13b16 segments · 28 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Vendre et travailler discrètement pendant la fête, et l'ouverture du chapitre de ceux qui se rasent
Le folio achève la sougya du chapitre précédent sur les ustensiles que l'on rapporte de chez l'artisan : une baraita confirme la réponse fondée sur la confiance, mais le cas où l'on porte l'objet chez l'artisan résiste, et la guemara revient à la première résolution, celle qui sépare le quatorze Nissan des jours intermédiaires. Vient ensuite la michna qui autorise à couvrir les figues sèches et à vendre discrètement pour les besoins de la fête. La guemara y discute le sens de couvrir et d'épaissir, puis demande ce que signifie la rigueur que certains corps de métier se sont imposée : s'abstenir entièrement, ou seulement travailler en secret. Une longue digression identifie le hilka, le targuis et le tissani, avec la lecture d'Abaye contre celle de Rav Dimi, éprouvée par deux baraitot. Rav Houna permet enfin aux marchands d'aromates de vendre à leur habitude, ce que la guemara justifie en distinguant les fruits, susceptibles de soupçon, des condiments qui ne se conservent pas. Le chapitre se clôt et s'ouvre celui de ceux qui se rasent et lavent leur linge pendant la fête.
14a17 segments · 21 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Se raser et laver son linge pendant hol hamoed : l'empêchement doit se voir
Le folio achève la michna qui énumère ceux à qui il est permis de se raser et de laver leur linge pendant les jours intermédiaires de la fête, puis ouvre la guemara sur la question centrale du daf : pourquoi tous les autres en sont-ils privés ? La réponse est une pénalité contre le relâchement, apprise de la garde sacerdotale : qui pouvait se préparer avant la fête et ne l'a pas fait entre dans la fête négligé et n'aura pas de rattrapage. Rabbi Zera demande alors ce qu'il advient de celui qui a été empêché sans que cela se voie, et Abaye lui oppose les gâteaux de Baitos : une permission qu'on ne peut pas expliquer aux autres n'est pas accordée. Le daf se poursuit avec la mahloket de Rabbi Yehouda et des Sages sur celui qui revient d'outre-mer, que Rava répartit en trois motifs de départ, puis avec l'enfant né pendant la fête, pour qui le ventre de sa mère fut la plus grande des prisons.
14b21 segments · 22 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Le deuil, l'excommunication et la tsaraat à l'épreuve de la fête
Le folio achève d'abord la discussion sur le nourrisson : Rav Pinhas voulait déduire d'une baraita que tout ce qui est interdit pendant la fête l'est aussi pendant le deuil, ce qui ferait peser le deuil sur un enfant mineur, contre la baraita qui ne fait déchirer le vêtement d'un mineur que pour émouvoir l'assistance. Rav Achi rejette la déduction, et Ameimar rapporte la position de Chemouel dans une seconde version, où le nourrisson est permis dans tous les cas. Vient ensuite la règle générale : l'endeuillé n'observe pas son deuil pendant la fête, en vertu du verset Tu te réjouiras en ta fête. La guemara en donne la raison par le rapport entre un commandement positif qui pèse sur le public et un commandement positif qui pèse sur un seul homme. Deux statuts sont alors éprouvés par la même question : l'excommunié observe-t-il son excommunication pendant la fête, et le metsora observe-t-il sa tsaraat ? Rav Yossef et Abaye s'opposent sur la portée du mot juger dans une baraita, avec une discussion sur la retenue des juges après une condamnation à mort et sur le retard infligé au justiciable. La réponse ferme vient de Rava : le verset qui inclut le kohen gadol dans les lois du metsora prouve que la tsaraat s'observe pendant la fête. Le folio se clôt sur la source scripturaire de l'interdiction de se raser pour l'endeuillé.
15a25 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Le tableau comparatif de l'endeuillé, du mis au ban et du lépreux : cheveux, voile de la tête, tefillin, salutation, Torah, lessive et déchirure
Le folio poursuit et achève la grande enquête comparative ouverte au folio précédent : pour chaque pratique de deuil, la guemara demande ce qu'il en est du ménoudé (mis au ban par le beth din) et du metsora (lépreux). Sept pratiques sont passées en revue l'une après l'autre — coupe de cheveux, voile de la tête, téfillin, salutation, paroles de Torah, lessive, déchirure — et la huitième, le renversement du lit, s'ouvre à la dernière ligne. Chaque rubrique suit le même schéma : un verset fonde la règle de l'endeuillé, puis on cherche une baraita pour trancher les deux autres cas. Les règles de l'endeuillé viennent presque toutes du même lieu — l'ordre exceptionnel donné à Ye'hezkel de ne pas porter le deuil de sa femme (Ye'hezkel 24,17) —, ce qui permet de lire à l'envers chacun de ses termes. Deux questions restent en teikou pour le ménoudé (téfillin, déchirure) et deux autres restent sans preuve, Abaye objectant chaque fois que le mis au ban par le Ciel est plus grave que le mis au ban par le beth din. Le passage central oppose Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva sur le sens de « et sa tête sera parouâa », avant que Rav Papa n'écarte la lecture qui interdirait les téfillin au metsora.
15b18 segments · 16 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Endeuillé, excommunié, lépreux : le relevé systématique des interdits communs et de ce qui reste indécis
Le folio poursuit la grande comparaison ouverte plus haut entre trois statuts : l'endeuillé (avel), l'excommunié (menoudé) et le lépreux (metsora). Pour chaque interdit, la guemara procède toujours de la même manière : elle établit d'abord par un verset que l'endeuillé y est soumis, puis demande ce qu'il en est de l'excommunié, puis du lépreux. Cinq interdits sont passés en revue : le travail, le lavage, le port de la sandale, les relations conjugales et l'envoi des offrandes au Temple. Rav Yossef tente à chaque fois de trancher le cas de l'excommunié à partir d'une baraita sur le jeûne public ou à partir de la génération du désert, et Abaye repousse ses preuves. Le résultat est un tableau où beaucoup de cases restent ouvertes : l'excommunié a seulement été établi comme permis au travail, le lépreux comme interdit de relations conjugales, et le reste demeure tikou ou indécis.
16a23 segments · 37 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
La procédure du ban : de la convocation au hérem, les quinze étapes tirées des versets, et qui peut délier
Après deux lignes qui achèvent la baraita sur le kohen impur et son dixième d'épha, le folio change de sujet et ouvre le grand exposé de Rava sur le nidouï. Rava reconstruit toute la procédure du beth din à partir de trois lieux de l'Écriture : l'épisode de Kora'h donne la convocation (agent du beth din, date, nom des parties, seconde date), la malédiction de Meroz au chant de Dévora donne le ban lui-même, son extension aux quatre coudées et la publication de la faute, et les livres d'Ezra et de Né'hémia donnent les sanctions lourdes — biens déclarés hefker, coups, prison, hardafa. Vient ensuite la question pratique : combien de temps le ban dure-t-il, et trois juges peuvent-ils délier ce que trois autres ont lié ? L'affaire du boucher qui insulte Rav Tovi bar Matana met Abaye en difficulté, une baraita sur le maître, la ville et le nassi fournit trois déductions, et Ameimar tranche contre Abaye. Le folio se termine sur les durées — trente jours pour le nidouï, sept pour la nezifa — et sur le récit de bar Kappara, qui s'imposa trente jours de nezifa pour un mot de trop.
16b29 segments · 33 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
La nezifa sans parole de ban : quatre récits de reproche et les premières paroles de David
Le folio quitte le ban formel pour la nezifa, ce reproche muet qu'un maître inflige sans prononcer un mot d'excommunication et que celui qui l'a reçu s'applique à lui-même. Il commence par le heurt entre Rabbi Yehouda HaNassi et Rabbi Hiyya : ce dernier a enseigné à ses deux neveux au marché, Rabbi le lui fait sentir d'une phrase, et Rabbi Hiyya se met en nezifa trente jours. La discussion des versets qui suit oppose deux lectures de la place de la Torah, au-dedans ou au-dehors. La guemara établit ensuite que trente jours valent pour la nezifa du Nassi seul, et qu'ailleurs elle dure un jour : trois récits l'illustrent, Mar Oukva devant Shmuel, une femme devant Rav Nahman, Zoutra bar Toviya devant Rav Yehouda. Le dernier récit, où Zoutra bar Toviya bute sur les dernières paroles de David, ouvre une longue aggada sur ce que furent les premières, sur le reproche adressé à David pour son chant sur la chute de Chaoul, et sur la relecture mot à mot de 2 Samuel 23 comme un éloge de l'humilité de David.
17a26 segments · 30 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Le ban prononcé pour son propre honneur, le talmid 'hakham qui a mal agi, et la force propre du herem
Le folio poursuit l'étude du nidouy (ban, excommunication) en déplaçant la question vers celui qui le prononcé. Une baraita établit que le ban d'un disciple vaut envers tout le monde sauf envers son maître, et la guemara en déduit qu'il s'agit du ban prononcé pour l'honneur personnel du disciple ; Rav Yossef ajoute qu'un érudit se fait justice à lui-même quand la chose est certaine pour lui. Vient ensuite le long récit de l'érudit de mauvaise réputation excommunié par Rav Yehouda, à qui l'on refuse la levée du ban après la mort de Rav Yehouda, et qui finit enseveli dans la grotte des jugés au nom de la règle de Rabbi Ilai. Trois récits plus courts — la servante de la maison de Rabbi, le verger de Rech Lakich, et le ban dont on ignore l'auteur — précisent qui peut excommunier et à quelles conditions. La dernière partie du folio traité du talmid 'hakham fautif, que Rav Houna et Rech Lakich ménagent chacun à leur manière, puis de la force propre du ban : son étymologie chez Rav et chez Chmouel, les deux cent quarante-huit membres selon Rech Lakich, et deux récits de Rav Yossef sur son efficacité.
17b19 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Qui se rase pendant hol hamoed : la règle du loisir, le nazir et le metsora, l'endeuillé et le cohen, la coupe des ongles
Le folio se ferme d'abord sur la sougya du ban commencée plus haut : la cruche posée au cimetière, les mille sonneries de chofar sur quarante jours, et l'explication des deux mots, chofar parce que l'on exige de l'homme son dû, chevarim parce que le ban brise les maisons hautes. La guemara revient ensuite à la michna sur le rasage pendant hol hamoed et pose la question de Rabbi Yirmeya à Rabbi Zeira : la permission vaut-elle seulement pour celui qui n'a pas eu le loisir de se raser avant la fête, ou même pour celui qui l'a eu ? La baraita répond en deux temps, la règle du loisir pour tous et une exception pour le nazir et le metsora, afin qu'ils ne retardent pas leurs offrandes. Vient alors le travail principal du folio : une baraita ajoute le cohen et l'endeuillé à la liste, et la guemara cherche le cas exact où chacun est réellement empêché, ce qui fait apparaître une divergence entre le tana de notre michna et celui de la baraita, sur la règle qu'une fraction du jour vaut le jour entier et sur l'égalité des gardes sacerdotales pendant les fêtes. Le folio s'achève sur le rasage pendant les jours de deuil, le cas des deuils successifs, et la controverse de Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi sur la coupe des ongles.
18a17 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Se couper les ongles pendant le moed et pendant le deuil, l'alliance scellée avec les lèvres, et qui peut laver son linge à hol hamoed
Le folio s'ouvre sur la conclusion halakhique du débat précédent : la halakha suit Rabbi Yossi, qui permet de se couper les ongles pendant hol hamoed et pendant le deuil, en vertu du principe de Chmouel selon lequel on suit toujours l'avis le plus léger en matière de deuil. Vient aussitôt le récit de Pinéhas et de son frère Mar Chmouel : une parole lancée sans intention se réalise, ce qui conduit Rabbi Yo'hanan à fonder sur le verset d'Avraham au mont Moriya le principe d'une alliance scellée avec les lèvres. La guemara précise ensuite les modalités de la coupe : ongles de la main et du pied sans distinction, les dents permises, la guenostera interdite ; du geste de Rabbi Yo'hanan à la maison d'étude elle tire trois déductions, dont la dernière se heurte à la baraita qui range celui qui jette ses ongles parmi les rechaim, à cause du danger couru par une femme enceinte. Suivent la question de la moustache, puis deux enseignements aggadiques d'Avitoul le scribe sur le Pharaon des jours de Moche. Le folio se clôt sur le retour à la michna : qui peut laver son linge pendant hol hamoed, celui qui n'a qu'une seule tunique, et le cas des vêtements de lin.
18b24 segments · 29 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
La lessive et les actes que l'on écrit pendant hol hamoed, fiancer une femme de peur qu'un autre ne devance par la prière, et la règle du soupçon et de la rumeur
Le folio commence par la fin de la sougya sur la lessive pendant hol hamoed : la michna n'autorise que certains linges, ce qui semble exclure les vêtements de lin, et Abaye rétablit la règle en distinguant la matière du linge et l'usage auquel il sert. Vient ensuite la michna des actes que l'on écrit pendant la fête, actes de fiançailles, guittin, quittances, testaments, prozboulin, lettres d'évaluation et d'entretien, actes de halitsa et de mioun, sentences du beit din et lettres de l'autorité. La guemara y accroche la halakha de Chmouel : il est permis de fiancer une femme pendant hol hamoed, de peur qu'un autre ne le devance. Trois tentatives d'appui sont examinées, la dernière seule tient ; puis une objection tirée de la bat kol qui annonce chaque jour les couples oblige à comprendre la crainte de Chmouel comme la crainte d'être devancé par la prière, ce qu'illustre le récit de Rava et de l'homme qui priait pour obtenir une femme précise. Le folio se poursuit par la règle de Rabbi Reouven ben Itstrobili sur le soupçon, discutée par trois objections et résolue par la distinction entre la rumeur qui s'arrête et celle qui ne s'arrête pas, avec ses conditions ; il s'achève sur la michna des actes de dette et sur l'interdiction d'écrire sefarim, tefilin et mezouzot pendant la fête.
19a11 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Écrire des tefillin et filer la tekhelet à hol hamoed, puis la rencontre du deuil et de la fête : ce que le reguel annule
Le folio se partage en deux sougyot. La première achève le sujet précédent : une baraita oppose Rabbi Meir, Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi sur le droit d'un scribe à écrire des tefillin et des mezouzot pendant hol hamoed, pour lui-même, pour autrui à titre gracieux, ou contre salaire ; Rav tranche comme Rabbi Yossi, qui permet d'écrire et de vendre à la manière ordinaire, dans la mesure de la subsistance. Une seconde baraita discute l'instrument du filage de la tekhelet — la cuisse, la pierre, le fuseau — et la halakha permet l'un et l'autre. La seconde sougya ouvre une michna nouvelle : celui qui enterre son mort trois jours avant la fête de pèlerinage voit le décret des sept jours annulé, huit jours avant, celui des trente. Le principe qui commande tout est énoncé aussitôt : le Chabbat compte sans interrompre, la fête interrompt sans compter. Rabbi Eliezer, Rabban Gamliel et les Sages divergent ensuite sur le statut d'Atseret, de Roch Hachana et de Yom Kippour. La guemara demande enfin ce que signifie exactement cette annulation : Rav et Rabbi Houna distinguent les décrets, annulés, des jours, qui subsistent ; Rav Chechet annule les deux.
19b13 segments · 14 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Abba Chaoul et la règle mikstat hayom ke-khoulo : comment la fête annule le décret des sept et celui des trente, d'où vient le compte des trente jours, et le regel compte-t-il dans ce compte
Le folio poursuit la sougya du deuil interrompu par la fête. Une baraita pose les deux seuils : enterrer trois jours avant la fête annule le décret des sept, enterrer huit jours avant annule le décret des trente et permet de se raser la veille de la fête, faute de quoi la coupe reste interdite après la fête. Abba Chaoul allège sur les deux points : sept jours suffisent, car le septième jour compte à la fois pour les sept et pour les trente selon la règle mikstat hayom ke-khoulo (une partie du jour vaut comme le jour entier), et celui qui n'a pas coupé avant la fête coupe après elle. Suivent quatre prises de position halakhiques, de Rav H'isda à Néhardéa, qui découpent la position d'Abba Chaoul selon qu'il s'agit du septième ou du trentième jour. La guemara demande ensuite d'où vient le compte de trente jours : d'une gezera chava (analogie verbale) péra-péra avec le nazir, dont la nezirout indéterminée vaut trente jours. Le folio s'achève sur deux limites de la règle : le troisième jour tombant la veille de la fête, ou la toilette reste interdite jusqu'au soir, et la question d'Abaye à Rava sur l'enterrement fait pendant la fête même.
20a17 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
La fête et le compte des trente jours, le renversement du lit, et la nouvelle proche ou lointaine
Le folio achève d'abord la baraita sur le deuil interrompu par la fête et en dégage la règle générale : ce qui relève du deuil proprement dit, la fête l'interrompt ; ce qui relève de l'intervention du public, elle ne l'interrompt pas. Deux baraitot sont ensuite opposées à Rava, qui soutenait que la fête ne compte pas pour les trente jours quand l'ensevelissement a eu lieu pendant la fête : la seconde est une réfutation décisive, et Ravin rapporte au nom de Rabbi Yo'hanan que la fête compte même dans ce cas. Vient la question du renversement du lit accompli avant la fête — trois jours selon Rabbi Eliezer, un jour ou une heure selon les Sages, que Rabbi Elazar fils de Rabbi Chimon rattache à Beth Chammai et Beth Hillel ; Rava tranche comme le tana de la baraita, Rabbi Yo'hanan et Ravina comme les Sages. La dernière partie dérive du verset d'Amos les sept jours de deuil et le jour unique de la nouvelle lointaine, puis oppose Rabbi Akiva aux Sages sur la nouvelle proche et lointaine : la halakha suit Rabbi Akiva, parce que l'on suit celui qui allège en matière de deuil. Deux cas pratiques venus de Bé Hozai, une objection sur le père et la mère écartée comme opinion individuelle, et l'ouverture du récit de Rav montant auprès de Rabbi Hiya closent le folio.
20b17 segments · 24 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
La nouvelle lointaine et le seul jour de deuil, la kria sans les sept jours, la liste des proches pour lesquels on porte le deuil et les seconds degrés, et le deuil que l'on observe en l'honneur de sa femme
Le folio s'ouvre sur la fin du récit de Rav et de Rabbi Hiyya : Rav apprend à son oncle, par une suite de questions détournées, que son frère et sa sœur sont morts. Rabbi Hiyya se déchausse aussitôt puis se rend aux bains, et la guemara tire de ce seul geste trois enseignements : l'endeuillé a interdiction de chausser la sandale, la chemoua rehoka (nouvelle lointaine, reçue après trente jours) ne s'observe qu'un jour, et mikstat hayom ke-khoulo (une partie du jour vaut comme le jour entier). Rabbi Yossi bar Avin et Rabbi Ada de Césarée appliquent la même règle à la nouvelle proche reçue pendant la fête ou pendant Chabbat, qui devient lointaine à leur issue. Vient ensuite la mahloket de Rabbi Mani et de Rabbi Hanina : y a-t-il kria (déchirure du vêtement) là où il n'y a pas de deuil de sept jours ? Une baraita d'Issi, corrigée par Rabbi Zeira, conduit à distinguer la kria ordinaire de celle que l'on fait au titre de l'honneur du père et de la mère. La seconde moitié du folio traite de l'étendue du deuil : la liste des sept proches de la parachat kohanim, les trois ajouts des Sages, la mahloket sur les seconds degrés entre Rabbi Akiva, Rabbi Chimon ben Elazar et les Sages, puis le deuil que l'on observe en l'honneur de sa femme, limité à son beau-père et à sa belle-mère. Le folio s'achève sur Ameimar, qui déchire trois fois, et sur le verset de Job d'où l'on apprend que la kria se fait debout.
21a16 segments · 18 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
La déchirure debout, les interdits de l'endeuillé, et les téfilines dans les premiers jours du deuil
Le folio s'ouvre sur la fin du débat entre Amémar et Rav Ashi : la keria, la déchirure du vêtement, doit-elle se faire debout ? Rav Ashi objecte à partir de la halitsa, où le verset dit « il se lèvera et dira » alors que la baraita autorise assis, debout ou incliné ; Amémar répond par la différence entre « il se lèvera » et « il se leva ». Rami bar Hama cherche alors la source de la keria debout : Job d'abord, écarté parce que le verset y ajoute le rasage de la tête, puis David, écarté à son tour parce que le verset y ajoute « il se coucha à terre » — objection résolue par la lecture « comme à terre », c'est-à-dire le lit renversé. Vient ensuite la baraita des interdits de l'endeuillé, avec l'exception du public qui a besoin de lui, illustrée par Rabbi Yossei et par le dispositif de chuchotement de Rabbi Yehouda bar Ilaï. Le folio se clôt sur la mahloket de Rabbi Eliezer et de Rabbi Yehochoua au sujet des téfilines pendant les premiers jours du deuil, sur le psak partagé de Oula, et sur la question du deuxième jour tranchée par Oula puis contestée par Rava.
21b20 segments · 26 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Les paliers du deuil : travail, visite, salutation, décompte des sept jours
Le daf poursuit l'étude des interdits de l'endeuillé (avel) et les organise en paliers de temps. Une première baraita interdit le travail pendant les trois premiers jours, même au pauvre qui subsiste de la tsedaka, puis autorise un travail discret à la maison. Une deuxième interdit d'aller consoler un autre endeuillé avant trois jours. Le cœur du daf est la salutation (chéélat chalom) : trois baraitot se contredisent en fixant la limite à trois jours, à trente jours, ou à douze mois. Rav Idi bar Avin distingue le sens de la salutation selon sa direction (lui vers les autres, ou les autres vers lui), puis la Guemara distingue le deuil d'un parent de celui des autres proches. Le daf s'achève sur le décompte des sept jours pour celui qui rejoint la maison endeuillée : compte-t-il avec les autres (mone imahen) ou pour lui-même (mone le-atsmo) ?
22a14 segments · 14 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Celui qui arrive après le début du deuil : compter avec les autres ou compter pour soi, et quand le deuil prend effet
Le folio poursuit la règle selon laquelle un proche qui arrive d'un endroit proche et trouve les endeuillés chez eux achève les sept jours avec eux, à condition que le chef de la maison, le gadol habayit, se trouve dans la maison. La question qui ouvre le folio porte sur le cas où ce chef de la maison est parti au cimetière. Rabbi Yo'hanan répond qu'il compte avec eux, et le Talmud concilie cette parole avec une baraita contraire par la distinction entre un retour dans les trois premiers jours et un retour plus tardif, appuyée sur la consigne de Rav aux gens de Hatslevoni. Rava enseigne ensuite aux gens de Mehoza, qui accompagnent le mort seulement jusqu'à la porte de la ville, que leur deuil commence au moment où ils rebroussent chemin. Vient la position de Rabbi Chimon, qui admet même une arrivée le septième jour tant que les consolateurs sont encore là, puis la question sans réponse de Rav Anan sur les consolateurs qui s'apprêtent à se lever. La seconde moitié du folio rapporte les deux décisions transmises au nom de Rabbi Yo'hanan — sur les terefot et sur le deuil —, le voyage d'un anonyme en Terre d'Israël pour les vérifier, et la conclusion du Talmud. Le folio s'achève sur la baraita qui distingue la hâte à enterrer selon qu'il s'agit d'un proche ordinaire ou de son père et de sa mère.
22b23 segments · 28 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Le deuil d'un père et d'une mère face au deuil des autres proches, les règles de la déchirure, et le deuil des dignitaires
Le folio poursuit la longue baraita qui oppose, poste par poste, le deuil des autres proches et le deuil d'un père ou d'une mère. Il commence par le découvrement de l'épaule (halitsat katef) et par le récit d'un grand de la génération qui s'abstint de découvrir la sienne pour ne pas obliger son collègue à en faire autant ; Abaye donne deux identifications des personnages, et la seconde reste en difficulté. Viennent ensuite la coupe des cheveux, l'entrée dans une maison de réjouissance et la distinction de Rabba bar bar Hana entre un simple repas entre compagnons et une réjouissance de noces, avec la version différente d'Amemar et la réponse arissouta contre pouranouta. La partie centrale est consacrée à la keria : sa mesure, le nombre de vêtements à déchirer, la pratique particulière de la femme, la séparation devant l'ourlet exigée par Rabbi Yehouda, le faufilage et la couture, la main contre l'instrument, le dedans contre le dehors. Le folio se clôt sur le deuil public : Rav Hisda assimile le nassi à un père, puis la baraita fixe l'épaule que l'on découvre et le chômage des maisons d'étude pour un 'hakham, un av beit din et un nassi.
23a10 segments · 9 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Moed Katan 23a -- Les trente jours du deuil : remariage, vêtements glacés et retour progressif à la vie publique
Le daf s'ouvre sur la fin de la baraita du décès d'un nassi : on lit sept montées à la synagogue puis on se disperse, et Rabbi Yehochoua ben Korha précise que sortir ne veut pas dire flâner au marché ; on ne dit pas non plus chemoua ni aggada dans la maison de l'endeuillé, sauf la pratique rapportée de Rabbi Hanania ben Gamliel. Vient ensuite la baraita du retour progressif à la vie publique, échelonné sur quatre semaines chez les Rabbanan et sur cinq chez Rabbi Yehouda, qui juge inutile d'énoncer la réclusion de la première semaine. Le daf applique alors les trente jours du deuil à deux domaines : le mariage, avec le délai propre au veuf de trois reguelim (Rabbi Yehouda : deux suffisent) et les deux exceptions qui le lèvent, l'absence d'enfants et l'entretien de jeunes enfants, illustrées par l'affaire de Yossef le Cohen dont Rav Papa fixe le long temps à trente jours ; puis le guihoutz, le glaçage du linge, avec une mahloket à trois positions dont la pratique même d'Abaye et de Rava porte la trace, et que Tossefot tranche en faveur de Rava. Le daf se clôt sur le retour à la michna, le Chabbat qui compte dans les sept jours sans les interrompre, et sur l'ouverture de la divergence entre les gens de Judée et les gens de Galilée, poursuivie en 23b.
23b12 segments · 7 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Y a-t-il un deuil le Chabbat ? La lecture de la michna, la baraita de l'onen et la tentative de rattacher la question à une controverse de tanaim
Le folio poursuit la controverse amoraïque ouverte à la page précédente : le Chabbat, durant les sept jours de deuil, le deuil est-il observé ou suspendu ? Les deux camps lisent la même michna, qui enseigne que le Chabbat compte dans les sept jours et qu'il n'interrompt pas le deuil ; chacun s'appuie sur l'un des deux membres de la phrase, et la guemara montre que chaque camp peut rendre compte du membre qui le gêne par la symétrie voulue avec la fin de la michna, consacrée aux fêtes. La guemara essaie ensuite d'adosser la controverse à un différend de tanaim, tiré de la baraita sur celui dont le mort est encore étendu devant lui : le premier tana énumère ce que l'onen retrouve le Chabbat, Rabban Gamliel ajoute qu'il est alors tenu de toutes les mitsvot, et Rabbi Yo'hanan identifie la différence pratique dans les relations conjugales. La tentative échoue : chacun des deux tanaim peut avoir parlé seulement de son cas, avant l'ensevelissement, où la situation diffère de celle des sept jours.
24a18 segments · 20 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Moed Katan 24a -- Le deuil à l'épreuve du Chabbat : PaHaZ et NaTaR, l'atifa des Ichmaélites et la règle du che'at himoum
Le daf ouvre par la question de Rabbi Yo'hanan à Chmouel : reste-t-il du deuil pendant Chabbat ? La réponse de Chmouel, aucun deuil pendant Chabbat, se précise dans un mémento célèbre : PaHaZ, trois pratiques qu'il faut interrompre parce qu'elles se voient, et NaTaR, trois pratiques laissées au choix parce qu'elles passent pour des usages ordinaires ; Rav fait passer la découverte de la tête dans le second groupe. La Guemara justifie la position de Chmouel par sa définition exigeante de l'atifa, l'enveloppement du visage à la manière des Ichmaélites, dont Rav Nahman montre la limite jusqu'aux creux de la joue, et Rabbi Yo'hanan restreint l'obligation au cas où l'endeuillé va pieds nus. Le même énoncé de Chmouel livre la règle du che'at himoum, qui ne reconnaît de déchirure valide qu'au moment brûlant de la douleur : deux objections la mettent à l'épreuve, la conduite des maîtres à l'annonce du décès de leurs collègues et la baraita de Rav Amram sur les vêtements de rechange, résolues par le rappel permanent des enseignements et par la restriction au deuil d'un père et d'une mère, d'où naît la question des déchirures recousues. Le daf se clôt sur le retour à la michna, la halakha tranchée comme Rabban Gamliel au sujet de Roch Hachana et de Yom Kippour, et l'ouverture de la baraita du nourrisson, poursuivie en 24b.
24b12 segments · 15 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
L'enfant mort selon son âge : convoi, rang de consolation et oraison ; puis les fêtes d'un seul jour comptées comme sept dans les trente jours de deuil
Le folio achève la michna consacrée à l'enfant mort avant l'âge adulte : selon son âge, le corps est porte dans les bras, dans un petit cercueil (deloskema) ou sur la civière, et les honneurs de deuil suivent la même progression — le rang de consolation, la bénédiction des endeuillés et les visites de consolation ne commencent qu'à trente jours. Rabbi Akiva, Rabbi Chimon ben Elazar et Rabbi Elazar ben Azaria proposent des critères autres que l'âge seul : le développement du corps, le fait que le public soit atteint, la notoriété de l'enfant. La michna passe ensuite à l'oraison funèbre (hesped), où Rabbi Meir et Rabbi Yehouda rapportent deux barèmes différents au nom de Rabbi Yichmael, et Rav tranche comme Rabbi Yehouda. La suite du folio quitte l'enfant pour le calcul des trente jours de deuil : deux maîtres enseignent en public, sans en nommer l'auteur, qu'un jour de deuil avant Chavouot suivi de Chavouot vaut quatorze jours, ce qui leur vaut la colère de Rabbi Ami puis de Rav Chechet. Rav Avya l'Ancien étend le calcul à Roch Hachana, Ravina à Souccot et Chemini Atseret, pour vingt et un jours. Une nouvelle michna ouvre enfin le régime du deuil pendant les jours intermédiaires de la fête.
25a24 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
pour qui déchire-t-on : le sage, l'homme droit, celui qui assiste à la sortie de l'âme, et les funérailles de Rav Houna
Le folio part de la michna, qui réserve la déchirure aux proches parents, et demande pourquoi elle ne mentionne pas le sage, l'homme droit ni celui qui se tient auprès du mourant au moment où l'âme sort : trois cas où la baraita impose la déchirure à tous. La michna est donc lue comme visant un mort ordinaire, en dehors de ces trois situations. Vient ensuite une série de récits de funérailles de maîtres, qui fixent en pratique les honneurs dus au sage : les maîtres qui n'avaient pas déchiré pour Rav Safra, et la réponse d'Abaye sur le moment de la déchirure ; les funérailles de Rav Houna, où Rav Hisda écarte successivement le rouleau de la Torah posé sur le lit funèbre, la descente par le toit et le changement de lit, au nom de règles apprises de Rav Houna lui-même ; l'oraison de Rabbi Abba sur la Chekhina et Bavel, avec l'objection tirée de Ye'hezkel ; la montée du cercueil en terre d'Israël et la question de savoir si l'on sort au-devant d'un cercueil en transit ; enfin l'inhumation auprès de Rabbi Hiya par Rav Haga, puis les funérailles de Rav Hisda et le moment où l'on peut faufiler la déchirure.
25b15 segments · 37 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Les éloges funèbres des maîtres, la manière de louer un juste, et les signes du monde à la mort des sages
Le folio poursuit la collection aggadique consacrée au hesped, l'éloge funèbre. Il s'ouvre sur la montée des dépouilles de Rabba bar Rav Houna et de Rav Hamnouna vers la terre d'Israël : les chameaux s'arrêtent au pont, un marchand ismaélite tranche la question de préséance et perd ses dents pour avoir méprisé Rav Hamnouna ; un enfant ouvre alors l'éloge en une suite d'images tirées des prophètes. Vient ensuite la mort de Ravina et le différend entre les deux orateurs bar Kipok et bar Avin sur la manière même de louer un juste : comparer le défunt au cèdre et au léviathan, ou détourner la plainte vers les vivants. Rav Achi en est peiné, leurs pieds se retournent, et la conséquence est halakhique — aucun des deux ne peut plus accomplir la halitsa. Le folio enchaîne sur la prière de bar Avin au bord du Tigre, puis, sous un siman de neuf noms, sur une série d'éloges et sur la liste des signes que le monde à donnés à la mort de douze maîtres. Une règle halakhique s'y glisse : même pour le maître qui lui a enseigné la sagesse, on ne s'assoit qu'un seul jour.
26a27 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Les déchirures qui ne se recousent jamais : sources scripturaires, blasphème du Nom, sefer Torah brûlé, villes de Juda et Jérusalem
Le folio ouvre la baraita des déchirures qui ne se recousent jamais et en établit chaque cas sur un verset. Le père, la mère et le maître viennent du cri d'Élisée devant Élie ; le nassi, l'av beit din et les mauvaises nouvelles viennent du deuil de David sur Chaoul et Yonatan ; le blasphème du Nom vient des envoyés de Hizkiyahou ; le sefer Torah brûlé vient du rouleau de Yirmeyahou découpé par Yehoyakim ; les villes de Juda viennent des hommes de Sichem et de Chilo. Chaque dérivation est mise à l'épreuve : Élie était vivant, Chemouel n'a pas déchiré pour les douze mille morts de Mezigat Césarée, les témoins ne déchirent pas une seconde fois. Deux restrictions se dégagent : les mauvaises nouvelles n'obligent que pour la majorité de la communauté, et le sefer Torah n'oblige que lorsqu'il est détruit par la force sans possibilité de le sauver. Le folio se clôt sur l'ordre des déchirures à l'entrée de Jérusalem et sur les coutures permises après coup.
26b25 segments · 21 Rachi · 8 Tossefot · 4 schémas
La déchirure du vêtement en deuil : où déchirer, de quelle mesure, ce qui se raccommode, et quand on ajoute au lieu de déchirer
Le folio poursuit le traité de la keria, la déchirure du vêtement en signe de deuil. Il commence par délimiter l'endroit valide : une déchirure faite dans une faufilure, un ourlet ou une couture en échelle ne compte pas, tandis qu'une déchirure faite dans un raccommodage compte, et Rav Hisda précise qu'il s'agit du raccommodage alexandrin, si soigné que le vêtement passe pour entier. Viennent ensuite les mesures : un tefah pour la première déchirure selon Rabbi Meir, trois doigts selon Rabbi Yehouda, avec la décision d'Oula confirmée par Rabbi Yossi. Le folio traite alors des déchirures successives : quelle partie se raccommode selon l'ordre des décès, la déchirure unique pour plusieurs proches et l'avis de Rabbi Yehouda ben Betera, la limite du nombril ou du cœur, la manière de retourner un vêtement rempli de déchirures. Rav Matna et Mar Oukva s'opposent ensuite sur le délai au bout duquel on ajoute à la déchirure ancienne plutôt que d'en faire une nouvelle, sept jours ou trente, et Rabbi Zera objecte deux fois. Le folio se termine par une série de règles de tenue : le vêtement déjà déchiré, la tunique empruntée, le malade que l'on n'informe pas, l'enfant que l'on fait déchirer, les beaux-parents, l'endeuillé et le rire, enfin les lits dressés ou renversés au repas de consolation.
27a25 segments · 14 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Le renversement des lits, l'énigme du dargash, et les institutions prises pour l'honneur des pauvres
Le folio achève d'abord la règle du voyageur endeuillé, puis ouvre la sougya de la kefiyat ha-mita, le renversement des lits. Rabbi Eliezer la fait commencer à la sortie du mort de la maison, Rabbi Yehochoua à la fermeture du golel ; un épisode à la mort de Rabban Gamliel l'Ancien tranche en fait. Viennent ensuite le redressement des lits la veille de Chabbat, l'obligation de renverser tous les lits de la maison, et les objets dispensés. De là naît une longue enquête sur le mot dargash : Oulla y voit un lit de la bonne fortune, et trois objections le mettent à l'épreuve jusqu'à la réponse de Rav Tahlifa bar Maarava, un lit de cuir, confirmée par Rabbi Yirmeya sur la manière dont l'entrelacs est monté. Le folio passe à ce qui se fait dans la maison de l'endeuillé, puis à la michna et à sa guemara : quatre usages anciens qui distinguaient les riches des pauvres ont été abolis, chaque fois par une takana instituant pour tous la forme la plus modeste, mipnei kevodan chel aniyim, à cause de l'honneur des pauvres.
27b19 segments · 15 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Les institutions prises par égard pour l'honneur des pauvres et des malades, puis les mesures du deuil : gestes, délais et excès
Le folio s'ouvre sur une série d'institutions rabbiniques bâtie sur un même mécanisme : un usage distinguait les riches des pauvres ou les morts ordinaires de ceux qui avaient souffert d'une maladie honteuse, les vivants concernés en étaient humiliés, et les Sages ont nivelé l'usage par le bas pour tous. La civière sommaire, l'encens placé sous le lit, l'immersion des ustensiles, puis le vêtement de lin adopté par Rabban Gamliel suivent ce schéma. La Guemara passe ensuite à la michna : on ne dépose pas la civière dans la rue pendant le moed, et Rav Papa en excepte le talmid 'hakham. Oula définit les trois gestes du deuil, le hesped sur le cœur, le tipouah de la main, le kilous du pied, et une baraita en règle la manière. Suivent des règles sur l'endeuillé : le premier repas qui doit venir d'autrui, l'interruption du travail dans la ville où gisant un mort, et la dispense de se lever devant le nassi. Le folio se ferme sur la mesure du chagrin : Rav Houna et la femme aux sept fils, la baraita des trois, sept et trente jours, et l'image de Rabbi Levi de l'épée qui s'éloigne progressivement de l'endeuillé.
28a24 segments · 18 Rachi · 12 Tossefot · 3 schémas
La mort des justes : ce qu'elle expie, ce que son âge et sa soudaineté signifient, et les rencontres des maîtres avec l'ange de la mort
Le folio part d'une règle de convoi funèbre — on ne pose pas dans la rue le lit de la femme morte en couches — et Rabbi Elazar l'étend à toutes les femmes à partir de la mort de Miriam, ensevelie là même où elle mourut. De là, le Talmud passe à Miriam elle-même : elle aussi est morte par le baiser divin, appris par une gezera chava sur le mot « là », et l'Écriture l'a tu par convenance. Rabbi Ami et Rabbi Elazar tirent ensuite des voisinages de versets que la mort des justes expie, comme la vache rousse et comme les vêtements de la kehouna. Vient alors une baraita qui classe la mort selon la durée de la maladie qui la précède, d'un jour à cinq, puis selon l'âge atteint : cinquante ans pour le karet, cinquante-deux pour Chmouel de Rama, soixante pour la main du Ciel, soixante-dix pour la vieillesse, quatre-vingts pour la force. Rav Yossef fête ses soixante ans, Abaye lui oppose le karet des jours, et la mort subite de Rav Houna trouve sa réponse : passé quatre-vingts ans, elle est mort par le baiser. Rava énonce ensuite que la vie, les enfants et la subsistance dépendent du mazal, et le prouve en comparant Rabba et Rav H'isda, deux justes aux destins opposés. Le folio s'achève sur une série de récits où des maîtres parlent à l'ange de la mort, négocient avec lui ou lui échappent un temps : Rava et Rav Che'orim, Rava et Rav Nah'man, Rabbi Elazar, Rav Chechet, Rav Achi, Rav H'isda et Rabbi H'iya.
28b29 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Les lamentations des femmes selon les jours, les dictons de Chekhantziv, les quatre consolateurs de Rabbi Yichmael et la place en tête
La michna règle jusqu'où va la lamentation des femmes selon la sainteté du jour : pendant le moed elles font le inouy, où toutes répondent ensemble, sans le tipouah des mains ; à roch hodech, à 'Hanouka et à Pourim les deux sont permis ; la kina, où l'une dit et toutes reprennent, reste interdite partout, et une fois le mort enseveli tout cesse. La guemara rapporte les formules que Rav et Rava ont recueillies de la bouche des femmes de Chekhantziv, puis la lecture de Rabbi Meir sur ce que le vivant met sur son cœur en entrant dans une maison de deuil : la mesure dont il use envers les morts lui sera appliquée. Vient ensuite la grande baraita de la consolation de Rabbi Yichmael après la mort de ses fils : quatre anciens entrent, chacun construit un kal va-homer à partir d'un personnage à qui l'Écriture ne porte au crédit qu'un seul acte — Nadav et Avihou, Aviya fils de Yarovam, Tsidkiyahou, Ahav — et en tire que les fils de Rabbi Yichmael méritent à plus forte raison d'être pleurés. Rava interroge alors Rabba bar Mari sur deux promesses de mourir « en paix » démenties par les faits. Le folio s'achève sur les règles de la visite de consolation, le silence des consolateurs tant que l'endeuillé n'a pas ouvert la bouche, et sur la place en tête qui revient à l'endeuillé, au hatan et au cohen.
29a7 segments · 3 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
La sortie de l'âme hors du corps, les deux formules de congé et la marche des sages de force en force
Le dernier folio du traité s'ouvre sur la fin de la parole de Rabbi Hanina commencée à la page précédente : la sortie de l'âme hors du corps est comparée au passage d'un cordage par l'ouverture étroite d'un mât, avec deux images de marine que Rachi identifie, celle de Rabbi Hanina et celle de Rabbi Yo'hanan. Vient ensuite l'enseignement de Rabbi Levi bar Hayta sur les deux manières de prendre congé : au mort on dit « va dans la paix », au vivant « va vers la paix », chaque formule recevant son appui dans l'Écriture, le verset dit à Avraham pour le premier cas, le contraste entre David congédiant Avchalom et Yitro congédiant Moche pour le second. Le folio se poursuit par la parole de Rabbi Levi sur celui qui va de la synagogue à la maison d'étude et de la maison d'étude à la synagogue, qui mérite de recevoir la face de la Chekhina, puis par celle de Rav sur les talmidei hakhamim qui n'ont pas de repos même dans le monde à venir, tirée du même verset des Tehilim. Le traité s'achève sur le hadran du chapitre Veelou megual'hin.