Sougya : Le daf ouvre en liquidant l'objection restée suspendue à la fin de 60b -- la michna ne parlait que du sang, son silence sur l'encens n'autorise rien -- puis rapporte la règle sévère de Oulla : un bouc abattu avant que le sang du taureau n'ait été aspergé au-dedans n'a pas été abattu du tout, et il faut une autre bête. La michna semblait la contredire ; on la restreint alors aux présentations du Heikhal, où seule l'aspersion est en cause.
La sougya se recentre ensuite sur son objet propre : deux baraitot découpent le service en stations -- Saint des saints, Heikhal, autel d'or -- et établissent que chacune est une kappara bifnei atsma, une expiation entière en elle-même. De ce principe découle toute la casuistique du sang répandu : on ne revient jamais sur une station achevée, on ne peut que reprendre celle qui était en cours.
Sur ce point précis, le tanna anonyme veut qu'on la refasse entière, Rabbi Elazar et Rabbi Chimon qu'on reprenne mi-makom che-passak, là où l'on s'est arrêté. Rabbi Yo'hanan ramène les deux camps à un seul mot du verset mi-dam hatat ha-kippourim ahat ba-chana : ahat compte-t-il les bêtes -- hatat ahat, une seule bête par station -- ou les gestes -- hitouy ehad, pas de doublon d'une aspersion déjà faite ?
Un second thème croise ce débat au passage : le partage des expiations entre kohanim, Leviim et Israélites, où Rabbi Yehouda fait dépendre tout le monde du viddouy du bouc émissaire pour les fautes ordinaires, tandis que Rabbi Chimon construit deux circuits parallèles et affranchit les kohanim du bouc émissaire. La dernière moitié du daf transporte la mahloket sur le log d'huile du metzora : Rabbi croyait tenir de Rabbi Yaakov une distinction, mais une baraita montre que la même controverse s'y rejoue, et l'on corrige un mot -- non pas il a distingué, mais il a enseigné.
Reste à expliquer pourquoi l'huile posée sur la tête du purifié n'est pas indispensable : le seul mot reste ne suffit pas, puisque l'oblation l'emploie aussi sans que ses restes cessent d'être indispensables. La réponse tient au redoublement du terme -- chirei chirayim, un reste de reste -- et le daf s'arrête sur une déclaration de Rabbi Yo'hanan à peine commencée.
[La guemara répond :] elle ne traite pas de l'encens.
Réponse en quatre mots à l'objection restée suspendue à la fin de 60b. On y demandait : si l'ordre abattage du taureau puis 'hafina de l'encens était vraiment indispensable, comment la michna peut-elle prescrire, en cas de sang répandu, d'abattre une seconde bête sans souffler mot d'un nouvel encens ?
La réponse ne concède rien : la michna traite du sang et de lui seul. Son silence sur l'encens n'est pas une permission, c'est un hors-sujet. Rachi ferme la porte explicitement : il faut bel et bien refaire l'encens après l'abattage du nouveau taureau. Le principe tsorekh pnim ke-fnim dami reste donc intact.
Oulla a dit : un bouc que l'on a abattu avant la présentation du sang du taureau -- il n'a rien fait du tout. Nous avons appris [dans la michna] : s'il a fait passer le sang du bouc avant le sang du taureau -- il recommence et asperge du sang du bouc après le sang du taureau.
Or si [la règle de Oulla] est exacte, il aurait fallu dire : il recommence et abat [un autre bouc] ! Oulla l'a expliqué : [la michna parle] des présentations qui se font dans le Heikhal.
Et de même a dit Rabbi Afes : des présentations qui se font dans le Heikhal.
Oulla pose une règle d'une sévérité remarquable : abattre le bouc avant que le sang du taureau n'ait été aspergé au-dedans, ce n'est pas seulement mal ordonner le service -- c'est n'avoir rien fait du tout (lo assa ve-lo kloum). L'abattage lui-même est frappé de nullité ; il faudra un autre bouc.
La michna semble le réfuter. Elle envisage précisément l'inversion -- le sang du bouc avant celui du taureau -- et n'exige qu'une chose : refaire l'aspersion dans le bon ordre. Elle ne parle jamais de réabattre. Si Oulla avait raison, un nouvel abattage serait pourtant la seule issue.
La réponse déplace la michna : elle ne vise pas le Saint des saints mais le Heikhal. Là, l'abattage du bouc avait bien eu lieu après le sang du taureau au-dedans -- seul l'ordre des aspersions a été troublé, et une reprise d'aspersion suffit. Rabbi Afes lit la michna de la même façon.
"Et de même dans le Heikhal, et de même à l'autel", etc. Nos maîtres ont enseigné : "et il fera l'expiation pour le sanctuaire du saint" -- c'est le lifnai ve-lifnim [le Saint des saints] ; "la tente d'assignation" -- c'est le Heikhal ; "l'autel" -- au sens littéral ; "il expiera" -- ce sont les parvis.
La guemara quitte le cas de Oulla pour revenir à la clause de la michna : et de même dans le Heikhal, et de même à l'autel. Elle apporte une baraita qui découpe le verset de Lévitique 16:33 en quatre lieux : le Saint des saints, le Heikhal, l'autel d'or, et -- par le second ye-khaper du verset -- les parvis.
Une divergence d'école s'ouvre aussitôt sur ce que ce découpage enseigne. Pour Rachi, il s'agit du contenu de l'expiation : quelle impureté chaque sang efface-t-il ? Celle contractée dans le Saint des saints, celle contractée dans le Heikhal, celle contractée à l'autel. Pour Tossefot, cette lecture manque le contexte : la guemara cite ce verset dans un débat sur le sang répandu, et ce qu'il doit établir est que chaque groupe d'aspersions forme une unité indivisible -- une seule matana -- qu'il faut reprendre en entier si elle est interrompue.
Tossefot finit par réconcilier les deux : le verset peut porter à la fois sur l'unité du groupe et sur l'objet de l'expiation. Rachi aurait suivi le pchat du verset, qui parle bel et bien d'expier.
"Les kohanim" -- au sens littéral ; "le peuple de l'assemblée" -- ce sont les Israélites ; "il expiera" -- ce sont les Lévites. Tous ont été mis sur un pied d'égalité pour une seule expiation, car tous obtiennent l'expiation par le bouc émissaire pour les autres transgressions.
Paroles de Rabbi Yehouda.
Après les lieux, le verset distribue les personnes : kohanim, Israélites, et -- par le second ye-khaper, une fois de plus -- les Lévites. Mais si les trois groupes figurent dans un même membre de phrase, ils doivent partager quelque chose.
Rachi conduit le raisonnement par élimination. Ce ne peut pas être l'expiation de la tumat mikdach ve-kodachav -- l'impureté du Temple et de ses saintetés -- car là, les canaux sont séparés : le taureau pour les kohanim, le bouc du dedans pour Israël. Il ne reste qu'un terrain possible : les autres transgressions, celles que ne couvre aucun de ces sangs. Là, dit Rabbi Yehouda, tous passent par le viddouy du bouc émissaire -- le kohen gadol y compris.
Rabbi Chimon dit : de même que le sang du bouc offert au-dedans expie pour les Israélites l'impureté du Temple et de ses saintetés, de même le sang du taureau expie pour les kohanim l'impureté du Temple et de ses saintetés. Et de même que le viddouy du bouc émissaire expie pour les Israélites les autres transgressions, de même le viddouy du taureau expie pour les kohanim les autres transgressions.
Rabbi Chimon bâtit un système d'une symétrie complète, en deux axes croisés. Premier axe, la faute : l'impureté du Temple relève du sang, les autres transgressions relèvent du viddouy. Second axe, le public : Israël a le bouc, les kohanim ont le taureau. Quatre cases, remplies sans reste.
La conséquence est nette et sépare Rabbi Chimon de Rabbi Yehouda : les kohanim n'ont pas besoin du bouc émissaire. Leur propre taureau, par son viddouy, couvre déjà leurs fautes ordinaires.
Rachi anticipe la difficulté que soulève Chevouot 13b -- le verset disait pourtant que tous sont égalisés -- et donne la réponse : l'égalisation ne porte pas sur le moyen mais sur le fait d'être justiciable d'une expiation. Tous sont expiés ce jour-là ; chacun par son propre canal.
Nos maîtres ont enseigné : "et lorsqu'il aura achevé d'expier le sanctuaire" -- c'est le Saint des saints ; "la tente d'assignation" -- c'est le Heikhal ; "l'autel" -- au sens littéral. Cela enseigne que chacun d'eux constitue une expiation à part entière.
Seconde baraita, sur un autre verset -- Lévitique 16:20, ve-khila mekhaper et ha-kodech -- mais avec le même découpage ternaire. Sa conclusion, elle, est explicitement formulée dans les termes qui intéressent la sougya : kappara bifnei atsma, chacune est une expiation à part entière.
C'est exactement ce que Tossefot cherchait au segment précédent. On a désormais le principe structurant du daf : les trois séries d'aspersions ne sont pas les trois tiers d'un même rite mais trois rites complets et successifs. Rachi identifie au passage les gestes concrets : au Saint des saints, les aspersions entre les barres de l'arche ; au Heikhal, celles dirigées vers le parokhet.
De là ils ont dit : s'il a donné une partie des présentations du dedans et que le sang s'est répandu -- il apporte un autre sang et recommence depuis le début les présentations du dedans. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon disent : il ne recommence qu'à l'endroit où il s'est arrêté.
S'il a achevé les présentations du dedans et que le sang s'est répandu -- il apporte un autre sang et commence depuis le début les présentations du Heikhal.
Le principe descend maintenant dans la pratique. Deux cas s'opposent terme à terme.
Le sang se répand au milieu des aspersions du dedans : selon le tanna anonyme, on recommence toute la série du dedans depuis sa première aspersion ; selon Rabbi Elazar et Rabbi Chimon, on reprend mi-makom che-passak, à l'endroit exact où l'on s'est arrêté. Le sang se répand après l'achèvement du dedans : là, tous s'accordent -- on n'y revient plus, on entre dans le Heikhal.
Rachi tient à préciser sur quoi porte le mot mikan, de là : ce n'est pas le premier cas que la baraita déduit du verset, mais le second. Ce que le verset enseigne, c'est justement qu'une station achevée est acquise -- puisqu'elle est une expiation complète en elle-même.
S'il a donné une partie des présentations du Heikhal et que le sang s'est répandu -- il apporte un autre sang et recommence depuis le début dans le Heikhal. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon disent : il ne recommence qu'à l'endroit où il s'est arrêté.
La baraita applique la même alternative à la deuxième station. La structure se répète à l'identique, ce qui est le signe qu'on tient bien une règle générale et non une décision de cas.
S'il a achevé les présentations du Heikhal et que le sang s'est répandu -- il apporte un autre sang et commence depuis le début les présentations de l'autel. S'il a donné une partie des présentations de l'autel et que le sang s'est répandu -- il apporte un autre sang et recommence depuis le début les présentations de l'autel.
Rabbi Elazar et Rabbi Chimon disent : c'est à l'endroit où il s'est arrêté qu'il recommence. S'il a achevé les présentations de l'autel et que le sang s'est répandu -- de l'avis de tous, [les restes] ne sont pas indispensables.
La baraita se clôt sur la troisième station et sur un quatrième cas, d'une autre nature. Une fois les aspersions de l'autel achevées, il reste à verser les chirayim -- les restes du sang -- au yessod, la base de l'autel extérieur. Si le sang se répand à ce moment-là, tous s'accordent : ces restes ne sont pas me'akev, ils ne bloquent rien. Nul besoin d'abattre une nouvelle bête pour les verser.
C'est une catégorie à part, qu'il faut distinguer de la mahloket : ne pas être indispensable ne veut pas dire être facultatif. Le geste est prescrit ; simplement, son absence ne fait pas s'effondrer ce qui précède. On retrouvera exactement cette figure à la fin du daf, avec l'huile posée sur la tête du metzora.
Rabbi Yo'hanan a dit : et tous deux ont exposé un seul et même verset -- "du sang du sacrifice expiatoire des expiations, une fois l'an",
Rabbi Yo'hanan ramène les deux camps à une source unique : Exode 30:10, le verset sur l'expiation annuelle des cornes de l'autel d'or. Cette formule -- chenêhem mikra ehad darchou, tous deux ont exposé un même verset -- annonce toujours la même chose : le désaccord n'est pas une question de sources concurrentes, mais de lecture d'un mot partagé.
Rabbi Meir tient : un seul sacrifice expiatoire, t'ai-je dit, et non deux sacrifices expiatoires. Rabbi Elazar et Rabbi Chimon tiennent : une seule aspersion purificatrice, t'ai-je dit, et non deux aspersions.
Le mot en litige est ahat, une. Toute la mahloket revient à savoir ce qu'il compte.
Pour Rabbi Meir, ahat compte les bêtes : hatat ahat, un seul sacrifice expiatoire et non deux. On ne peut donc pas composer une même station avec le sang de deux animaux différents. Si le sang se répand à mi-parcours, tout ce qui a été fait avec la première bête devient inutilisable pour la suite -- il faut reprendre la station entière avec le sang neuf.
Pour Rabbi Elazar et Rabbi Chimon, ahat compte les gestes : hitouy ehad, une seule aspersion purificatrice et non deux. Ce que le verset interdit, c'est de refaire une aspersion déjà valablement accomplie. Les quatre premières tiennent donc ; il ne reste qu'à compléter les trois manquantes, même avec le sang d'une autre bête.
On a enseigné : Rabbi [Yehouda ha-Nassi] a dit : Rabbi Yaakov a établi pour moi une distinction à propos des loguin.
Nouvelle étape : la sougya quitte Yom Kippour pour la purification du metzora, où un log d'huile sert à une chaîne d'aspersions et de présentations comparable. La question devient évidente : la mahloket se transporte-t-elle telle quelle ?
Rabbi lit le mot hilek, il a partagé, comme une distinction : Rabbi Yaakov lui aurait enseigné que le log est justement le cas où l'on ne divise pas. Rachi expose le raisonnement : le verset dit log ehad chemen, un seul log -- le mot ehad y tombe sur le récipient, non sur le geste. Il n'y a donc pas d'espace pour la lecture hitouy ehad qui fonde Rabbi Elazar et Rabbi Chimon à Yom Kippour. Tous conviendraient donc qu'on recommence la station entière.
Et ils ne divergent pas ? Mais on a enseigné : s'il a donné une partie des présentations du dedans et que le log s'est répandu -- il apporte un autre log et recommence depuis le début les présentations du Heikhal.
Rabbi Elazar et Rabbi Chimon disent : c'est à l'endroit où il s'est arrêté qu'il recommence.
La baraita réfute frontalement la lecture de Rabbi. Non seulement Rabbi Elazar et Rabbi Chimon divergent aussi à propos du log, mais ils y emploient la formule même du débat de Kippour : mi-makom che-passak. La distinction que Rabbi croyait tenir de Rabbi Yaakov n'existe pas.
S'il a achevé les présentations du Heikhal et que le log s'est répandu -- il apporte un autre log et commence depuis le début les présentations sur les extrémités (bohanot). S'il a donné une partie des présentations sur les extrémités et que le log s'est répandu -- il apporte un [autre] log et recommence depuis le début les présentations sur les extrémités.
Rabbi Elazar et Rabbi Chimon disent : c'est à l'endroit où il s'est arrêté qu'il recommence. S'il a achevé les présentations sur les extrémités et que le log s'est répandu -- de l'avis de tous, les présentations sur la tête ne sont pas indispensables.
La baraita du log reproduit trait pour trait la structure de celle du sang : une chaîne de stations, une mahloket à l'intérieur de chaque station entamée, un accord sur le passage d'une station à la suivante -- et, en bout de chaîne, un geste terminal non indispensable. Aux chirayim versés au yessod correspond ici l'huile posée sur la tête du purifié.
Tossefot ouvre alors un front sur Zeva'him 6b, où une baraita semble dire l'inverse : selon Rabbi Akiva, si l'on n'a pas mis l'huile sur la tête, on n'a pas expié -- ce qui rendrait ce geste parfaitement indispensable. La solution passe par une répartition des opinions : c'est Rabbi Yo'hanan ben Nouri, non Rabbi Akiva, qui s'accorde avec notre baraita, puisqu'il qualifie l'huile de la tête de chirei mitsva, restes de mitsva.
Reste à comprendre sa formule énigmatique -- comme s'il n'avait pas expié et avait expié. Deux lectures sont proposées. Selon la première, la distinction porte sur les deux gestes : les extrémités ont expié, la tête non, car la mitsva y est restée inachevée. Selon la seconde, elle porte sur le degré d'agrément : le rite est valide, mais il lui manque le ritsouy gamour, l'agreement plein.
Dis plutôt : Rabbi Yaakov m'a enseigné [cette mahloket] à propos des loguin.
La correction tient à un seul mot. Non pas hilek, il a partagé -- c'est-à-dire il a distingué le log du sang -- mais chana, il a enseigné : Rabbi Yaakov a transmis à Rabbi la même mahloket, appliquée au log du metzora.
Le sens s'inverse exactement. Loin d'être l'exception, le log est le second terrain où la même controverse se joue, mot pour mot.
Le Maître a dit : les présentations sur la tête ne sont pas indispensables. Quelle en est la raison ?
Si l'on dit : parce qu'il est écrit "et ce qui reste de l'huile" -- alors, s'il en est ainsi, "et ce qui reste de l'oblation" devrait lui aussi ne pas être indispensable ?!
La guemara passe à l'analyse de la dernière clause : pourquoi, au juste, l'huile de la tête n'est-elle pas indispensable ? Première hypothèse, la plus naturelle : parce que le verset l'appelle ve-ha-notar, ce qui reste. Un reste, par définition, ne serait pas essentiel.
L'objection est immédiate et décisive. L'oblation (min'ha) emploie exactement le même vocabulaire : ve-ha-noteret min ha-min'ha, ce qui reste de l'oblation. Or Mena'hot 9a établit que si ces restes viennent à manquer entre la kemitsa -- le prélèvement de la poignée -- et la combustion, on ne fait pas fumer la poignée. Les restes y sont donc pleinement indispensables. Le mot reste, à lui seul, ne prouve rien.
Tossefot note un choix de méthode : la guemara aurait pu objecter avec mi-yeter ha-chemen, terme présent dans notre propre passage, mais elle a préféré une formule morphologiquement identique à celle qu'elle examine. L'objection en devient plus contraignante.
Il en va autrement là-bas, car il est écrit : "et du reste... et ce qui reste".
La réponse ne renonce pas à l'argument du reste : elle le double. Le texte du metzora emploie deux formules successives, et c'est leur empilement qui fait la différence.
Les présentations sur les extrémités sont déjà prélevées sur mi-yeter ha-chemen, le reste de l'huile : elles sont donc des chirayim. Et l'huile de la tête est prise sur ve-ha-notar, ce qui reste après elles : elle est donc chirei chirayim, un reste de reste. Ce second degré de retrait, que l'oblation ne connaît pas, est ce qui met la tête hors du champ de l'indispensable.
Rabbi Yo'hanan a dit :
Le daf s'interrompt sur l'ouverture d'une déclaration de Rabbi Yo'hanan ; sa teneur se lira en 61b.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).