [la natte est-elle impure par le zav] ? Elle n'a pourtant pas de purification dans un mikve !

Rabbi Hanina lui dit : Lร -bas c'est diffรฉrent, puisqu'il y a [une purification] dans son espรจce.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื•ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื•ืžื” ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืฉืœ ื—ืจืก ืฉื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื‘ื–ื‘ ืฉืื™ื ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืขืœ ื™ื“ื• ื‘ืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ื“ืœืžื“ืจืก ืœื ื—ื–ื• ื“ืื™ืŸ ืขืฉื•ื™ื™ืŸ ืœื™ืฉื™ื‘ื” ื•ืขื•ื“ ืฉื”ืŸ ืฉืœ ื—ืจืก ื•ื‘ืžื’ืข ืœื ืœื˜ืžืื• ื“ืื™ืŸ ืžื˜ืžืื•ืช ืืœื ืžืื•ื™ืจืŸ ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื›ื ื™ืก ืืฆื‘ืขื• ืœืชื•ื›ืŸ ืžืคื ื™ ืฉืคื™ื”ืŸ ืฆืจ ื•ื‘ื”ื™ืกื˜ ืœื ื“ืืคืงื™ื” ืจื—ืžื ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื ื’ื™ืขื” ื“ื›ืœ ืฉืื™ื ื• ืžื˜ืžื ื‘ืžื’ืข ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ื‘ื”ื™ืกื˜ ื•ื‘ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื›ื“:) ืืžืจ ื ืžื™ ื”ื›ื™ ืœื’ื‘ื™ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉื ืืช ืฉื‘ื ืœื›ืœืœ ืžื’ืข ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžืฉื ืืข"ืค ืฉืืคืฉืจ ืœื™ื’ืข ื‘ื—ื•ื˜ ื”ืฉืขืจื” ื•ืชื ื™ื ื‘ืช"ื› ื“ืฉื™ืขืจ ื”ื–ื‘ ืžื˜ืžื ื”ื "ืž ื›ืœื™ ื”ืจืื•ื™ ืœื ื’ื™ืขืช ื‘ืฉืจื• ื•ืœื”ื›ื™ ืืคืงื™ื” ืจื—ืžื ื ื‘ืœืฉื•ืŸ ื ื’ื™ืขืช ื‘ืฉืจ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื•ื™ืงืจื ื˜ืดื•:ื–ืณ) ื•ื”ื ื•ื’ืข ื‘ื‘ืฉืจ ื”ื–ื‘:
Et c'est un raisonnement : si de petites cruches โ€” de terre cuite, qui sont pures ร  l'รฉgard du zav, c'est-ร -dire qu'elles ne deviennent impures par lui d'aucune impuretรฉ. Par le midras, non, car elles ne conviennent pas : elles ne sont pas faites pour s'asseoir ; de plus elles sont en terre cuite. Par le contact non plus, car [les ustensiles de terre cuite] ne s'impurifient que par leur espace intรฉrieur, et il ne peut pas introduire son doigt ร  l'intรฉrieur, parce que leur ouverture est รฉtroite. Par le dรฉplacement (hesset) non plus, car la Torah l'a exprimรฉ en termes de contact : tout ce qui ne s'impurifie pas par le contact ne s'impurifie pas par le dรฉplacement. Au chapitre Haor vehaRotev (Chullin 124b) on dit de mรชme, ร  propos de l'impuretรฉ du port (massa) : ce qui entre dans la catรฉgorie du contact entre dans la catรฉgorie du port. Et bien qu'il soit possible de [les] toucher avec un cheveu, et qu'il soit enseignรฉ dans le Torat Kohanim que le cheveu du zav rend impur, cela ne vaut que pour un ustensile apte au contact de sa chair ; c'est pourquoi la Torah l'a exprimรฉ en termes de contact de la chair, comme il est รฉcrit (Vayikra 15,7) : et celui qui touche la chair du zav.
ื˜ืžืื™ืŸ ื‘ืžืช ื‘ืื”ืœ ื”ืžืช ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื™ืดื˜:ื˜ืดื•) ื•ื›ืœ ื›ืœื™ ืคืชื•ื—:
Impures par le mort โ€” dans la tente du mort, comme il est รฉcrit (Bamidbar 19,15) : et tout ustensile ouvert.
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Une natte, qui est impure par le zav โ€” car elle convient pour se coucher, et il est รฉcrit : et toute couche, etc. C'est de lร  que nous apprenons ailleurs (Nidda 49b) que tout ce qui s'impurifie par le midras s'impurifie de l'impuretรฉ du mort, mรชme les ustensiles de bois plats.
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Et pourquoi โ€” est-elle impure par le zav, de l'impuretรฉ de midras ?
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Mais elle n'a pas de purification dans un mikve โ€” car l'immersion est รฉcrite dans la section des reptiles (cheratsim) et dans la section de Midian, et pour les ustensiles qui y sont รฉcrits nous apprenons l'immersion ; mais les ustensiles de bois plats, qui n'y sont pas รฉcrits ร  l'รฉgard de l'impuretรฉ, nous ne leur appliquons pas l'immersion, et ils n'ont pas de purification dans un mikve, puisqu'elle n'est pas รฉcrite pour eux ; de mรชme que l'aliment et la boisson n'ont pas de purification dans un mikve, parce que la Torah ne nous a pas enseignรฉ d'immersion pour eux.
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืื™ื›ื ื‘ืžื™ื ื• ื™ืฉ ื‘ื›ืœื™ ืขืฅ ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื” ื›ื’ื•ืŸ ืžืงื‘ืœื™ื:
Lร -bas c'est diffรฉrent, car il y en a dans son espรจce โ€” il existe des ustensiles de bois qui ont une purification dans un mikve, comme ceux qui ont un rรฉceptacle (mekablim).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (4)
ืžื” ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืฉื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื‘ื–ื‘ ืชื™ืžื” ื“ืžืกืื” ื•ืชืจืงื‘ ื•ืชื™ื‘ื” ืฉืคืชื—ื” ืœืžืขืœื” ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ืง"ื• ื“ืœื ืžื˜ืžื ืžื“ืจืก ืžื˜ืžื ื‘ืžืช ืžืคืฅ ืฉืžื˜ืžื ืžื“ืจืก ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื˜ืžื ื‘ืžืช ื•ื™"ืœ ื“ืžื” ืœื”ื ืš ืฉื›ืŸ ื ืขืฉื™ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืžืคืฅ ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื” ืื™ื ื• ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ืงื“:) ืื‘ืœ ืงืฉื” ื“ืžืคื›ื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ืžืฆื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ืง"ื• ื“ืœื ืžื˜ืžื• ืžื“ืจืก ื›ื“ืืžืจ ื”ื›ื ื“ืžื“ืจืก ื›ืœื™ ื—ืจืก ื˜ื”ื•ืจ ื•ืžื˜ืžื ื‘ืžืช ื•ื™"ืœ ื“ื˜ืคื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืžื™ืขื‘ื“ ืง"ื• ืžืคื›ื™ื ืงื˜ื ื™ื ืฉื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืžื›ืœ ื˜ื•ืžืืช ื”ื–ื‘ ืœื’ืžืจื™ ื•ืงืฉื” ื“ื‘ืžืขื™ื™ื ื•ืช ื”ื–ื‘ ืžื ืœืŸ ื“ืœื ืžื™ื˜ืžื• ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ื“ื ื”ื™ ื“ื‘ืฉื™ืขืจ ื”ื–ื‘ ืœื ืžื™ื˜ืžื• ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ื ืจืื•ื™ ืœื ื’ื™ืขืช ื‘ืฉืจ ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืžื‘ืฉืจ ื”ื–ื‘ ื ืคืงื ื˜ื•ืžืืช ืฉื™ืขืจ ืื‘ืœ ืจื•ืงื• ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื“ื™ื ื•ื›ื™ ื™ืจื•ืง ื”ื–ื‘ ื‘ื˜ื”ื•ืจ ืคืฉื™ื˜ื ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืจืื•ื™ ืœื ื’ื™ืขืช ื‘ืฉืจ ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ืง"ื• ืžืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืžื” ืœืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืฉื›ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืžืื•ื™ืจืŸ ืชืืžืจ ื‘ืžืคืฅ ื›ื•' ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืขื‘ื™ื“ ืง"ื• ื”ื›ื™ ืžื” ื–ื‘ ื”ืงืœ ืฉืื™ืŸ ืžื˜ืžื ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืžื˜ืžื ืžืคืฅ ืžืช ื”ื—ืžื•ืจ ื“ืžื˜ืžื ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื˜ืžื ืžืคืฅ ื“ืžื” [ืœื–ื‘ ืฉื›ืŸ] ืžื˜ืžื ื‘ืžืฉื›ื‘ ื•ืžื•ืฉื‘ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืฉืืจ ื›ืœื™ื ื™ื•ื›ื™ื—ื• ืฉืื™ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืžืื•ื™ืจืŸ ื•ืžื˜ืžืื™ืŸ ื‘ืžืช ืืฃ ืื ื™ ืื‘ื™ื ืžืคืฅ ืžื” ืœืฉืืจ ื›ืœื™ื ืฉื›ืŸ ื ืขืฉื™ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืคื›ื™ืŸ ืงื˜ื ื™ื ื™ื•ื›ื™ื—ื•:
Si de petites cruches, qui sont pures par le zav โ€” ร‰tonnant : on pourrait faire le kal va-homer ร  partir d'une mesure (seah), d'un demi-seah (tarkav) et d'un coffre dont l'ouverture est en haut, qui ne s'impurifient pas par le midras et s'impurifient par le mort : une natte, qui s'impurifie par le midras, n'est-il pas logique qu'elle s'impurifie par le mort ? On peut rรฉpondre : qu'y a-t-il de propre ร  ceux-lร  ? Ils deviennent av hatouma (source primaire d'impuretรฉ), ce qui n'est pas le cas de la natte : puisqu'elle n'a pas de purification dans un mikve, elle ne devient pas av hatouma, comme il ressort du dernier chapitre d'Erouvin (104b). Mais il reste difficile : on pourrait faire le kal va-homer ร  partir des grandes cruches, qui ne s'impurifient pas par le midras, comme on le dit ici que le midras d'un ustensile de terre cuite est pur, et qui s'impurifient par le mort. On peut rรฉpondre qu'il lui est plus commode de faire le kal va-homer ร  partir des petites cruches, qui sont complรจtement pures de toute impuretรฉ du zav. Autre difficultรฉ : pour les รฉcoulements du zav, d'oรน savons-nous que les petites cruches ne s'impurifient pas ? Certes, par le cheveu du zav elles ne s'impurifient pas, parce qu'il faut [un ustensile] apte au contact de la chair, comme l'explique le Kountres, puisque l'impuretรฉ du cheveu est tirรฉe de : la chair du zav. Mais sa salive, ร  propos de laquelle il est รฉcrit explicitement : et si le zav crache sur un [homme] pur, il est รฉvident qu'elle n'exige pas [un ustensile] apte au contact de la chair. Et si tu demandes : comment fait-on le kal va-homer ร  partir des petites cruches ? Qu'y a-t-il de propre aux petites cruches ? Elles s'impurifient par leur espace intรฉrieur ; en diras-tu autant de la natte ? Et on ne peut pas dire qu'il fait le kal va-homer ainsi : si le zav, [impuretรฉ] lรฉgรจre, qui ne rend pas impures les petites cruches, rend impure la natte, le mort, [impuretรฉ] grave, qui rend impures les petites cruches, n'est-il pas logique qu'il rende impure la natte ? Car [on objecterait] : qu'y a-t-il de propre au zav ? Il rend impur par la couche et le siรจge. On peut rรฉpondre qu'on peut dire : les autres ustensiles le prouveront, qui ne s'impurifient pas par leur espace intรฉrieur et s'impurifient par le mort ; moi aussi j'amรจne la natte. Qu'y a-t-il de propre aux autres ustensiles ? Ils deviennent av hatouma. Les petites cruches le prouveront.
ืฉื˜ื”ื•ืจื™ื ื‘ื–ื‘ ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ื’ืข ื‘ืชื•ื›ื ืœืคื™ ืฉืคื™ื”ื ืฆืจ ื•ื‘ื”ื™ืกื˜ ื ืžื™ ืœื ืžื˜ืžื• ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืืช ืฉืื™ื ื• ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžื’ืข ืื™ื ื• ื‘ื ืœื›ืœืœ ื”ื™ืกื˜ ื•ื"ืช ื"ื› ื›ืœื™ ื—ืจืก ื”ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ืœื ื™ื˜ืžื ื‘ื”ื™ืกื˜ ื•ื‘ืค"ืง ื“ื ื“ื” (ื“ืฃ ื”:) ืืžืจ ืฉืื™ื ื• ื ื™ืฆื•ืœ ื‘ืžืขืช ืœืขืช ืฉื‘ื ื“ื” ื•ื‘ืค' ื”ื ื™ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื:) ื ืžื™ ืคืจื™ืš ื•ืœื™ื—ื•ืฉ ืฉืžื ืชืกื™ื˜ื ืืฉืชื• ื ื“ื” ื•ืื•ืจ"ืช ื“ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื—ืฉื™ื‘ ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžื’ืข ืœืคื™ ืฉืขื•ืžื“ ืœื™ืคืชื— ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืงื•ืœื™ืช ื ื‘ืœื” ื“ืืž' ื‘ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื›ื•:) ืžื—ื•ืกืจ ื ืงื‘ ื›ืžื—ื•ืกืจ ืžืขืฉื” ื“ืžื™ ื•ืืข"ืค ืฉื—ื™ืฉื‘ ืขืœื™ื” ืœื ื•ืงื‘ื” ืื™ืŸ ื˜ืžืื” ื‘ืžืฉื ื“ื”ืชื ืกืชืžื ืื™ื ื” ืขื•ืžื“ืช ืœื ืงื™ื‘ื” ืืœื ืข"ื™ ืžื—ืฉื‘ื” ืื‘ืœ ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ืกืชืžื• ืขื•ืžื“ ืœื™ืคืชื—:
Qui sont pures par le zav โ€” car il ne peut pas toucher leur intรฉrieur, leur ouverture รฉtant รฉtroite ; et par le dรฉplacement non plus elles ne s'impurifient pas, comme l'explique le Kountres : ce qui n'entre pas dans la catรฉgorie du contact n'entre pas dans la catรฉgorie du dรฉplacement. Et si tu demandes : s'il en est ainsi, un ustensile de terre cuite fermรฉ d'un couvercle scellรฉ (tsamid patil) ne devrait pas s'impurifier par le dรฉplacement ; or au premier chapitre de Nidda (5b) on dit qu'il n'est pas prรฉservรฉ par [la rรจgle de] l'intervalle de vingt-quatre heures de la nidda, et au chapitre Hanizakin (Guittin 61b) on objecte aussi : qu'on craigne que sa femme nidda ne les dรฉplace ! Rabbenou Tam dit : [l'ustensile fermรฉ d'un] tsamid patil est considรฉrรฉ comme entrant dans la catรฉgorie du contact, parce qu'il est destinรฉ ร  รชtre ouvert. Il ne ressemble pas ร  l'os de nevela dont on dit au chapitre Haor vehaRotev (Chullin 126b) : ce qui manque d'un percement est comme ce qui manque d'une action, et bien qu'on ait pensรฉ ร  le percer, il n'est pas impur par le port. Lร -bas, en gรฉnรฉral, il n'est pas destinรฉ ร  รชtre percรฉ, sinon par une intention, alors qu'un [ustensile] entourรฉ d'un tsamid patil est, en gรฉnรฉral, destinรฉ ร  รชtre ouvert.
ืžืคืฅ ืฉื˜ืžื ื‘ื–ื‘ ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื˜ืžื ื‘ืžืช ืžืง"ื• ื“ื”ื›ื ืงื™"ืœ ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ื“ื›ืœ ื”ืžื˜ืžื ืžื“ืจืก ืžื˜ืžื ื˜ืžื ืžืช ื•ื"ืช ื›ืœื™ ื—ืจืก ื”ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื™ื•ื›ื™ื— ืฉื˜ืžื ื‘ื–ื‘ ื“ืžื˜ืžื ื‘ื”ื™ืกื˜ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืœืขื™ืœ ื•ื˜ื”ื•ืจ ื‘ืžืช ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื™ื•ื›ื™ื— ืžืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื“ืžื” ืฉื”ื•ื ื‘ื”ื™ืกื˜ ื”ื–ื‘ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื›ืื™ืœื• ื ื’ืข ื”ื–ื‘ ื‘ืชื•ื›ื• ื›ื“ืืžืจื™' ืื™ื–ื”ื• ืžื’ืข ืฉื”ื•ื ื›ื›ื•ืœื• ื”ื•ื™ ืื•ืžืจ ื–ื” ื”ื™ืกื˜ื• ื•ื‘ืžืช ืื ื”ื™ื” ื›ื–ื™ืช ืžืžื ื• ื‘ืชื•ื›ื• ื”ื™ื” ื˜ืžื:
Une natte, qui est impure par le zav, n'est-il pas logique qu'elle soit impure par le mort โ€” c'est par le kal va-homer d'ici que nous tenons partout que tout ce qui s'impurifie par le midras s'impurifie de l'impuretรฉ du mort. Et si tu demandes : l'ustensile de terre cuite entourรฉ d'un tsamid patil le prouvera, qui est impur par le zav, puisqu'il s'impurifie par le dรฉplacement, comme je l'ai expliquรฉ plus haut, et pur ร  l'รฉgard du mort ! Rabbenou Tam dit qu'on ne peut pas dire : le tsamid patil le prouvera. Car s'il [s'impurifie] par le dรฉplacement du zav, c'est parce que c'est comme si le zav avait touchรฉ son intรฉrieur, comme nous disons : quel est son contact qui รฉquivaut ร  l'ensemble ? C'est son dรฉplacement. Et pour le mort, s'il y avait un kazayit de celui-ci ร  l'intรฉrieur, il serait impur.
ื•ื”ื ืœื™ืช ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื” ืชื™ืžื” ื“ื‘ืกื•ืฃ ื›ื™ืฆื“ ื”ืจื’ืœ (ื‘"ืง ื“ืฃ ื›ื”:) ืงืืžืจ ืขืœื” ื“ืžืคืฅ ื“ื”ื›ื ื•ืงื ืžื™ื™ืชื™ ืœื” ื‘ื™ืŸ ืœื˜ื•ืžืืช ืขืจื‘ ื‘ื™ืŸ ืœื˜ื•ืžืืช ื–' ืžื” ืฉื™ื™ืš ืœื”ื–ื›ื™ืจ ื˜ื•ืžืืช ืขืจื‘ ื•ื–' ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืœื• ื˜ื”ืจื” ืœืขื•ืœื ื•ื™"ืœ ื“ื”ืื™ ืง"ื• ืื”ื ื™ ื ืžื™ ืœืคืฉื•ื˜ื™ ื›ืœื™ ืขืฅ ื”ืžื™ื•ื—ื“ื™ื ืœืžื“ืจืก ื“ื˜ืžืื™ื ื‘ืžืช ื•ืžื™ื™ืชื™ ื”ื ืœื˜ื•ืžืืช ื–' ืื™ ื ืžื™ ื‘ืจื™ื™ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื›ืœ ืžืคืฆื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ืžืคืฅ ืขืฅ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžืคืฅ ืฉื™ืคื” ื•ื’ืžื™ ื•ื‘ืžืคืฅ ืขืฅ ืงืืžืจ ื”ืชื ื“ืžื™ื™ืชื™ ืœื™ื” ืœื˜ื•ืžืืช ืฉื‘ืขื” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื”:
Mais elle n'a pas de purification dans un mikve โ€” ร‰tonnant : ร  la fin de Keitsad haregel (Bava Kamma 25b), on parle de la natte d'ici, et on l'apporte aussi bien pour l'impuretรฉ du soir que pour l'impuretรฉ de sept jours. ร€ quoi bon mentionner l'impuretรฉ du soir et celle de sept jours, puisqu'elle n'a jamais de purification ? On peut rรฉpondre que ce kal va-homer sert aussi aux ustensiles de bois plats rรฉservรฉs au midras, qui sont impurs par le mort, et c'est pour eux qu'on l'apporte pour l'impuretรฉ de sept jours. Ou bien la baraita traite de toutes les nattes, aussi bien la natte de bois que la natte de chifa et de gomi (joncs), et c'est pour la natte de bois qu'on dit lร -bas qu'on l'apporte pour l'impuretรฉ de sept jours, car elle a une purification dans un mikve.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita (commencรฉe en 84a) cherchรฉ la source de l'impuretรฉ du mort pour la natte (mapats). Elle raisonne par kal va-homer : les petites cruches de terre cuite รฉchappent ร  toute impuretรฉ du zav (ni midras, ni contact, ni dรฉplacement) et reรงoivent pourtant l'impuretรฉ du mort ; la natte, qui reรงoit le midras, doit ร  plus forte raison la recevoir.

R. Ila revient ร  la rรจgle รฉtablie en 84a : seul un objet purifiable au mikve devient midras. Or selon Rachi un ustensile de bois plat n'a pas de purification au mikve. R. Hanina rรฉpond qu'il suffit que l'espรจce (le bois) en ait une.

2
ืืžืจ ืœื™ื”: ืจื—ืžื ื ืœื™ืฆืœืŸ ืžื”ืื™ ื“ืขืชื: ืื“ืจื‘ื”, ืจื—ืžื ื ืœื™ืฆืœืŸ ืžื“ืขืชื ื“ื™ื“ืš. ื•ื˜ืขืžื ืžืื™ โ€” ืชืจื™ ืงืจืื™ ื›ืชื™ื‘ื™. ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืื™ืฉ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื‘ืžืฉื›ื‘ื•ืด, ื•ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื›ืœ ื”ืžืฉื›ื‘ ืืฉืจ ื™ืฉื›ื‘ ืขืœื™ื• ื”ื–ื‘ ื™ื˜ืžืืด. ื”ื ื›ื™ืฆื“? ื™ืฉ ื‘ืžื™ื ื•, ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื”. ืื™ืŸ ื‘ืžื™ื ื•, ืžืงื™ืฉ ืžืฉื›ื‘ื• ืœื•.

[Rabbi Ila] lui dit : Que le Misรฉricordieux nous prรฉserve de cette opinion ! [Rabbi Hanina rรฉpondit :] Au contraire, que le Misรฉricordieux nous prรฉserve de ton opinion !

Et quelle en est la raison ? Deux versets sont รฉcrits.

Il est รฉcrit : "Et l'homme qui touchera sa couche" (Vayikra 15,5), et il est รฉcrit : "Et toute couche sur laquelle se couchera le zav sera impure" (Vayikra 15,4). Comment [les concilier] ?

S'il y a [une purification] dans son espรจce, [la couche est impure] bien qu'elle-mรชme n'ait pas de purification dans un mikve ; s'il n'y en a pas dans son espรจce, [le verset] compare sa couche ร  lui.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืจื—ืžื ื ืœื™ืฆืœืŸ ืžื”ืื™ ื“ืขืชื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื“ื™ื“ื™ื” ืœื™ื›ื ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื” ืœื ืฉืื ื™ ืžื›ืœื™ ื—ืจืก:
Que le Misรฉricordieux nous prรฉserve de cette opinion โ€” car puisque pour elle-mรชme il n'y a pas de purification dans un mikve, elle ne diffรจre pas d'un ustensile de terre cuite.
ื•ื˜ืขืžื ืžืื™ ื”ื™ื›ื ื›ืชื™ื‘ื ื“ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ื‘ืžื™ื ื• ืืข"ื’ ื“ื‘ื“ื™ื“ื™ื” ืœื™ื›ื [ืžื™ื˜ืžื ื ื™ืžื] ื”ื•ืื™ืœ ื•ืืงืฉื™ืชื™ื” ืœื–ื‘ ืขืฆืžื• ื‘ืขื™ ื“ืชื™ื”ื•ื™ ืœื™ื” ื˜ื”ืจื” ืœื“ื™ื“ื™ื”:
Et quelle en est la raison โ€” oรน est-il รฉcrit que, parce qu'il y en a dans son espรจce, bien qu'elle-mรชme n'en ait pas, [elle s'impurifie] ? Disons [plutรดt] : puisque [la Torah] l'a comparรฉe au zav lui-mรชme, il faut qu'elle-mรชme ait une purification.
ื›ืชื™ื‘ ืžืฉื›ื‘ื• ืžืงื™ืฉ ืžืฉื›ื‘ื• ืœื•:
Il est รฉcrit : sa couche โ€” [le verset] compare sa couche ร  lui.
ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ืœ ื”ืžืฉื›ื‘ ืืข"ื’ ื“ืœื ื“ืžื™ ืœื–ื‘ ื“ื”ื ืœื ื›ืชื™ื‘ ืžืฉื›ื‘ื•:
Et il est รฉcrit : et toute couche โ€” mรชme si elle ne ressemble pas au zav, puisqu'il n'est pas รฉcrit : sa couche.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux versets tirent en sens opposรฉ. Sa couche (mishkavo) รฉtablit un hekesh entre la couche et le zav : comme le zav se purifie au mikve, la couche doit รชtre purifiable. Toute couche (kol hamishkav) รฉlargit l'impuretรฉ ร  tout objet sur lequel il se couche.

R. Hanina les concilie : si l'espรจce du matรฉriau connaรฎt la purification au mikve, l'objet reรงoit le midras mรชme si lui-mรชme ne se purifie pas (natte de bois). Si l'espรจce n'en connaรฎt aucune (terre cuite), on applique le hekesh et l'objet reste pur du midras.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux versets, deux casSA couche (Vayikra 15,5)hekesh : la couche comme le zavTOUTE couche (Vayikra 15,4)inclusion largeAucune purification dans l'espรจceex. kli hรจres (terre cuite)on applique le hekeshPurification dans l'espรจceex. natte de boismรชme si elle-mรชme n'en a pasMidras : purMidras : impur
Conciliation de R. Hanina : le verset gรฉnรฉral couvre la natte de bois, le hekesh exclut la terre cuite.
3
ืจื‘ื ืืžืจ: ืžื“ืจืก ื›ืœื™ ื—ืจืก ื˜ื”ื•ืจ ืžื”ื›ื: ืดื•ื›ืœ ื›ืœื™ ืคืชื•ื— ืืฉืจ ืื™ืŸ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ืขืœื™ื•ืด, ื”ื ื™ืฉ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ืขืœื™ื• โ€” ื˜ื”ื•ืจ ื”ื•ื. ืžื™ ืœื ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื™ื—ื“ื™ื ื”ื• ืœืืฉืชื• ื ื“ื”, ื•ืงืืžืจ ืจื—ืžื ื ื˜ื”ื•ืจ!

Rava dit : que le midras d'un ustensile de terre cuite soit pur, [on l'apprend] d'ici : "Et tout ustensile ouvert sur lequel il n'y a pas de couvercle scellรฉ (tsamid patil) [est impur]" (Bamidbar 19,15). Donc, s'il y a un couvercle scellรฉ sur lui, il est pur.

Ne traitons-nous pas [aussi] du cas oรน on les a rรฉservรฉs ร  sa femme nidda ? Et le Misรฉricordieux dit : pur !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื›ืœ ื›ืœื™ ืคืชื•ื— ื›ืœื™ ื—ืจืก ืงืืžืจ ืฉื”ื˜ื•ืžืื” ื ื›ื ืกืช ืœื• ื“ืจืš ืคืชื—ื•:
Et tout ustensile ouvert โ€” il parle d'un ustensile de terre cuite, dans lequel l'impuretรฉ entre par son ouverture.
ืžื™ ืœื ืขืกืงื™ื ืŸ ืžื™ ืœื ืžืฉืžืข ื‘ืžืงืจื ื“ืืคื™' ื™ื™ื—ื“ื• ืœืื•ืชื• ื›ืœื™ ืœืืฉืชื• ื ื“ื” ืœื™ืฉื‘ ืขืœื™ื• ื›ืœ ื™ืžื™ื” ืืžืจ ืงืจื ื“ืžืฆื™ืœ ืขืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ื‘ืื”ืœ ื”ืžืช ื•ืื™ ื˜ืžื ืžื“ืจืก ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ืœ ื•ื”ื ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื˜ื•ืžืื” ืื™ืŸ ื—ื•ืฆืฅ ื‘ืคื ื™ ื”ื˜ื•ืžืื” ืืœื ืฉ"ืž ื“ืื™ืŸ ืžื“ืจืก ื‘ื›ืœื™ ื—ืจืก ื”ืœื›ืš ื›ืœื™ ื—ืจืก ื”ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื˜ื”ื•ืจ ืžื›ืœืœ ื˜ื•ืžืื” ื•ื‘ื”ื™ืกื˜ ื ืžื™ ืœื ืžื˜ืžื™ื ืœื™ื” ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืœืขื™ืœ ื“ื›ืœ ืฉืœื ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžื’ืข ืœื ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžืฉื ืœืคื™ื›ืš ืžืฆื™ืœ ืขืœ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื•:
Ne traitons-nous pas โ€” le verset ne signifie-t-il pas que, mรชme si on a rรฉservรฉ cet ustensile ร  sa femme nidda pour qu'elle s'y assoie tous ses jours, il protรจge ce qui est ร  l'intรฉrieur dans la tente du mort ? Or s'il รฉtait impur de midras, comment protรฉgerait-il ? Aucune chose impure ne fait sรฉparation devant l'impuretรฉ. On en dรฉduit donc qu'il n'y a pas de midras pour un ustensile de terre cuite. Par consรฉquent, un ustensile de terre cuite entourรฉ d'un tsamid patil est pur de toute impuretรฉ ; et par le dรฉplacement non plus il ne devient pas impur, comme je l'ai expliquรฉ plus haut : tout ce qui n'entre pas dans la catรฉgorie du contact n'entre pas dans la catรฉgorie du port. C'est pourquoi il protรจge ce qui est ร  l'intรฉrieur.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื™ ืœื ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื™ื™ื—ื“ื™ื ื”ื• ืœืืฉืชื• ื ื“ื” ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืื™ ืžื™ื˜ืžื ืžื“ืจืก ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ืœ ื•ื”ืœื ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื˜ืžื ืื™ื ื• ื—ื•ืฆืฅ ื‘ืคื ื™ ื”ื˜ื•ืžืื” ืืœื ืฉ"ืž ื“ืœื ืžื™ื˜ืžื ืžื“ืจืก ื”ืœื›ืš ื›ืœื™ ื—ืจืก ื”ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื˜ื”ื•ืจ ืžื›ืœ ื˜ื•ืžืื” ื•ื‘ื”ื™ืกื˜ ื ืžื™ ืœื ืžื˜ืžื ื“ื›"ื“ ืฉืœื ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžื’ืข ืื™ื ื• ื‘ื ืœื›ืœืœ ืžืฉื ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื“ื•ื“ืื™ ืžื˜ืžื ื‘ื”ื™ืกื˜ ื›ืœื™ ื—ืจืก ืžื•ืงืฃ ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื ื“ื” (ื”:) ื•ื‘ื’ื™ื˜ื™ืŸ (ืกื:) ื›ื“ืคื™ืจืฉืชื™ ืœืขื™ืœ ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ื“ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ืœ ื›ืœื™ ื“ื™ื™ืง ื“ืžื™ ืœื ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื™ื—ื“ื™ื ื”ื• ืœืืฉืชื• ื ื“ื” ื“ื›ืœ ื˜ื•ืžืื•ืช ื”ื‘ืื•ืช ื“ืจืš ื’ื‘ ื™ืฉ ืœื ื• ืœื˜ื”ืจื• ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ืœ ื”ื™ืœื›ืš ืืคื™ืœื• ื™ื™ื—ื“ ืœื”ื• ืœื™ืฉื™ื‘ื” ื˜ื”ื•ืจื™ื ืื‘ืœ ื‘ื”ื™ืกื˜ ืžื˜ืžื• ื“ื˜ื•ืžืื” ื”ื‘ืื” ื“ืจืš ืชื•ืš ื”ื•ื ื“ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ื›ืื™ืœื• ื ื’ืข ื‘ืคื ื™ื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืื™ื–ื”ื• ืžื’ืขื• ืฉื”ื•ื ื›ื›ื•ืœื• ื”ื•ื™ ืื•ืžืจ ื–ื” ื”ื™ืกื˜ื• ื•ืจ"ื™ ืžืคืจืฉ ื“ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืžื™ื™ืจื™ ืงืจื ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ืืคื™' ื™ืฉื‘ื” ืขืœื™ื”ื ืืฉืชื• ื ื“ื” ืื• ื”ื™ืกื™ื˜ืŸ ืืœื ืื ื™ื™ื—ื“ ื›ืœื™ ื—ืจืก ืœืืฉืชื• ื ื“ื” ื˜ื”ื•ืจ ื“ืื™ืŸ ื›ืœื™ ื—ืจืก ืžื˜ืžื ืžื“ืจืก ื“ืื™ (ื™ื™ื—ื“) ื˜ืžื ืœื ื™ืฆื™ืœ ื‘ืฆืžื™ื“ ืคืชื™ืœ ืืข"ื’ ื“ืœื ื™ืฉื‘ื” ืขืœื™ื• ื“ืืข"ืค ืฉื‘ืžืช ืื™ื ื• ืžืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืžื’ื‘ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืžื“ืจืก ื™ื›ื•ืœ ืœืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืื™ืŸ ืœื• ืœื—ื•ืฅ ื‘ืื”ืœ ื”ืžืช ื•ืžืกื•ืคืง ืจ"ื™ ื‘ื›ืš:
Ne traitons-nous pas du cas oรน on les a rรฉservรฉs ร  sa femme nidda โ€” le Kountres explique : s'il s'impurifiait par le midras, comment protรฉgerait-il ? Aucune chose impure ne fait sรฉparation devant l'impuretรฉ. On en dรฉduit donc qu'il ne s'impurifie pas par le midras ; par consรฉquent, un ustensile de terre cuite entourรฉ d'un tsamid patil est pur de toute impuretรฉ, et par le dรฉplacement non plus il ne devient pas impur, car tout ce qui n'entre pas dans la catรฉgorie du contact n'entre pas dans la catรฉgorie du port. Cela ne paraรฎt pas [juste] : un ustensile de terre cuite entourรฉ d'un tsamid patil s'impurifie certainement par le dรฉplacement, comme il ressort de Nidda (5b) et de Guittin (61b), ainsi que je l'ai expliquรฉ plus haut. Rabbenou Tam explique : c'est du mot "et tout ustensile" qu'il dรฉduit : ne traitons-nous pas du cas oรน on les a rรฉservรฉs ร  sa femme nidda ? Toutes les impuretรฉs qui viennent par l'extรฉrieur (derekh gav), nous devons le dรฉclarer pur ร  leur รฉgard, puisqu'il est รฉcrit "et tout". Par consรฉquent, mรชme si on les a rรฉservรฉs pour s'asseoir, ils sont purs. Mais par le dรฉplacement ils s'impurifient, car c'est une impuretรฉ qui vient par l'intรฉrieur (derekh tokh) : nous considรฉrons que [le zav] a touchรฉ l'intรฉrieur, comme nous disons : quel est son contact qui รฉquivaut ร  l'ensemble ? C'est son dรฉplacement. Le Ri explique qu'il ne veut pas dire que le verset traite de tous les cas, mรชme si sa femme nidda s'est assise dessus ou les a dรฉplacรฉs ; [il veut dire] seulement que si on a rรฉservรฉ un ustensile de terre cuite ร  sa femme nidda, il est pur, car un ustensile de terre cuite ne s'impurifie pas par le midras. Car s'il รฉtait impur, il ne protรฉgerait pas par un tsamid patil, mรชme si elle ne s'y est pas assise : bien qu'ร  l'รฉgard du mort il ne reรงoive pas l'impuretรฉ par son extรฉrieur, puisque par le midras il peut recevoir l'impuretรฉ, il ne peut pas faire sรฉparation dans la tente du mort. Et le Ri reste dans le doute ร  ce sujet.
๐Ÿ’ก Explication

Rava apporte une autre source pour dire que le kli hรจres (ustensile de terre cuite) ne reรงoit pas le midras. Un kli hรจres fermรฉ par un tsamid patil (couvercle scellรฉ) protรจge son contenu dans la tente du mort. Le verset ne distingue pas : mรชme un pot rรฉservรฉ ร  une femme nidda protรจge. Or un objet susceptible d'impuretรฉ ne fait pas sรฉparation devant l'impuretรฉ ; donc le kli hรจres n'est pas susceptible du midras.

Rachi en dรฉduit qu'il ne s'impurifie pas non plus par le dรฉplacement. Tossefot contestent, ร  partir de Nidda 5b et Guittin 61b : pour Rabbenou Tam le dรฉplacement compte comme une impuretรฉ venue de l'intรฉrieur ; le Ri limite la preuve au simple fait de rรฉserver le pot ร  la nidda.

4
ืžืชื ื™ืณ ืžื ื™ืŸ ืœืขืจื•ื’ื” ืฉื”ื™ื ืฉืฉื” ืขืœ ืฉืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ืฉื–ื•ืจืขื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ื—ืžืฉื” ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ, ืืจื‘ืขื” ืขืœ ืืจื‘ืข ืจื•ื—ื•ืช ื”ืขืจื•ื’ื” ื•ืื—ืช ื‘ืืžืฆืข, ืฉื ืืžืจ: ืดื›ื™ ื›ืืจืฅ ืชื•ืฆื™ื ืฆืžื—ื” ื•ื›ื’ื ื” ื–ืจื•ืขื™ื” ืชืฆืžื™ื—ืด โ€” ืดื–ืจืขื”ืด ืœื ื ืืžืจ, ืืœื ืดื–ืจื•ืขื™ื”ืด.

MISHNA. D'oรน [savons-nous] que dans une plate-bande (arouga) de six tefahim sur six, on sรจme cinq [espรจces de] semences : quatre sur les quatre cรดtรฉs de la plate-bande et une au milieu ?

Car il est dit : "Car comme la terre fait sortir sa pousse, et comme un jardin fait germer ses semences" (Yechaya 61,11). Il n'est pas dit : sa semence, mais : ses semences.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ืฉื–ื•ืจืขื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื•ืœื ื”ื•ื™ ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื›ื“ื™ ืœื”ืคืจื™ืฉ ื‘ื™ื ื™ื”ื ื”ืคืจืฉ ื”ืจืื•ื™:
Qu'on y sรจme cinq semences โ€” et il n'y a pas de mรฉlange, car il y a en elle [assez d'espace] pour sรฉparer entre elles de l'intervalle requis.
ื“' ืžื“' ืจื•ื—ื•ืช ื”ืขืจื•ื’ื” ืžืžืœื ืืช ื›ืœ ื”ืจื•ื— ืขื“ ืกืžื•ืš ืœืงืจืŸ:
Quatre sur les quatre cรดtรฉs de la plate-bande โ€” il remplit tout le cรดtรฉ jusque prรจs du coin.
ื•ืื—ืช ื‘ืืžืฆืข ื’ืจืขื™ืŸ ืื—ื“ ื•ืืข"ืค ืฉื›ืœ ืืฆืœ ื”ืงืจื ื•ืช ืกืžื•ื›ื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื” ื•ืื™ืŸ ื‘ื™ื ื™ื”ื ื”ืจื—ืงื” ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื•ื™ื•ื ืงื™ื ื–ื” ืžื–ื” ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื‘ื™ืช ืžื™ื—ื•ืฉ ื“ื’ื‘ื™ ื›ืœืื™ื ื”ื™ื›ืจื ื”ื•ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืœื”ื•ื™ ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ื“ื”ื ืื›ืœืื™ื ืงืคื™ื“ ืงืจื ืื‘ืœ ืœื™ื ื™ืงื” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ืชื ืŸ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›ื•.) ื–ื” ืกื•ืžืš ืœื’ื“ืจ ืžื›ืืŸ ื•ื–ื” ืกื•ืžืš ืœื’ื“ืจ ืžื›ืืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ื™ื ืงื• ืžืชืชืื™ ื•ื›"ืฉ ื›ืœืื™ ื–ืจืขื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœื™ื ื™ืงื” ื›ื“ืชื ืŸ ื’ื‘ื™ ืจืืฉ ืชื•ืจ ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื•ื’ื‘ื™ ื‘' ืฉื•ืจื•ืช ื•ื”ืจื™ ื™ืฉ ื›ืืŸ ื”ื™ื›ืจ ื’ื“ื•ืœ ืจื•ื— ื–ื• ื–ืจื•ืขื” ืฆืคื•ืŸ ื•ื“ืจื•ื ื•ื–ื• ื–ืจื•ืขื” ืžื–ืจื— ื•ืžืขืจื‘ ืื‘ืœ ื‘ื™ืŸ ื–ืจืข ื”ืืžืฆืขื™ ืœื–ืจืขื•ื ื™ ื”ืจื•ื—ื•ืช ืฆืจื™ืš ื”ืจื—ืงื” ื›ื“ื™ ื™ื ื™ืงื” ื“ืื™ืŸ ืฉื ื”ื™ื›ืจ ื•ืื™ ื”ื•ื• ืžืงืจื‘ื™ ื”ื•ื™ ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ื•ื”ืžืคืจืฉ ื“' ื’ืจืขื™ื ื™ืŸ ื‘ื“' ื”ืจื•ื—ื•ืช ื˜ื•ืขื” ื“ืื™ ื”ื”ืจื—ืงื” ืžืฉื•ื ื™ื ื™ืงื” ื˜' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื™ืฉ ืœื–ืจื•ืข ื‘ื• ื“' ื‘ื“' ื”ืงืจื ื•ืช ื•ืื—ื“ ื‘ื›ืœ ืจื•ื— ื•ืจื•ื— ื‘ืืžืฆืขื• ื•ื' ื‘ืืžืฆืข ื”ืขืจื•ื’ื” ื•ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื›ืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงื” ื˜ืคื— ื•ืžื—ืฆื” ืœื›ืœ ืื—ื“ ื”ืœื›ืš ืœื›ืœ ื”ืจื•ื— ื”ื•ื ืžืžืœื ืขื“ ืกืžื•ืš ืœืงืจืŸ ื•ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื–ืจืข ืฉื‘ืจื•ื— ื–ื• ืœื–ืจืข ืฉื‘ืจื•ื— ื–ื• ื’' ื˜ืคื—ื™ื ืœื ืื™ื›ืคืช ืœืŸ ื“ืœืขื ื™ืŸ ื›ืœืื™ื ื”ื™ื›ืจ ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
Et une au milieu โ€” un seul grain. Et bien que, prรจs des coins, toutes [les rangรฉes] soient proches l'une de l'autre, sans รฉloignement de trois tefahim entre elles, et qu'elles se nourrissent l'une de l'autre, il n'y a lร  aucun sujet d'inquiรฉtude. Pour les kilayim (mรฉlanges d'espรจces), c'est une distinction visible (hekera) que nous exigeons, afin qu'il n'y ait pas de mรฉlange, car c'est au mรฉlange que le verset tient ; mais de l'aspiration [des racines] (yenika), nous ne nous soucions pas, mรชme pour les kilayim de la vigne, qui sont d'ordre toraique, comme nous l'avons appris (Bava Batra 26a) : celui-ci s'appuie ร  la clรดture d'un cรดtรฉ et celui-lร  s'appuie ร  la clรดture de l'autre cรดtรฉ, bien qu'ils se nourrissent par en dessous. ร€ plus forte raison pour les kilayim de semences, qui sont d'ordre rabbinique, nous ne nous soucions pas de l'aspiration, comme nous l'avons appris ร  propos du roch tor (pointe d'angle) plus loin dans cette sougya, et ร  propos des deux rangรฉes. Et ici il y a une grande distinction : ce cรดtรฉ-ci est semรฉ nord-sud et celui-lร  est semรฉ est-ouest. Mais entre la semence du milieu et les semences des cรดtรฉs, il faut un รฉloignement de la mesure de l'aspiration, car lร  il n'y a pas de distinction, et s'ils รฉtaient rapprochรฉs, il y aurait mรฉlange. Celui qui explique [qu'il s'agit de] quatre grains sur les quatre cรดtรฉs se trompe : si l'รฉloignement รฉtait dรป ร  l'aspiration, on pourrait y semer neuf semences, quatre aux quatre coins, une au milieu de chaque cรดtรฉ et une au milieu de la plate-bande, et il y aurait entre chacune trois tefahim, selon la mesure de l'aspiration, un tefah et demi pour chacune. C'est pourquoi il remplit tout le cรดtรฉ jusque prรจs du coin ; et mรชme s'il n'y a pas trois tefahim entre la semence d'un cรดtรฉ et celle de l'autre cรดtรฉ, cela ne nous importe pas, car ร  l'รฉgard des kilayim c'est seulement une distinction visible que nous exigeons, comme je l'ai expliquรฉ.
ื–ืจื•ืขื™ื” ื•ื‘ื’ืž' ืžืคืจืฉ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉืžืข ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ื ื‘ื•' ื˜ืคื—ื™ื:
Ses semences โ€” dans la Guemara on explique comment on entend cinq semences dans six tefahim.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžื ื™ื™ืŸ ืœืขืจื•ื’ื” ืฉื”ื™ื ื•' ื›ื•' ื™"ื ื“ืขืจื•ื’ื” ื•' ื ืคืงื ืœืŸ ืžื“ื›ืชื™ื‘ ืœื—ื™ื™ื• ื›ืขืจื•ื’ืช ื”ื‘ื•ืฉื (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื”ืณ:ื™ืดื’) ื•ืžืฉืžืข ืœื—ื™ื™ื• ืœืฉื•ืŸ ืœื•ื—ื•ืช ื•ื”ื ื”ื™ื• ื•' ืขืœ ื•' ืžื›ืœืœ ื“ืขืจื•ื’ื” ื ืžื™ ื›ืŸ ื”ื™ื:
D'oรน [savons-nous] qu'une plate-bande qui fait six, etc. โ€” Certains disent que la mesure de six de la plate-bande, nous l'apprenons de ce qui est รฉcrit (Chir HaChirim 5,13) : ses joues sont comme une plate-bande d'aromates. Ses joues (lehayav) รฉvoque le terme tables (louhot), et celles-ci faisaient six sur six ; il s'ensuit que la plate-bande aussi est ainsi.
ืืจื‘ืข ืขืœ ืืจื‘ืข ืจื•ื—ื•ืช ื”ืขืจื•ื’ื” ื‘ืืžืฆืข ื”ืจื•ื— ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ืœืคื™ ืžื” ืฉืืคืจืฉ ื‘ืขื–"ื” ื•ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื›ืœืื™ ื–ืจืขื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืื™ื ื• ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื ืืžืจื™' ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื˜ื•.) ื›ืœืื™ ื–ืจืขื™ื ืœื™ืชืกืจื• ื“ื”ื ืชื™ืขื‘ืชื™ ืœืš ื”ื•ื ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื•ืžืจ ื“ืœื”ืจื›ื‘ืช ื”ืื™ืœืŸ ืงืจื™ ื›ืœืื™ ื–ืจืขื™ื ืžืฉื•ื ื“ื‘ืกืค"ืง ื“ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ืœื˜.) ืžืคื™ืง ื”ืจื›ื‘ืช ื”ืื™ืœืŸ ืžืฉื“ืš ืœื ืชื–ืจืข ื›ืœืื™ื ื•ืขื•ื“ ื“ื”ืชื ื‘ืงื™ื“ื•ืฉื™ืŸ ืืžืจ ืื”ื”ื™ื ืžื™ืœืชื ื’ื•ืคื ื‘ื”ืžืชืš ืœื ืชืจื‘ื™ืข ื›ืœืื™ื ืฉื“ืš ืœื ืชื–ืจืข ื›ืœืื™ื ืžื” ื‘ื”ืžืชืš ื‘ื”ืจื‘ืขื” ืืฃ ืฉื“ืš ื‘ื”ืจื›ื‘ื” ื•ืžื” ื‘ื”ืžืชืš ื ื•ื”ื’ ื‘ื™ืŸ ื‘ืืจืฅ ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ื•"ืœ ืืฃ ืฉื“ืš ื ื•ื”ื’ ื‘ื™ืŸ ื‘ืืจืฅ ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ื•"ืœ ื•ืคืจื™ืš ื•ืืœื ื”ื ื›ืชื™ื‘ ืฉื“ืš ื•ืžืฉื ื™ ื”ื”ื•ื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื–ืจืขื™ื ืฉื‘ื—ื•"ืœ (ื•ื‘ืค' ื”ืžื‘ื™ื) ืžืฉืžืข ื“ื‘ื"ื™ ืืกื™ืจื™ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืคื™' ืœืจ' ื™ืืฉื™ื” ื“ืืžืจ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ื–ืจืข ื—ื˜ื” ื•ืฉืขื•ืจื” ื•ื—ืจืฆืŸ ื‘ืžืคื•ืœืช ื™ื“ ื”ื™ื™ื ื• ืœื”ืชื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื“ืœื ืชื–ืจืข ื›ืจืžืš ืื‘ืœ ืืœืื• ื“ืœื ืชื–ืจืข ืฉื“ืš ืžื•ื“ื” ื“ื—ื™ื™ื‘:
Quatre sur les quatre cรดtรฉs de la plate-bande โ€” au milieu du cรดtรฉ, comme il ressort de la Guemara selon ce que j'expliquerai avec l'aide de D.ieu. Ce qu'a expliquรฉ le Kountres, que les kilayim de semences sont d'ordre rabbinique, ne paraรฎt pas [juste] au Ri : car nous disons au chapitre Kol haBassar (Chullin 115a) : que les kilayim de semences soient interdits, puisque c'est [inclus dans] : tu ne mangeras aucune abomination ! Et il ne paraรฎt pas [possible] de dire qu'on appelle la kilayim de semences la greffe d'arbre, car ร  la fin du premier chapitre de Kiddouchin (39a), on tire la greffe d'arbre de : ton champ, tu ne le sรจmeras pas de kilayim. De plus, lร -bas dans Kiddouchin, on dit sur cette mรชme chose : ton bรฉtail, tu ne l'accoupleras pas en kilayim ; ton champ, tu ne le sรจmeras pas en kilayim ; de mรชme que ton bรฉtail [concerne] l'accouplement, de mรชme ton champ [concerne] la greffe ; et de mรชme que ton bรฉtail s'applique en Terre [d'Israรซl] comme hors de la Terre, de mรชme ton champ s'applique en Terre comme hors de la Terre. On objecte : mais il est รฉcrit ton champ ! Et on rรฉpond : celui-lร  sert ร  exclure les semences hors de la Terre. (Et au chapitre HaMevi) il ressort qu'en Terre d'Israรซl elles sont interdites de par la Torah. Et mรชme selon R. Yochiyahou, qui dit qu'on n'est coupable que si on sรจme du blรฉ, de l'orge et un pรฉpin de raisin d'un seul jet de la main, c'est pour รชtre coupable au titre des kilayim de la vigne, [de] : tu ne sรจmeras pas ta vigne ; mais pour l'interdit : tu ne sรจmeras pas ton champ, il admet qu'on est coupable.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle mishna, dans la sรฉrie des halakhot appuyรฉes sur un verset. Les kilayim (mรฉlanges d'espรจces) interdisent de semer ensemble des espรจces diffรฉrentes. Une arouga (plate-bande) de 6 x 6 tefahim permet pourtant cinq espรจces : quatre sur les cรดtรฉs, une au centre.

Selon Rachi, chaque cรดtรฉ est rempli par une rangรฉe jusque prรจs du coin. Aux coins, les rangรฉes se touchent presque, mais leurs directions diffรฉrentes (nord-sud / est-ouest) crรฉent une hekera (distinction visible), ce qui suffit pour les kilayim. Entre le centre et les cรดtรฉs, rien ne distingue les semences : il faut donc l'รฉloignement de l'yenika (aspiration des racines), 1,5 tefah pour chacune, soit 3 tefahim. Tossefot placent les semences des cรดtรฉs au milieu de chaque cรดtรฉ, et contestent que les kilayim de semences soient rabbiniques.

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GUEMARA. D'oรน cela s'entend-il ?

Rav Yehouda dit : "Car comme la terre fait sortir sa pousse" : fait sortir (tรดtsi), une ; sa pousse (tsimha), une : cela fait deux. Ses semences (zรฉrouha), deux : cela fait quatre.

Fait germer (tatsmiah), une : cela fait cinq.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืชื•ืฆื™ื ื—ื“ ืฆืžื—ื” ื—ื“ ื–ืจื•ืขื™ื” ืชืจื™ ืชืฆืžื™ื— ื—ื“ ื•ืฉืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ืžืงืจื ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืกืชื ืขืจื•ื’ื” ื”ื ื–ืจืขืช ื‘ื” ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื›ืš ื”ื™ื ืžื“ืชื” ื“ื—ืžืฉื” ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื‘ืฉื™ืชื ื˜ืคื—ื™ื ืœื ื™ื ืงื™ ืืžืฆืขื™ ื•ืฉื‘ืจื•ื—ื•ืช ืžื”ื“ื“ื™ ื“ืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงืช ื›ืœ ื–ืจืข ื˜ืคื— ื•ืžื—ืฆื” ืขื ืžืงื•ื ื”ื–ืจืข ื”ืจื™ ืžืŸ ื”ื–ืจืข ื”ื ื–ืจืข (ืกืžื•ืš ืœื’ื‘ื•ืœื”) [ื‘ื’ื‘ื•ืœ ื”ืขืจื•ื’ื”] ื›ื ื’ื“ ื”ืืžืฆืขื™ ื•ืขื“ ื”ืืžืฆืขื™ ื’"ื˜ ื•ืžืืœื• ื”ืฉื ื™ื ืื ื• ืœืžื“ื™ื ื“ืกื‘ืจ ืชื ื ื“ื™ื“ืŸ ืฉื™ื ื™ืงืช ื”ื–ืจืข ื˜ืคื— ื•ืžื—ืฆื” ืžื“ืœื ืงื‘ืข ืžืงื•ื ืœื–ืจืข ื”ื ื–ืจืข ืืฆืœ ื”ื’ื‘ื•ืœ ืœื”ื•ืฉื™ื‘ื• ืืฆืœ ื”ืงืจืŸ ืืœื ืืคื™' ืื ื‘ื ืœื–ื•ืจืขื• ื›ื ื’ื“ ืืžืฆืขื™ืชื” ื–ื•ืจืขื• ืืœืžื ื‘ื”ืจื—ืงืช ื’' ื˜ืคื—ื™ื ืกื’ื™ ื•ืืข"ื’ ื“ืœืขื ื™ืŸ ื›ืœืื™ื ื”ื™ื›ืจื ื‘ืขืœืžื ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœื™ื ื™ืงื” ื›ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื’ื‘ื™ ืจืืฉ ืชื•ืจ ื•ื’ื‘ื™ ื‘' ืฉื•ืจื•ืช ืžื™ื”ื• ื”ืคืจืฉ ื–ืจืขื•ื ื™ ืขืจื•ื’ื” ื“ืœื ืœื”ื•ื™ ืขืจื‘ื•ื‘ ืœื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื ื‘ื‘ืฆื™ืจ ืžืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงื” ื“ื’ื‘ื™ ืจืืฉ ืชื•ืจ ื•ืฉืชื™ ืฉื•ืจื•ืช ื“ืœืงืžืŸ ืื™ื›ื ื”ื™ื›ืจื ื”ืœื›ืš ื›ื™ ืจืžื™ื– ืœืŸ ืงืจื ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื‘ืขืจื•ื’ื” ื‘ืฉืœ ื•' ื˜ืคื—ื™ื ืงืืžืจ:
Fait sortir, une ; sa pousse, une ; ses semences, deux ; fait germer, une โ€” Quant aux six tefahim, qu'on ne peut apprendre du verset, les Sages tenaient pour รฉtabli qu'une plate-bande ordinaire, oรน l'on sรจme cinq semences, a cette mesure. Car cinq semences dans six tefahim ne se nourrissent pas l'une de l'autre, celle du milieu et celles des cรดtรฉs, puisque la mesure de l'aspiration de chaque semence est d'un tefah et demi, emplacement de la semence compris ; il y a donc trois tefahim de la semence semรฉe au bord de la plate-bande, face au milieu, jusqu'ร  celle du milieu. De ces deux [donnรฉes] nous apprenons que notre Tanna estime que l'aspiration d'une semence est d'un tefah et demi : il n'a pas fixรฉ d'emplacement ร  la semence semรฉe prรจs du bord pour la placer prรจs du coin, mais mรชme s'il veut la semer face au milieu [du cรดtรฉ], il la sรจme ; il en ressort qu'un รฉloignement de trois tefahim suffit. Et bien qu'ร  l'รฉgard des kilayim nous exigions seulement une distinction visible sans nous soucier de l'aspiration, comme nous l'apprendrons plus loin dans la sougya ร  propos du roch tor et des deux rangรฉes, toutefois, pour la sรฉparation des semences de la plate-bande, afin qu'il n'y ait pas mรฉlange, il n'y a pas de distinction avec moins que la mesure de l'aspiration, alors que pour le roch tor et les deux rangรฉes [mentionnรฉs] plus loin il y a une distinction. C'est pourquoi, quand le verset nous fait allusion ร  cinq semences dans une plate-bande, il parle d'une [plate-bande] de six tefahim.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda compte les termes de croissance du verset : deux verbes et un nom au singulier valent chacun un, le pluriel zรฉrouha (ses semences) vaut deux. Total : cinq.

La mesure de six tefahim ne sort pas du verset. Rachi explique qu'elle รฉtait connue des Sages comme la mesure usuelle d'une plate-bande de cinq semences : du bord au centre il y a 3 tefahim, soit 1,5 tefah d'aspiration pour chaque semence.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Yechaya 61,11 : cinq semencestรดtsifait sortir1tsimhasa pousse1zรฉrouhases semences2 (pluriel)tatsmiahfait germer1Total : 1 + 1 + 2 + 1 = 5 semences
Dรฉcompte de Rav Yehouda : quatre mots du verset donnent cinq semences.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).