Shabbat 85a โ€” La tradition des Sages sur les cinq semences ; les bordures de la plate-bande

Shabbat 85a

Sougya : Le daf justifie la rรจgle selon laquelle cinq semences dans une plate-bande de six tefahim ne se nourrissent pas l'une de l'autre : c'est une tradition des Sages, et la Guemara montre, ร  partir du verset "tu ne dรฉplaceras pas la borne" et des fils de Sรฉir, experts de la terre, qu'un tel savoir agricole est fiable. Rav Assi prรฉcise que les six tefahim s'entendent ร  l'intรฉrieur, sans les bordures, larges d'un tefah selon Rabbi Yehouda.

Rav limite ensuite la michna ร  une plate-bande isolรฉe dans une ruine ; la Guemara objecte qu'on pourrait placer d'autres plates-bandes aux coins, et l'รฉcole de Rav rรฉpond qu'on remplit les coins.

Chabbat 85a : dรฉroulement de la sougyaTradition des Sages (kim lehou)5 semences dans 6 tefahim ne se nourrissent pas l'une de l'autreQuestion : d'oรน sait-on que cette tradition est fondรฉe ?Devarim 19,14 : la borne fixรฉe par les premiersles premiers = fils de Sรฉir, experts de la terreRav Assi : 6 tefahim ร  l'intรฉrieuren dehors des borduresbordure = 1 tefah (R. Yehouda : largeur d'un pied)Rav : la michna parle d'une plate-bande dans une ruine(isolรฉe, sans plates-bandes autour)Objection : il reste l'emplacement des coinson pourrait y placer des plates-bandes voisinesร‰cole de Rav : on remplit les coinsObjection : qu'il sรจme dehors sans remplir dedans !
ร‰tapes de la sougya : de la tradition des Sages ร  la plate-bande isolรฉe de Rav.
Hypothรจse initiale selon Rabbenou Tam : coins laissรฉs videsenv. 3,13vide6 tefahim (intรฉrieur)Chaque cรดtรฉ : rangรฉe de 1,6 tefahau milieu, 2,2 tefahim videsde part et d'autre (coins)Entre deux cรดtรฉs voisins :diagonale de 2,2 x 2,2= 3,08 tefahim, donc plus de 3Objection de la Guemara :les coins vides laissent placeร  des plates-bandes voisinesRรฉponse : on remplit les coins(est et ouest en entier)
Lecture de Rabbenou Tam : l'hypothรจse initiale laissait les coins vides, ce qui permettait des plates-bandes voisines.
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Et les Sages tiennent pour รฉtabli (kim lehou) que cinq [semences] dans six [tefahim] ne se nourrissent pas l'une de l'autre.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ื—ืžืฉื ื‘ืฉื™ืชื ืœื ื™ื ืงื™ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ื“ืื™ ืœืื• ืงืจื ื”"ื ืืข"ื’ ื“ืœื ื™ื ืงื™ ืื™ื›ื ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ื•ืืกื•ืจ ืงืž"ืœ ืงืจื ื“ื‘ื›ื”"ื’ ืœื™ื›ื ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ื•ื‘ืงืจื ืœื—ื•ื“ื™ื” ื ืžื™ ืœื ืกื’ื™ ื“ืœื ื”ื•ื” ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื—ืžืฉื ื‘ื›ืžื” ืฉืจื™ ืงืจื ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ื—ืžืฉื ื‘ืฉื™ืชื. ืœื ื™ื ืงื™ ืื™ืช ืœืŸ ืœืื•ืงืžื™ ืงืจื ื‘ืฉื™ืชื ื•ื"ืช ืื›ืชื™ ื™ื ืงื™ ืžื”ื“ื“ื™ ื“ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื‘ื™ืŸ ื–ืจืข ืœื–ืจืข ื“ื—ืกืจ ืžืงื•ื ื”ื–ืจืขื™ื ืฉื›ืœ ื”ืขืจื•ื’ื” ืื™ื ื” ืจืง ืฉืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ืœื ืงืฉื” ืžื™ื“ื™ ื“ืืžื•ืช ืฉืœ ื›ืœืื™ื ืฉื•ื—ืงื•ืช ื”ืŸ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืจื™ืฉ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ (ื“ืฃ ื’:) ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื”"ื  ื’ืžื™ืจื™ ื“ื—ืžืฉื ื‘ืฉื™ืชื ืœื ื™ื ืงื™ ืขื ืžืงื•ื ื”ื–ืจืขื™ื ื•ื"ืช ื™ื–ืจืขื• ื˜' ืžื™ื ื™ืŸ ื‘ืขืจื•ื’ื” ื“' ื‘ื“' ืงืจื ื•ืช ื•ื“' ื‘ืืžืฆืข ื›ืœ ืจื•ื— ื•ืื—ื“ ื‘ืืžืฆืข ื“ื›ืœ ืื—ื“ ืจื—ื•ืง ืžื—ื‘ื™ืจื• ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื•ื™"ืœ ื“ื‘ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื”ื•ื™ ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ื•ืขื•ื“ ื“ืื– ืœื ื”ื™ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื–ืจื•ืข ืืœื ื’ืจืขื™ืŸ ืื—ื“ ืžื›ืœ ืžื™ืŸ ื•ืžื™ืŸ ืื‘ืœ ื‘ื—ืžืฉื” ื–ืจืขื•ื ื™ื ื™ื›ื•ืœ ืœื–ืจื•ืข ืžืืจื‘ืข ืžื™ื ื™ื ื”ืจื‘ื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ืžื ืœืŸ ืœืื•ืงืžื™. ืงืจื ื‘ืขืจื•ื’ื” ื•' ืขืœ ื•' ืืคื™ืœื• ืคื—ื•ืช ื ืžื™ ืจืง ืฉื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื•' ื•ื™ื–ืจืข ื“' ืœื“' ืงืจื ื•ืช ื•ืื—ืช ื‘ืืžืฆืข ื“ื”ืฉืชื ื ืžื™ ืœื ื™ื ืงื™ ืžื”ื“ื“ื™ ื•ื™"ืœ ื“ืกื‘ืจื ื“ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ืืกื•ืจ ืคืŸ ืœื ื™ื“ืงื“ืง ืœื–ืจื•ืข ืžืžืฉ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืงืจืŸ ื•ื™ืฉ ืœื—ื•ืฉ ืœื™ื ื™ืงื” ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื“ืงื“ืง ืืœื ื‘ื’ืจืขื™ืŸ ื”ืืžืฆืขื™ืช ื•ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื ืžื™ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ืฉืื™ืŸ ื–ื•ืจืขื™ืŸ ื˜' ื‘ืขืจื•ื’ื” ืื‘ืœ ืงืฉื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ืœื•ืงื™ ื‘ืขืจื•ื’ื” ื”' ืขืœ ื”' ื“ื”ืฉืชื ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” (ื•') [ื–] ื“ื›ืœ ืืžืชื ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ืืžืชื ื•ืชืจื™ ื—ื•ืžืฉื™ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื–ืจื•ืข ื‘ืงืจื ื•ืช ื‘ืœื ื“ืงื“ื•ืง ื•ืชื™ืจืฅ ืœื• ืจ"ื™ ื“ืื™ืŸ ืœื”ืขืžื™ื“ ื”ืžืงืจื ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ืฉืื™ื ื• ืฉื™ืขื•ืจ ืœื ืœื™ื ื™ืงื” ื•ืœื ืœืฉื•ื ื“ื‘ืจ:
Et les Sages tiennent pour รฉtabli que cinq dans six ne se nourrissent pas โ€” Rabbenou Tam dit que de toute faรงon le verset รฉtait nรฉcessaire. Sans le verset, j'aurais pensรฉ que, bien qu'elles ne se nourrissent pas l'une de l'autre, il y a mรฉlange (irbouv) et c'est interdit ; le verset nous apprend que dans un tel cas il n'y a pas de mรฉlange. Et le verset seul ne suffirait pas non plus, car nous n'aurions pas su dans quelle mesure le verset permet cinq [semences]. Mais maintenant que les Sages tiennent pour รฉtabli que cinq dans six ne se nourrissent pas, nous devons appliquer le verset ร  [une plate-bande de] six. Et si tu objectes : elles se nourrissent encore l'une de l'autre, puisqu'il n'y a pas trois tefahim d'une semence ร  l'autre, car il manque l'emplacement des semences, toute la plate-bande ne faisant que six tefahim ! Rabbenou Tam dit que cela ne pose aucune difficultรฉ, car les coudรฉes des kilayim sont larges (chรดhakot), comme on le prouve au dรฉbut d'Erouvin (3b). Et le Ri dit qu'ici aussi on a reรงu par tradition que cinq dans six ne se nourrissent pas, emplacement des semences compris. Et si tu objectes : qu'on sรจme neuf espรจces dans la plate-bande, quatre aux quatre coins, quatre au milieu de chaque cรดtรฉ et une au centre, puisque chacune est รฉloignรฉe de l'autre de trois tefahim ! On peut rรฉpondre qu'avec autant [d'espรจces] il y a mรฉlange ; de plus, on ne pourrait alors semer qu'un seul grain de chaque espรจce, alors qu'avec cinq semences on peut semer beaucoup de quatre espรจces, sur chaque cรดtรฉ. Toutefois le Ri trouve difficile : d'oรน savons-nous qu'il faut appliquer le verset ร  une plate-bande de six sur six ? Mรชme plus petite, pourvu que sa diagonale ait six, en semant quatre [espรจces] aux quatre coins et une au centre, elles ne se nourriraient pas non plus l'une de l'autre ! On peut rรฉpondre que, par raisonnement, dans un tel cas c'est interdit, de peur qu'on ne soit pas prรฉcis ร  semer exactement au bout du coin, et il faut craindre l'aspiration ; alors que maintenant on n'a besoin d'รชtre prรฉcis que pour le grain du milieu. C'est aussi pour cette raison qu'on ne sรจme pas neuf [espรจces] dans la plate-bande. Mais le Rachba trouve difficile : qu'on applique [le verset] ร  une plate-bande de cinq sur cinq, dont la diagonale fait alors sept, puisque toute coudรฉe au carrรฉ a une coudรฉe et deux cinquiรจmes en diagonale ; on pourrait alors semer dans les coins sans prรฉcision. Le Ri lui a rรฉpondu qu'on ne peut appliquer le verset ร  un tel cas, car [cinq] n'est une mesure ni pour l'aspiration ni pour aucune autre chose.
๐Ÿ’ก Explication

Cette phrase achรจve le raisonnement du daf prรฉcรฉdent : le verset fait allusion ร  cinq semences, et la mesure de six tefahim vient d'une tradition des Sages (kim lehou) sur la distance d'aspiration (yรฉniqa) des plantes.

Tossefot expliquent pourquoi il faut ร  la fois le verset (il n'y a pas de mรฉlange visible) et la tradition (elle fixe la mesure), et pourquoi on ne peut pas semer neuf espรจces ou rรฉduire la plate-bande.

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ื•ืžื ืœืŸ ื“ื”ื ื“ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ื—ืžืฉื ื‘ืฉื™ืชื ืžื™ืœืชื ื”ื™ื? ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš [ืืฉืจ ื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื]ืด โ€” ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื ืœื ืชืกื™ื’. ืžืื™ ืดื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ืืด? ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื ืชืŸ: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืืœื” ื‘ื ื™ ืฉืขื™ืจ ื”ื—ืจื™ ื™ืฉื‘ื™ ื”ืืจืฅืด, ืื˜ื• ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื™ื•ืฉื‘ื™ ืจืงื™ืข ื ื™ื ื”ื•?! ืืœื ืฉื”ื™ื• ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื‘ื™ืฉื•ื‘ื” ืฉืœ ืืจืฅ, ืฉื”ื™ื• ืื•ืžืจื™ื: ืžืœื ืงื ื” ื–ื” ืœื–ื™ืช, ืžืœื ืงื ื” ื–ื” ืœื’ืคื ื™ื, ืžืœื ืงื ื” ื–ื” ืœืชืื ื™ื. ื•ืดื—ืจื™ืด โ€” ืฉืžืจื™ื—ื™ื ืืช ื”ืืจืฅ. ื•ืดื—ื•ื™ืด, ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืฉื”ื™ื• ื˜ื•ืขืžื™ืŸ ืืช ื”ืืจืฅ ื›ื—ื•ื™ื. ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ: ืดื—ืจื™ืด โ€” ืฉื ืขืฉื• ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ืŸ ืžื ื›ืกื™ื”ืŸ.

Et d'oรน savons-nous que ce que les Sages tiennent pour รฉtabli, [ร  savoir] que cinq dans six [ne se nourrissent pas], est une chose [fondรฉe] ? Car Rabbi Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : que signifie ce qui est รฉcrit : "Tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain [que les premiers ont fixรฉe]" (Devarim 19,14) ?

La borne que les premiers ont fixรฉe, tu ne la dรฉplaceras pas. Que signifie "les premiers ont fixรฉe" ?

Rabbi Chmouel bar Nahmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : que signifie ce qui est รฉcrit : "Voici les fils de Sรฉir le Hรดri, habitants du pays" (Berechit 36,20) ? Tout le monde serait-il donc habitant du ciel ?!

Mais [cela signifie] qu'ils รฉtaient experts dans la mise en valeur (yichouv) de la terre, car ils disaient : cette longueur de roseau [convient] ร  l'olivier, cette longueur de roseau aux vignes, cette longueur de roseau aux figuiers. Et "Hรดri" : qu'ils sentaient (merihim) la terre.

Et "Hivi" : Rav Papa a dit : qu'ils goรปtaient la terre comme un serpent (hivya). Rav Aha bar Yaakov a dit : "Hรดri", qu'ils devinrent libres (bnei horin) de leurs biens.

๐Ÿ“œ Rachi (9)
ื•ืžื ื ืœืŸ ื“ื”ื ื“ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงื” ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ืœืžื™ืกืžืš ืขืœื” ื•ืœื•ืžืจ ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื”ืŸ ื”ื—ื›ืžื™ื ื‘ืขื‘ื•ื“ืช ืื“ืžื” ืœื™ื“ืข ื›ืžื” ื™ื•ื ืงื™ื ืฉืœื ืชืชืžื” ืœื•ืžืจ ืžื™ ื”ื•ื“ื™ืข ืœื‘ืจื™ื•ืช ืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงื” ื•ืื™ืš ื™ื•ื›ืœื• ืœืขืžื•ื“ ืขืœ ื›ืŸ:
Et d'oรน savons-nous que ce que les Sages tiennent pour รฉtabli โ€” au sujet de la mesure d'aspiration, est une chose sur laquelle on peut s'appuyer, en disant que les Sages sont experts dans le travail de la terre pour savoir combien [les plantes] aspirent. Que tu ne t'รฉtonnes pas en disant : qui a fait connaรฎtre aux gens la mesure d'aspiration, et comment pourraient-ils l'รฉtablir ?
ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš ืœื™ื˜ืข ืกืžื•ืš ืœืžื™ืฆืจ ืœื”ื›ื—ื™ืฉ ืงืจืงืขื• ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืืฉืจ ื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื•ืžื™ ื”ื ืจืืฉื•ื ื™ื ืืžื•ืจื™ื™ื ื•ื—ื•ื™ื™ื ืฉื”ื™ื• ื‘ืงื™ืื™ื ื‘ื›ืš ื›ื“ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ื‘ื ื™ ืฉืขื™ืจ:
La borne de ton prochain โ€” [ne dรฉplace pas la borne en plantant] prรจs de la limite, de faรงon ร  appauvrir son terrain, [et respecte] la mesure que les premiers ont fixรฉe. Et qui sont les premiers ? Les ร‰morรฉens et les Hivvites, qui รฉtaient experts en cela, comme nous le trouvons chez les fils de Sรฉir.
ืžืœื ืงื ื” ื–ื” ืงื ื” ื”ืžื“ื” ืฉื‘ื• ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ื”ืงืจืงืข:
Cette longueur de roseau โ€” le roseau de mesure avec lequel on mesure le terrain.
ืœื–ื™ืช ืจืื•ื™ ืœื’ื“ืœ ื–ื™ืชื™ื ื•ื–ื” ืœืชืื ื” ื•ื”ื™ื• ื™ื•ื“ืขื™ืŸ ืœื”ืคืจื™ืฉ ืืช ื”ืืจืฅ ื‘ื™ืŸ ืงื ื” ืœืงื ื” ื‘ืจื™ื—ื” ื•ื˜ืขืžื” ื”ื™ื›ืŸ ืœื–ื™ืชื™ื ื•ื”ื™ื›ืŸ ื”ื•ื ืœืชืื ื™ื ื•ืžืžื™ืœื ื“ื‘ืงื™ืื™ื ื”ื™ื• ื‘ืฉื™ืขื•ืจ ื™ื ื™ืงื”:
ร€ l'olivier โ€” [celle-ci] est propre ร  faire pousser des oliviers, et celle-lร  au figuier. Ils savaient distinguer la terre d'une longueur de roseau ร  l'autre par son odeur et son goรปt : oรน [elle convient] aux oliviers et oรน aux figuiers. Il en dรฉcoule qu'ils รฉtaient experts dans la mesure d'aspiration.
ืฉืžืจื™ื—ื™ืŸ ืกืจืก ืืช ื”ืชื™ื‘ื” ื•ื“ื•ืจืฉื”:
Qu'ils sentaient โ€” intervertis [les lettres] du mot et interprรจte-le.
ื•ื—ื•ื™ ืœืžื” ื ืงืจื ื—ื•ื™:
Et Hivi โ€” pourquoi est-il appelรฉ Hivi ?
ืฉื˜ื•ืขืžื™ืŸ ืืช ื”ืืจืฅ ืœืื™ื–ื” ื“ื‘ืจ ืจืื•ื™ื”:
Qu'ils goรปtaient la terre โ€” [pour savoir] ร  quoi elle est propre.
ื›ื—ื™ื•ื™ื ื›ื ื—ืฉ ืฉืžืื›ืœื• ืขืคืจ:
Comme un serpent (hivya) โ€” comme le serpent, dont la nourriture est la poussiรจre.
ืฉื ืขืฉื™ืŸ ื‘ื ื™ ื—ื•ืจื™ื ืžื ื›ืกื™ื”ื ืฉื ื˜ืจื“ื• ืžื ื—ืœืชื ื•ืœื ื”ื•ืฆืจื›ื• ืœืขื‘ื•ื“ ืื“ืžืชืŸ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื‘ื ื™ ืขืฉื• ื™ื™ืจืฉื•ื (ื“ื‘ืจื™ื ื‘):
Qu'ils devinrent libres de leurs biens โ€” qu'ils furent chassรฉs de leur hรฉritage et n'eurent plus ร  travailler leur terre, comme il est รฉcrit : "et les fils d'Essav les dรฉpossรฉdรจrent" (Devarim 2).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš ื•ื"ืช ื"ื› ื”ื–ื•ืจืข ื›ืœืื™ื ื™ืœืงื” ืฉืชื™ื ืžืฉื•ื ืœื ืชื–ืจืข ื•ืžืฉื•ื ืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ื•ื‘ืคืจืง ืื•ืชื• ื•ืืช ื‘ื ื• (ื—ื•ืœื™ืŸ ืกื‘:) ืืžืจ ื”ื–ื•ืจืข ื›ืœืื™ื [ื›ืœืื™ื] ืœื•ืงื” ืฉืชื™ื ืžืฉืžืข ื“ื‘ื—ื“ ื›ืœืื™ื ืื™ื ื• ืœื•ืงื” ืืœื ืื—ืช ื•ื™"ืœ ื“ืœื ืœืงื™ ืื”ืื™ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืงืจื ื ืžื™ ืื™ื™ืจื™ ื‘ื”ืกื’ืช ื’ื‘ื•ืœ ืžืžืฉ ื“ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ื‘ืœืื• ื“ื ื™ืชืŸ ืœื”ืฉื‘ื•ืŸ ื•ืขื•ื“ ื“ื”ื•ื™ ืœืื• ืฉื‘ื›ืœืœื•ืช:
Tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain โ€” Et si tu objectes : s'il en est ainsi, celui qui sรจme des kilayim devrait รชtre flagellรฉ deux fois, au titre de "tu ne sรจmeras pas" et au titre de "tu ne dรฉplaceras pas la borne" ; or au chapitre Oto ve-et beno (Houlin 62b) on dit : celui qui sรจme kilayim kilayim est flagellรฉ deux fois, ce qui implique que pour un seul kilayim il n'est flagellรฉ qu'une fois ! On peut rรฉpondre qu'il n'est pas flagellรฉ pour cet interdit, car le verset traite aussi du dรฉplacement de borne au sens propre, et l'on ne flagellรฉ pas pour un interdit qui peut รชtre rรฉparรฉ par restitution (nitan le-hachavon) ; de plus, c'est un interdit gรฉnรฉral (lav she-bikhlalot).
ื—ื•ื™ ืื•ืจ"ืช ื“ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ื™ ื“ืฉื‘ืขื” ืขืžืžื™ืŸ ืฉื”ืจื™ ืื™ื ื• ื“ื•ืจืฉ ื›ืœื•ื ืœืžื” ืฉืžื ื›ืŸ ืืœื ื‘ื ื™ ืฉืขื™ืจ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ืงืจื• ื—ื•ื™ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืช ืฆื‘ืขื•ืŸ ื”ื—ื•ื™ (ื‘ืจืืฉื™ืช ืœืดื•:ื‘ืณ):
Hivi โ€” Rabbenou Tam dit qu'il ne s'agit pas du Hivi des sept nations, puisqu'on n'explique nulle part pourquoi ceux-lร  portent ce nom ; mais les fils de Sรฉir eux-mรชmes sont appelรฉs Hivi, comme il est รฉcrit : "fille de Tsivรดn le Hivi" (Berechit 36,2).
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: (ื“ื‘ืจื™ื ื™ื˜, ื™ื“) "ืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš ืืฉืจ ื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื" ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื ืœื ืชืกื™ื’. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืžืื™ ืืฆื˜ืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื“ื‘ืจ ื–ื” ืฉืืžืจ 'ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื ืœื ืชืกื™ื’' ื•ื”ืœื ื“ื‘ืจ ื–ื” ื”ื•ื ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื›ืชื•ื‘ ืœื”ื“ื™ื”, ื“ื›ืชื™ื‘ ืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš ืืฉืจ ื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ื“ื™ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ืžืื™ ื’ื‘ืœื• ืจืืฉื•ื ื™ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื ื—ืžื ื™ ื•ื›ื•' ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ ืคืฉื˜ื™ื” ื“ืงืจื ืžืฉืžืข ื“ื‘ื ืœื•ืžืจ ืขืœ 'ื’ื‘ื•ืœ ' ืฉื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ืงืจืงืข ืฉืœืš ืœื‘ื™ืŸ ืงืจืงืข ืจืขืš 'ืœื ืชืกื™ื’' ืืœื ืชื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื›ืคื™ ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ืœืคื™ ื–ื” ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืื ืขื•ืกืง ื‘ืงืจืงืขื•ืชื™ื• ื‘ืœื‘ื“, ื“ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ื”ืจื—ืงื” ืขืœ ืคื™ ื”ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืžืื—ืจ ื“ื”ื›ืœ ืฉืœื•, ืื“ื ืจืฉืื™ ื‘ืฉืœื• ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ื•ื ืžื›ื—ื™ืฉ ื‘ืืœื• ื”ื ื˜ื™ืขื•ืช ืœื ื˜ื™ืขื•ืช ืื—ืจื™ื, ื•ืœื ื‘ื ื”ื›ืชื•ื‘ ืœื”ื–ื”ื™ืจื• ืืœื ืจืง ืขืœ ืืฉืจ ื‘ื™ื ื• ืœื‘ื™ืŸ ืจืขื”ื•. ืืš ื‘ืืžืช ื”ืฉ"ืก ืžืคืจืฉ ืฉื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ื ืœื”ื–ื”ื™ืจื• ื’ื ืขืœ ืงืจืงืขื•ืชื™ื• , ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืœื ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš, ื›ืœื•ืžืจ ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ืจืขืš ื”ื ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืฉื”ื™ื• ื’ื ื›ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื›ืžื•ืชืš, ืฉืœื ื”ื™ื• ื ื‘ื™ืื™ื ื•ืœื ืขืฉื• ื’ื‘ื•ืœ ื”ื”ืจื—ืงื” ื‘ื ื‘ื•ืื” ืื• ื‘ืจื•ื— ื”ืงื•ื“ืฉ, ืืœื ืจืง ืขืฉื• ืžื“ืขืชื ื•ื—ื›ืžืชื ืืœ ืชืกื™ื’, ื•ื—ื–ืจ ื•ืคื™ืจืฉ ื”ื›ืชื•ื‘ ืžื” ื”ื•ื ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš, ื•ืืžืจ ื–ื” ื”ื•ื ื”ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ื›ืชื•ื‘ ืื™ื™ืจื™ ื’ื ื‘ืงืจืงืขื•ืช ืฉืœ ื”ืื“ื ืฉื›ื•ืœื• ืฉืœื• ืฉื’ื ื›ืŸ ืžื–ื”ื™ืจื• ืœืขืฉื•ืช ื’ื‘ื•ืœ ื”ื”ืจื—ืงื” ืฉื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื, ื•ืœื›ืŸ ื”ื‘ื™ื ื”ืฉ"ืก ืชื—ืœื” ืจืืฉ ื”ืคืกื•ืง ื‘ืœื‘ื“ ืฉื”ื•ื ืืœ ืชืกื™ื’ ื’ื‘ื•ืœ ืจืขืš, ื•ืงืืžืจ ืขืœื™ื” ื’ื‘ื•ืœ ืฉื’ื‘ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืœื ืชืกื™ื’, ืจืฆื•ื ื• ืœื•ืžืจ ืจืขืš ืงืื™ ืขืœ ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ืฉื—ื™ื“ืฉื• ื–ื” ื”ื’ื‘ื•ืœ. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื“ืงืจื• ืœื”ื• ืจืืฉื•ื ื™ื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื”ื™ื• ืงื•ื“ื ืžืชืŸ ืชื•ืจื”, ื•ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ื“ืฉื• ื“ื‘ืจ ื–ื” ืžื“ืขืชื ื•ื—ื›ืžืชื ืฆืจื™ืš ืœืฉืžื•ืข ืœื”ื.
Que signifie ce qui est รฉcrit : "Tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain que les premiers ont fixรฉe" (Devarim 19,14) โ€” la borne que les premiers ont fixรฉe, tu ne la dรฉplaceras pas. On peut objecter : pourquoi fallait-il expliquer cela en disant "la borne que les premiers ont fixรฉe, tu ne la dรฉplaceras pas", alors que c'est explicite dans le verset, oรน il est รฉcrit "tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain que les premiers ont fixรฉe" ? Il suffisait de dire : que signifie "les premiers ont fixรฉe" ? Rabbi Chmouel bar Nahmani a dit, etc. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que le sens simple du verset indique qu'il parle de la borne qui se trouve entre ton terrain et celui de ton prochain : tu ne la dรฉplaceras pas, mais tu agiras selon la mesure que les premiers ont fixรฉe. D'aprรจs cela, il y a une consรฉquence pratique (nafka mina) si l'on s'occupe seulement de ses propres terrains : on n'a pas besoin de faire l'รฉloignement selon la borne fixรฉe par les premiers, puisque tout est ร  soi ; l'homme a le droit [d'agir] dans ce qui est ร  lui, mรชme s'il appauvrit par ces plantations d'autres plantations, et le verset ne vient l'avertir que pour ce qui est entre lui et son prochain. Mais en vรฉritรฉ la Guemara explique que le verset vient l'avertir aussi pour ses propres terrains, et voici ce qu'il dit : "tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain", c'est-ร -dire la borne qu'ont fixรฉe tes prochains, ร  savoir les premiers, qui รฉtaient eux aussi des hommes comme toi : ils n'รฉtaient pas prophรจtes et n'ont pas fixรฉ la borne d'รฉloignement par prophรฉtie ou par esprit saint (roua'h ha-kodech), mais seulement de leur savoir et de leur sagesse ; ne la dรฉplace pas. Puis le verset explique ร  nouveau ce qu'est la borne de ton prochain, et dit : c'est la borne que les premiers ont fixรฉe. D'aprรจs cela, le verset traite aussi des terrains qui appartiennent entiรจrement ร  un homme : il l'avertit lร  aussi de respecter la borne d'รฉloignement que les premiers ont fixรฉe. C'est pourquoi la Guemara a d'abord citรฉ seulement le dรฉbut du verset, "tu ne dรฉplaceras pas la borne de ton prochain", et a dit ร  son sujet : "la borne que les premiers ont fixรฉe, tu ne la dรฉplaceras pas", voulant dire que "ton prochain" dรฉsigne les premiers, qui ont instituรฉ cette borne. Et il me semble qu'on les appelle "premiers" parce qu'ils vivaient avant le don de la Torah ; [la Guemara] nous apprend que, bien qu'ils aient instituรฉ cela par leur savoir et leur sagesse, il faut les รฉcouter.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara cherche le fondement de la tradition des Sages : comment connaรฎtre la distance ร  laquelle une plante tire sa nourriture du sol ? Le verset "tu ne dรฉplaceras pas la borne que les premiers ont fixรฉe" est lu comme une rรจgle de distance entre plantations, รฉtablie par les premiers habitants du pays.

Ces premiers sont les fils de Sรฉir. L'expression "habitants du pays" signifie qu'ils connaissaient la terre : ils savaient, ร  la longueur de roseau prรจs, quelle culture convenait ร  chaque parcelle. Les noms Hรดri (sentir, par inversion des lettres) et Hivi (serpent, qui goรปte la terre) sont interprรฉtรฉs dans ce sens. Leur savoir incluait donc la mesure d'aspiration.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi se fier ร  la tradition des Sages ?Devarim 19,14ne dรฉplace pas la borne fixรฉe par les premiersQui sont les premiers ?les fils de Sรฉir, habitants du pays (Berechit 36,20)Experts de la terretelle parcelle pour l'olivier, la vigne, le figuierHรดriils sentaient la terre(merihim)Hivi (Rav Papa)ils goรปtaient la terrecomme un serpentHรดri (Rav Aha b. Yaakov)libres (bnei horin)de leurs biens, chassรฉsDonc la mesure d'aspiration transmise est un savoir fiable
De la borne des premiers ร  la fiabilitรฉ de la mesure d'aspiration.
3
ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™: ืขืจื•ื’ื” โ€” ืชื•ื›ื” ืฉืฉื” ื—ื•ืฅ ืžื’ื‘ื•ืœื™ื”. ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ืขืจื•ื’ื” ืชื•ื›ื” ืฉืฉื”. ื’ื‘ื•ืœื™ื” ื‘ื›ืžื”? ื›ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืจื•ื—ื‘ โ€” ื›ืžืœื ืจื•ื—ื‘ ืคืจืกื”. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื, ื•ืื™ืชื™ืžื ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื‘ืจ ืคืคื: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” โ€” ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ืฉืงื™ืช ื‘ืจื’ืœืš ื›ื’ืŸ ื”ื™ืจืงืด โ€” ืžื” ืจื’ืœ ื˜ืคื—, ืืฃ ื’ื‘ื•ืœ ื ืžื™ ื˜ืคื—.

Rav Assi a dit : la plate-bande (arouga) : son intรฉrieur [doit faire] six [tefahim], en dehors de ses bordures. On a aussi enseignรฉ ainsi [dans une baraita] : la plate-bande, son intรฉrieur [fait] six.

Ses bordures, de combien [sont-elles] ? Comme nous l'avons appris [dans une michna] : Rabbi Yehouda dit : la largeur [est] de la pleine largeur d'un pied (parsa).

Rabbi Zeira a dit, et certains disent Rabbi Hanina bar Papa : quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est รฉcrit : "et tu l'arrosais avec ton pied, comme un jardin potager" (Devarim 11,10) : de mรชme que le pied [fait] un tefah, la bordure aussi [fait] un tefah.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ืขืจื•ื’ื” ืฉืืžืจื• ืฆืจื™ื›ื” ืœื”ื™ื•ืช ื•' ื—ื•ืฅ ืžื’ื‘ื•ืœื™ื” ืฉื”ื™ื• ืžื ื™ื—ื™ืŸ ื‘ืขืจื•ื’ื” ืงืจืงืข ื—ืœืง ืกื‘ื™ื‘ื•ืช ื”ื–ืจื™ืขื” ืœืžืงื•ื ื“ื™ืฉื” ื›ืฉื”ื•ื ืžืฉืงื” ื”ื–ืจืขื™ื ืžื”ืœืš ื‘ื’ื‘ื•ืœื™ืŸ ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืจื‘ ืืฉื™ ื“ืœื ืชื™ืžื ื•' ืขื ื”ื’ื‘ื•ืœื™ืŸ ื•ื›ืฉื”ื ื™ื— ื˜ืคื— ื—ืœืง ืœื›ืืŸ ื•ื˜ืคื— ื—ืœืง ืœื›ืืŸ ืœื ืชื”ื ืขืจื•ื’ื” ืžืงื•ื ื™ื ื™ืงืชื” ืืœื ืืจื‘ืข ื•ืื™ืŸ ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ืŸ ืืžืฆืขื™ ืœืฉื›ื ื’ื“ื• ืืฆืœ ื”ื’ื‘ื•ืœ ืืœื ื˜ืคื—ื™ื™ื:
Rav Achi a dit : la plate-bande โ€” dont on a parlรฉ doit faire six [tefahim] en dehors de ses bordures. On laissait en effet dans la plate-bande un terrain lisse autour des semis, comme lieu de passage : quand on arrose les semences, on marche sur les bordures. Rav Achi nous apprend qu'il ne faut pas dire [six] avec les bordures : si on laisse un tefah lisse d'un cรดtรฉ et un tefah lisse de l'autre, la plate-bande n'aurait plus que quatre [tefahim] pour son aspiration, et il n'y aurait entre [la semence] du milieu et celle qui lui fait face prรจs de la bordure que deux tefahim.
ื‘ื›ืžื” ื›ืžื” ืจื—ื‘ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืขืจื•ื’ื” ื›ื”ืœื›ืชื” ื•ืชื”ื ืขืœื™ื” ืชื•ืจืช ื”ืขืจื•ื’ื” ืœื›ืœ ื“ื‘ืจื™ื” ื›ื“ืœืงืžืŸ ืœื”ืชื™ืจ ืจืืฉ ืชื•ืจ ื™ืจืง ื”ื ื›ื ืก ืœื” ื•ื”ื™ื•ืฆื ืžืžื ื” ื“ื›ื™ ืœื™ืชื ื›ืฉื™ืขื•ืจื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœืžื™ื”ื•ื™ ืœื” ืงื•ืœื™ ืฉื“ื”:
De combien โ€” quelle doit รชtre leur largeur pour que ce soit une plate-bande conforme ร  la rรจgle, ร  laquelle s'applique la loi de la plate-bande pour tous ses aspects, comme [on le verra] plus loin, pour permettre la pointe (roch tor) de lรฉgume qui y entre et qui en sort. Car quand elle n'a pas la mesure, elle n'est pas assez importante pour bรฉnรฉficier des indulgences [propres] ร  un champ.
ืคืจืกื” ืคืจืกืช ืจื’ืœ:
Pied (parsa) โ€” la plante du pied.
ื•ื”ืฉืงื™ืช ื‘ืจื’ืœืš ืœื”ื˜ืขื™ืŸ ืขืœ ื›ืชืคืš ืžื™ื ื•ืœื”ืœืš ื‘ืจื’ืœืš ืกื‘ื™ื‘ื•ืชื™ื” ืœื”ืฉืงื•ืชื” ืœืž"ืœ ืœื™ื” ืœืžื›ืชื‘ ืจื’ืœืš ืœื•ืžืจ ืฉื‘ืžืงื•ื ืžื”ืœื›ื• ืœื”ืฉืงื•ืชื” ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืจื’ืœ ื”ื•ื:
Et tu l'arrosais avec ton pied โ€” [en devant] charger l'eau sur ton รฉpaule et marcher de ton pied autour d'elle pour l'arroser. Pourquoi [le verset] devait-il รฉcrire "ton pied" ? Pour dire qu'ร  l'endroit oรน l'on marche pour l'arroser, il y a la mesure d'un pied.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื’ื‘ื•ืœื™ื” ื‘ื›ืžื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœืขื ื™ืŸ ืจืืฉ ืชื•ืจ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื“ืื™ืŸ ืจืืฉ ืชื•ืจ ื‘ืขืจื•ื’ื” ื”ื™ื™ื ื• ืžืขืจื•ื’ื” ืœืขืจื•ื’ื” ื•ืจ"ื™ ืื•ืžืจ ื“ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœืžืงื— ื•ืžืžื›ืจ ืื ืžื›ืจ ืœื• ืขืจื•ื’ื” ื•ื’ื‘ื•ืœื™ื”:
Ses bordures, de combien โ€” Rachi (le Kountres) explique que la consรฉquence concerne le roch tor ; et ce qu'on dit plus loin, qu'il n'y a pas de roch tor dans une plate-bande, [s'entend] d'une plate-bande ร  une autre. Et le Ri dit que la consรฉquence concerne l'achat et la vente, si l'on vend ร  quelqu'un une plate-bande avec ses bordures.
ื“ืชื ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื›ื•' ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืžื™ื™ืจื™ ืžื™ื“ื™ ื‘ื’ื‘ื•ืœ ืืœื ื‘ื”ืคืกืง ืฉื‘ื™ืŸ ืขื‘ื•ื“ืช ื™ืจืง ืœื™ืจืง ืื—ืจ ื›ื“ืื™ืชื ื‘ืค"ื’ ื“ื›ืœืื™ื (ืžืฉื ื” ื’) ื“ืชื ืŸ ื”ื™ืชื” ืฉื“ื”ื• ื–ืจื•ืขื” ื™ืจืง ื•ืžื‘ืงืฉ ืœื™ื˜ืข ืฉื ื™ืจืง ืื—ืจ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ืขื“ ืฉื™ื”ื ื”ืชืœื ืžืคื•ืœืฉ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืจื•ื—ื‘ ื›ืžืœื ืจื•ื—ื‘ ืคืจืกื” ื ืจืื” ืœื”ืฉ"ืก ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื—ืฉื™ื‘ ื”ืคืกืง ืœืขื ื™ืŸ ื›ืœืื™ื ื—ืฉื™ื‘ ื ืžื™ ืœื”ื™ื•ืช ื’ื‘ื•ืœ ืœืขืจื•ื’ื”:
Comme nous l'avons appris : Rabbi Yehouda dit, etc. โ€” Bien que Rabbi Yehouda ne parle pas du tout de bordure, mais de la sรฉparation entre la culture d'un lรฉgume et celle d'un autre lรฉgume, comme au troisiรจme chapitre de Kilayim (michna 3) oรน nous avons appris : si son champ รฉtait semรฉ d'un lรฉgume et qu'il veut y planter un autre lรฉgume, Rabbi Chimon dit : [il faut] que le sillon soit ouvert [d'un bout ร  l'autre] ; Rabbi Yehouda dit : la largeur de la pleine largeur d'un pied โ€” il a paru ร  la Guemara que, de mรชme que [cette mesure] compte comme sรฉparation pour les kilayim, elle compte aussi comme bordure pour la plate-bande.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Assi prรฉcise que les six tefahim sont mesurรฉs ร  l'intรฉrieur de la plate-bande. Les bordures (guevoulim), oรน l'on marche pour arroser, s'ajoutent autour. Rachi montre pourquoi : si les bordures รฉtaient comprises dans les six, il ne resterait que quatre tefahim, et deux seulement entre la semence du centre et celle du bord, alors que l'aspiration exige trois.

La largeur de la bordure est d'un tefah, d'aprรจs Rabbi Yehouda (largeur d'un pied), appuyรฉ sur le verset "tu l'arrosais avec ton pied".

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Six tefahim avec ou sans les bordures ?2 tefahimbordureSix avec les bordures (rejetรฉ)3 tefahimbordureRav Assi : six ร  l'intรฉrieurintรฉrieur 4 x 4 : trop courtintรฉrieur 6 x 6 + bordure 1 tefah
Rav Assi : les six tefahim s'entendent sans les bordures, sinon l'รฉcart tombe ร  deux tefahim.
4
ืืžืจ ืจื‘: ืขืจื•ื’ื” โ€” ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืฉื ื™ื ื•. ื•ื”ืื™ื›ื ืžืงื•ื ืงืจื ื•ืช! ืืžืจื™ ื‘ื™ ืจื‘ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘: ื‘ืžืžืœื ืืช ื”ืงืจื ื•ืช. ื•ืœื™ื–ืจืข ืžืื‘ืจืื™ ื•ืœื ืœื™ืžืœื™ ืžื’ื•ืื™!

Rav a dit : la plate-bande, nous l'avons apprise [dans le cas] d'une ruine (horva). Mais il y a l'emplacement des coins !

On a dit dans l'รฉcole de Rav, au nom de Rav : [il s'agit du cas] oรน l'on remplit les coins. Mais qu'il sรจme ร  l'extรฉrieur et qu'il ne remplisse pas ร  l'intรฉrieur !

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืžืจ ืจื‘ ืขืจื•ื’ื” ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืฉื ื™ื ื• ื‘ืžืฉื ืชื ื• ืœื”ืชื™ืจ ื‘ื” ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœื ืฉืกื‘ื™ื‘ื•ืชื™ื” ืขืจื•ื’ื•ืช ืฉื”ืจื™ ืœื ืคื™ืจืฉื• ืœืš ืืœื ื”ืคืจืฉ ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ื›ื” ื•ืื ืชื–ืจืข ืขืจื•ื’ื•ืช ืกื‘ื™ื‘ื•ืชื™ื” ืœื ืชื•ื›ืœ ืœื”ืจื—ื™ืง ื‘ื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืฉื‘ืชื•ื›ื” ื•ืœื–ืจื•ืข ืื•ืชืŸ ืฉื‘ืจื•ื—ื•ืช ื”ืขืจื•ื’ื” ืกืžื•ืš ืœื’ื‘ื•ืœ ืœื”ืจื—ื™ืงื” ืžืŸ ื”ืืžืฆืขื™ ื›ืฉื™ืขื•ืจื• ืœืคื™ ืฉืืชื” ืžืงืจื™ื‘ื• ืืฆืœ ื–ืจืข ื”ื ื–ืจืข ื‘ื—ื‘ืจืชื” ืืฆืœ ื’ื‘ื•ืœื” ืฉืื™ืŸ ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ืืœื ืฉื ื™ ื˜ืคื—ื™ื ืฉืœ ื’ื‘ื•ืœื™ ื”ืขืจื•ื’ื” ื•ืื ืŸ ื’' ื‘ืขื™ื ืŸ:
Rav a dit : la plate-bande, nous l'avons apprise dans une ruine โ€” dans notre michna, pour y permettre cinq semences ; mais pas [lorsque] des plates-bandes l'entourent. Car on ne t'a expliquรฉ que l'รฉcart entre les semences qui sont ร  l'intรฉrieur ; or si tu sรจmes des plates-bandes autour d'elle, tu ne pourras pas รฉloigner celles qui sont ร  l'intรฉrieur : en semant celles des cรดtรฉs de la plate-bande prรจs de la bordure, pour les รฉloigner de celle du milieu selon sa mesure, tu les rapproches de la semence semรฉe dans la [plate-bande] voisine prรจs de sa bordure, et il n'y a entre elles que les deux tefahim des bordures des plates-bandes, alors qu'il nous en faut trois.
ื•ื”ื ืื™ื›ื ืžืงื•ื ืงืจื ื•ืช ืžืื™ ื“ื•ื—ืงื™ื” ื“ืœื ืœืื•ืงื•ืžื™ื” ื‘ืขืจื•ื’ื” ื‘ื™ืŸ ื”ืขืจื•ื’ื•ืช ืžื•ืงืคืช ืžื›ืœ ืฆื“ ื’' ืขืจื•ื’ื•ืช ืฉื”ืŸ ื—' ื›ื–ื” ื•ืœื–ืจื•ืข ื‘ืืžืฆืข ื•ื›ืŸ ื‘ื›ื•ืœืŸ ื”' ื–ืจืขื•ื ื™ืŸ ื•ื”ื ืื™ื›ื ื‘ื›ืœ ืขืจื•ื’ื” ืžืงื•ื ืงืจื ื•ืช ื–ื•ื™ื•ืชื™ื” ื•ืืชื” ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืžืฉื™ืš ื–ืจืข ื’ืจืขื™ืŸ ืฉืชื–ืจืข ื‘ืฆื“ ื’ื‘ื•ืœืŸ ืฉืœ ื–ื• ืœืฆืคื•ืŸ ื•ืฉืœ ื–ื• ืœื“ืจื•ื ืฉืœ ื–ื• ืœืžื–ืจื— ื•ืฉืœ ื–ื• ืœืžืขืจื‘ ื•ืœื–ืจื•ืข ืื•ืชืŸ ื’ืจืขื™ื ื™ืŸ ืืฆืœ ื”ืงืจื ื•ืช ื•ืื™ื ืš ืฆืจื™ืš ืœื”ืžืฉื™ื›ืŸ ืžื›ื ื’ื“ ืื•ืชืŸ ืฉื‘ื—ื‘ื™ืจื• ืžื‘ืคื ื™ื ืืœื ื”ืคืจืฉ ื˜ืคื— ื•ืืžืื™ ืืžืจ ืจื‘ ื‘ืขืจื•ื’ื” ืฉื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืฉื ื™ื ื•:
Mais il y a l'emplacement des coins โ€” qu'est-ce qui l'a contraint ร  ne pas l'expliquer d'une plate-bande parmi des plates-bandes, entourรฉe de chaque cรดtรฉ de trois plates-bandes, soit huit, ainsi, en semant au milieu, et de mรชme dans toutes, cinq semences ? Il y a bien dans chaque plate-bande l'emplacement des coins, ses angles : tu peux รฉtirer la rangรฉe de graines que tu sรจmes prรจs de leur bordure, celle-ci au nord et celle-lร  au sud, celle-ci ร  l'est et celle-lร  ร  l'ouest, et semer ces graines prรจs des coins ; et tu n'as besoin de les รฉcarter, vers l'intรฉrieur, de celles qui leur font face dans la voisine que d'un tefah. Pourquoi donc Rav a-t-il dit : nous l'avons apprise d'une plate-bande dans une ruine ?
ื‘ืžืžืœื ืืช ื”ืงืจื ื•ืช ืจื‘ ืžื•ืงื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ืžืžืœื ืืช ื›ืœ ื”ืจื•ื— ืฉืœ ืขืจื•ื’ื” ืœืฆืคื•ืŸ ืžืŸ ื”ืžื–ืจื— ืœืžืขืจื‘ ื•ื›ืŸ ืจื•ื— ื“ืจื•ืžื™ ืื‘ืœ ื”ืžื–ืจื—ื™ ื•ื”ืžืขืจื‘ื™ ื–ื•ืจืข ืžืขื˜ ื•ื™ื ื™ื— ื”ืคืจืฉ ืžื›ืืŸ ื•ืžื›ืืŸ (ื›ื–ื”) ื”ืœื›ืš ืื™ ืืชื” ื™ื›ื•ืœ ืœื–ืจื•ืข ืขื•ื“ ื‘ืขืจื•ื’ื” ืฉืืฆืœื” ืœืฆืคื•ืŸ ื•ืฉืืฆืœื” ืœื“ืจื•ื ืžืคื ื™ ืขื™ืจื‘ื•ื‘ ืฉืœ ื‘' ื”ืขืจื•ื’ื•ืช:
Oรน l'on remplit les coins โ€” Rav explique la michna [dans le cas] oรน l'on remplit tout le cรดtรฉ nord de la plate-bande, de l'est ร  l'ouest, et de mรชme le cรดtรฉ sud ; mais ร  l'est et ร  l'ouest on sรจme peu et on laisse un รฉcart de part et d'autre (ainsi). C'est pourquoi tu ne peux plus semer dans la plate-bande voisine au nord ni dans celle voisine au sud, ร  cause du mรฉlange des deux plates-bandes.
ื•ืœื™ื–ืจืข ืžืื‘ืจืื™ ื•ื™ืงื™ืคื ื” ืขืจื•ื’ื•ืช ืžื›ืœ ืฆื“ ื•ืืช ื”ืงืจื ื•ืช ืฉื‘ืชื•ื›ื” ืœื ื™ืžืœื ื•ืžืื™ ื“ื•ื—ืงื™ื” ื“ืจื‘ ืœืื•ืงืžื™ื” ื‘ืขืจื•ื’ื” ืฉื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืฉืื™ืŸ ืฉื ืืœื ื”ื™ื:
Mais qu'il sรจme ร  l'extรฉrieur โ€” qu'il l'entoure de plates-bandes de chaque cรดtรฉ et qu'il ne remplisse pas les coins ร  l'intรฉrieur. Qu'est-ce qui a contraint Rav ร  l'expliquer d'une plate-bande dans une ruine, oรน il n'y a qu'elle ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืืžืจ ืจื‘ ืขืจื•ื’ื” ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืฉื ื™ื ื• ืคื™ืจืฉ ืจ"ืช ื“ืงืก"ื“ ืฉืื™ื ื• ืžืžืœื ื›ืœ ื”ืจื•ื— ืืœื ื–ื•ืจืข ื‘ืืžืฆืข ื›ืœ ืจื•ื— ื˜ืคื— ื•ื’' ื—ื•ืžืฉื™ืŸ ื•ืžื ื™ื— ืžื›ืœ ืฆื“ ืœืฆื“ ืงืจื ื•ืช ื˜ืคื—ื™ื™ื ื•ื—ื•ืžืฉ ื—ืจื‘ ื“ื”ืฉืชื ื–ืจืขื•ื ื™ ืจื•ื— ื–ื” ืจื—ื•ืงื™ืŸ ืžื–ืจืขื•ื ื™ ืจื•ื— ื”ืื—ืจืช ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืืœื›ืกื•ืŸ ืฉืœ ื˜ืคื—ื™ื™ื ื•ื—ื•ืžืฉ ืขืœ ื˜ืคื—ื™ื™ื ื•ื—ื•ืžืฉ ื“ื”ื•ื™ ื’"ื˜ ื•ื™ื•ืชืจ ืฉื ื™ ื—ื•ืžืฉื™ ื—ื•ืžืฉ ื•ืคืจื™ืš ื•ื”ื ืื™ื›ื ืžืงื•ื ืงืจื ื•ืช ืฉื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ืฉื ืขืจื•ื’ื•ืช ืืข"ืค ืฉืœื ื™ืจื—ื™ืง ืืœื ืฉื™ืขื•ืจ ื‘' ื”ื’ื‘ื•ืœื™ื ื“ื”ืฉืชื ืื™ื›ื ื˜ื•ื‘ื ื‘ื™ืŸ ื–ืจืข ื”ืคื ื™ืžื™ืช ืฉื‘ืืžืฆืข ื”ืจื•ื—ื•ืช ื•ื‘ื™ืŸ ื–ืจืข ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ืฉืœ ืฆื“ ื”ืงืจืŸ ื“ื”ื ืื™ื›ื ื‘' ื’ื‘ื•ืœื™ืŸ ื•ืžืงื•ื ื—ืจื‘ ืฉื”ื•ื ื‘' ื˜ืคื—ื™ื ื•ื—ื•ืžืฉ ื‘ื›ืœ ืงืจืŸ ื•ืžืฉื ื™ ื‘ืžืžืœื ืืช ื”ืงืจื ื•ืช ืฉืœ ืžื–ืจื— ื•ืžืขืจื‘ ื•ื‘ืจื•ื— ืฆืคื•ืŸ ื•ื“ืจื•ื ื’ืจืขื™ืŸ ืœื›ืœ ืจื•ื— ื›ืืฉืจ ืชืฆื™ื™ืจ ื“ื‘ืื•ืชื” ืขืจื•ื’ื” ืื™ื›ื ื”ืจื—ืงื” ื’' (ื›ื–ื”) ื•ืื ื‘ืืช ืœืกื‘ื‘ื” ื‘ืขืจื•ื’ื•ืช (ืืคื™ืœื•) ื‘ืžืงื•ื ืงืจื ื•ืช ืœื ื™ื”ื™ื• ื’' ื˜ืคื—ื™ื ื‘ื™ืŸ ื–ืจืขื•ื ื™ ืขืจื•ื’ื” ืืžืฆืขื™ ืœื–ืจืขื•ื ื™ ืขืจื•ื’ื” ืฉื‘ืงืจื ื•ืช ืฉืื™ืŸ ื”ืคืจืฉ ื‘ื™ื ื™ื”ื ืืœื ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื ื™ ื’ื‘ื•ืœื™ืŸ ืืข"ืค ืฉื™ื•ื›ืœ ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื–ืจื•ืข ื’ืจืขื™ืŸ ืื—ื“ ื‘ื›ืœ ืงืจืŸ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื™ืช ื”ื ืžืกื™ืง ื“ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืฉืžื ืœื ื™ื“ืงื“ืง ื•ื™ืžืœื ืงืจื ื•ืช ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื•ืช ืฉืžื ื™ืžืœื:
Rav a dit : la plate-bande, nous l'avons apprise dans une ruine โ€” Rabbenou Tam explique qu'on pensait d'abord qu'on ne remplit pas tout le cรดtรฉ, mais qu'on sรจme au milieu de chaque cรดtรฉ un tefah et trois cinquiรจmes, en laissant de chaque cรดtรฉ, vers les coins, deux tefahim et un cinquiรจme vides. Ainsi les semences d'un cรดtรฉ sont รฉloignรฉes de celles de l'autre cรดtรฉ de la diagonale [d'un carrรฉ] de deux tefahim et un cinquiรจme sur deux tefahim et un cinquiรจme, qui fait trois tefahim et un peu plus, deux cinquiรจmes de cinquiรจme. Et [la Guemara] objecte : il y a pourtant l'emplacement des coins, oรน l'on peut faire des plates-bandes, mรชme en n'รฉloignant que de la mesure des deux bordures ; car alors il y a un large รฉcart entre la semence de la [plate-bande] intรฉrieure, qui est au milieu des cรดtรฉs, et la semence de l'extรฉrieure, du cรดtรฉ du coin, puisqu'il y a les deux bordures et l'espace vide, qui est de deux tefahim et un cinquiรจme dans chaque coin. Et elle rรฉpond : [il s'agit du cas] oรน l'on remplit les coins de l'est et de l'ouest, et au nord et au sud [on met] une graine par cรดtรฉ, comme tu le dessineras, de sorte que dans cette plate-bande il y a un รฉloignement de trois (ainsi). Et si tu viens ร  l'entourer de plates-bandes, mรชme ร  l'emplacement des coins, il n'y aurait pas trois tefahim entre les semences de la plate-bande du milieu et celles de la plate-bande des coins, puisqu'il n'y a entre elles que la mesure des deux bordures. Et bien qu'on puisse encore semer une graine dans chaque coin extรฉrieur, [la Guemara] conclut qu'on dรฉcrรจte de peur qu'il ne soit pas prรฉcis et remplisse les coins ; de mรชme, on dรฉcrรจte pour les [plates-bandes] extรฉrieures, de peur qu'il ne les remplisse.
ื•ืœื™ื–ืจืข ืžืื‘ืจืื™ ื•ืœื™ื–ืจืข ืขืจื•ื’ื•ืช ืœืฆื“ ืงืจื ื•ืช ื”ืืžืฆืขื™ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื•ืœื ื™ืžืœื ื”ืงืจื ื•ืช ื“ื”ื›ื™ ืขื“ื™ืฃ ื˜ืคื™ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื”ืจื‘ื•ืช ื‘ืขืจื•ื’ื•ืช:
Mais qu'il sรจme ร  l'extรฉrieur โ€” qu'il sรจme des plates-bandes du cรดtรฉ des coins de celle du milieu, comme je l'ai expliquรฉ, et qu'il ne remplisse pas les coins ; ce serait prรฉfรฉrable, puisqu'il peut ainsi multiplier les plates-bandes.
๐Ÿ’ก Explication

Rav limite la michna ร  une plate-bande isolรฉe (dans une horva, une ruine) : si d'autres plates-bandes l'entourent, les semences placรฉes prรจs des bords ne seraient sรฉparรฉes de celles de la voisine que par deux bordures, soit deux tefahim, alors qu'il en faut trois.

La Guemara objecte : les coins restent libres, on pourrait y mettre des plates-bandes voisines. Rรฉponse de l'รฉcole de Rav : on remplit les coins. La Guemara relance : pourquoi ne pas laisser les coins vides et semer davantage de plates-bandes ร  l'extรฉrieur ? La rรฉponse vient sur l'amud suivant. Rachi et Tossefot (Rabbenou Tam) diffรจrent sur la disposition exacte des rangรฉes.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rachi : coins remplis, pas de plate-bande voisine au nord ni au sudplate-bande voisine (nord)plate-bande centrale2 tefahimRangรฉes nord et sudremplies d'est en ouest(jusque dans les coins)Rangรฉes est et ouest : courtes,avec un รฉcart de part et d'autreVoisine au nord ou au sud :seulement 2 bordures d'รฉcart= 2 tefahim, or il en faut 3D'oรน : plate-bande dans une ruine(Rav)
Selon Rachi : rangรฉes nord et sud remplies, la plate-bande voisine n'est qu'ร  deux tefahim.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).