35b15 segments · 33 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Fin de HaMevi : ce qui fixe pour la dîme. Début de Machilin : faire descendre les fruits devant la pluie
L'amud s'ouvre sur la fin de la sougya de la dîme. Rabbi Yo'hanan avait énuméré ce qui rend un produit passible de la dîme et avait posé que la cour, la terouma et l'achat ne fixent que pour un produit dont le travail est achevé ; la Guemara montre, un à un, quel avis chaque membre de la liste vient écarter : Rabbi Yaakov pour la cour, Rabbi Eliezer pour la terouma, le premier tana de celui qui échange des fruits pour l'achat. En chemin, la beraita des figues achetées à un am haarets livre trois enseignements, dont celui que la plupart des amei haarets prélèvent la dîme. Le chapitre HaMevi se clôt. S'ouvre alors le chapitre Machilin : on fait descendre par l'ouverture du toit les fruits mis à sécher, un jour de fête, quand la pluie approche ; on couvre les fruits et les jarres contre la fuite et on place un récipient sous la fuite. La Guemara discute d'abord le mot lui-même, dont cinq lectures sont recevables parce que toutes disent la chute, puis demande jusqu'à quelle quantité cette peine est permise.
36a22 segments · 29 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Quatre questions croisées entre Chabbat et Yom Tov, puis la règle de Rabbi Yitshak : un ustensile ne se prend en main que pour ce qui se prend
L'amud s'ouvre sur une série de questions croisées entre deux michnayot : celle de Chabbat, où l'on dégage quatre ou cinq paniers pour des hôtes ou pour la maison d'étude, et celle de notre traité, où l'on fait descendre des fruits par une lucarne un jour de fête pour les sauver de la pluie. Chaque restriction connue d'un côté est posée en question de l'autre : vider l'entrepôt jusqu'au sol, passer d'un toit à l'autre, descendre par des cordes et des échelles. Aucune n'aboutit ; la Guemara conclut teikou. L'amud passe ensuite à la fin de la michna, on couvre les fruits, et à la divergence entre Oulla et Rabbi Yitshak : peut-on déplacer un ustensile au service d'un objet mouktse ? Rabbi Yitshak énonce la règle qui commande tout le reste, un ustensile ne se prend en main que pour une chose qui se prend en main. Six objections lui sont opposées, toutes écartées par une requalification de l'objet. La dernière, celle de la natte étendue sur la ruche, ouvre le problème du psik reicha et se résout par une ruche percée d'ouvertures.
36b18 segments · 34 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Le graf chel re'i : sortir ce qui répugne. Puis la michna des trois catégories : chevout, rechout, mitsva
L'amud achève d'abord la sougya de la ruche que l'on couvre : la beraita interdit d'en faire un piège, et Rav Achi rétablit la lecture des saisons qui permettait de parler du miel. Vient ensuite le récipient placé sous la fuite : on le vide et on le remet autant de fois qu'il le faut. De là naît la sougya du graf chel re'i, le récipient d'excréments, que l'on peut sortir malgré le mouktse parce qu'il répugne. Trois questions y sont posées : peut-on le rapporter, faut-il un récipient pour le porter, et peut-on créer d'emblée une telle situation ? L'histoire de la meunerie d'Abaye, que Rabba lui conseille de rendre répugnante et qui s'effondre pendant qu'Abaye hésite, sert de cas d'école. S'ouvre alors une nouvelle michna, qui classe en trois rangs les actes interdits le chabbat et le jour de fête — chevout, rechout, mitsva — et pose que le jour de fête ne se distingue du chabbat que par la préparation de la nourriture. La Guemara donne ensuite, un à un, le décret qui fonde chaque interdiction.
37a21 segments · 25 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Chevout, rechout, mitsva : la lecture de Rabbi Yits'hak, la contradiction de machilin, puis la nouvelle michna des pieds du maître
L'amud achève d'abord le commentaire de la michna des trois listes d'actes interdits, ceux qui relèvent du seul chevout, ceux qui relèvent d'un acte optionnel et ceux qui relèvent d'une mitsva. La Guemara explique pourquoi les kidouchin et le yiboum sont rangés parmi les actes optionnels, donne le motif commun de la première série, la crainte de l'écriture, et celui de la seconde, la ressemblance avec l'achat et la vente. Rabbi Yits'hak résout ensuite l'apparence d'un partage entre les trois listes : le tana procède par degrés croissants, du chevout nu jusqu'au chevout qui pèse sur une mitsva pleine. La michna se termine sur la formule il n'y a entre le jour de fête et Chabbat que la nourriture, et la Guemara lui oppose aussitôt la michna du début du chapitre, qui permet de faire descendre des fruits par une lucarne le jour de fête et non Chabbat. Rav Yossef répartit les deux michnayot entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua, à partir de la bête et de son petit tombés dans une fosse ; Abaye écarte cette répartition par deux arguments symétriques. Rav Papa les répartit alors entre Beit Chammai et Beit Hillel, à partir de leur divergence sur la sortie d'un objet vers le domaine public, et la Guemara établit que le déplacement se décrète au service de la sortie. Une nouvelle michna ouvre le dernier sujet du chapitre : la bête et les ustensiles ne se conduisent qu'à l'intérieur des limites de leur maître, et la michna règle les cas de la bête confiée, des ustensiles des frères, de l'objet emprunté avant ou pendant la fête.
37b19 segments · 29 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
La bête confiée au berger, le vêtement emprunté à deux, et la question de la berira
L'amud achève d'abord la sougya de la bête confiée au berger. La michna, qui la laisse comme les pieds du maître, semble contredire Rabbi Dossa, pour qui elle suit les pieds du berger ; la Guemara répartit les deux textes selon qu'il y a dans la ville un seul berger, que tous connaissent d'avance, ou deux bergers, de sorte que le maître ignore la veille à qui il la remettra. Rabbi Yo'hanan peut alors trancher comme Rabbi Dossa sans rompre sa propre règle de la michna anonyme. Une baraita applique ensuite le même principe à un vêtement emprunté par deux personnes qui ont placé leur érouv te'houmin en sens contraire : chacun ne le porte que dans la portion où les deux limites se recouvrent, et si les limites se rejoignent au milieu, le vêtement ne bouge plus du tout. Le reste de l'amud est occupé par la grande question de la berira, la désignation rétroactive. Deux associés ont acheté une jarre et une bête : Rav permet la jarre et interdit la bête, Chmouel interdit les deux. La Guemara demande ce que tient Rav, répond par la nourriture réciproque des membres de la bête, et laisse Rav silencieux devant l'objection de Rav Kahana et Rav Assi. Suivent la position de Rabbi Ochaya et celle de Rabbi Yo'hanan, leur inversion après la michna des ouvertures du mort, la tentative de distinguer entre matière de la Tora et matière rabbinique, et l'objection tirée de l'enseignement d'Ayo sur les deux érouvin.
38a9 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
La fin de la sougya de la berera, le bœuf de l'engraisseur et celui du berger, et l'objet emprunté avant ou pendant la fête
L'amud achève la discussion ouverte au folio précédent sur la berera, le principe qui permet de clarifier rétroactivement ce qui était indéterminé. La Guemara montre que Rabbi Yo'hanan ne peut pas être celui qui admet la berera, puisqu'il a dû expliquer la baraita de Ayo en disant que le sage était déjà arrivé avant le crépuscule. Elle revient donc à la répartition initiale : Rabbi Ochaya admet la berera pour les règles d'ordre rabbinique et la refuse pour celles d'ordre toranique, et Mar Zoutra tranche comme lui. Chemouel applique ensuite au bœuf la question du tehoum : le bœuf de l'engraisseur suit les pieds de tout acheteur, celui du berger seulement ceux des gens de sa ville. L'amud se termine sur la michna de l'objet emprunté, où tout dépend du moment où le repos s'est fixé, et sur l'arrivée de Rabbi Abba en terre d'Israël, qui trouve les sages en train de demander pourquoi l'eau et le sel ne s'annulent pas dans la pâte.
38b12 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
L'eau et le sel empruntés ne s'annulent pas dans la pâte : bitoul, argent et interdit, jusqu'aux motifs d'Abaye et de Rava
L'amud poursuit la michna de la femme qui a emprunté à sa compagne des épices, de l'eau et du sel : le plat et la pâte se conduisent dans les limites communes aux deux femmes. Les maîtres d'Erets Israël avaient demandé pourquoi l'eau et le sel, en si petite quantité, ne s'annulent pas dans la pâte. Rabbi Abba leur répond par l'image du kav de blé mélangé à dix kavin appartenant à autrui : le propriétaire du peu ne perd pas son bien. Sa réponse est accueillie par des rires, et l'amud entier consiste à peser ces rires. Rav Ocha'ya leur donne raison : blé dans blé relève du bitoul selon les Sages. Rav Safra prend le parti inverse à partir d'un enseignement de Rav sur celui qui trie les cailloux du grenier de son compagnon, tenu de payer le prix du blé : une quantité méprisable n'échappe pas au compte des biens. Abaye lui oppose la différence entre un bien qui a des réclamants et un bien qui n'en a pas. Rav Safra répond par la règle de Rav 'Hisda sur la neveila et la bête abattue, où le critère ne tient pas aux propriétaires, et par la beraita de Rabbi Yo'hanan ben Nouri sur les objets sans maître. Abaye tranche par la distinction de fond : l'interdit s'annule, le bien ne s'annule pas. Les lectures tombent une à une, et la Guemara redemande le motif de la michna. Abaye y voit un décret pris de crainte qu'on ne traite de la même façon une pâte faite en association. Rava y voit la nature des épices, faites pour le goût, et le goût ne s'annule pas.
39a16 segments · 32 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
La braise et la flamme, cinq domaines où la consistance décide, et de qui l'eau d'une citerne prend les pieds
L'amud commence par achever la sougya de l'eau et du sel empruntés : Rav Achi explique qu'ils ne s'annulent pas parce qu'ils sont un davar cheyech lo matirin, une chose dont l'interdit tombera de lui-même, et la Guemara accorde ensuite les deux enseignements de Rabbi Yehouda en distinguant le sel fin du sel grossier, puis le plat épais du plat clair. Vient alors la michna de la braise et de la flamme, doublée d'une baraita qui énumère cinq domaines où les deux se séparent : les tehoumin du jour de fête, la me'ila sur un bien consacré, le profit tiré d'une idolâtrie, la sortie vers le domaine public le Chabbat et le vœu qui interdit le profit d'un compagnon. Le critère unique est la consistance matérielle : la braise en a, la flamme n'en a pas. La Guemara éprouve ce critère sur la sortie du Chabbat, en cherchant par quel support une flamme peut devenir assez importante pour rendre passible, et par quel geste elle peut sortir toute seule. La seconde michna passe à l'eau des citernes et pose la question de savoir de qui elle prend les pieds ; Rav Nahman et Rav Chechet s'y opposent sur le statut de la citerne des olei Bavel, bien sans maître ou bien indivis.
39b11 segments · 14 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Le puits des montants de Babel : bien d'associés ou bien sans maître, la berera mise à l'épreuve, et celui qui soulève un objet trouvé pour son compagnon
L'amud continue la discussion ouverte sur le statut du puits situé au milieu du chemin, celui des montants de Babel. Rav Na'hman tient que son eau suit les pieds de celui pour qui on l'a puisée, et Rava l'attaque à partir de la michna de Nedarim sur le 'herem : deux hommes qui se sont interdits l'un à l'autre restent permis dans les biens des montants de Babel, alors que des associés ordinaires se voient fermer la cour commune et le puits commun. Rav Na'hman distingue : se laver dans le puits est bien interdit, et la permission ne porte que sur le fait de puiser, chacun tirant de sa propre part par l'effet de la berera, la désignation rétroactive. La Guemara refuse cette réponse, car Rav Na'hman tient ailleurs qu'il n'y a pas de berera : la michna de Chekalim sur les frères associés, le kalbon et la dîme du bétail, puis l'enseignement de Rav 'Anan sur le partage des chevreaux et des agneaux, montrent que Rav Na'hman refuse de dire d'une part qu'elle revenait à son propriétaire dès la première heure. La sougya se rétracte alors : de l'avis de tous le puits est hefker, sans maître, et la divergence entre Rav Na'hman et Rav Chechet porte sur celui qui soulève un objet trouvé pour son compagnon. L'amud s'achève sur une nouvelle michna : les fruits laissés dans une autre ville suivent les pieds de leur propriétaire, et l'érouv que celui-ci a posé change leur sort.
40a17 segments · 29 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Les fruits mis en dépôt : de quels pieds relèvent-ils ? La viande suspendue de Rav Hana bar Hanilai, et les bêtes du désert face aux bêtes domestiques
L'amud s'ouvre sur la fin de la michna : celui qui a convié des hôtes venus d'une autre ville ne leur laisse emporter des portions que s'il les leur a fait acquérir par un tiers dès la veille du jour de fête. La Guemara en tire la question de fond : celui qui dépose des fruits chez son compagnon, de quels pieds ces fruits relèvent-ils ? Rav dit qu'ils suivent le dépositaire, Chmouel qu'ils suivent le déposant, et la sougya examine si cette divergence recouvre celle de Baba Kama entre les Sages et Rabbi sur la responsabilité du maître de la cour. Chacun se dégage : Rav parle même selon Rabbi, Chmouel même selon les Sages. Deux passages de la michna attaquent ensuite l'avis de Rav, et l'école de Rav y répond par la notion de coin réservé (keren zavit) et par le caractère propre de l'acte d'acquisition. Vient alors le récit de Rav Hana bar Hanilai, qui avait suspendu de la viande à la barre de la porte de son hôte : quatre objections successives font abandonner la lecture par les te'houmin, et la réponse de Rav Houna se lit finalement sur le terrain de la viande laissée sans surveillance. L'amud s'achève sur une nouvelle michna, qui distingue les bêtes du désert, écartées comme mouktse, et les bêtes domestiques que l'on peut abreuver et abattre, avec la baraita qui en donne les définitions et l'avis divergent de Rabbi.
40b4 segments · 4 Rachi · 0 Tossefot · 2 schémas
Rabbi admet-il le mouktse ? Les trois réponses sur les bêtes du désert, et la clôture du traité Beitzah
L'amud achève la contradiction ouverte à la fin de 40a. Dans la beraita, Rabbi restreint les bêtes du désert à celles qui ne rentrent jamais dans l'agglomération, ce qui suppose qu'il admet le mouktse pour celles-là ; mais à son fils Rabbi Chimon bar Rabbi, qui l'interrogeait sur les dattes mises à mûrir, il a répondu qu'il n'y a de mouktse pour Rabbi Chimon que les figues sèches et les raisins secs. Rachi explique ce que ces deux fruits ont de particulier : ils étaient propres à la consommation et leur maître les a écartés de ses propres mains en les étendant pour les faire sécher, alors que les dattes mises à mûrir n'ont subi aucun rejet actif. La Guemara donne trois réponses. Selon la première, les bêtes qui ne rentrent jamais ressemblent aux figues sèches, car leur maître les écarte de ses mains. Selon la deuxième, Rabbi parlait selon la position de Rabbi Chimon sans la faire sienne. Selon la troisième, c'est aux Sages qu'il répondait, dans leurs propres termes : pour lui il n'y a pas de mouktse, mais qu'ils lui concèdent au moins que les bêtes rentrant à la première pluie sont domestiques ; les Sages refusent. L'amud se clôt sur le hadran du chapitre Machilin perot et l'achèvement du traité Beitzah.