Yoma 6a — l'avnet du Cohen Gadol, puis pourquoi le séquestrer loin de sa femme (safek nidda, bo'el nidda)

Yoma 6a

Sougya : Ce daf s'ouvre sur la fin de la discussion des ceintures (avnet) : selon qu'on habille Aaron et ses fils simultanément ou l'un après l'autre, le même verset enseigne soit que la ceinture du Cohen Gadol diffère de celle du cohen ordinaire (kilayim contre boutz), soit qu'elles sont identiques. La guemara revient ensuite à la Michna : pourquoi éloigne-t-on le Cohen Gadol non seulement de sa maison mais de sa femme durant les sept jours précédant Yom Kippour ?

R. Yehuda ben Betera répond : par crainte qu'elle ne se révèle safek nidda après des relations, ce qui ferait de lui un bo'el nidda impur sept jours et l'exclurait du service.

Rav Hisda montre que ce risque tient même selon les Rabbanan (dans un 'chad achar'). Le cœur du daf est alors la question : le bo'el nidda s'immerge-t-il de jour, comme un tamei met (R.

Zeira), ou de nuit, comme une nidda (Rav Chimi de Nehardea) ? Deux baraitot sont opposées à la seconde thèse puis rejetées, avant que la guemara ne poursuive en 6b.

Yoma 6a — l'avnet (ceinture) : deux lectures d'un même verset Comment Moché a-t-il ceint Aaron et ses fils ? Le même verset 've-hagarta OTAM avnet' est lu différemment. Opinion A : bat achat (simultané) Opinion B : Aaron d'abord, puis ses fils Le verset du commandement vise un habillage simultané. Là où la Tora SÉPARE les ceintures (récit de la confection), c'est pour enseigner que les deux ceintures DIFFÈRENT d'étoffe. 've-hagarta otam' (pluriel = ensemble) enseigne au contraire que la ceinture du Cohen Gadol est IDENTIQUE à celle du cohen ordinaire. La séquence vient des versets 'oto' / 'otam'. Cohen Gadol kilayim chech (lin) + tekhelet (laine) Ex 39:29 Cohen ordinaire boutz (lin) comme le reste de ses habits -> les deux diffèrent Cohen Gadol kilayim même étoffe Cohen ordinaire kilayim même étoffe -> les deux identiques
Segments 0-2 : la ceinture (avnet). Selon qu'on habille simultanément ou en séquence, le même verset enseigne soit que les ceintures diffèrent d'étoffe, soit qu'elles sont identiques.
Pourquoi séquestrer le Cohen Gadol LOIN de sa femme ? La crainte n'est pas la faute, mais un doute rétroactif qui l'impurifierait pour sept jours. J-7...Yom Kippour séquestration service (avoda) Le scénario redouté (seg. 4-5) 1. Il a des relations avec sa femme. 2. Du sang est trouvé APRÈS sur le drap. 3. On ignore s'il était présent pendant les relations : elle est SAFEK NIDDA -> lui devient bo'el nidda, impur 7 jours -> exclu du Temple. Pourquoi 7 jours suffisent (R. Zeira, seg. 8) Le bo'el nidda n'est PAS comme la nidda : il s'immerge le 7e jour DE JOUR (miktzat ha-yom ke-kulo). S'il a fauté le jour de la séquestration, il s'immerge la veille de Yom Kippour (= 7e jour), attend le coucher du soleil (ha'arev ha-chemech), et peut entrer au Temple le lendemain. D'où : séquestrer 7 jours, pas plus.
Segments 3-8 : pourquoi éloigner le Cohen Gadol de sa femme sept jours avant Yom Kippour — le risque du safek nidda et sa résolution par R. Zeira.
Le bo'el nidda s'immerge-t-il de JOUR ou de NUIT ? Enjeu : la Michna dit 'sept jours'. Selon la réponse, la séquestration commence le 7e ou le 8e jour. R. Zeira (seg. 8-9) Rav Chimi de Nehardea (seg. 10) bo'el nidda N'est PAS comme la nidda Il s'immerge le 7e jour DE JOUR. Preuve : si comme une nidda, il s'immergerait de NUIT (nuit de YK) -> pas de ha'arev chemech avant l'avoda du lendemain. Impossible. bo'el nidda EST comme la nidda (possible) Il s'immerge de NUIT, comme elle. La Michna 'sept' se sauve : on le séquestre 1 heure avant le coucher du soleil, un peu avant les 7 jours -> ce surplus n'est pas compté. Deux objections contre Rav Chimi (bo'el nidda = nidda, donc nuit) Objection 1 (seg. 11-12) 'Tous les astreints à l'immersion : de jour ; nidda et yoledet : de nuit.' Nidda oui, bo'el nidda non (= de jour) ! Rejet : 'nidda' inclut tout ce qui vient d'un ribbuy -> le bo'el nidda aussi s'immerge de nuit. Objection 2 (seg. 13-14) 'ba'al keri comme contact d'un sheretz ; bo'el nidda comme un tamei met.' N'est-ce pas pour l'IMMERSION (7e jour, de jour) ? Rejet : non, pour la DURÉE de l'impureté (keri = 1 jour ; bo'el nidda = 7 jours). La guemara objecte alors : la durée est déjà écrite explicitement (Lev 15:24)... et poursuit en 6b.
Segments 8-14 : le bo'el nidda s'immerge-t-il de jour (R. Zeira) ou de nuit (Rav Chimi) ? Deux objections contre la seconde thèse et leurs rejets.
1
אָמַר לָךְ: הַהוּא אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶה הוּא אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט.

Il pourrait te dire : ce [verset] — l'avnet (ceinture) du Cohen Gadol n'est pas l'avnet du cohen ordinaire (hedyot). [Le verset du commandement vise bien un habillage simultané ; si l'Écriture a distingué les ceintures dans le récit de leur confection, c'est pour enseigner qu'elles ne sont pas de même étoffe.]

📜 Rachi (1)
אָמַר לָךְ הַהוּא אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ וְכוּ' כְּלוֹמַר לְעוֹלָם קְרָא דְּצַוָּואָה דַּווְקָא בְּבַת אַחַת וּבָעֲשִׂייָּה דְּפַלְגִינְהוּ לְלַמְּדֵנוּ בָּא שֶׁאֵין הָאַבְנֵטִים שָׁוִין שֶׁנֶּאֱמַר בְּמַעֲשֵׂה הָאַבְנֵט שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל (שְׁמוֹת ל״ט:כ״ט) וְאֶת הָאַבְנֵט שֵׁשׁ מָשְׁזָר תְּכֵלֶת וְאַרְגָּמָן לָמַדְנוּ שֶׁהוּא שֶׁל כִּלְאַיִם דְּשֵׁשׁ כִּיתָּנָא וּתְכֵלֶת עַמְרָא וְאַבְנֵט הַבָּנִים לֹא פֵּירֵשׁ הַכָּתוּב מִמֶּה הָיוּ וְאַשְׁמוֹעִינַן הָכָא דְּאַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט שֶׁזֶּה שֶׁל כִּלְאַיִם וְזֶה שֶׁל בּוּץ:
C'est-à-dire : en vérité le verset du commandement (tzivui) vise précisément un habillage simultané (bat achat) ; et dans le récit de la confection (asiya), là où l'Écriture les a séparées, elle vient nous enseigner que les ceintures ne sont pas identiques. Car il est dit, dans la confection de la ceinture du Cohen Gadol (Ex 39:29) : 'et la ceinture de fin lin retors (chech), de tekhelet et d'argaman' — nous apprenons qu'elle est de kilayim, car le chech est du lin et la tekhelet de la laine ; tandis que la ceinture des fils, l'Écriture n'a pas précisé de quoi elle était faite. Et cela nous enseigne ici que l'avnet du Cohen Gadol n'est pas l'avnet du cohen ordinaire : l'un est de kilayim, l'autre de boutz.
🗂️ Tossefot (1)
אָמַר לָךְ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל לֹא זֶהוּ אַבְנֵטוֹ כּוּ' וְא"ת הֵיכִי דִּייֵּק מִדִּכְתִיב אוֹתוֹ הַכְּתִיב נָמֵי אוֹתָם וּמֵאוֹתָם נֵימָא שׁהאבנטי' שָׁוִין וא"כ קְרָא לָא כְּמַר דָּיְיקִי וְלָא כְּמַר דָּייְקִי וי"ל סְבָרָא הוּא לְאוֹקְמָא קְרָא דּוֹאַת הָאַבְנֵט תַּעֲשֶׂה שֵׁשׁ מָשְׁזָר וְגוֹ' בְּכֹהֵן גָּדוֹל דַּווְקָא כֵּיוָן דִּשְׁאָר בְּגָדָיו הָיוּ נָמֵי דְּכִלְאַיִם אֵפוֹד (וּמְעִיל) אֲבָל הֶדְיוֹט דְּכָל שְׁאָר בְּגָדָיו דְּבוּץ נֵימָא נָמֵי אַבְנֵטוֹ דְּבוּץ וְאַשְׁכְּחַן נָמֵי כִּי הַאי גַוְונָא כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים לְפִי שֶׁהָיוּ שְׁאָר בְּגָדָיו דְּבוּץ הָיָה נָמֵי אַבְנֵטוֹ דְּבוּץ וה"ר מְנַחֵם מִיּוֹאֲנִי זצ"ל פֵּירֵשׁ דְּנָפְקָא לֵיהּ מג"ש דְּרוֹקֵם רוֹקֵם דִּכְתִיב בִּוְאַתָּה תְּצַוֶּה וְאֶת הָאַבְנֵט תַּעֲשֶׂה מַעֲשֶׂה רוֹקֵם וּבְכֹהֵן גָּדוֹל מַיְירֵי מִדִּכְתִיב וְלִבְנֵי אַהֲרֹן תַּעֲשֶׂה כֻתֳּנֹות וְעָשִׂיתָ לָהֶם אַבְנֵטִים וּמִגְבָּעוֹת אִם כֵּן קַמָּא דְּכֹהֵן גָּדוֹל וּבְפָרָשַׁת פְּקוּדֵי כְּתִיב בִּשְׁעַת עֲשִׂיָּיה וְאֶת הָאַבְנֵט שֵׁשׁ מָשְׁזָר תְּכֵלֶת וְאַרְגָּמָן וְתוֹלַעַת שָׁנִי מַעֲשֵׂה רֹוקֵם וְיָלְפִינַן בִּגְזֵירָה שָׁוָה דִּכְמוֹ דְּאוֹתוֹ רוֹקֵם כִּלְאַיִם הֲוָה כָּךְ וְאַבְנֵט תַּעֲשֶׂה מַעֲשֵׂה רֹוקֵם שֶׁכָּתַב בכ"ג כִּלְאַיִם הֲוָה אֲבָל בְּאַבְנֵט שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט לֹא כָּתַב רוֹקֵם וּלְמַאן דְּאָמַר דְּתַרְוַיְיהוּ שֶׁל כִּלְאַיִם מַשְׁוֶה לָהֶן מִדִּכְתִיב אוֹתָם:
Question : comment [le Talmud] déduit-il de 'oto' (le, singulier) [une séquence], alors qu'il est aussi écrit 'otam' (les, pluriel) — de 'otam' on dirait que les ceintures sont identiques, si bien que le verset ne trancherait ni dans un sens ni dans l'autre ? Réponse : il est logique (sevara) d'appliquer le verset 'et la ceinture, tu la feras de fin lin retors etc.' au seul Cohen Gadol, puisque ses autres vêtements étaient aussi de kilayim (l'efod et le meil) ; mais le cohen ordinaire, dont tous les autres vêtements sont de boutz (lin), on dira que sa ceinture aussi est de boutz. Et nous trouvons un cas semblable : le Cohen Gadol à Yom Kippour, dont les autres vêtements étaient de boutz, avait aussi sa ceinture de boutz. Et Rabbeinou Menahem de Iouani z"l a expliqué qu'on le déduit d'une gezera chava 'rokem-rokem' : il est écrit dans 've-ata tetzave' 'et la ceinture tu la feras, ouvrage de brodeur (rokem)', et il s'agit du Cohen Gadol, puisqu'il est écrit 'et pour les fils d'Aaron tu feras des tuniques... et tu leur feras des ceintures' — donc la première [ceinture citée] est celle du Cohen Gadol ; et dans la parachat Pekoudei il est écrit, au moment de la confection, 'et la ceinture de fin lin retors, tekhelet, argaman et cramoisi, ouvrage de brodeur (rokem)'. On apprend par gezera chava : de même que cette [ceinture]-là, [ouvrage de] rokem, était de kilayim, de même 'la ceinture tu la feras ouvrage de rokem' écrite à propos du Cohen Gadol était de kilayim ; mais à propos de la ceinture du cohen ordinaire, 'rokem' n'est pas écrit. Et pour celui qui dit que les deux sont de kilayim, il les égalise à partir de 'otam' (au pluriel).
💡 Explication

Suite de la mahloket ouverte en 5b : Moché a-t-il habillé Aaron puis ses fils, ou tous simultanément (bat achat) ? Le tenant du simultané répond ici à une objection tirée d'un verset qui semblait imposer une séquence.

Sa parade : ce verset ne parle pas d'ordre mais d'étoffe. La ceinture du Cohen Gadol est de kilayim (chatnez : chech = lin + tekhelet = laine, Ex 39:29) ; celle du cohen ordinaire, non précisée, est de simple lin (boutz). Le verset enseigne donc que les deux ceintures diffèrent — pas qu'on les a ceintes l'une après l'autre.

🖼️ Schéma
Yoma 6a — l'avnet (ceinture) : deux lectures d'un même verset Comment Moché a-t-il ceint Aaron et ses fils ? Le même verset 've-hagarta OTAM avnet' est lu différemment. Opinion A : bat achat (simultané) Opinion B : Aaron d'abord, puis ses fils Le verset du commandement vise un habillage simultané. Là où la Tora SÉPARE les ceintures (récit de la confection), c'est pour enseigner que les deux ceintures DIFFÈRENT d'étoffe. 've-hagarta otam' (pluriel = ensemble) enseigne au contraire que la ceinture du Cohen Gadol est IDENTIQUE à celle du cohen ordinaire. La séquence vient des versets 'oto' / 'otam'. Cohen Gadol kilayim chech (lin) + tekhelet (laine) Ex 39:29 Cohen ordinaire boutz (lin) comme le reste de ses habits -> les deux diffèrent Cohen Gadol kilayim même étoffe Cohen ordinaire kilayim même étoffe -> les deux identiques
Les deux lectures du verset des ceintures et leurs conséquences sur l'étoffe.
2
וּלְמַאן דְּאָמַר אַהֲרֹן וְאַחַר כָּךְ בָּנָיו, וְהָכְתִיב: ״וְחָגַרְתָּ אוֹתָם אַבְנֵט״! אֲמַר לָךְ: הַהוּא קָא מַשְׁמַע לַן, אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן גָּדוֹל זֶהוּ אַבְנֵטוֹ שֶׁל כֹּהֵן הֶדְיוֹט.

Et pour celui qui dit : Aaron d'abord, puis ses fils — n'est-il pas écrit 'et tu les ceindras d'une ceinture' (ve-hagarta OTAM avnet, au pluriel, donc ensemble) ! Il pourrait te dire : ce [verset] nous enseigne [ceci] — l'avnet du Cohen Gadol est identique à l'avnet du cohen ordinaire.

📜 Rachi (1)
זֶהוּ אַבְנֵטוֹ כְּלוֹמַר שְׁנֵיהֶם שֶׁל כִּלְאַיִם:
C'est-à-dire : les deux sont de kilayim.
💡 Explication

Symétrique du segment précédent. Le tenant de la séquence (Aaron puis ses fils) doit expliquer le 'otam' (pluriel) qui semble imposer le simultané.

Sa parade : ce pluriel n'enseigne pas l'ordre mais l'identité d'étoffe — les deux ceintures sont de kilayim. La séquence, elle, se lit dans les versets 'oto' (singulier, Aaron) / 'otam' (pluriel, les fils) du segment suivant.

3
״וְיַחְגֹּור אוֹתוֹ אַבְנֵט״ ״וְיַחְגֹּור אוֹתָם״ לָמָּה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ אַהֲרֹן וְאַחַר כָּךְ בָּנָיו. וּבְבַת אַחַת מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? לָא צְרִיכָא, דְּאַקְדִּים.

'Et il le ceignit d'une ceinture' (Aaron, singulier) [et] 'et il les ceignit' (les fils, pluriel) — pourquoi les deux me sont-ils nécessaires ? Apprends-en : Aaron d'abord, puis ses fils.

Et un [habillage] véritablement simultané (bat achat), le trouve-t-on [seulement] ? [Non.] Ce n'est pas nécessaire [de comprendre ainsi] : il s'agit de ce qu'il l'a fait passer en premier (de-akdim) [non pas simultané à la lettre, mais Aaron d'abord dans un même ordre continu].

📜 Rachi (2)
וּבְבַת אַחַת מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ שֶׁיְּהֵא מֹשֶׁה לְבַדּוֹ חוֹגֵר חֲמִשָּׁה בְּנֵי אָדָם כְּאַחַת:
[Peux-tu trouver] que Moché, à lui seul, ceigne cinq personnes en une seule fois ?
לָא צְרִיכָא דְּאַקְדִּים לֹא בְּבַת אַחַת מַמָּשׁ קָאָמַר אֶלָּא זֶה אַחַר זֶה אֲבָל בְּסֵדֶר אֶחָד הָיוּ וְלֹא הִפְסִיק בֶּגֶד אַחֵר בֵּנְתַיִים הִלְבִּישׁ לְאַהֲרֹן כָּל בְּגָדָיו וְלֹא חָגַר אוֹתוֹ אַבְנֵט וְאַחַ"כּ הִלְבִּישׁ אֶת בָּנָיו מִכְנָסַיִם כֻּתֹּונֶת וּמִצְנֶפֶת וְאַחַ"כּ נָטַל אֶת הָאַבְנֵטִים וְחָגַר אֶת אַהֲרֹן וְאַחַ"כּ בָּנָיו וּלְמַאן דְּאָמַר אַהֲרֹן וְאַחַ"כּ בָּנָיו כִּכְתָבוֹ הָאָמוּר בַּעֲשִׂיָּיה וַיִּתֵּן עָלָיו אֶת הַכֻּתֹּונֶת וַיַּחְגֹּור אֹותוֹ בָּאַבְנֵט וַיַּלְבֵּשׁ אֹותוֹ אֶת הַמְּעִיל וְאַחַ"כּ וַיַּקְרֵב אֶת בְּנֵי אַהֲרֹן וַיַּלְבִּישֵׁם כֻּתֳּנֹות וַיַּחְגֹּור אֹותָם בָּאַבְנֵט וְדִבְרֵי הַכֹּל לְאַהֲרֹן תְּחִילָּה קֹודֶם שֶׁהִתְחִיל לְבָנָיו:
Il ne parle pas d'un [habillage] véritablement simultané, mais [de vêtements posés] l'un après l'autre — pourtant dans un même ordre, sans intercaler un autre vêtement entre-temps : il revêtit Aaron de tous ses vêtements sans le ceindre de la ceinture, puis revêtit ses fils des caleçons, de la tunique et de la mitre, puis prit les ceintures et ceignit Aaron, puis ses fils. Et pour celui qui dit 'Aaron puis ses fils' selon l'ordre écrit dans le récit de la confection : 'et il posa sur lui la tunique et il le ceignit de la ceinture et il le revêtit du meil', et ensuite 'et il fit approcher les fils d'Aaron et les revêtit de tuniques et les ceignit d'une ceinture' — et de l'avis de tous, Aaron [est habillé] en premier, avant qu'on ne commence pour ses fils.
💡 Explication

Clôture de la séquence sur les ceintures. Le double verset (singulier pour Aaron, pluriel pour les fils) prouve la séquence : Aaron d'abord.

Objection : un vrai simultané est-il seulement concevable — Moché seul ceignant cinq hommes d'un coup ? Réponse : de-akdim. 'Simultané' ne veut pas dire à la lettre, mais un seul mouvement continu : on revêt Aaron de tous ses habits sans le ceindre, on habille les fils, puis on prend les ceintures et on ceint Aaron le premier, puis ses fils — sans intercaler d'autre vêtement.

4
מַפְרִישִׁין כֹּהֵן גָּדוֹל וְכוּ׳. לָמָּה מַפְרִישִׁין? לָמָּה מַפְרִישִׁין?! כִּדְקָאָמְרִינַן, אִי לְרַבִּי יוֹחָנָן כִּדְאִית לֵיהּ, אִי לְרֵישׁ לָקִישׁ כִּדְאִית לֵיהּ!

'On séquestre le Cohen Gadol [dans la chambre des Parhedrin]' etc. Pourquoi le séquestre-t-on ?

Pourquoi le séquestre-t-on ?! [La raison a déjà été donnée,] comme nous l'avons dit : soit selon R.

Yo'hanan selon son opinion [qui le tire des milouim], soit selon Reich Lakich selon son opinion [qui le tire du Sinaï] !

📜 Rachi (1)
אִי לְר' יוֹחָנָן כִּדְאִית לֵיהּ דְּיָלֵיף מִמִּלּוּאִים אִי לרשב"ל כִּדְאִית לֵיהּ דְּיָלֵיף מִסִּינַי:
[R. Yo'hanan] qui le tire des milouim (offrandes d'investiture) ; [et] si [c'est] selon Reich Lakich selon son opinion, qui le tire du Sinaï.
💡 Explication

Après une longue digression, la guemara revient à la Michna : on éloigne le Cohen Gadol chez les Parhedrin sept jours avant Yom Kippour. La question 'pourquoi ?' semble absurde, puisque la source de la séquestration a déjà été établie (R. Yo'hanan : des milouim ; Reich Lakich : du Sinaï). Que demande donc la guemara ? Réponse au segment suivant : la vraie question porte sur l'éloignement de sa femme.

5
הָכִי קָאָמַר: מִבֵּיתוֹ לָמָּה פֵּירַשׁ? תַּנְיָא: רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: שֶׁמָּא תִּמָּצֵא אִשְׁתּוֹ סָפֵק נִדָּה וְיָבֹא עָלֶיהָ.

Voici ce qu'[il] veut dire : de sa maison (mi-beto), pourquoi s'est-il retiré ? [Pourquoi sa femme ne le rejoint-elle pas ?] Il a été enseigné (tania) : Rabbi Yehuda ben Betera dit : de crainte que sa femme ne se trouve dans un doute de nidda (safek nidda) et qu'il n'ait des relations avec elle.

📜 Rachi (2)
מִבֵּיתוֹ לָמָּה פֵּירֵשׁ מֵאִשְׁתּוֹ לָמָּה פֵּירֵשׁ תָּבֹא אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ שָׁם שֶׁהֲרֵי עַל כָּרְחָךְ לִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין לֹא הָיְתָה קְדוֹשָׁה שֶׁאֵין יְשִׁיבָה בָּעֲזָרָה אֶלָּא לְמַלְכֵי בֵּית דָּוִד כ"ש שְׁכִיבָה:
De sa femme, pourquoi s'est-il retiré ? Que sa femme vienne avec lui là-bas ! Car forcément la chambre des Parhedrin n'était pas consacrée (kedousha), puisqu'il n'y a pas de position assise dans la Azara (parvis) sinon pour les rois de la maison de David — à plus forte raison [n'y a-t-il pas] de position couchée.
הָכִי גָּרְסִינַן תַּנְיָא רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר שֶׁמָּא תִּמָּצֵא אִשְׁתּוֹ וְכוּ':
Ainsi lit-on : il a été enseigné (tania), Rabbi Yehuda ben Betera dit : de crainte que sa femme ne se trouve etc.
🗂️ Tossefot (1)
מִבֵּיתוֹ לָמָּה פֵּירֵשׁ פֵּי' רַשִׁ"י תָּבֹא אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ שָׁם שֶׁהֲרֵי עַל כָּרְחָךְ לִשְׁכַּת פַּרְהֶדְרִין לֹא הָיְתָה קְדוֹשָׁה שֶׁאֵין יְשִׁיבָה בָּעֲזָרָה כ"ש שְׁכִיבָה וְקַשְׁיָא לָן דִּנְהִי דְּלָא קַדִּישָׁא כִּקְדֻושַּׁת עֲזָרָה מ"מ כְּהַר הַבַּיִת הָיְתָה דְּאָמְרִי' בְּפֶרֶק פָּרַת חַטָּאת (זְבָחִים דַּף קטו:) דְּכָל הַר הַבַּיִת מַחֲנֵה לְוִיָּה הוּא וּבַעַל קֶרִי אֵינוֹ רַשַּׁאי לִיכָּנֵס בְּמַחֲנֵה לְוִיָּה דְּאָמַר בִּפְסָחִים פֶּרֶק אֵלּוּ דְּבָרִים (פְּסָחִים דַּף סז:) זָב וְכָל זָב לְרַבּוֹת בַּעַל קֶרִי אֶלָּא יֵשׁ לְפָרֵשׁ מִבֵּיתוֹ לָמָּה פֵּירַשׁ הֲוָה לָן לְמֵימַר שֶׁיַּפְרִישׁוּהוּ לִמְחִילָּה אַחַת בְּהַר הַבַּיִת דְּאָמְרִי' פֶּרֶק כֵּיצַד צוֹלִין (פְּסָחִים דַּף פּוֹ.) דִּמְחִילּוֹת לֹא נִתְקַדְּשׁוּ:
Rachi a expliqué : que sa femme vienne avec lui là-bas, car forcément la chambre des Parhedrin n'était pas consacrée, puisqu'il n'y a pas de position assise dans la Azara, à plus forte raison de position couchée. Et cela nous fait difficulté : même si [cette chambre] n'a pas la sainteté du parvis, elle avait tout de même celle du Har ha-Bayit (mont du Temple), car nous disons au chapitre 'Parat Hatat' (Zevahim 116b) que tout le Har ha-Bayit est le camp des Lévites (mahane leviya), et un ba'al keri n'a pas le droit d'entrer dans le camp des Lévites, comme il est dit dans Pesahim, chapitre 'Elou Devarim' (67b) : 'zav' — et tout zav, pour inclure le ba'al keri. Il faut plutôt expliquer 'de sa maison, pourquoi s'est-il retiré' [ainsi] : nous aurions dû dire qu'on le séquestre dans une des galeries souterraines (mehila) du Har ha-Bayit, car nous disons au chapitre 'Keitzad Tzolin' (Pesahim 86a) que les galeries souterraines n'ont pas été consacrées.
💡 Explication

La question reformulée : on a expliqué pourquoi il faut un lieu à part ; mais pourquoi sa femme ne peut-elle l'y accompagner ? Le Cohen Gadol est éloigné non seulement de son domicile, mais de sa femme.

Réponse (baraita) de R. Yehuda ben Betera : par crainte qu'elle ne se révèle safek nidda et qu'il n'ait des relations avec elle — ce qui l'impurifierait à l'approche de Yom Kippour.

🖼️ Schéma
Pourquoi séquestrer le Cohen Gadol LOIN de sa femme ? La crainte n'est pas la faute, mais un doute rétroactif qui l'impurifierait pour sept jours. J-7...Yom Kippour séquestration service (avoda) Le scénario redouté (seg. 4-5) 1. Il a des relations avec sa femme. 2. Du sang est trouvé APRÈS sur le drap. 3. On ignore s'il était présent pendant les relations : elle est SAFEK NIDDA -> lui devient bo'el nidda, impur 7 jours -> exclu du Temple. Pourquoi 7 jours suffisent (R. Zeira, seg. 8) Le bo'el nidda n'est PAS comme la nidda : il s'immerge le 7e jour DE JOUR (miktzat ha-yom ke-kulo). S'il a fauté le jour de la séquestration, il s'immerge la veille de Yom Kippour (= 7e jour), attend le coucher du soleil (ha'arev ha-chemech), et peut entrer au Temple le lendemain. D'où : séquestrer 7 jours, pas plus.
La frise des sept jours et le scénario redouté du safek nidda.
6
אַטּוּ בְּרַשִּׁיעֵי עָסְקִינַן? אֶלָּא: שֶׁמָּא יָבֹא עַל אִשְׁתּוֹ וְתִמָּצֵא סָפֵק נִדָּה.

Est-ce à dire que nous traitons de mécréants (reshaim) [qui iraient sciemment vers une safek nidda] ?! Plutôt : de crainte qu'il n'ait des relations avec sa femme, et qu'ensuite elle ne se trouve safek nidda.

📜 Rachi (2)
בְּרַשִּׁיעֵי עָסְקִינַן שֶׁיָּבֹא עַל סְפֵק נִדָּה:
[Traitons-nous de mécréants] qui iraient [avoir des relations] avec une safek nidda ?
אֶלָּא שֶׁמָּא יָבֹא עַל אִשְׁתּוֹ וְאַחַ"כּ תִּמָּצֵא סְפֵק נִדָּה שֶׁתִּמְצָא דָּם עַל הַסָּדִין שֶׁקִּנְּחָה בּוֹ וְאֵין יָדוּעַ אִם בִּשְׁעַת בִּיאָה הָיָה בָּהּ דָּם זֶה אוֹ לְאַחַר בִּיאָה וּבוֹעֵל נִדָּה טָמֵא שְׂבֵעַת יָמִים וִיהֵא אָסוּר לָבוֹא בַּמִּקְדָּשׁ בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים:
Qu'elle trouve du sang sur le drap avec lequel elle s'est essuyée, sans qu'on sache si ce sang était présent en elle au moment des relations ou seulement après. Or celui qui a des relations avec une nidda est impur sept jours, et il lui serait interdit d'entrer au Temple le jour de Yom Kippour.
💡 Explication

Correction du libellé. La formulation précédente ('de crainte qu'il n'ait des relations avec une safek nidda') supposait un homme prêt à fauter sciemment — impensable pour un Cohen Gadol.

La vraie crainte : il a des relations avec sa femme alors qu'elle est pure à sa connaissance, puis du sang est découvert après coup, et l'on ne peut plus savoir s'il était déjà présent pendant les relations. C'est un doute rétroactif, non une faute.

7
אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא: כְּמַאן — כְּרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: נִדָּה מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ. דְּאִי רַבָּנָן, הָא אָמְרִי: אֵין נִדָּה מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ.

Les Sages l'ont énoncé devant Rav Hisda : selon qui [ce raisonnement] ? Selon Rabbi Akiva, qui dit : une nidda rend impur celui qui a des relations avec elle (bo'ala) [rétroactivement].

Car si [c'était] selon les Sages (Rabbanan) — n'ont-ils pas dit : une [safek] nidda ne rend pas impur celui qui a des relations avec elle !

📜 Rachi (1)
כְּמַאן כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר הָרוֹאֶה דָּם מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ לְמַפְרֵעַ כָּל מֵעֵת לְעֵת כְּשֵׁם שֶׁגָּזְרוּ שֶׁמְּטַמְּאָה טְהָרוֹת מֵעֵת לְעֵת לְמַפְרֵעַ וּפְלֻוגְתַּייְהוּ בְּמַסֶּכֶת נִדָּה בְּפֶרֶק כָּל הַיָּד (נִדָּה דַּף יד.) וְהָכִי תְּנַן דֶּרֶךְ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל מְשַׁמְּשׁוֹת בִּשְׁנֵי עֵדִים אֶחָד לוֹ וְאֶחָד לָהּ נִמְצָא עַל שֶׁלּוֹ טְמֵאִין שְׁנֵיהֶן כָּל שִׁבְעָה דְּוַדַּאי הָיָה דָּם בִּשְׁעַת בִּיאָה שֶׁאֵין דֶּרֶךְ הָאִישׁ לָצֵאת מִמֶּנּוּ דָּם נִמְצָא עַל שֶׁלָּהּ אוֹתְיוֹם וְהוּא לְשׁוֹן מִיָּד בִּלְשׁוֹן יְוָנִי שֶׁקִּנְּחָה בִּפְרִישַׁת יְצִיאַת הַשֶּׁמֶשׁ מִיָּד טְמֵאִים וַדַּאי נִמְצָא לְאַחַר זְמַן כְּלוֹמַר שֶׁהִרְחִיקָה בְּדִיקָה טְמֵאִים מִסָּפֵק וְאֵיזֶהוּ אַחַר זְמַן כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד מִן הַמִּטָּה וְתָדִיחַ אֶת פָּנֶיהָ שֶׁל מַטֵּה וְאַחַ"כּ מְטַמְּאָה מֵעֵת לְעֵת וְאֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ וְהָכִי פֵּירוּשָׁהּ וְאִם יוֹתֵר מִכָּאן שָׁהֲתָה לִבְדֹּוק וְאַחַ"כּ בָּדְקָה וּמָצְאָה הֲרֵי הִיא כִּשְׁאָר נָשִׁים לְטַמֵּא לְמַפְרֵעַ טְהָרוֹת שֶׁל מֵעֵת לְעֵת וְאֵינָהּ מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ שֶׁלֹּא גָּזְרוּ טֻומְאַת מֵעֵת לְעֵת לְעִנְיַן טֻומְאַת בּוֹעֲלָהּ ר"ע אוֹמֵר אַף מְטַמְּאָה בּוֹעֲלָהּ:
[R. Akiva dit : la femme qui voit du sang rend impur son bo'el] rétroactivement, sur toute une période de vingt-quatre heures (me'et le'et), tout comme [les Sages] ont décrété qu'elle rend impurs les aliments purs (taharot) rétroactivement sur vingt-quatre heures. Leur controverse [est] au traité Nidda, chapitre 'Kol ha-Yad' (14a). Et ainsi avons-nous appris (mishna) : les filles d'Israël ont l'usage d'utiliser deux témoins (eidim, tissus de contrôle), l'un pour lui et l'un pour elle. Si l'on trouve [du sang] sur le sien (à lui), tous deux sont impurs [durant] les sept [jours], car il y avait certainement du sang au moment des relations, l'homme n'ayant pas coutume d'émettre du sang. Si l'on trouve [du sang] sur le sien (à elle) 'otiyom' — c'est-à-dire 'immédiatement' en langue grecque, qu'elle s'est essuyée au moment même du retrait — ils sont immédiatement impurs de façon certaine. [Si] on trouve [du sang] après un délai (achar zman) — c'est-à-dire qu'elle a tardé à se contrôler — ils sont impurs par doute (mi-safek) ; et qu'est-ce que 'après un délai' ? Le temps qu'elle descende du lit et se lave le bas du corps, après quoi elle rend impur rétroactivement sur vingt-quatre heures mais ne rend pas impur son bo'el. Et voici le sens : si elle a attendu plus que cela pour se contrôler, puis s'est contrôlée et a trouvé [du sang], elle est comme les autres femmes : elle rend impurs rétroactivement les taharot sur vingt-quatre heures, mais ne rend pas impur son bo'el, car on n'a pas décrété l'impureté des vingt-quatre heures pour l'impureté du bo'el. R. Akiva dit : elle rend impur aussi son bo'el.
💡 Explication

La crainte du segment 5 n'a de sens que si le sang trouvé après coup impurifie rétroactivement le mari. Or c'est justement l'avis de R. Akiva (mishna Nidda 14a) : la femme qui voit du sang rend impur son bo'el sur les vingt-quatre heures précédentes (me'et le'et).

Les Rabbanan, eux, limitent ce rétroactif aux taharot (aliments purs) et n'impurifient pas le bo'el. Donc, disent les Sages, notre Michna ne suivrait que R. Akiva.

🖼️ Schéma
Quand le sang trouvé rend-il le bo'el impur ? (mishna Nidda 14a) relations otiyom (immédiat) essuyage au moment même impurs de façon CERTAINE chad achar (un simple après) avant qu'elle descende / se lave impurs par DOUTE (safek) achar achar (bien après) après être descendue et lavée rend impur me'et le'et seulement R. Akiva : même dans 'achar achar', elle rend impur son bo'el (rétroactif, me'et le'et). Rabbanan : dans 'achar achar', elle ne rend PAS impur son bo'el (seulement les taharot). Rav Hisda (seg. 7) : la Michna tient MÊME selon les Rabbanan : leur divergence ne porte que sur 'achar achar' ; dans un 'chad achar' (simple après), ils concèdent à R. Akiva -> d'où le risque réel.
Les trois zones temporelles de la bedika et la position de R. Akiva vs Rabbanan.
8
אֲמַר לְהוּ רַב חִסְדָּא: אֲפִילּוּ תֵּימְרוּ רַבָּנָן, עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי עֲקִיבָא אֶלָּא בְּאַחַר אַחַר, אֲבָל בְּחַד אַחֵר — מוֹדוֹ לֵיהּ.

Rav Hisda leur dit : même si tu dis [que c'est] selon les Rabbanan — les Rabbanan ne divergent d'avec Rabbi Akiva que dans le cas d'un 'après après [le délai]' (achar achar : bien plus tard, après qu'elle ait eu le temps de descendre du lit et de se laver), mais dans un 'simple après' (chad achar) ils lui concèdent [qu'il est impur].

📜 Rachi (1)
אֶלָּא בְּאַחֵר אַחַר שֶׁשָּׁהֲתָה יוֹתֵר מֵאַחַר זְמַן שֶׁהַזְּמַן אוֹתְיוֹם וְאַחַר זְמַן לְאַחַר אוֹתְיוֹם בְּתוֹךְ כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד וְתָדִיחַ כִּדְקָתָנֵי אֵיזֶהוּ אַחַר זְמַן וְהָתָם קָתָנֵי טְמֵאִים מִסָּפֵק וְלָא פְּלִיגִי עִם ר"ע וּבְאַחַר אַחַר זְמַן פְּלִיגִי כִּדְקָתָנֵי וְאַחַ"כּ מְטַמְּאָה אֶת בּוֹעֲלָהּ מֵעֵת לְעֵת אֲבָל בְּחַד אַחַר בְּתוֹךְ אַחַר זְמַן דְּהַיְינוּ בְּתוֹךְ כְּדֵי שֶׁתֵּרֵד מוֹדוֹ:
[Ils ne divergent] que dans le cas où elle a attendu plus que 'après un délai' — car 'le délai (zman)' est 'otiyom' (immédiatement), et 'après un délai' [signifie] après 'otiyom', dans le temps qu'elle descende [du lit] et se lave, comme [la mishna] l'enseigne : 'qu'est-ce que après un délai'. Et la [la mishna] enseigne 'impurs par doute', et ils ne divergent pas [alors] avec R. Akiva ; c'est dans 'après après le délai' (achar achar zman) qu'ils divergent, comme [la mishna] enseigne 'et ensuite elle rend impur son bo'el sur vingt-quatre heures'. Mais dans un 'simple après' (chad achar), à l'intérieur du 'après un délai', c'est-à-dire dans le temps qu'elle descende [du lit], ils [lui] concèdent.
💡 Explication

Rav Hisda sauve la Michna même selon les Rabbanan. Il découpe le temps après les relations en trois (voir schéma) : otiyom (immédiat, impureté certaine) ; chad achar (un simple après, avant qu'elle descende et se lave) ; achar achar (bien plus tard).

Les Rabbanan ne s'opposent à R. Akiva que pour le achar achar. Dans le chad achar, ils concèdent que le bo'el est impur. Or le scénario redouté tombe précisément dans ce chad achar — donc le risque est réel même selon eux, et la séquestration se justifie.

9
אָמַר רַבִּי זֵירָא: שְׁמַע מִינַּהּ בּוֹעֵל נִדָּה אֵינוֹ כְּנִדָּה, וְטוֹבֵל בַּיּוֹם.

Rabbi Zeira dit : apprends-en qu'un bo'el nidda (celui qui a eu des relations avec une nidda) n'est pas comme une nidda [pour le moment de l'immersion], et il s'immerge de jour [le septième jour].

📜 Rachi (2)
ש"מ מִדְּקָתָנֵי מַפְרִישִׁין שְׂבֵעַת יָמִים וְאוֹקֵימְנָא טַעְמָא מִשּׁוּם חֲשַׁשׁ טֻומְאַת נִדָּה:
Puisque [la Michna] enseigne qu'on le séquestre sept jours, et que nous avons établi que la raison en est la crainte de l'impureté de nidda.
בּוֹעֵל נִדָּה אֵינוֹ כְּנִדָּה שֶׁאֲסוּרָה לִטְבֹּול בַּשְּׁבִיעִי עַד הַלַּיְלָה אֶלָּא טוֹבֵל בַּשְּׁבִיעִי בַּיּוֹם הִלְכָּךְ לָא בָּעֵי פְּרִישָׁה אֶלָּא שְׂבֵעַת יָמִים וְאִם בָּא עַל סָפֵק נִדָּה בְּיוֹם הַפְּרִישָׁה מוֹנֶה מִקְצָת הַיּוֹם כְּכֻולּוֹ כַּנִּדָּה וְטוֹבֵל עֶרֶב יוה"כ שֶׁהוּא שְׁבִיעִי בַּיּוֹם וּמַעֲרִיב שִׁמְשׁוֹ וְנִכְנַס בַּמִּקְדָּשׁ ביוה"כ:
[La nidda] a l'interdiction de s'immerger le septième [jour] jusqu'à la nuit, tandis que [le bo'el nidda] s'immerge le septième jour, de jour. Dès lors, il n'a besoin d'une séquestration que de sept jours ; et s'il a eu des relations avec une safek nidda le jour de la séquestration, on compte 'une partie du jour comme le tout' (miktzat ha-yom ke-kulo) comme pour la nidda, et il s'immerge la veille de Yom Kippour — qui est le septième jour — de jour, attend le coucher du soleil (ma'ariv chimcho), et entre au Temple à Yom Kippour.
💡 Explication

R. Zeira tire de la Michna ('sept jours') une conclusion sur la tevila. Une nidda ne peut s'immerger que la nuit suivant son septième jour. Un bo'el nidda, lui, s'immerge le septième jour, de jour.

C'est ce qui rend sept jours suffisants : s'il a fauté le jour même de la séquestration, on applique miktzat ha-yom ke-kulo, il s'immerge la veille de Yom Kippour (7e jour) de jour, attend le coucher du soleil, et sert au Temple le lendemain.

🖼️ Schéma
Le bo'el nidda s'immerge-t-il de JOUR ou de NUIT ? Enjeu : la Michna dit 'sept jours'. Selon la réponse, la séquestration commence le 7e ou le 8e jour. R. Zeira (seg. 8-9) Rav Chimi de Nehardea (seg. 10) bo'el nidda N'est PAS comme la nidda Il s'immerge le 7e jour DE JOUR. Preuve : si comme une nidda, il s'immergerait de NUIT (nuit de YK) -> pas de ha'arev chemech avant l'avoda du lendemain. Impossible. bo'el nidda EST comme la nidda (possible) Il s'immerge de NUIT, comme elle. La Michna 'sept' se sauve : on le séquestre 1 heure avant le coucher du soleil, un peu avant les 7 jours -> ce surplus n'est pas compté. Deux objections contre Rav Chimi (bo'el nidda = nidda, donc nuit) Objection 1 (seg. 11-12) 'Tous les astreints à l'immersion : de jour ; nidda et yoledet : de nuit.' Nidda oui, bo'el nidda non (= de jour) ! Rejet : 'nidda' inclut tout ce qui vient d'un ribbuy -> le bo'el nidda aussi s'immerge de nuit. Objection 2 (seg. 13-14) 'ba'al keri comme contact d'un sheretz ; bo'el nidda comme un tamei met.' N'est-ce pas pour l'IMMERSION (7e jour, de jour) ? Rejet : non, pour la DURÉE de l'impureté (keri = 1 jour ; bo'el nidda = 7 jours). La guemara objecte alors : la durée est déjà écrite explicitement (Lev 15:24)... et poursuit en 6b.
R. Zeira (jour) vs Rav Chimi (nuit), et les objections.
10
דְּאִי אָמְרַתְּ בּוֹעֵל נִדָּה כְּנִדָּה, אֵימַת טְבִיל — בְּלֵילְיָא. לִמְחַר הֵיכִי עָבֵיד עֲבוֹדָה? וְהָא בָּעֵי הֶעֱרֵב הַשֶּׁמֶשׁ. אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ בּוֹעֵל נִדָּה אֵינוֹ כְּנִדָּה.

Car si tu disais qu'un bo'el nidda est comme une nidda, quand s'immergerait-il ? De nuit [la nuit de Yom Kippour].

Le lendemain, comment ferait-il le service (avoda) ? Or il faut [d'abord] le coucher du soleil (ha'arev ha-chemech) !

Plutôt, ne faut-il pas en conclure qu'un bo'el nidda n'est pas comme une nidda ?

📜 Rachi (1)
דְּאִי ס"ד בּוֹעֵל נִדָּה כְּנִדָּה אֵימַת טָבַל זֶה אִם בָּא עַל נִדָּה בְּיוֹם פְּרִישָׁתוֹ בַּלַּיְלָה דיוה"כ לִמְחַר הֵיכִי עָבֵיד עֲבוֹדָה:
Celui-ci, s'il a eu des relations avec une nidda le jour de sa séquestration — [il s'immergerait] la nuit de Yom Kippour ; le lendemain, comment ferait-il le service (avoda) ?
💡 Explication

Démonstration à l'absurde. Si le bo'el nidda était comme une nidda, il s'immergerait la nuit (nuit de Yom Kippour). Mais alors, le jour même, il ne pourrait servir : toute immersion requiert d'attendre le coucher du soleil suivant (ha'arev ha-chemech) avant de retrouver la pureté complète, et ce coucher tomberait après l'office.

Donc, force est de conclure : le bo'el nidda n'est pas comme une nidda ; il s'immerge de jour (le 7e = veille de Yom Kippour), et au coucher du soleil il peut servir.

11
רַב שִׁימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בּוֹעֵל נִדָּה כְּנִדָּה, דְּמַפְרְשִׁינַן לֵיהּ שָׁעָה אַחַת סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה.

Rav Chimi de Nehardea dit : même si tu dis qu'un bo'el nidda est comme une nidda [on peut expliquer la Michna] : on le séquestre une heure avant le coucher du soleil [le huitième jour avant Yom Kippour, un peu avant le début de la période de sept jours].

📜 Rachi (1)
סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה שְׁמוֹנָה יָמִים לִפְנֵי יוה"כ וְהַאי דְּקָרֵי לֵיהּ שִׁבְעָה דְּמִשּׁוּם הָהוּא פֻּורְתָּא לָא חֲשִׁיב לֵיהּ וּטְבִיל אוֹר שֶׁל עֶרֶב יוה"כ וַעֲבִיד לְמָחָר שֶׁל עֶרֶב יוה"כ הֶעֱרֵב שִׁמְשׁוֹ:
[Une heure avant le coucher du soleil] le huitième jour avant Yom Kippour ; et si [la Michna] l'appelle 'sept', c'est parce qu'à cause de ce petit surplus on ne le compte pas [comme huit]. Il s'immerge à la tombée de la nuit de la veille de Yom Kippour, et fait le lendemain, [jour de] la veille de Yom Kippour, le coucher de son soleil (ha'arev chimcho).
💡 Explication

Rav Chimi conteste la déduction de R. Zeira. On peut très bien tenir que le bo'el nidda est comme une nidda (immersion de nuit) et sauver la Michna : on le séquestre une heure avant le coucher du soleil, c'est-à-dire le 8e jour, juste avant l'ouverture des sept jours pleins.

Ce léger surplus (moins d'un jour) n'est pas compté comme un huitième jour : la Michna peut donc dire 'sept' tout en laissant sept jours entiers à courir jusqu'à Yom Kippour.

12
מֵיתִיבִי: כָּל חַייָּבֵי טְבִילוֹת טְבִילָתָן בַּיּוֹם, נִדָּה וְיוֹלֶדֶת טְבִילָתָן בַּלַּיְלָה. נִדָּה אִין, בּוֹעֵל נִדָּה לָא!

On objecte (meitivi) : tous ceux qui sont astreints à des immersions, leur immersion est de jour ; la nidda et la yoledet (accouchée), leur immersion est de nuit. [Donc] une nidda, oui [de nuit] ; un bo'el nidda, non [donc de jour — ce qui réfute Rav Chimi] !

📜 Rachi (2)
כָּל חַייָּבֵי טְבִילוֹת טְבִילָתָן בַּיּוֹם כִּדְיָלֵיף בְּמַסֶּכֶת מְגִילָּה (דַּף כ.) מֻוחְטָאוֹ בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי וְרָחַץ בַּמַּיִם וְגוֹ' (בַּמִּדְבָּר י״ט:י״ט):
Comme on l'apprend au traité Meguila (20a) de 'et il se purifiera le septième jour et se baignera dans l'eau etc.' (Nb 19:19).
נִדָּה וְיוֹלֶדֶת טְבִילָתָן בַּלַּיְלָה נִדָּה דִּכְתִיב (וַיִּקְרָא ט״ו:י״ג) שְׂבֵעַת יָמִים תְּהֵא בְּנִדָּתָהּ כָּל שִׁבְעָה וְיוֹלֶדֶת כִּימֵי נִדַּת דְּוֹותָהּ תִּטְמָא (שָׁם יב):
La nidda, car il est écrit (Lev 15:19) 'sept jours elle sera dans son état de nidda' — [donc] tous les sept [jours] ; et la yoledet, [car il est écrit] 'comme aux jours de son état de nidda elle sera impure' (Lev 12:2).
💡 Explication

Objection contre Rav Chimi (qui admet que le bo'el nidda s'immerge de nuit). Une baraita énonce la règle : tous les astreints à l'immersion le font de jour ; seules la nidda et la yoledet font exception (de nuit).

Par inférence : la nidda, oui ; le bo'el nidda, non — il s'immerge donc de jour, contre Rav Chimi.

13
נִדָּה וְכָל דְּאָתֵי מֵרִבּוּיָיא.

'Nidda' [dans cette baraita inclut aussi] tout ce qui vient d'un ribbuy (extension exégétique) [donc également le bo'el nidda : lui aussi s'immerge de nuit].

💡 Explication

Rejet de l'objection. Le mot 'nidda' de la baraita n'est pas restrictif : il englobe tout ce qui dérive d'elle par ribbuy — y compris le bo'el nidda, qui assume son statut. Lui aussi s'immerge donc de nuit, ce qui préserve la thèse de Rav Chimi.

14
מֵיתִיבִי: בַּעַל קֶרִי כְּמַגַּע שֶׁרֶץ, בּוֹעֵל נִדָּה כִּטְמֵא מֵת. מַאי לַָאו לִטְבִילָה? לֹא, לְטֻומְאָתָן.

On objecte : un ba'al keri (impur par émission séminale) est comme celui qui a touché un sheretz (reptile impur) ; un bo'el nidda est comme un tamei met (impur par un cadavre). N'est-ce pas au sujet de l'immersion [le tamei met s'immerge de jour, le septième jour — donc le bo'el nidda aussi, ce qui réfute Rav Chimi] ?

Non : au sujet de leur impureté [sa durée].

📜 Rachi (2)
בַּעַל קֶרִי כְּמַגַּע שֶׁרֶץ לִטְבֹּול בְּיוֹם טֻומְאָתוֹ כִּדְאָמְרִינַן בְּפֶרֶק אֵלּוּ דְּבָרִים בִּפְסָחִים [דַּף סז:] וּבוֹעֵל נִדָּה כִּטְמֵא מֵת לִטְבֹּול בְּיוֹם שְׁבִיעִי אַלְמָא טוֹבֵל בַּיּוֹם:
[Le ba'al keri est comme celui qui touche un sheretz] pour s'immerger le jour de son impureté, comme nous le disons au chapitre 'Elou Devarim' dans Pesahim (67b) ; et le bo'el nidda est comme un tamei met [en ce qu'il s'immerge] le septième jour — donc [selon cette baraita] il s'immerge de jour.
לֹא לְטֻומְאָתָן בַּעַל קֶרִי כְּמַגַּע שֶׁרֶץ לְטֻומְאַת עֶרֶב וְרִאשׁוֹן לְטֻומְאָה בּוֹעֵל נִדָּה טֻומְאַת שִׁבְעָה וְאַב הַטֻּומְאָה כִּטְמֵא מֵת:
Le ba'al keri est comme celui qui touche un sheretz [pour la durée] : une impureté du soir (jusqu'au soir) et un 'premier degré d'impureté' (rishon le-tum'a) ; le bo'el nidda, [pour] une impureté de sept jours et un 'père de l'impureté' (av ha-tum'a), comme un tamei met.
💡 Explication

Seconde objection contre Rav Chimi. Une baraita compare : ba'al keri = contact d'un sheretz ; bo'el nidda = tamei met. Si la comparaison porte sur l'immersion, alors, comme le tamei met s'immerge de jour (7e jour), le bo'el nidda aussi — contre Rav Chimi.

Rejet : la comparaison porte sur la durée de l'impureté, non sur l'immersion. Ba'al keri = un jour (comme le sheretz) ; bo'el nidda = sept jours (comme le tamei met).

15
טֻומְאָתָן?! בְּהֶדְיָא כְּתִיב בְּהוּ. הַאי טֻומְאַת שִׁבְעָה כְּתִיב בֵּיהּ, וְהַאי טֻומְאַת שִׁבְעָה כְּתִיב בֵּיהּ,

Leur impureté ?! Cela est écrit explicitement à leur sujet !

Celui-ci [le tamei met], une impureté de sept jours est écrite à son sujet, et celui-là [le bo'el nidda], une impureté de sept jours est écrite à son sujet ['et son état de nidda sera sur lui, et il sera impur sept jours' (Lev 15:24)] [— on ne dérive pas un explicite d'un explicite ; la guemara poursuit en 6b].

📜 Rachi (1)
הַאי טֻומְאַת שִׁבְעָה כְּתִיב בֵּיהּ וּתְהִי נִדָּתָהּ עָלָיו וְטָמֵא שִׁבְעַת יָמִים (שָׁם טו):
'Et son état de nidda sera sur lui, et il sera impur sept jours' (Lev 15:24).
💡 Explication

La guemara conteste le rejet du segment 13 : à quoi bon une baraita pour enseigner la durée de l'impureté, puisqu'elle est écrite explicitement dans la Tora ? Le tamei met à sa durée de sept jours écrite ; le bo'el nidda aussi ('et son état de nidda sera sur lui, et il sera impur sept jours', Lev 15:24). On ne dérive pas un verset explicite d'un autre verset explicite.

La discussion se poursuit en 6b.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).