Sougya : Le folio commence par achever la baraita du folio précédent sur le verset « je donnerai vos pluies en leur temps » : le bon temps de la pluie est la nuit où personne n'est dehors, la nuit de mercredi et la nuit de Chabbat. Deux précédents l'illustrent, les jours de Chimon ben Chetah où les grains atteignirent des tailles gardées en échantillon pour les générations, et les jours d'Hordos où la pluie tombait la nuit sur le chantier du Temple.
Vient ensuite le grand récit de 'Honi HaMé'aguel : il trace un cercle, jure de ne pas en sortir, et corrige trois fois sa demande jusqu'à obtenir des pluies de faveur, puis doit encore prier pour qu'elles cessent. Chimon ben Chetah lui reproche le serment, qui aurait pu entraîner une profanation du Nom si ces années avaient été celles d'Eliyahou, et reconnaît en même temps qu'il est auprès du Ciel comme un fils cajolé auprès de son père.
Les gens de la Chambre de la pierre taillée lui appliquent cinq versets d'Iyov, lus un à un comme l'éloge de sa prière. La seconde partie du folio raconte les soixante-dix ans : la question de 'Honi sur le verset « nous étions comme des rêveurs », l'homme qui plante un caroubier pour ses fils, le sommeil de soixante-dix ans, le réveil dans un monde qui ne le reconnaît plus, et sa mort — d'où le mot de Rava, « ou la compagnie, ou la mort ».
Le folio s'ouvre enfin sur Abba 'Hilkiya, son petit-fils, que les maîtres vont chercher au champ.
« En leur temps » : dans les nuits de mercredi et dans les nuits de Chabbat.
La baraita achève la lecture du verset « je donnerai vos pluies en leur temps » (Vayikra 26,4). Le temps de la pluie n'est pas seulement une saison : c'est l'heure où elle ne gêne personne. La nuit du mardi au mercredi et la nuit du vendredi au samedi sont les deux nuits où les gens restent chez eux.
Rachi et Tossefot donnent la raison pour la première : on ne prend pas la route la nuit qui précède le mercredi à cause d'Agrat bat Ma'hlat (Pessa'him 112b). Pour la seconde, la raison est l'entrée du Chabbat, où chacun est déjà rentré chez soi.
Car ainsi avons-nous trouvé aux jours de Chimon ben Chetah : les pluies leur tombaient dans les nuits de mercredi et dans les nuits de Chabbat, au point que les blés devinrent comme des rognons, les orges comme des noyaux d'olives et les lentilles comme des dinars d'or ; on en lia un échantillon pour les générations, afin de faire connaître combien la faute cause de dommage, comme il est dit : « Vos fautes ont détourné ces choses, et vos péchés ont retenu loin de vous le bien. »
La baraita répond à une objection implicite, que Rachi formule : deux nuits de pluie par semaine suffisent-elles à nourrir un pays ? Le précédent de Chimon ben Chetah montre que oui, et bien au-delà.
Le détail décisif est l'échantillon conservé. On a lié et mis en réserve des grains de cette récolte pour que les générations suivantes, voyant leurs propres grains beaucoup plus petits, mesurent l'écart. Le verset de Yirmiyahou (5,24-25) donne la cause de l'écart : la faute retient le bien.
Et de même avons-nous trouvé aux jours d'Hordos, alors qu'on s'occupait de la construction du Temple : les pluies tombaient la nuit ; le lendemain le vent soufflait, les nuées se dispersaient, le soleil brillait, le peuple sortait à son ouvrage, et l'on savait que l'ouvrage du Ciel était entre leurs mains.
Le second précédent ne porte plus sur la quantité, mais sur l'ajustement. La pluie tombe exactement quand le chantier s'arrête, et cesse exactement quand il reprend. Le signe est d'autant plus fort que le Temple était rebâti par Hordos, dont Rachi rappelle (Baba Batra 4a) qu'il avait détruit l'édifice d'Ezra pour en construire un plus beau.
La conclusion tirée par le peuple est « l'ouvrage du Ciel est entre leurs mains » : le travail est agréé, quelle qu'ait été l'intention du commanditaire.
« Il arriva qu'on envoya dire à 'Honi HaMé'aguel, etc. » Nos maîtres ont enseigné : une fois, la plus grande partie du mois d'Adar s'était écoulée et les pluies n'étaient pas tombées. On envoya dire à 'Honi HaMé'aguel : prie, et les pluies tomberont.
Il pria, et les pluies ne tombèrent pas. Il traça un cercle et se tint à l'intérieur, à la manière de ce qu'avait fait 'Habakouk le prophète, comme il est dit : « Je me tiendrai à mon poste et je me posterai sur le retranchement, etc. »
La guemara reprend la michna du folio précédent et la développe en baraita. Le moment est précis : la plus grande partie d'Adar est passée, donc la saison des pluies s'achève et la récolte est perdue si rien ne tombe.
Premier fait décisif : il pria, et rien ne tomba. Le cercle vient après cet échec. L'ouga, explique Rachi, est un trait circulaire, du mot qui désigne une galette ronde. Le modèle invoqué est 'Habakouk (2,1), dont le Targoum comprend « je me tiendrai à mon poste » comme la construction d'une sorte de prison où le prophète s'enferme pour ne pas sortir avant d'avoir reçu réponse.
Il dit devant Lui : Maître du monde, Tes enfants ont tourné leur visage vers moi, car je suis comme un familier de Ta maison. Je jure par Ton grand Nom que je ne bouge pas d'ici tant que Tu n'auras pas eu pitié de Tes enfants.
Les pluies commencèrent à tomber goutte à goutte. Ses disciples lui dirent : Rabbi, que nous te voyions et que nous ne mourions pas !
Il nous semble que ces pluies ne tombent que pour délier ton serment.
Le serment est la pièce centrale du récit et la cause de tout ce qui suivra. 'Honi engage le grand Nom sur un événement qui ne dépend pas de lui, et s'enferme dans le cercle jusqu'à obtention.
La réponse arrive au minimum : menatfin, des gouttes. Les disciples en tirent une lecture sévère, qui est aussi une demande : cette pluie suffit tout juste à rendre le serment accompli, donc à le délier, sans rien changer à la famine. Rachi précise que leur mot « que nous te voyions et que nous ne mourions pas » se lit comme une prière apaisée : fais en sorte que nous ne mourions pas de faim.
Il dit : ce n'est pas ainsi que j'ai demandé, mais des pluies de citernes, de fosses et de cavernes. Elles tombèrent avec fureur, au point que chaque goutte était comme l'ouverture d'un tonneau ; et les sages estimèrent qu'aucune goutte n'était moindre qu'un log.
Ses disciples lui dirent : Rabbi, que nous te voyions et que nous ne mourions pas ! Il nous semble que ces pluies ne tombent que pour détruire le monde.
'Honi corrige sa demande en précisant l'usage attendu : des pluies assez abondantes pour remplir les réserves d'eau — borot (citernes creusées), chi'hin (fosses) et mearot (cavernes aménagées en réservoirs).
La réponse arrive à nouveau au pied de la lettre, et cette fois par excès : la pluie tombe beza'af, avec fureur. La mesure du log par goutte est l'estimation des sages, rapportée pour donner l'ordre de grandeur. Les disciples répètent exactement leur formule, en renversant la conclusion : la première fois cela ne sauvait pas, cette fois cela détruit.
Il dit devant Lui : ce n'est pas ainsi que j'ai demandé, mais des pluies de faveur, de bénédiction et de largesse. Elles tombèrent comme il convient, jusqu'à ce que tout le peuple monte au mont du Temple à cause des pluies.
Ils lui dirent : Rabbi, de même que tu as prié pour qu'elles tombent, prie de même pour qu'elles s'en aillent. Il leur dit : j'ai reçu cette tradition qu'on ne prie pas sur un excès de bien.
La troisième formule est la bonne : guichmei ratson, berakha oundava, des pluies de faveur, de bénédiction et de largesse. Elles tombent ketikanan, selon leur ordre normal. Cette formule est passée dans la liturgie des demandes de pluie.
La difficulté se déplace alors : la quantité reste telle que la population doit gagner les hauteurs du mont du Temple. La réponse de 'Honi est une règle reçue, non un raisonnement : on ne prie pas sur un excès de bien. Prier contre une bénédiction reviendrait à la refuser.
Malgré cela, apportez-moi un taureau de reconnaissance. On lui apporta un taureau de reconnaissance.
Il posa ses deux mains sur lui et dit devant Lui : Maître du monde, Ton peuple Israël, que Tu as fait sortir d'Égypte, ne peut supporter ni un excès de bien ni un excès de châtiment. Tu T'es mis en colère contre eux : ils ne peuvent tenir ; Tu as répandu sur eux le bien : ils ne peuvent tenir.
Que ce soit Ta volonté que les pluies cessent et qu'il y ait du répit dans le monde. Aussitôt le vent souffla, les nuées se dispersèrent, le soleil brilla, le peuple sortit aux champs et l'on rapporta des truffes et des champignons.
'Honi trouve la voie étroite : il ne prie pas pour que le bien cesse, il apporte un par hodaa, un taureau de reconnaissance, offert en chelamim, et fait la semikha, l'imposition des deux mains. Rachi note au passage que ce détail situe 'Honi au temps du Temple.
La formule de sa prière ne demande pas la fin de la pluie comme un mal, mais du revah, du répit, pour un peuple qui ne tient ni sous la colère ni sous l'abondance. La confirmation vient par les truffes et les champignons : Rachi explique que leur pousse, produite par l'humidité, a fait savoir que ces pluies étaient de bénédiction.
Chimon ben Chetah lui envoya dire : si tu n'étais pas 'Honi, je décréterais contre toi la mise au ban. Car si ces années avaient été comme les années d'Eliyahou, où les clefs des pluies sont dans la main d'Eliyahou, le Nom du Ciel ne se serait-il pas trouvé profane par toi ?
Le reproche de Chimon ben Chetah, chef du Sanhédrin, porte sur deux points. Le premier, selon Rachi, est le ton : 'Honi a lancé des paroles vers le Ciel en répétant « ce n'est pas ainsi que j'ai demandé », ce qui rend passible du nidoui, la mise au ban, pour atteinte à l'honneur du maître.
Le second est plus grave et tient au serment. Eliyahou avait juré qu'il n'y aurait ni rosée ni pluie sinon sur sa parole (Melakhim I 17,1). Si 'Honi avait juré de ne pas bouger avant que la pluie tombe pendant ces années-là, l'un des deux serments aurait été demenati : c'est le risque de 'hiloul Hachem, de profanation du Nom, que désigne Chimon ben Chetah.
Mais que puis-je te faire, toi qui te fais cajoler devant l'Omniprésent et qui obtiens ta volonté, comme un fils qui se fait cajoler auprès de son père et obtient sa volonté, et qui lui dit : papa, mène-moi me laver à l'eau chaude, rince-moi à l'eau froide, donne-moi des noix, des amandes, des pêches et des grenades — et il lui donne. Et sur toi l'Écrit dit : « Que ton père et ta mère se réjouissent, et que celle qui t'a enfanté soit dans l'allégresse. »
Chimon ben Chetah renonce au ban et donne la raison : 'Honi occupe auprès du Ciel la place d'un enfant. Le verbe mit'hâte désigne la familiarité insistante d'un fils qui réclame et obtient ; Rachi le rattache à la racine de 'het, la faute, ce qui garde au mot son côté excessif tout en expliquant qu'il soit toléré.
Le Ben Yehoyada lit les trois plaisirs demandés par l'enfant comme les trois demandes successives de 'Honi. Le verset de Michlei 23,25 clôt l'échange par un éloge, qui reste tourné vers les parents : un tel fils fait la joie de ceux qui l'ont mis au monde.
Nos maîtres ont enseigné : quel message les gens de la Chambre de la pierre taillée envoyèrent-ils à 'Honi HaMe'aguel ? « Tu décréteras une parole et elle tiendra pour toi, et sur tes chemins brillera la lumière. »
La baraita rapporte une seconde réaction officielle, distincte de celle de Chimon ben Chetah. La Lichkat haGazit, la Chambre de la pierre taillée, est le siège du Sanhédrin dans l'enceinte du Temple, comme le précise Rachi.
Leur message est un verset d'Iyov (22,28-30), qui sera ensuite découpé en cinq lectures successives. Chaque membre du verset devient un éloge de la prière de 'Honi.
« Tu décréteras une parole » : toi, tu as décrété en bas, et le Saint béni soit-Il accomplit ta parole en haut. « Et sur tes chemins brillera la lumière » : une génération qui était ténébreuse, tu l'as illuminée par ta prière.
La première lecture inverse l'ordre habituel : le décret part d'en bas et l'accomplissement vient d'en haut. C'est exactement ce que Chimon ben Chetah reprochait, retourné ici en éloge.
La seconde joue sur le mot ofel, ténèbre. Rachi précise la nature de cette obscurité : l'excès de peine d'une génération privée de pluie.
« Car ils ont abaissé, et tu diras : redressement » : une génération qui était abaissée, tu l'as relevée par ta prière. « Et celui qui baisse les yeux, Il le sauvera » : une génération qui était courbée dans sa faute, tu l'as sauvée par ta prière.
« Il délivrera celui qui n'est pas innocent » : une génération qui n'était pas innocente, tu l'as délivrée par ta prière. « Et il sera délivré par la pureté de tes mains » : tu l'as délivrée par l'œuvre de tes mains pures.
Les quatre dernières lectures suivent le même moule : un mot du verset est applique à l'état de la génération, et la prière de 'Honi devient le verbe qui l'en tire. Rachi précise de quoi elle fut sauvée : de la mort, puisqu'il a amené la satiété.
La dernière lecture déplace l'accent de la parole vers l'acte. « La pureté de tes mains » désigne les mains elles-mêmes — ce que le Ben Yehoyada rattache à la semikha des deux mains sur le taureau de reconnaissance, geste par lequel la pluie excessive fut arrêtée.
Rabbi Yo'hanan a dit : tous les jours de ce juste, il s'affligeait sur ce verset : « Cantique des montées. Quand ה' fit revenir ceux qui revenaient à Tsion, nous étions comme des rêveurs. » Il disait : y a-t-il quelqu'un qui dorme soixante-dix ans dans un rêve ?
La guemara passe au second récit sur 'Honi, ouvert par une difficulté de lecture. Le verset (Tehilim 126,1) compare les soixante-dix ans de l'exil de Babel à un rêve, et Rachi explique que c'est bien ainsi que le verset se comprend.
L'objection de 'Honi est littérale : un rêve dure une nuit, un exil dure soixante-dix ans ; la comparaison ne tient que si un homme peut dormir soixante-dix ans d'un seul sommeil. Le récit qui suit lui donnera la réponse en la lui faisant vivre.
Un jour, il allait en chemin ; il vit un homme qui plantait un caroubier. Il lui dit : celui-ci, au bout de combien d'années porte-t-il ?
Il lui dit : au bout de soixante-dix ans. Il lui dit : est-il évident pour toi que tu vivras soixante-dix ans ?
Il lui dit : moi, j'ai trouvé un monde plein de caroubiers ; de même que mes pères ont planté pour moi, je plante moi aussi pour mes fils.
Le nombre soixante-dix réapparaît, cette fois dans la bouche d'un homme ordinaire. La question de 'Honi est celle d'un homme qui mesure une vie à ce qu'elle peut voir aboutir ; la réponse du planteur déplace la mesure vers la chaîne des générations.
Rachi précise le fait agricole : le caroubier ne donne pas de fruit avant ce terme, sa première charge ne vient pas plus tôt. Il donne aussi la leçon exacte du texte : « moi, j'ai trouvé le monde plein de caroubiers ».
Il s'assit et rompit son pain. Le sommeil le prit, il s'endormit.
Une paroi rocheuse l'entoura, il fut dérobé aux regards et dormit soixante-dix ans. Quand il se leva, il vit un homme qui cueillait des fruits de cet arbre.
Il lui dit : est-ce toi qui l'as planté ? Il lui dit : je suis son petit-fils.
Il lui dit : j'en conclus que j'ai dormi soixante-dix ans. Il vit son ânesse, à qui étaient nées des portées et des portées.
La réponse à sa question lui est donnée en acte, et non par un enseignement. Deux miracles l'encadrent : la mechounita, la pointe de rocher qui monte autour de lui et le dérobe aux regards — Rachi précise qu'on ne le retrouva pas là —, et le sommeil lui-même.
Les deux preuves qu'il en tire sont des preuves de temps écoulé : l'arbre a maintenant un petit-fils pour le récolter, et son ânesse a eu des portées successives. Rachi explique ce dernier détail : elle était pleine au moment du sommeil, et la lignée s'est poursuivie durant ces années.
Il alla à sa maison et leur dit : le fils de 'Honi HaMé'aguel est-il vivant ? Ils lui dirent : son fils n'est plus, son petit-fils est là.
Il leur dit : je suis 'Honi HaMé'aguel. Ils ne le crurent pas.
Il alla à la maison d'étude et entendit les maîtres dire que les enseignements leur étaient clairs comme aux années de 'Honi HaMé'aguel, car lorsqu'il entrait à la maison d'étude, toute difficulté qu'avaient les maîtres, il la résolvait pour eux. Il leur dit : c'est moi.
Ils ne le crurent pas et ne lui firent pas l'honneur qui lui était dû. Son esprit s'affaiblit, il demanda miséricorde, et il mourut.
Rava dit : c'est ce que disent les gens — ou la compagnie, ou la mort.
Le retour se fait en deux temps, la maison puis la maison d'étude, et échoue deux fois. Le détail le plus dur est que la maison d'étude parle de lui au moment même où elle refuse de le reconnaître : sa mémoire y est vivante, sa personne n'y a plus de place. Rachi explique l'expression employée par les maîtres : cette tradition nous est aussi bien établie que si nous l'avions apprise de son vivant, lorsqu'il nous la résolvait parfaitement.
Le mot de Rava, o 'havrouta o mitouta, est un proverbe. Rachi écarte la leçon qui rattacherait ici la formule aux compagnons d'Iyov, laquelle appartient à Baba Batra (16b), et en donne le sens : si les compagnons d'un homme cessent de le traiter avec l'honneur d'autrefois, mieux vaut pour lui qu'il meure.
Abba 'Hilkiya était le petit-fils de 'Honi HaMé'aguel. Lorsque le monde avait besoin de pluie, les maîtres envoyaient vers lui, il demandait miséricorde et la pluie venait.
Une fois, le monde eut besoin de pluie ; les maîtres envoyèrent vers lui une paire de maîtres pour qu'il demande miséricorde afin que la pluie vienne. Ils allèrent à sa maison et ne le trouvèrent pas ; ils allèrent au champ et le trouvèrent qui binait la terre.
Ils le saluèrent,
La guemara passe à la descendance de 'Honi. Abba 'Hilkiya tient de lui le pouvoir d'obtenir la pluie, mais le récit s'ouvre sur un contraste : les maîtres envoyés ne le trouvent pas chez lui, ils le trouvent aux champs, en train de biner — Rachi rend le terme araméen par le travail de la houe.
Le salut qu'ils lui adressent ouvre la longue série d'étrangetés que le folio suivant détaillera, chacune recevant une explication précise.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).