30b25 segments · 22 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Fin du chapitre : le moussaf de l'individu et l'oubli de roch hodech ; puis la michna « on ne se lève pour prier qu'avec gravité » et la mesure de la joie
Le folio achève le chapitre Tefilat ha-cha'har par deux débats. Le premier porte sur la michna de Rabbi Elazar ben Azarya : l'individu qui se trouve dans une ville pourvue d'un chever ir est-il dispensé de moussaf ? La guemara aligne les pratiques et les tranchages, de Chmouel à Néhardé'a jusqu'à Rabbi Yannai qui renvoie dehors celui qui tranche comme Rabbi Yehouda, et arrive à Rav Yits'hak bar Avdimi au nom de Rav, qui tranche dans l'autre sens. Le second débat naît de la conduite de Rabbi Hiyya bar Abba, qui prie deux fois pour avoir omis roch hodech : la guemara fixe alors quand on fait recommencer la amida, quel délai sépare les deux prières, et pourquoi l'omission du soir est traitée à part. Le chapitre Ein Omdin s'ouvre ensuite sur l'exigence de kovéd roch : la guemara cherche son verset source à travers quatre propositions successives, puis rapporte les récits où un maître reprend son disciple pour un excès de joie.
31a28 segments · 24 Rachi · 7 Tossefot · 4 schémas
La mesure de la joie, l'état d'esprit d'où l'on se lève pour prier, la kavana, et les halakhot tirées de Daniel et de Hanna
Le folio commence par achever la série des récits de noces ouverte à la fin de 30b : Mar fils de Ravina, puis Rav Achi, brisent une coupe de prix devant des maîtres trop gais, Rav Hamnouna Zouti répond à une demande de chant par un refrain sur la mort, et Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Chimon ben Yohai interdit de remplir sa bouche de rire tant que dure l'exil. De là, la guemara passe à la michna qui exige de se lever pour prier dans la gravité : une baraita demande une halakha tranchée, et trois exemples sont donnés (Rabbi Zera, Rav Hochaya, Rav Houna) ; une seconde baraita écarte la tristesse, la paresse, le rire et le bavardage au profit de la joie d'une mitsva, et étend la règle à la manière de prendre congé de son compagnon, illustrée par deux récits d'accompagnement de Rav Chimi bar Achi. Vient ensuite le dossier de la kavana : diriger son cœur vers le Ciel, la conduite de Rabbi Akiva, court avec la communauté et long en privé. Le daf se ferme sur deux séries exégétiques : la baraita des six on pourrait croire, qui tire de Daniel, de David, de Hanna et de Salomon le nombre des prières, leur orientation, leur répartition, le ton de la voix et l'ordre louange-demande ; puis Rav Hamnouna, qui tire des versets de Hanna quatre halakhot de la prière et ouvre, à la dernière ligne, le thème de la réprimande.
31b27 segments · 19 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
La fin de l'échange entre Hanna et Eli : les règles du soupçon, la prière de Hanna et ses exigences, puis Chemouel qui tranche devant son maître
Le folio poursuit la lecture verset par verset du premier chapitre de Chemouel. De la réponse de Hanna à Eli, la guemara tire quatre règles pratiques : reprendre celui que l'on voit agir de façon inconvenante, informer son accusateur quand on est soupçonné à tort, l'assimilation de l'ivrogne qui prie à un idolâtre par guezera chava sur le mot belial, et l'obligation d'apaiser puis de bénir celui que l'on a soupçonné sans raison. Vient ensuite la prière de Hanna elle-même : le nom Tsevaot qu'elle est la première à prononcer, le mashal du pauvre à la porte du festin, et la menace de s'isoler pour boire les eaux de la sota — menace qui ne tient que selon Rabbi Yichmael, contre Rabbi Akiva, dans une baraita sur le verset « elle sera innocentée et fécondée d'une descendance ». La guemara détaille encore les trois « ta servante », les quatre lectures de « une descendance d'hommes », puis la halakha des quatre coudées de la prière. Le folio s'achève sur le récit de Chemouel enfant qui tranche devant Eli que la chehita est valable par un non-cohen, sur les seins que Hanna invoque devant Hachem, et sur ceux qui ont lancé des paroles vers le haut.
32a33 segments · 20 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
La défense d'Israël après le Veau d'or : les trois versets, la richesse qui fait fauter, et la prière de Moché
Le folio poursuit la grande section aggadique sur la prière. Il s'ouvre sur trois versets qui, selon Rabbi Hama fils de Rabbi Hanina, tiennent Israël debout au jugement : ils attestent que le penchant au mal vient du Créateur, donc qu'Israël dispose d'un argument de défense. De là, la guemara passe à Moché, qui a parlé durement en direction du Haut, et lit dans le mot Di Zahav de Deutéronome 1 une plaidoirie : c'est l'or donné en abondance qui a produit le Veau. Trois paraboles développent ce principe (le lion, la vache et les vesces, le fils conduit devant la porte des prostituées), puis la guemara montre que Hachem lui-même a concédé ce point. Suit le récit du plaidoyer : « descends de ta grandeur », « laisse-Moi » entendu comme l'aveu que tout dépend de Moché, la parabole du roi et de son fils, Moché saisissant le vêtement, la chaise à trois pieds. Le mot vayehal reçoit alors six lectures successives. Le daf se ferme sur les arguments tirés du serment fait par le Nom et de ce que diront les nations, sur l'aveu « J'ai pardonné selon ta parole », et sur la règle de Rabbi Simlai : ordonner d'abord la louange, prier ensuite.
32b31 segments · 21 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
La grandeur de la prière, les portes fermées et les portes des larmes, les neuf heures des hassidim d'autrefois et la halakha de celui que l'on salue en pleine prière
Le folio ouvre par une série de comparaisons de Rabbi Elazar : la prière l'emporte sur les bonnes actions, le jeûne sur la tsedaka, la prière sur les sacrifices. De là, la guemara passe à ce que la destruction du Temple a changé : les portes de la prière sont fermées, un mur de fer sépare Israël de son Père qui est aux cieux, et seules les portes des larmes restent ouvertes. Vient ensuite la question de la durée de la prière : celui qui prolonge est assuré d'être exaucé selon Rabbi Hanina, et celui qui prolonge finit par une douleur de cœur selon Rabbi Yo'hanan — la contradiction se résout sur le mot « et la scrute ». Un long midrach sur Isaie 49 met en scène Tsion qui se dit abandonnée et oubliée, la réponse du Saint béni soit-Il par le dénombrement des armées célestes, et le double verdict sur l'oubli : le Veau sera oublié, le Sinaï ne le sera pas. Le folio revient enfin à la michna des hassidim d'autrefois, aux neuf heures quotidiennes qu'ils consacraient à la prière, puis à la halakha de celui qui est salué en pleine prière : roi d'Israël, roi des nations, homme violent ou chariot, et le récit du hassid et de l'hegmon sur la route.
33a37 segments · 28 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Interrompre la prière devant le danger, puis les trois insertions de la Amida : pluie, demande, havdala
Le folio achève d'abord la section sur celui qui ne s'interrompt pas pendant la Amida : un serpent enroulé autour du talon n'arrête pas la prière, un scorpion oui, et des bœufs obligent à s'écarter. Le récit de Rabbi Hanina ben Dossa et de l'arod donne la règle de fond : la faute fait mourir, l'animal seul n'y suffit pas. La michna ouvre ensuite un nouveau sujet : trois ajouts se glissent dans les bénédictions de la Amida — la mention de la puissance des pluies, la demande de pluie, et la havdala — chacun à une place motivée. Autour de la havdala dans la bénédiction de la connaissance s'ouvre une digression sur la grandeur de la daat, placée entre deux Noms, puis toute l'histoire de l'institution de la havdala : dans la prière, sur la coupe, et ce qu'il advient de celui qui s'est trompé.
33b31 segments · 21 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Fin de la havdala et degrés du psak, puis la michna des formules que l'on fait taire : le nid de l'oiseau, les louanges ajoutées, la crainte du Ciel
Le folio achève la sougya de la havdala : Rava tranche que celui qui a séparé dans la prière sépare encore sur la coupe, comme pour le kidouch. Vient ensuite le cas du Yom Tov qui tombe le dimanche, où l'on ne dit pas Ata honen : Rabbi Eliezer place alors la havdala dans la bénédiction de reconnaissance. La discussion tourne moins sur le fond que sur la force du psak — halakha, matin, modim, nirin sont quatre degrés distincts — et Rabbi Zeira loue la précision de Rabbi Hiya bar Abba, comparée à celle de Rahava de Poumbedita. Rav Yossef écarte le débat en rappelant la perle instituée par Rav et Chmouel à Babylone : la formule Vetodienou. La michna qui suit ouvre un nouveau sujet : trois formules de prière que l'on fait taire, et la Guemara en donne les raisons — apparence de deux puissances, refus de bénir sur le mal, et deux explications pour le nid de l'oiseau. Le folio se poursuit sur les louanges surajoutées devant Rabbi Hanina, sur la crainte du Ciel laissée au choix de l'homme, et sur la répétition du Chema.
34a15 segments · 19 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
L'officiant qui se trompe : le refus d'usage, le point où l'on reprend la amida, la place des demandes personnelles et les inclinaisons
Le folio s'ouvre sur la réponse d'Abaye à Rav Papa, qui clôt la sougya du folio précédent : la répétition du verset ne se justifie pas par un défaut d'intention, car on ne traite pas le Ciel avec familiarité. La michna passe ensuite à l'officiant qui se trompe au milieu de la amida : un autre prend sa place sans se faire prier, et il reprend au début de la bénédiction manquée ; l'officiant ne répond pas amen après les kohanim et ne monte pas au douhan, sauf s'il est sur de retrouver le fil. La guemara étudie d'abord le refus d'usage, qui doit rester mesuré comme le sel dans un plat, puis ouvre la question centrale du folio : de quel point reprend-on ? Rav Houna découpe la amida en trois blocs et fait revenir au début du bloc, Rav Assi tient que les treize bénédictions intermédiaires n'ont pas d'ordre. Rav Chechet objecte depuis la michna, Rav Houna répond que les intermédiaires forment une seule bénédiction. Viennent ensuite la règle de Rav Yehouda sur la place des demandes personnelles, avec l'image du serviteur devant son maître chez Rabbi Hanina, les deux anecdotes des élèves de Rabbi Eliezer sur la longueur de la prière, l'enseignement de Rav Hisda sur la prière pour un malade, et enfin la baraita des quatre inclinaisons de la amida.
34b32 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Fin des lois de l'inclinaison, puis la michna sur celui qui se trompe en priant : le signe de la prière fluide, la récompense qu'aucun œil n'a vue, et les récits de Rabbi Hanina ben Dossa
Le folio achève la sougya des inclinaisons : plus un homme est élevé, plus il doit s'abaisser, et Rabbi Yitshak bar Nahmani transmet une seconde version de la répartition entre l'homme ordinaire, le grand prêtre et le roi. Une baraita distingue ensuite trois postures — kida sur la face, keria sur les genoux, hichtahavaya mains et pieds étendus. Vient une contradiction entre deux baraitot sur l'inclinaison à Modim, résolue en quatre temps, avec la pratique de Rava. La michna ouvre alors un nouveau sujet : celui qui se trompe en priant reçoit un mauvais signe, et Rabbi Hanina ben Dossa reconnaît à la fluidité de sa prière si elle est agréée. La Guemara situe l'erreur dans la bénédiction des Avot, appuie le signe sur un verset d'Isaie, puis développe trois enseignements de Rabbi Yo'hanan sur la récompense qu'aucun œil n'a vue, discutés par Chmouel et Rabbi Abahou. Deux récits montrent la prière de Rabbi Hanina ben Dossa à l'œuvre, et le folio se clôt sur trois règles brèves de Rav Kahana et de Rabbi Yo'hanan touchant le lieu de la prière et l'aveu de la faute.