Shabbat 91a — Intention et mesure dans l'hotsaa : grain rangé, changement d'intention, dihouy

Shabbat 91a

Sougya : Le daf poursuit la michna sur celui qui range (hitsnia) un objet pour semer, pour un échantillon ou pour un remède : son intention première détermine la mesure, même au moment où il le sort sans y penser. Chmouel précise que selon R.

Meir, un seul grain de blé sorti pour semer suffit ; R. Yitshak fils de Rav Yehouda objecte le cas de celui qui pense sortir toute sa maison.

La Guemara oppose la michna à R. Chimon ben Elazar, pour qui la pensée de celui qui range engage celui qui sort.

Rav Nahman enseigne ensuite que changer d'intention entre akira et hanaha n'exempte pas, et Rava enchaîne des questions sur des aliments qui gonflent ou rétrécissent en route, jusqu'à la question du dihouy (rejet) à Chabbat. Le daf se termine par la question de Rava sur un kazayit de terouma jeté dans une maison impure.

Changer d'intention entre akira et hanaha : la chaîne de RavaRav Nahman : 1 grogueret pour manger -> décide de semer (ou l'inverse)Mesure suffisante selon les deux intentions -> HAYAVAkira et hanaha sous deux intentions différentes ne l'empêchent pasQuestion 1 : 1/2 grogueret pour semer, gonfle à 1 grogueret, décide de mangerAu départ : pas de mesure pour manger (seulement pour semer)Mais s'il s'était tu, il serait hayav au titre de semerReste sans réponse (teikou)si on dit hayav ...Question 2 : 1 grogueret pour manger, rétrécit, décide de semerS'il s'était tu : plus de mesure pour manger à la hanaha -> patourOu bien on suit l'intention présente (semer : kol chehou) -> hayav ?Reste sans réponse (teikou)si on suit l'intention présente ...Question 3 : 1 grogueret pour manger, rétrécit, puis regonfleAkira et hanaha : mesure complète. Entre les deux : mesure manquanteY a-t-il dihouy (rejet définitif) en matière de Chabbat ?Reste sans réponse (teikou)Principe sous-jacentLa hotsaa se juge à l'akira et à la hanaha :quelle intention et quelle mesure comptent à chacun de ces deux moments ?
Les trois questions de Rava sur le changement d'intention et de mesure entre akira et hanaha, toutes laissées sans réponse (teikou).
Qui est hayav pour un objet rangé (hitsnia) ?Cas : A range un objet sans valeur ordinaire (ex : 1 grain pour semer)B, qui ne l'a pas rangé, le sort de chez lui à ChabbatMichna (R. Meir)A : hayav pour kol chehouB : hayav seulement à la mesurehabituelle (kechiouro)Chaque personne est jugéepar sa propre intentionR. Chimon ben Elazar (baraita)A : hayavB : hayav aussi, même pourune quantité minimeB est rendu hayav parla pensée de ANafka minaCelui qui sort un objet rangé par un autre : kol chehou selon RSBE, mesure habituelle selon la michna
La michna et R. Chimon ben Elazar sur la personne qui sort un objet rangé par un autre.
1
מַהוּ דְתֵימָא, בַּטֻּולֵּי בָּטְלָה לְמַחֲשַׁבְתּוֹ — קָא מַשְׁמָע לַן: כָּל הָעוֹשֶׂה, עַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה הוּא עוֹשֶׂה.

Tu aurais pu dire que son intention est entièrement annulée (puisqu'au moment de sortir il n'y pense plus) ; on nous apprend (que non) : quiconque agit, agit selon son intention première.

📜 Rachi (3)
מַהוּ דְתֵימָא כֵּיוָן דְּשָׁכַח בִּשְׁעַת הוֹצָאָה שֶׁלֹּא הָיָה זָכוּר בְּהַצְנָעָתוֹ:
Tu aurais pu dire : puisqu'il a oublié au moment de la sortie, ne se souvenant plus de l'avoir rangé.
בָּטְלָה לוֹ מַחְשַׁבְתּוֹ וְאֵין כָּאן לֹא חֲשִׁיבוּת מַחְשֶׁבֶת הַצְנָעָה וְלֹא מַחֲשֶׁבֶת הוֹצָאָה:
Son intention est annulée : et il n'y a ici ni l'importance donnée par l'intention de ranger, ni celle de l'intention de sortir.
קמ"ל דְּכָל הָעוֹשֶׂה סְתָם עַל דַּעַת הָרִאשׁוֹנָה עוֹשֶׂה וּבַחֲשִׁיבוּתֵיהּ קַמָּא קָאֵי:
On nous apprend : que quiconque agit sans précision agit selon son intention première, et reste dans son importance première (celle qu'il avait donnée à l'objet).
💡 Explication

La michna enseigne que celui qui a rangé (hitsnia) un objet de faible valeur pour semer ou comme remède, puis le sort à Chabbat, est redevable pour kol chehou (toute quantité). La Guemara explique la nouveauté : même s'il a oublié pourquoi il l'avait rangé, son acte reste rattaché à son intention première (al daat richona).

2
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְחַייֵּב הָיָה רַבִּי מֵאִיר אַף בְּמוֹצִיא חִטָּה אַחַת לִזְרִיעָה. פְּשִׁיטָא, ״כָּל שֶׁהוּא״ תְּנַן! מַהוּ דְתֵימָא: ״כָּל שֶׁהוּא״ — לְאַפּוֹקֵי מִגְּרוֹגֶרֶת, וּלְעוֹלָם עַד דְּאִיכָּא כְּזַיִת, קָא מַשְׁמָע לַן. מַתְקִיף לַהּ רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה: אֶלָּא מֵעַתָּה, חִישֵּׁב לְהוֹצִיא כָּל בֵּיתוֹ, הָכִי נָמֵי דְּלָא מִיחַייַּב עַד דְּמַפֵּיק לְכוּלֵּיהּ?! הָתָם — בָּטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כָּל אָדָם.

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : R. Meir rendait redevable même celui qui sort un seul grain de blé pour semer.

C'est évident : nous avons appris (dans la michna) kol chehou (toute quantité) ! Tu aurais pu dire : kol chehou vient exclure la mesure d'une figue sèche (grogueret), mais en réalité il faut au moins un kazayit (volume d'une olive) ; on nous apprend (que non).

R. Yitshak fils de Rav Yehouda objecte : s'il en est ainsi, celui qui a pensé sortir toute sa maison, ne serait-il pas redevable tant qu'il ne l'a pas sortie entièrement ?!

Là-bas, son intention est annulée face à (celle de) tous les hommes.

📜 Rachi (6)
כָּל שֶׁהוּא תְּנַן וּסְתַם מִשְׁנָה רַבִּי מֵאִיר:
Nous avons appris kol chehou : et une michna anonyme est selon R. Meir.
לְאַפּוֹקֵי מִגְּרוֹגֶרֶת דִּשְׁאָר אוֹכְלִין:
Exclure la grogueret : (mesure) des autres aliments.
אֶלָּא מֵעַתָּה דְּמַתְנִי' בְּדַעְתֵּיהּ תָּלֵינַן כִּדְקָאָמְרַתְּ מִשּׁוּם דְּעַל דַּעַת רִאשׁוֹנָה מַחְשֶׁבֶת לֵיהּ שִׁיעוּרָא:
S'il en est ainsi : que dans notre michna nous dépendons de son intention, comme tu le dis, parce que selon l'intention première on lui compte la mesure.
חִישֵּׁב לְהוֹצִיא כָּל בֵּיתוֹ בְּהוֹצָאָה אַחַת דְּלָא אַחְשְׁבָה אֶלָּא אִם כֵּן הוֹצִיא כֻּולָּהּ כְּאֶחָד:
Il a pensé sortir toute sa maison : en une seule sortie, de sorte qu'il ne lui accorde d'importance que s'il la sort entièrement d'un coup.
הָכִי נָמֵי דְּכִי אַפְּקָא פֻּורְתָּא פֻּורְתָּא לָא מִיחַייַּב:
Est-ce ainsi : que s'il la sort petit à petit il ne serait pas redevable ?
בָּטְלָה דַּעְתֵּיהּ וְשִׁיעוּרָא דַּחֲשִׁיב לְאִינָשֵׁי חֲשִׁיב:
Son intention est annulée : et la mesure qui a de l'importance pour les gens est considérée comme importante.
🗂️ Tossefot (1)
מַתְקִיף לַהּ רַב יִצְחָק פֵּירֵשׁ בַּקּוּנְטְרֵס דְּפָרִיךְ אַאַבַּיֵּי וְקָשֶׁה דְּאַמַּאי נְטַר לֵיהּ עַד הָכָא וְאוֹמֵר הָרַב פור"ת בְּשֵׁם רַבֵּינוּ שְׁמוּאֵל דְּאַדְּרַב יְהוּדָה אַבֹּוהַּ פָּרִיךְ וה"פ כֵּיוָן דַּאֲמַרְתְּ דְּמוֹצִיא חִטָּה אַחַת לִזְרִיעָה חַייָּב אע"פ שֶׁאֵין רְגִילוּת מִשּׁוּם דְּבָתַר מַחְשַׁבְתּוֹ אָזְלִינַן ה"נ כְּשֶׁחִישֵּׁב לְהוֹצִיא כָּל בֵּיתוֹ נִיזּוֹל בָּתַר מַחְשַׁבְתּוֹ וְלֹא נְחַייְּבֶנּוּ בְּפָחוֹת כֵּיוָן דְּפָחוֹת מִיכֵּן אֵינוֹ חָשׁוּב בְּעֵינָיו וּמְשַׁנֵּי הָתָם בָּטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כָּל אָדָם דְּאֵין אָדָם שֶׁלֹּא יְהֵא חָשׁוּב בְּעֵינָיו פָּחוֹת מִכֵּן אֲבָל הָכָא יֵשׁ בְּנֵי אָדָם שֶׁחֲשׁוּבָה לָהֶם חִטָּה אַחַת לִזְרִיעָה:
R. Yitshak objecte : le Kountras (Rachi) explique qu'il objecte à Abayé. C'est difficile : pourquoi aurait-il attendu jusqu'ici ? Le maître Rabbi Porat dit au nom de Rabbenou Chmouel qu'il objecte à Rav Yehouda son père, et voici l'explication : puisque tu dis que celui qui sort un seul grain de blé pour semer est redevable, bien que ce ne soit pas l'usage, parce que nous suivons son intention, de même lorsqu'il a pensé sortir toute sa maison, suivons son intention et ne le rendons pas redevable pour moins, puisque moins que cela n'a pas d'importance à ses yeux. Il répond : là-bas, son intention est annulée face à tous les hommes, car il n'est personne pour qui moins que cela n'ait pas d'importance ; mais ici, il y a des gens pour qui un seul grain de blé a de l'importance pour semer.
⚖️ Rosh (1)
גְּמָ' אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל מְחַייֵּב הָיָה ר' מֵאִיר אַף בְּמוֹצִיא חִטָּה אַחַת לִזְרִיעָה וְאַף אִם לֹא הִצְנִיעַ מִתְּחִלָּה לְכָךְ:
Guemara. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : R. Meir rendait redevable même celui qui sort un seul grain de blé pour semer, et même s'il ne l'avait pas rangé au préalable dans ce but.
💡 Explication

Kol chehou pourrait être compris comme une simple baisse de la mesure habituelle (de la grogueret au kazayit). Chmouel précise qu'il s'agit vraiment du minimum : un seul grain.

L'objection de R. Yitshak : si l'intention fixe la mesure vers le bas, elle devrait aussi la fixer vers le haut. La réponse pose une limite : une intention que personne ne partage est annulée face à tous les hommes (batla daato etsel kol adam). Selon Tossefot, un grain pour semer a de la valeur pour certaines personnes ; une partie de la maison a de la valeur pour tout le monde.

3
וְכָל אָדָם אֵין חַייָּבִין עָלָיו אֶלָּא כְּשִׁיעוּרוֹ. מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, דְּתַנְיָא: כְּלָל אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, כָּל שֶׁאֵינוֹ כָּשֵׁר לְהַצְנִיעַ, וְאֵין מַצְנִיעִין כָּמוֹהוּ, וְהֻוכְשַׁר לָזֶה וְהִצְנִיעוֹ, וּבָא אַחֵר וְהוֹצִיאוֹ — נִתְחַיֵּיב זֶה בְּמַחְשַׁבְתּוֹ שֶׁל זֶה.

Et tout (autre) homme n'est redevable qu'à sa mesure (habituelle). Notre michna n'est pas selon R.

Chimon ben Elazar, car il est enseigné (dans une baraita) : R. Chimon ben Elazar a énoncé une règle : tout ce qui n'est pas apte à être rangé, et qu'on ne range pas d'ordinaire, mais qui est devenu apte pour celui-ci et qu'il l'a rangé, puis un autre est venu et l'a sorti, celui-ci (qui sort) devient redevable par l'intention de celui-là (qui a rangé).

📜 Rachi (1)
וְכָל אָדָם אֵין חַיָּיבִין אֶלָּא כְּשִׁיעוּרוֹ ואע"פ שֶׁהֻוכְשַׁר לָזֶה וְהִצְנִיעוֹ:
Et tout homme n'est redevable qu'à sa mesure : bien que l'objet soit devenu apte pour celui-ci et qu'il l'ait rangé.
💡 Explication

Deux positions : pour la michna, l'intention de celui qui range ne vaut que pour lui ; toute autre personne est jugée à la mesure habituelle (kechiouro). Pour R. Chimon ben Elazar, le rangement donne à l'objet une importance qui engage aussi celui qui le sort.

🖼️ Schéma
Qui est hayav pour un objet rangé (hitsnia) ?Cas : A range un objet sans valeur ordinaire (ex : 1 grain pour semer)B, qui ne l'a pas rangé, le sort de chez lui à ChabbatMichna (R. Meir)A : hayav pour kol chehouB : hayav seulement à la mesurehabituelle (kechiouro)Chaque personne est jugéepar sa propre intentionR. Chimon ben Elazar (baraita)A : hayavB : hayav aussi, même pourune quantité minimeB est rendu hayav parla pensée de ANafka minaCelui qui sort un objet rangé par un autre : kol chehou selon RSBE, mesure habituelle selon la michna
Michna et R. Chimon ben Elazar : l'intention de celui qui range engage-t-elle celui qui sort ?
4
אָמַר רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: הוֹצִיא כִּגְרוֹגֶרֶת לַאֲכִילָה, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לִזְרִיעָה, אִי נָמֵי לִזְרִיעָה, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לַאֲכִילָה — חַיָּיב. פְּשִׁיטָא, זִיל הָכָא — אִיכָּא שִׁיעוּרָא, וְזִיל הָכָא — אִיכָּא שִׁיעוּרָא! מַהוּ דְּתֵימָא בָּעֵינַן עֲקִירָה וְהַנָּחָה בַּחֲדָא מַחְשָׁבָה וְהָא לֵיכָּא — קָא מַשְׁמָע לַן.

Rava a dit au nom de Rav Nahman : s'il a sorti (le volume d')une grogueret pour manger, puis a changé d'avis pour semer, ou bien pour semer puis a changé d'avis pour manger, il est redevable. C'est évident : va d'ici, il y a la mesure ; va de là, il y a la mesure !

Tu aurais pu dire : il faut l'akira (le soulèvement) et la hanaha (le dépôt) avec une seule intention, et ce n'est pas le cas ici ; on nous apprend (que non).

📜 Rachi (1)
כִּגְרוֹגֶרֶת אִיכָּא שִׁיעוּרָא לַאֲכִילָה וּלְהוֹצָאָה וכ"ש לִזְרִיעָה דְּשִׁיעוּרָא בְּכָל שֶׁהוּא:
Une grogueret : il y a la mesure pour manger et pour sortir, et à plus forte raison pour semer, dont la mesure est kol chehou.
💡 Explication

La hotsaa (transport d'un domaine à l'autre) comporte deux temps : akira (soulever l'objet du premier domaine) et hanaha (le déposer dans le second). La nouveauté de Rav Nahman : un changement d'intention entre les deux n'empêche pas de les réunir en un seul acte, tant que la mesure est atteinte selon chacune des deux intentions.

5
בָּעֵי רָבָא: הוֹצִיא חֲצִי גְרוֹגֶרֶת לִזְרִיעָה וְתָפְחָה, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לַאֲכִילָה, מַהוּ? אִם תִּמְצֵי לוֹמַר: הָתָם הוּא דְּמִיחַייַּב — דְּזִיל הָכָא אִיכָּא שִׁיעוּרָא וְזִיל הָכָא אִיכָּא שִׁיעוּרָא, הָכָא, כֵּיוָן דִּבְעִידָּנָא דְּאַפְּקֵהּ לָא הֲוָה בֵּיהּ שִׁיעוּר אֲכִילָה — לָא מִיחַייַּב, אוֹ דִּילְמָא: כֵּיוָן דְּאִילּוּ אִישְׁתִּיק וְלָא חַשֵּׁיב עֲלֵיהּ מִיחַייַּב אַמַּחְשָׁבָה דִזְרִיעָה — הַשְׁתָּא נַמֵּי מִיחַייַּב.

Rava a demandé : s'il a sorti une demi-grogueret pour semer, qu'elle a gonflé, et qu'il a changé d'avis pour la manger, qu'en est-il ? Si tu veux dire (que) là-bas il est redevable parce que, va d'ici, il y a la mesure, et va de là, il y a la mesure, ici, puisqu'au moment où il l'a sortie il n'y avait pas la mesure pour manger, il n'est pas redevable ; ou peut-être, puisque s'il s'était tu et n'avait eu aucune intention à son sujet, il serait redevable au titre de l'intention de semer, maintenant aussi il est redevable.

📜 Rachi (7)
וְתָפְחָה וְעָמְדָה עַל גְּרוֹגֶרֶת קֹודֶם הַנָּחָה:
Et elle a gonflé : et elle a atteint la grogueret avant le dépôt.
וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לְאוֹכְלָהּ וְהִנִּיחָהּ מַהוּ:
Et il a changé d'avis pour la manger : et il l'a déposée ; qu'en est-il ?
את"ל בְּהַהִיא אע"ג דַּעֲקִירָה וְהַנָּחָה לָאו בַּחֲדָא מַחְשָׁבָה הֲוַאי מִיחַייַּב:
Si tu veux dire : dans ce cas-là, bien que l'akira et la hanaha n'aient pas été faites avec une seule intention, il est redevable.
הָתָם הוּא דְּזִיל הָכָא כוּ' בִּשְׁעַת מַחְשָׁבָה רִאשׁוֹנָה הָיָה בּוֹ כְּשִׁיעוּר לְמַחֲשַׁבְתּוֹ וְשִׁיעוּר לְמַחְשָׁבָה שְׁנִיָּה הִלְכָּךְ מִיצְטָרְפִי עֲקִירָה וְהַנָּחָה:
Là-bas, va d'ici, etc. : au moment de la première intention, il y avait la mesure pour son intention et la mesure pour la seconde intention ; c'est pourquoi l'akira et la hanaha se combinent.
אֲבָל הָכָא בְּעִידָּנָא דְּאַפְּקֵהּ לָא הֲוָה בֵּהּ שִׁיעוּר לְמַחְשָׁבָה שְׁנִיָּה שֶׁל הַנָּחָה וְלָא מִצְטָרְפִי הַנָּחָה לַעֲקִירָה:
Mais ici, au moment où il l'a sortie, il n'y avait pas la mesure : pour la seconde intention, celle du dépôt, et le dépôt ne se combine pas avec le soulèvement.
כֵּיוָן דְּאִילּוּ אֲשַׁתֵּיק בְּהַךְ שְׁנִיָּה אִית בָּהּ שִׁיעוּר לִזְרִיעָה וּמִיחַייַּב:
Puisque s'il s'était tu : dans ce second (état), il y a la mesure pour semer et il serait redevable.
הַשְׁתָּא נַמֵּי מִיחַיַּיב הוֹאִיל וְיֵשׁ שִׁיעוּר לְמַחְשָׁבָה אַחֲרוֹנָה וּבְשִׁיעוּר זֶה אִיכָּא שִׁיעוּרָא לְמַחְשָׁבָה רִאשׁוֹנָה וְיוֹתֵר:
Maintenant aussi il est redevable : puisqu'il y a la mesure pour la dernière intention, et que dans cette mesure il y a la mesure pour la première intention, et même davantage.
🗂️ Tossefot (1)
אוֹ דִּילְמָא בָּתַר הַשְׁתָּא אָזְלִינַן מַשְׁמַע דְּאִי בָּתַר הַשְׁתָּא אָזְלִינַן לֵיכָּא לְמִיבַּעְיָא מִידִי מִדְּקָאָמַר את"ל בָּתַר הַשְׁתָּא אָזְלִינַן הוֹצִיא גְּרוֹגֶרֶת לַאֲכִילָה וְצָמְקָה וְחָזְרָה וְתָפְחָה מַהוּ וְלָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ אַקַּמָּייְתָא וְאַמַּאי אַכַּתִּי תִּיבָּעֵי לֵיהּ אִי הֲוָה דִּיחוּי אֵצֶל שַׁבָּת אוֹ לֹא כִּדְבָעֵי בְּסָמוּךְ דְּהָא מִיָּד כְּשֶׁצָּמְקָה נִדְחֵית וְי"ל דְּדַוְקָא הַהִיא דִּבְסָמוּךְ חֲשִׁיב לֵיהּ דִּיחוּי שֶׁנִּדְחֵית בֵּין מִשִּׁיעוּר רִאשׁוֹן בֵּין מִשִּׁיעוּר אַחֲרוֹן אֲבָל הָכָא דְּמִשִּׁיעוּר אַחֲרוֹן מִיהָא לֹא נִדְחֵית לָא חֲשִׁיב לֵיהּ דִּיחוּי:
Ou peut-être suivons-nous (l'état) présent : cela implique que si nous suivons l'état présent, il n'y a plus rien à demander, puisqu'il dit : si tu veux dire que nous suivons l'état présent, s'il a sorti une grogueret pour manger, qu'elle a rétréci puis de nouveau gonflé, qu'en est-il ? et il ne pose pas la question sur le premier cas. Pourquoi ? Il pourrait encore demander s'il y a là un dihouy (rejet) à propos du Chabbat ou non, comme il le demande ensuite, car dès qu'elle a rétréci elle a été rejetée. On peut répondre : ce n'est que dans le cas suivant qu'on le considère comme un dihouy, car elle a été rejetée à la fois de la première mesure et de la dernière ; mais ici, où elle n'a pas été rejetée au moins de la dernière mesure, on ne le considère pas comme un dihouy.
💡 Explication

Première question de Rava. Au moment de l'akira, la demi-grogueret suffit pour semer (kol chehou) mais pas pour manger. À la hanaha, elle a gonflé et suffit pour manger.

Deux raisonnements : exiger que la mesure de la seconde intention existe déjà à l'akira (alors patour), ou considérer que s'il n'avait rien pensé, il serait hayav au titre de semer, et que son changement d'avis ne peut pas l'exempter (alors hayav).

🖼️ Schéma
Changer d'intention entre akira et hanaha : la chaîne de RavaRav Nahman : 1 grogueret pour manger -> décide de semer (ou l'inverse)Mesure suffisante selon les deux intentions -> HAYAVAkira et hanaha sous deux intentions différentes ne l'empêchent pasQuestion 1 : 1/2 grogueret pour semer, gonfle à 1 grogueret, décide de mangerAu départ : pas de mesure pour manger (seulement pour semer)Mais s'il s'était tu, il serait hayav au titre de semerReste sans réponse (teikou)si on dit hayav ...Question 2 : 1 grogueret pour manger, rétrécit, décide de semerS'il s'était tu : plus de mesure pour manger à la hanaha -> patourOu bien on suit l'intention présente (semer : kol chehou) -> hayav ?Reste sans réponse (teikou)si on suit l'intention présente ...Question 3 : 1 grogueret pour manger, rétrécit, puis regonfleAkira et hanaha : mesure complète. Entre les deux : mesure manquanteY a-t-il dihouy (rejet définitif) en matière de Chabbat ?Reste sans réponse (teikou)Principe sous-jacentLa hotsaa se juge à l'akira et à la hanaha :quelle intention et quelle mesure comptent à chacun de ces deux moments ?
Les trois questions de Rava : chacune suppose la réponse la plus sévère à la précédente.
6
וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר: כֵּיוָן דְּאִילּוּ אִישְׁתִּיק וְלָא חַשֵּׁיב עֲלֵיהּ מִיחַייַּב אַמַּחְשָׁבָה דִזְרִיעָה, הַשְׁתָּא נַמֵּי מִיחַייַּב — הוֹצִיא כִּגְרוֹגֶרֶת לַאֲכִילָה וְצָמְקָה וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לִזְרִיעָה, מַהוּ? הָכָא וַדַּאי כִּי אִישְׁתִּיק — אַמַּחְשָׁבָה קַמַּיְיתָא לָא מִיחַייַּב, אוֹ דִּילְמָא בָּתַר הַשְׁתָּא אָזְלִינַן, וּמִיחַייַּב. וְאִם תִּמְצֵי לוֹמַר: בָּתַר הַשְׁתָּא אָזְלִינַן, וּמִיחַייַּב — הוֹצִיא כִּגְרוֹגֶרֶת לַאֲכִילָה וְצָמְקָה וְחָזְרָה וְתָפְחָה, מַהוּ? יֵשׁ דִּיחוּי לְעִנְיַן שַׁבָּת, אוֹ אֵין דִּיחוּי לְעִנְיַן שַׁבָּת? תֵּיקוּ.

Et si tu veux dire : puisque s'il s'était tu et n'avait eu aucune intention à son sujet il serait redevable au titre de l'intention de semer, maintenant aussi il est redevable, (alors) s'il a sorti une grogueret pour manger, qu'elle a rétréci et qu'il a changé d'avis pour semer, qu'en est-il ? Ici, assurément, s'il s'était tu, il ne serait pas redevable au titre de la première intention ; ou peut-être suivons-nous (l'intention) présente, et il est redevable ?

Et si tu veux dire que nous suivons (l'intention) présente et qu'il est redevable, s'il a sorti une grogueret pour manger, qu'elle a rétréci puis de nouveau gonflé, qu'en est-il ? Y a-t-il dihouy (rejet) en matière de Chabbat, ou n'y a-t-il pas de dihouy en matière de Chabbat ?

Que cela reste en suspens (teikou).

📜 Rachi (3)
לָא מִיחַיַּיב דְּהָא בִּשְׁעַת הַנָּחָה לֵיכָּא שִׁיעוּר לְמַחְשָׁבָה קַמַּיְיתָא:
Il n'est pas redevable : car au moment du dépôt il n'y a pas la mesure pour la première intention.
בָּתַר הַשְׁתָּא בָּתַר מַחְשָׁבָה דְּהַשְׁתָּא אָזְלִינַן לְעִנְיַן הַנָּחָה:
(Nous suivons) le présent : nous suivons l'intention présente pour ce qui est du dépôt.
יֵשׁ דִּיחוּי מַה שֶׁחֲסֵרָה בֵּינְתַיִם אִילּוּ אַנְּחָהּ בְּהַהִיא שַׁעְתָּא לָא מִיחַייַּב מִי אָמְרִינַן תּוֹרַת דִּיחוּי דְּנִדְחָה לוֹ מֵחִיּוּב חַטָּאת וּבָטְלָה לָהּ עֲקִירָה וְכִי הֲדַר תָּפְחָה וְהִנִּיחָהּ הָוֵי הַנָּחָה בְּלֹא עֲקִירָה:
Y a-t-il dihouy : lorsqu'elle a diminué entre-temps, s'il l'avait déposée à ce moment il n'aurait pas été redevable. Disons-nous qu'il y a là une règle de dihouy, qu'elle a été rejetée de l'obligation de hatat et que l'akira s'est annulée, de sorte que lorsqu'elle regonfle et qu'il la dépose, c'est un dépôt sans soulèvement ?
💡 Explication

Deuxième question : l'aliment a rétréci en route. Selon l'intention première (manger), il n'y a plus de mesure à la hanaha ; selon l'intention présente (semer), kol chehou suffit. Faut-il suivre l'intention présente (batar hachta) ?

Troisième question : l'aliment rétrécit puis regonfle, avec une seule intention. Le principe de dihouy dit qu'une chose rejetée (devenue inapte) ne redevient pas apte. Selon Rachi, si ce principe s'applique, l'akira est annulée et le dépôt final reste un dépôt sans soulèvement. Les trois questions restent sans réponse (teikou).

7
בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: זָרַק כְּזַיִת תְּרוּמָה לְבַיִת טָמֵא מַהוּ? לְמַאי: אִי לְעִנְיַן שַׁבָּת — כִּגְרוֹגֶרֶת בָּעֵינַן, אִי לְעִנְיַן טֻומְאָה — כַּבֵּיצָה אוֹכְלִין בָּעֵינַן! לְעוֹלָם לְעִנְיַן שַׁבָּת, וּכְגוֹן דְּאִיכָּא פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה אֳוכָלִין, וְהַאי מַשְׁלִימוֹ לְכַבֵּיצָה. מַאי: מִדְּמִצְטָרֵף לְעִנְיַן טֻומְאָה — מִיחַייַּב נָמֵי לְעִנְיַן שַׁבָּת, אוֹ דִּילְמָא: כָּל לְעִנְיַן שַׁבָּת כִּגְרוֹגֶרֶת בָּעֵינַן? אֲמַר לֵיהּ: תַּנִּיתוּהָ. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: שְׁתֵּי הַלֶּחֶם וְלֶחֶם הַפָּנִים שִׁיעוּרָן כִּגְרוֹגֶרֶת, וְאַמַּאי? לֵימָא: מִדִּלְעִנְיַן

Rava demanda à Rav Nahman : s'il a jeté un kazayit (volume d'une olive) de terouma dans une maison impure, qu'en est-il ? À quel propos (demandes-tu) ?

Si c'est à propos du Chabbat, il nous faut une grogueret ; si c'est à propos de la toum'a (impureté), il nous faut un kabeitsa (volume d'un œuf) d'aliments ! En réalité (la question porte) sur le Chabbat, dans le cas où il y a (dans la maison) moins d'un kabeitsa d'aliments, et celui-ci le complète jusqu'au kabeitsa.

Qu'en est-il : puisqu'il se combine pour la toum'a, est-il aussi redevable pour le Chabbat ; ou peut-être, pour tout ce qui concerne le Chabbat, il nous faut une grogueret ? Il lui dit : vous l'avez appris : Abba Chaoul dit : les deux pains (Chtei halehem) et les pains de proposition (Le'hem hapanim), leur mesure est une grogueret.

Et pourquoi ? Disons : puisque pour ce qui est de

📜 Rachi (4)
אִי לְעִנְיַן טֻומְאָה דְּמִיבַּעְיָא לָךְ אִם נִטְמָא לְטַמֵּא טֻומְאַת אֳוכָלִין אוֹ לָאו כַּבֵּיצָה בָּעֵינַן:
Si c'est à propos de la toum'a : si ta question est de savoir s'il est devenu impur de l'impureté des aliments ou non, il nous faut un kabeitsa.
וְהַאי מַשְׁלִימוֹ שֶׁנָּחָה אֶצְלוֹ וְהִשְׁלִימוֹ וע"י הַנָּחָה זוֹ נִטְמְאוּ:
Et celui-ci le complète : il s'est posé à côté et l'a complété, et par ce dépôt ils sont devenus impurs.
שִׁיעוּרָן כִּגְרוֹגֶרֶת אִם הוֹצִיאָן לרה"ר בְּשַׁבָּת:
Leur mesure est une grogueret : s'il les a sortis dans le domaine public à Chabbat.
וְאַמַּאי לֵימָא בִּכְזַיִת מִיחַייַּב דְּהָא חֲשִׁיבָה הוֹצָאָה לְעִנְיַן אִיפְּסוֹלֵי בְּיוֹצֵא דְּאִי אַכְלֵיהּ הוּא עוֹבֵר בְּלָאו דְּכֹל שֶׁבַּקֹּודֶשׁ פָּסוּל בָּא הַכָּתוּב לִיתֵּן לֹא תַעֲשֶׂה עַל אֲכִילָתוֹ וַאֲכִילָה בִּכְזַיִת:
Et pourquoi ? Disons : qu'il est redevable pour un kazayit, puisque la sortie a de l'importance pour ce qui est de les rendre invalides en tant que yotse (sorti de son enceinte) : s'il le mange, il transgresse l'interdit de (tout ce qui est) sacré et devenu invalide, (ou) le verset vient donner un interdit (lav) à sa consommation, et la consommation se mesure au kazayit.
🗂️ Tossefot (4)
אִי לְעִנְיַן טֻומְאָה כְּבֵיצָה אֳוכָלִין בָּעֵינַן מַשְׁמַע דְּלָא מְקַבֵּל אֹוכֶל טֻומְאָה בְּפָחוֹת מִכַּבֵּיצָה וּמַה שֶׁהֵבִיא רַשִׁ"י מת"כ דְּאֹוכֶל מְקַבֵּל טֻומְאָה בְּכָל שֶׁהוּא דְּתַנְיָא מִכָּל הָאֹוכֶל שֶׁמְּטַמֵּא בְּכָל שֶׁהוּא יָכוֹל יְהֵא מְטַמֵּא אֲחֵרִים ת"ל אֲשֶׁר יֵאָכֵל אֹוכֶל הַנֶּאֱכָל בְּבַת אֶחָת הֱוֵי אוֹמֵר זֶה בֵּיצַת תַּרְנְגֹולֶת אוֹמֵר ר"ת דְּאַסְמַכְתָּא הִיא דה"נ מַעֲשַׂר יָרָק מִרַבֵּינַן בת"כ מוּכַל מַעְשַׂר הָאָרֶץ וְלָא הָוֵי אֶלָּא אַסְמַכְתָּא בְּעָלְמָא וְהָא דְּפָרִיךְ בְּפֶרֶק כָּל שָׁעָה (פְּסָחִים ד' לג:) לָמֶ"ד מַשְׁקִין מִיבְלָע בְּלִיעִי מֵהָא דִּתְנַן טְמֵא מֵת שֶׁסָּחַט זֵיתִים וַעֲנָבִים כְּבֵיצָה מְכֻוֶּונֶת טְהוֹרִים וְאִי מִיבְלָע בְּלִיעִי אַמַּאי טְהוֹרִים וּמוּקֵי לָהּ בַּעֲנָבִים שֶׁלֹּא הֻוכְשְׁרוּ לְאֵימַת קָא מִיתַּכְשְׁרִי לְכִי סָחֵיט לְהוּ וְכִי סָחִיט לְהוּ בְּצִיר לֵיהּ שִׁיעוּרֵיהּ אָתֵי שַׁפִּיר גַּם לְפִי' הַקּוּנְטְרֵס דאע"ג דִּמְקַבֵּל טֻומְאָה בְּכָל שֶׁהוּא מ"מ בְּצִיר לֵיהּ שִׁיעוּרָא מִלְּקַבֵּל הֶכְשֵׁר לְפֵירוּשׁ הָרַב פור"ת דִּמְפָרֵשׁ בְּשֵׁם רַשִׁ"י בְּפָ' חָבִית (לְקַמָּן שַׁבָּת קמה.) דְּאֵין אֹוכֶל מְקַבֵּל הֶכְשֵׁר בְּפָחוֹת מִכַּבֵּיצָה וְטַעֲמָא מִשּׁוּם דְּמֵאָשֵׁר יֹאכַל נָפְקָא לָן לְטַמֵּא אֲחֵרִים בְּכַבֵּיצָה וְאַהָא כָּתַב אֲשֶׁר יָבֹא עָלָיו מַיִם וְכֵן בְּפֶרֶק אֵלּוּ עוֹבְרִין (פְּסָחִים מה.) גַּבֵּי בָּצֵק שֶׁבְּסִידְקֵי עֲרֵיבָה דִּמְפָרֵשׁ אַבַּיֵּי כְּגוֹן דְּאִיכָּא פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה אֳוכָלִין וְנָגְעוּ בְּהַאי בָּצֵק בְּפֶסַח דְּאִיסּוּרוֹ חוֹשְׁבוֹ מִצְטָרֵף אע"ג דִּבְלֹא צֵירוּף פָּחוֹת מִכַּבֵּיצָה הֲוָה מָצֵי לְאוֹקְמֵי דְּנָגַע שֶׁרֶץ בִּכְזַיִת שֶׁבְּסִידְקֵי עֲרֵיבָה בְּפֶסַח דְּאִיסּוּרוֹ חוֹשְׁבוֹ מְקַבֵּל טֻומְאָה בִּשְׁאָר יְמוֹת הַשָּׁנָה אִי קָפֵיד אִין אִי לָא לָא אֶלָּא דִּלְעִנְיַן קַבָּלַת טֻומְאָה עַצְמָהּ לָא נָפְקָא לָן מִינָּהּ מִידִי דִּבְלָאו הָכִי אֲסוּרָה מִשּׁוּם חָמֵץ לְהָכִי נְקַט לְעִנְיַן לְטַמֵּא אֲחֵרִים וּמַיְיתִי רַבֵּינוּ תָּם רְאָיָה דְּאֵין אֹוכֶל מְקַבֵּל טֻומְאָה פָּחוֹת מִכַּבֵּיצָה דְּתַנְיָא בְּפֶרֶק אֵלּוּ עוֹבְרִין (פְּסָחִים מד.) הַמִּקְפָּה שֶׁל תְּרוּמָה הַשּׁוּם וְהַשֶּׁמֶן שֶׁל חֻולִּין וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּמִקְצָתָן פָּסַל אֶת כֻּולָּן מִקְפָּה שֶׁל חֻולִּין וְשׁוּם וְשֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּמִקְצָתָן לֹא פָּסַל אֶלָּא מְקוֹם מַגָּעוֹ וְהָוֵינַן בַּהּ מְקוֹם מַגָּעוֹ אַמַּאי פָּסַל וְהָא לָא הָוֵי כַּבֵּיצָה וְרַשִׁ"י ל"ג הָכִי אֶלָּא גָּרֵיס וְהָא בָּטֵל בְּרֻובָּא וּמְפָרֵשׁ דְּהָכִי פָּרִיךְ מְקוֹם מַגָּעוֹ אַמַּאי פָּסוּל וְהָא בָּטֵל שׁוּם וְשֶׁמֶן אַגַּב מִקְפָּה דְּהָא מִשּׁוּם הָכִי קָתָנֵי בְּרֵישָׁא פָּסַל אֶת כֻּולָּן וְאֵין נִרְאֶה לִמְחוֹק הַסְּפָרִים וְעוֹד נְהִי דְּבָטְלִי בְּרֵישָׁא לְהַחְמִיר לְהָקֵל לָא אָמְרִינַן דְּבָטְלִי וְעוֹד דְּלָא שַׁייָּךְ לְמֵימַר דְּבָטְלִי הַשּׁוּם וְהַשֶּׁמֶן כֵּיוָן שֶׁהֵן בְּעַיִן מִדְּקָתָנֵי לֹא פָּסַל אֶלָּא מְקוֹם מַגָּעוֹ וְעוֹד (דְּתַנְיָא בַּתּוֹסֶפְתָּא) בד"א בִּזְמַן שֶׁהִיא גּוּשׁ בִּקְעָרָה מַשְׁמַע שֶׁהֵן בְּעַיִן וְאֵין לְהַאֲרִיךְ וְרַשִׁ"י חָזַר בּוֹ בִּכְרִיתוֹת (דַּף כא.) וְגַבֵּי פָּרָה מִיטַּמֵּא טֻומְאַת אֳוכָלִין (חֻולִּין דַּף פב.) וְהָא דְּאָמַר בפ"ק דְּחֻולִּין (דַּף כֹּד:) הַתּוֹרָה הֵעִידָה עַל כְּלִי חֶרֶס אֲפִילּוּ מָלֵא חַרְדָּל לָאו דַּוְקָא חַרְדָּל אֶלָּא כְּלוֹמַר מָלֵא בֵּיצִים וּמִשּׁוּם דִּבְחַרְדָּל אִיכָּא טוּבָא רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי כו' וּמְקַבֵּל טֻומְאָה מִדְּרַבָּנָן נְקַט לֵיהּ:
Si c'est à propos de la toum'a, il nous faut un kabeitsa d'aliments : cela implique qu'un aliment ne reçoit pas la toum'a pour moins d'un kabeitsa. Quant à ce que Rachi a cité du Torat Kohanim, qu'un aliment reçoit la toum'a en toute quantité, comme il est enseigné : de tout aliment, ce qui devient impur en toute quantité ; pourrait-on penser qu'il rende impurs les autres ? Le verset dit : qui se mange, un aliment qui se mange en une fois, c'est-à-dire l'œuf de poule. Rabbenou Tam dit que c'est une asmakhta (appui scripturaire), comme on inclut aussi la dîme des légumes dans le Torat Kohanim à partir de : toute dîme de la terre, et ce n'est qu'une simple asmakhta. Et ce qu'on objecte au chapitre Kol chaa (Pessahim 33b), selon celui qui dit que les liquides sont absorbés, à partir de ce que nous avons appris : un impur par un mort qui a pressé des olives et des raisins d'un kabeitsa exact, ils sont purs ; or s'ils sont absorbés, pourquoi sont-ils purs ? Et on l'établit pour des raisins qui n'ont pas été rendus aptes (hekhcher) : quand deviennent-ils aptes ? Lorsqu'on les presse ; et lorsqu'on les presse leur mesure diminue. Cela convient aussi selon l'explication du Kountras : bien qu'ils reçoivent la toum'a en toute quantité, leur mesure diminue en tout cas pour recevoir le hekhcher, selon l'explication du maître Rabbi Porat au nom de Rachi, au chapitre Havit (plus loin, Chabbat 145a), qu'un aliment ne reçoit pas le hekhcher pour moins d'un kabeitsa. La raison : nous apprenons de (qui se mange) le kabeitsa pour rendre impurs les autres, et c'est sur cela qu'il est écrit : sur lequel viendra de l'eau. De même au chapitre Elou ovrin (Pessahim 45a), à propos de la pâte dans les fentes du pétrin, Abayé explique : par exemple lorsqu'il y a moins d'un kabeitsa d'aliments qui touchent cette pâte à Pessa'h ; puisque son interdit lui donne de l'importance, elle se combine. Or, sans combinaison, il aurait pu l'établir pour moins d'un kabeitsa : un cheretz (reptile impur) a touché un kazayit dans les fentes du pétrin à Pessa'h, dont l'interdit lui donne de l'importance, (car) il reçoit la toum'a le reste de l'année s'il y tient, et sinon, non. Mais pour la réception de la toum'a elle-même, cela n'a aucune conséquence, puisque de toute façon elle est interdite comme hamets ; c'est pourquoi il parle de rendre impurs les autres. Rabbenou Tam apporte une preuve qu'un aliment ne reçoit pas la toum'a pour moins d'un kabeitsa, de ce qui est enseigné au chapitre Elou ovrin (Pessahim 44a) : la bouillie de terouma avec l'ail et l'huile de houlin (non consacrés), qu'un tevoul yom a touchés en partie, il invalide le tout ; la bouillie de houlin avec l'ail et l'huile de terouma, qu'un tevoul yom a touchés en partie, il n'invalide que l'endroit touché. Et nous avons demandé : pourquoi invalide-t-il l'endroit touché, alors qu'il n'y a pas un kabeitsa ? Rachi n'a pas cette version, mais lit : mais cela est annulé dans la majorité, et explique ainsi l'objection : pourquoi l'endroit touché est-il invalidé, alors que l'ail et l'huile sont annulés dans la bouillie, puisque c'est pour cela qu'il enseigne dans la première partie qu'il invalide le tout. Il ne convient pas d'effacer (la version) des livres. De plus, admettons qu'ils soient annulés dans la première partie pour être sévère ; pour être indulgent, on ne dit pas qu'ils soient annulés. De plus, on ne peut pas dire que l'ail et l'huile soient annulés puisqu'ils sont visibles, car il enseigne : il n'invalide que l'endroit touché. De plus, il est enseigné dans la Tossefta : de quoi parle-t-on ? Lorsqu'elle forme une masse dans le plat ; cela implique qu'ils sont visibles. Il n'y a pas lieu de s'étendre. Rachi s'est rétracté dans Keritot (21a) et à propos de la vache (rousse) qui reçoit l'impureté des aliments (Houlin 82a). Quant à ce qu'on dit au premier chapitre de Houlin (24b) : la Tora a témoigné à propos du récipient d'argile (qu'il rend impur) même plein de moutarde, (moutarde) n'est pas précis, cela veut dire plein d'œufs (de volume) ; il a cité la moutarde parce qu'avec la moutarde il y a beaucoup de (degrés) premier et second, etc., et elle reçoit la toum'a par décret rabbinique.
אִי לְעִנְיַן שַׁבָּת כִּגְרוֹגֶרֶת בָּעֵינַן הֲוָה מָצֵי לְמִיפְרַךְ אַמַּאי נְקַט זָרַק וְאַמַּאי נְקַט תְּרוּמָה וּלְבֵית טָמֵא:
Si c'est à propos du Chabbat, il nous faut une grogueret : il aurait pu objecter : pourquoi parle-t-il de jeter, et pourquoi de terouma et d'une maison impure ?
כְּגוֹן דְּאִיכָּא פָּחוֹת מִכְּבֵיצָה אֳוכָלִים כו' אור"י דִּלְהָכִי נְקַט זָרַק דְּהַשְׁתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי קָא אָתְיָין דְּלָא מִחַייַּב לְעִנְיַן שַׁבָּת עַד דְּנָח כִּדְאָמַר בְּפֶרֶק הַמּוֹצִיא (לְעֵיל שַׁבָּת דַּף פ.) תּוֹךְ ג' לְרַבָּנָן בָּעֲיָא הַנָּחָה עַל גַּבֵּי מַשֶּׁהוּ אֲבָל מַכְנִיס מִכִּי אָתֵי תּוֹךְ ג' אִיכָּא אִיסּוּר שַׁבָּת וְאִיסּוּר טֻומְאָה לֵיכָּא עַד דְּמִצְטָרֵף וְלָא אַתּוּן בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וְדַוְקָא נְקַט כַּזַּיִת תְּרוּמָה דְּאִיכָּא אִיסּוּר לְאוֹכְלוֹ בְּטֻומְאָה אֲבָל פָּחוֹת מִכַּזַּיִת לֹא וְכֵן כַּזַּיִת חֻולִּין כֵּיוָן דְּאֵין אִיסּוּר לְאוֹכְלוֹ בְּטֻומְאָה לֹא שַׁיָּיךְ לוֹמַר מִיגּוֹ דְּמִצְטָרֵף לְעִנְיַן טֻומְאָה מִצְטָרֵף לְעִנְיַן שַׁבָּת וא"ת מ"ש כַּזַּיִת תְּרוּמָה מֵחֲצִי זַיִת דְּהָא בִּתְרוּמָה טְמֵאָה לֵיכָּא אֶלָּא עֲשֵׂה כִּדְמוֹכַח בְּהַעֲרֵל (יְבָמוֹת דַּף ג:) דְּהָאֹוכְלָה בְּטֻומְאַת עַצְמָהּ אֵינוֹ לוֹקֶה וַחֲצִי זַיִת נָמֵי הָא קי"ל כַּר' יוֹחָנָן דַּחֲצִי שִׁיעוּר אָסוּר מִן הַתּוֹרָה (יוֹמָא עַד.) וְי"ל דְּמ"מ כַּזַּיִת חֲמִיר טְפֵי שֶׁהֲרֵי זַיִת הוּא שִׁיעוּר לִלְקוֹת עָלָיו בְּכָל מָקוֹם וְדַוְקָא לְבַיִת טָמֵא אֲבָל לְבַיִת טָהוֹר לֹא אע"ג דַּחֲשִׁיב לִלְקוֹת עָלָיו זָר הָאוֹכְלוֹ מש"ה לָא חֲשִׁיב בְּפָחוֹת מִגְּרוֹגֶרֶת כֵּיוָן דְּאִיסּוּר זָרוּת לֹא בָּא ע"י הוֹצָאָה זוֹ:
Par exemple lorsqu'il y a moins d'un kabeitsa d'aliments, etc. : le Ri dit qu'il parle de jeter parce qu'alors (les deux effets) surviennent ensemble, car il n'est redevable pour le Chabbat qu'au moment où l'objet se pose, comme il est dit au chapitre Hamotsi (plus haut, Chabbat 80a) : à l'intérieur de trois (tefahim), selon les Rabbanan, il faut un dépôt sur quelque chose ; mais s'il l'introduisait (en le portant), dès qu'il arrive à l'intérieur de trois il y a l'interdit du Chabbat, alors que l'interdit de la toum'a n'existe qu'au moment où il se combine, et ils ne surviendraient pas ensemble. Et il parle précisément d'un kazayit de terouma, qu'il est interdit de manger dans l'impureté ; mais moins qu'un kazayit, non. De même un kazayit de houlin : puisqu'il n'est pas interdit de le manger dans l'impureté, on ne peut pas dire : puisqu'il se combine pour la toum'a, il se combine pour le Chabbat. Et si tu demandes : en quoi un kazayit de terouma diffère-t-il d'un demi-kazayit, puisque pour la terouma impure il n'y a qu'un commandement positif (assé), comme il ressort de Haarel (Yevamot 3b) que celui qui la mange dans son propre état d'impureté n'est pas flagellé ; et pour un demi-kazayit aussi, nous tenons comme R. Yo'hanan qu'un demi-chiour est interdit par la Tora (Yoma 74a) ? On peut répondre : en tout cas le kazayit est plus grave, car le kazayit est partout la mesure pour être flagellé. Et il parle précisément d'une maison impure ; mais pour une maison pure, non, bien qu'un zar (non-cohen) qui la mange soit flagellé ; c'est pourquoi elle n'a pas d'importance pour moins d'une grogueret, puisque l'interdit de zarout (consommation par un non-cohen) ne vient pas de cette sortie.
פָּחוֹת מִכַּבֵּיצָה אוֹכְלִין ה"ה דה"מ לְמֵימַר דְּאִיכָּא כַּבֵּיצָה אֳוכָלִין שֶׁאֵין הֵם צְרִיכִין לְצֵירוּף וְכַזַּיִת לְבַד צָרִיךְ לְצֵירוּפָן א"נ אור"י דִּנְקַט דַּוְקָא פָּחוֹת מִכַּבֵּיצָה אֲבָל כַּבֵּיצָה אֶפְשָׁר דְּאֵין מִצְטָרֵף כֵּיוָן שֶׁקֹּודֶם צֵירוּף כְּבָר מְטַמֵּא דִּילְמָא שָׂבַע לָהּ טֻומְאָה דְּבַעֲיָא הִיא בְּהַקּוֹמֵץ רַבָּה (מְנָחוֹת כד.) גַּבֵּי עִשָּׂרוֹן שֶׁחִלְּקוֹ וְנִטְמָא אֶחָד מֵהֶן וְהִנִּיחוֹ בִּכְלִי וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּטָמֵא מַהוּ מִי אָמַר שָׂבַע לָהּ טֻומְאָה וְלֹא נִטְמָא הַטָּהוֹר אע"ג דְּאִם הָיוּ שְׁנֵיהֶם טְהוֹרִים וְנָגַע טְבוּל יוֹם בְּאֶחָד מֵהֶן שְׁנֵיהֶם טְמֵאִין דִּכְלִי מְצָרֵף מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ לַקֹּדֶשׁ הַשְׁתָּא דְּשָׂבַע לָהּ טֻומְאָה לָא מִצְטְרֵיף אוֹ דִילְמָא לָא אָמְרִי' שָׂבַע לָהּ טֻומְאָה וּמִשּׁוּם דְּהָתָם מְסַפְּקָא לָן נְקַט פָּחוֹת מִכַּבֵּיצָה:
Moins d'un kabeitsa d'aliments : il aurait pu dire aussi qu'il y a un kabeitsa d'aliments, qui n'ont pas besoin de combinaison, alors que le kazayit seul à besoin de se combiner avec eux. Ou bien, dit le Ri, il parle précisément de moins d'un kabeitsa, mais pour un kabeitsa il est possible qu'il ne se combine pas, puisque avant la combinaison il rend déjà impur : peut-être est-il rassasié de toum'a (shava la toum'a), ce qui est une question au chapitre Hakometz rabba (Menahot 24a), à propos d'un issaron (mesure de farine) qu'on a divisé, dont une partie est devenue impure, qu'on a mis dans un récipient, et qu'un tevoul yom a touché la partie impure : qu'en est-il ? Dit-on qu'elle est rassasiée de toum'a et que la partie pure n'est pas devenue impure, bien que, si les deux étaient pures et qu'un tevoul yom touchait l'une d'elles, les deux seraient impures, car le récipient réunit ce qu'il contient pour les choses saintes ; maintenant qu'elle est rassasiée de toum'a, elle ne se combine pas ; ou dit-on qu'on ne dit pas qu'elle est rassasiée de toum'a ? Et parce que là-bas nous sommes dans le doute, il parle de moins d'un kabeitsa.
💡 Explication

Trois mesures s'entrecroisent : kazayit (mesure de consommation, qui compte pour l'interdit de manger la terouma impure), grogueret (mesure de l'hotsaa des aliments à Chabbat) et kabeitsa (mesure pour qu'un aliment transmette la toum'a).

Le kazayit de terouma jeté complète un kabeitsa d'aliments dans la maison : il produit un effet réel (l'impureté de l'ensemble). Rava demande si cet effet suffit à lui donner de l'importance pour Chabbat, en dessous de la grogueret. Rav Nahman répond par la baraita d'Abba Chaoul sur les pains du Temple, dont la suite se trouve au daf suivant.

Tossefot explique chaque détail : jeter (pour que l'obligation de Chabbat et l'impureté surviennent au même instant), terouma (interdite à manger dans l'impureté), kazayit (mesure de flagellation), maison impure (l'effet vient de cette sortie même).

🖼️ Schéma
Terouma jetée dans une maison impure : quelle mesure ?Kazayit (olive)Mesure pour manger :interdit de manger laterouma impureGrogueret (figue sèche)Mesure de l'hotsaades aliments à ChabbatKabeitsa (œuf)Mesure pour qu'un alimentreçoive et transmettela toum'aCas : moins d'un œuf d'aliments dans la maison + 1 kazayit de terouma jeté -> complète kabeitsaQuestion : puisque le kazayit compte pour la toum'a, compté-t-il aussi pour Chabbat ?Rav Nahman : on l'a déjà appris (Abba Chaoul : Chtei haléhem et Le'hem hapanim = grogueret)
Kazayit, grogueret, kabeitsa : les trois mesures de la question de Rava.
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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).