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Erouvin (Eruvin) — en cours de production

Feuilles d'étude interactives, 2a à 105a — 10 perakim : les enceintes qui rendent un lieu transportable, le mavoi, et le partage des domaines entre voisins.
164 amudim · 2884 segments · 3768 gloses Rachi · 721 Tossefot · 470 schémas de synthèse

Perek 1 Mavoi — La ruelle et sa poutre transversale · 31 amudim

2a14 segments · 19 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
La kora du mavoi : vingt amot de haut, dix de large, et la porte du Heikhal
La michna ouvre le traité sur le mavoi, ruelle fermée de trois côtés dont une extrémité débouche sur le domaine public. Le transport y est permis de la Torah ; les rabbins exigent une kora ou un lehi pour qu'on ne confonde pas cette ruelle avec la rue. Si la kora dépasse vingt amot, les Sages demandent de l'abaisser, et Rabbi Yehouda en dispense. Si l'entrée dépasse dix amot, on la réduit, sauf lorsqu'elle a une tsourat ha-petah. La Guemara compare d'abord cette formulation à celle de la soucca, puis rattache la mesure de vingt amot à l'ouverture du Heikhal selon les Sages, et à celle de l'Oulam selon Rabbi Yehouda. Le folio s'achève sur l'échange des noms Michkan et Mikdach, qui fait passer une loi du Tabernacle au Temple.
2b16 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
D'où l'on tire la hauteur et la largeur du petach du mavoy
Le daf poursuit la lecture de Rav : les Sages tirent la mesure du petach du mavoy du portail de l'heikhal (20 amot de haut, 10 de large), Rabbi Yehouda de celui de l'oulam (40 sur 20). On écarte d'abord le verset du mikdach, qui vise l'aron, puis on objecte : pourquoi ne pas apprendre du chaar de la hatsar du Michkan, haut de 5 amot et large de 20 ? Deux réponses : ce portail s'appelle petach chaar et non petach tout court ; ou bien les 15 amot de kela'im parlent de la hauteur. On demande ensuite si Rabbi Yehouda apprend vraiment de l'oulam, puisque la michna restreint la largeur à 10 amot sans qu'il contredise. Abaye montre qu'il contredit en beraita. Une autre beraita l'autorise jusqu'à 40 et 50 amot (Bar Kapara : jusqu'à 100). Rav Hisda conclut que Rabbi Yehouda apprend des portes des rois, et que la beraita de l'heikhal a induit Rav en erreur. On objecte encore : si les Sages apprennent de l'heikhal, ils devraient exiger des portes, et la tsouirat ha-petach ne devrait pas élargir au-delà de 10. Rav a justement enseigné qu'il faut diminuer même avec une tsouirat ha-petach.
3a27 segments · 30 Rachi · 3 Tossefot · 2 schémas
L'amaltera, la kora au-dessus de vingt amot et le parallèle avec la soukka
La Guemara poursuit son objection contre Rav : si les Sages tirent la hauteur maximale du mavoy (20 amot) du petach de l'heikhal, une amaltera (corniche décorative) ne devrait pas permettre de dépasser vingt amot, puisque l'heikhal avait des amalteraot et ne mesurait pourtant que vingt. Or Rabbi Ile'a rapporte au nom de Rav que l'amaltera dispense de diminuer. Rav Yosef répond que c'est une beraita ; Abaye objecte qu'elle contredit tout de même Rav, et l'on répond qu'il s'agit d'une discussion de Tanaim. Rav Nahman bar Yitshak explique autrement : la kora sert de hekker (signe visible), et l'heikhal n'est qu'un moyen mnémotechnique. On définit ensuite l'amaltera (nids sculptés ou poutres de cèdre). La seconde partie traite d'une kora ou d'un skhakh situés en partie sous vingt amot et en partie au-dessus : Rabba distingue mavoy et soukka, selon deux versions opposées, avec les explications de Rava de Parzakya et de Ravina.
3b22 segments · 27 Rachi · 6 Tossefot · 2 schémas
L'espace sous la kora et la mesure de l'ama (cinq ou six tefahim)
Le daf conclut la discussion sur les vingt amot : Rava établit qu'elles se mesurent dans le halal (l'espace intérieur), pour la souca comme pour le mavoy, et Rav Papa lui apporte une beraita qui compare le mavoy au portail de l'heikhal. Rav Chimi bar Rav Achi objecte à partir d'une Tossefta (placer la kora à partir du bord des vingt amot et en dessous) ; on répond que la règle d'en bas suit celle d'en haut : on mesure aussi les dix tefahim minimum dans le halal. Le daf passe ensuite à la valeur de l'ama. Selon Abaye au nom de Rav Nahman, l'ama de la souca et du mavoy vaut cinq tefahim, celle des kilayim six, toujours dans le sens de la rigueur. On examine chaque domaine et on répond aux cas où la règle conduirait à une indulgence (longueur du mavoy, taille minimale de la souca, vignes rapprochées) : soit Rav Nahman suit l'avis qui ne mentionne pas d'amot, soit il parle de la plupart des amot. Rava rapporte une autre version : toutes les amot valent six tefahim, larges (sohakot) pour les kilayim, serrés (atsevot) pour la souca et le mavoy. Le daf s'arrête sur une beraita opposée à Abaye.
4a14 segments · 25 Rachi · 3 Tossefot · 2 schémas
L'ama des kilayim, les amot de l'autel et les chiourin halakha le-Moche mi-Sinaï
Le daf achève l'examen de la beraita : toutes les amot des Sages sont de six tefahim, à condition qu'elles ne soient pas mesurées au plus juste. Pour Rava la beraita s'explique bien (tefahim larges pour les kilayim, serrés pour la souca et le mavoy) ; pour Abaye il faut la corriger, et il déclare suivre Rabban Chimon ben Gamliel, qui ne parle que des kilayim. On se demande si, pour Rava, il s'agit aussi d'une discussion de Tannaim : non, Rabban Chimon ben Gamliel explique le premier Tanna, et sa précision 'd'une ama de six' exclut les amot du yessod et du sovev de l'autel, mesurées en petites amot selon le verset de Ye'hezkel. Le daf ouvre ensuite un nouveau sujet : Rav enseigne que les chiourin (mesures), les hatsitsin (interpositions) et les mehitsin (cloisons) sont halakha le-Moche mi-Sinaï. On objecte que les mesures sont tirées du verset 'un pays de blé et d'orge...', et le daf commence l'énumération : blé, orge, vigne.
4b20 segments · 30 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Chiourin, hatsitsin, mehitsot : halakha le-Moche mi-Sinaï ou verset ? Puis la largeur du miout sous la kora
Le daf achève l'examen de l'enseignement de Rav : chiourin (mesures), hatsitsin (interpositions) et mehitsot (cloisons) sont des halakhot transmises à Moche au Sinaï. La Guemara objecte chaque fois que la chose est écrite dans la Torah. Pour les chiourin, le verset « terre d'olivier, d'huile et de miel » n'est qu'un appui (asmakhta). Pour les hatsitsin, le verset enseigne la règle de base et la halakha vient pour les cheveux, puis pour les distinctions rov/miout et makpid/eino makpid (Rabbi Yitshak). Pour les mehitsot, la hauteur de dix tefahim se déduit de l'arche, sauf selon Rabbi Yehouda ; selon Rabbi Meir la halakha vient pour goud, lavoud et dofen akouma. Le daf revient ensuite au mavoy : si la kora est au-dessus de vingt amot et qu'on surleve le sol, quelle largeur faut-il ? Rav Yossef dit un tefah, Abaye quatre, et la Guemara cherche le fond du désaccord.
5a15 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 2 schémas
Rehausser ou creuser sous la kora : un tefah ou quatre, quatre tefahim ou quatre amot
Le daf poursuit le désaccord entre Rav Yossef et Abaye sur la largeur du rehaussement (miout) placé sous une kora trop haute : un tefah selon Rav Yossef, quatre tefahim selon Abaye. La Guemara propose trois explications du fond du désaccord : usage de l'espace sous la kora, kora comme signe ou comme cloison, signe du bas comparé au signe du haut, ou décret de crainte que le rehaussement s'use. Elle passe ensuite au cas inverse : une kora trop basse, sous laquelle on creuse le sol. Sur quelle longueur faut-il creuser ? Rav Yossef dit quatre tefahim, Abaye quatre amot, car telle est selon lui la longueur minimale d'un mavoy. Abaye apporte deux preuves (la baraita des maisons et cours ouvertes sur le mavoy, et le lehi qui dépasse de la paroi) ; Rav Yossef répond à chacune.
5b11 segments · 19 Rachi · 8 Tossefot · 2 schémas
La paroi qui avance dans l'entrée du mavoy : lehi ou mavoy ? Omed merouba al ha-parouts et safek derabanan
Le daf poursuit l'enseignement de Rami bar Abba au nom de Rav Houna sur une paroi du mavoy qui avance dans la largeur de l'entrée : si elle avance de moins de quatre amot, elle compte comme lehi ; si elle avance de quatre amot, elle forme elle-même un mavoy et il faut un autre lehi. Où placer ce lehi ? Rav Pappa : de l'autre côté ; Rav Houna fils de Rav Yehochoua : à côté, s'il se distingue par sa taille. Rav Houna fils de Rav Yehochoua limite la règle au mavoy de huit amot : dans un mavoy de sept, la partie fermée dépasse la partie ouverte (omed merouba al ha-parouts), ce qu'il prouve par un kal va-homer tiré de la cour. La Guemara réfute ce kal va-homer (la brèche de la cour est de dix, celle du mavoy de quatre) puis explique qu'il parle selon sa propre opinion. Rav Achi va plus loin : même dans un mavoy de huit, aucun lehi supplémentaire n'est requis, par un raisonnement « quoi qu'il en soit » (ma nafchakh) ; le cas d'égalité exacte est un doute rabbinique, tranché dans le sens de l'indulgence (safek derabanan le-koula). Le daf ouvre enfin l'enseignement de Rav sur le mavoy brèche.
6a12 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
La brèche du mavoy : sur le côté à dix, à la tête à quatre ? Mavoy courbe et erouv du domaine public
Le daf poursuit l'enseignement de Rav Hanin bar Rava au nom de Rav : un mavoy brèche sur son côté reste permis jusqu'à une brèche de dix amot, car on la considère comme une entrée ; brèche à sa tête (le côté qui donne sur le domaine public), il devient interdit dès quatre tefahim. Rav Houna fils de Rav Yehochoua explique la différence : la brèche de tête est dans un angle, où l'on ne fait pas d'entrée. Rav Houna soutient au contraire que, dans les deux cas, la brèche interdit à partir de quatre, et invoque un acte de Rav à Damharia ; Rav Hanan bar Rava répond que Rav avait voulu y faire une barrière. Rav Nahman bar Yitshak appuie Rav Houna par la discussion de Rav et Chemouel sur le mavoy courbe (mavoy akoum) ; la Guemara repousse la preuve (le public passe par la courbure) et distingue le cas des gidoudei de Rabbi Ami et Rabbi Asi. Le daf ouvre enfin une baraita : comment faire un erouv pour un domaine public ? Forme de porte d'un côté, lehi et koura de l'autre ; Hanania rapporte la discussion de Beit Chammai et Beit Hillel. La Guemara demande si un domaine public peut recevoir un erouv.
6b15 segments · 14 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Reshout ha-rabim et mavoy mefoulach : portes verrouillées, tsourat ha-petah, et l'interdit de cumuler deux humrot
Le daf achève la citation de Rabbi Yehouda (deux maisons des deux côtés de la reshout ha-rabim : un lehi de chaque côté suffit) et la réfutation des Sages. La Guemara oppose à la baraita « comment fait-on l'erouv d'une reshout ha-rabim » les enseignements sur Jérusalem et sur les portes de Mehoza : une vraie reshout ha-rabim exige des portes verrouillées la nuit. Rav Yehouda corrige donc la baraita : elle parle des mavoot mefoulachim (ruelles ouvertes aux deux bouts). Rav tranche comme le Tanna kamma (tsourat ha-petah d'un côté, lehi ou koura de l'autre), Chmouel comme Hanania selon Beit Hillel (une porte d'un côté). Faut-il verrouiller cette porte ? Chmouel : non ; les portes de Nehardea, la position de Rav Kahana et l'ordre de Rav Nahman précisent qu'il suffit qu'elle puisse être fermée. Le cas du mavoy akoum (ruelle coudée) de Nehardea, soumis aux humrot de Rav et de Chmouel, ouvre la question : peut-on cumuler les rigueurs de deux avis opposés ? La baraita sur Beit Chammai et Beit Hillel et la bat kol (voix céleste) servent de réponse.
7a17 segments · 21 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Cumuler deux humrot contradictoires, et le mavoy mefoulach entre seratya, pelatya et bik'a
Le daf achève la discussion ouverte en 6b : peut-on suivre les humrot de deux avis opposés ? Après deux lectures de la baraita (Rabbi Yehochoua ne tient pas compte de la bat kol ; ou bien la baraita vise toute mahloket de Tannaim), la difficulté des gens de Nehardea demeure. Rav Nahman bar Yitshak répond qu'ils ont suivi Rav seul (« halakha, mais on ne l'enseigne pas »). Rav Chizvi pose la règle : on ne cumule pas deux humrot qui se contredisent (la colonne vertébrale et le crâne, pour l'impureté du mort et pour la tereifa), mais on cumule celles qui ne se contredisent pas. L'objection tirée de l'etrog de Rabbi Akiva est levée : il doutait de sa tradition. Rav Yosef rapporte enfin, au nom de Rav, que la mahloket sur le mavoy mefoulach porte sur une ruelle ouverte des deux côtés sur une reshout ha-rabim (seratya, pelatya) ; si un côté donne sur une bik'a (karmelit), tsourat ha-petah d'un côté et lehi ou koura de l'autre suffisent. Il ajoute, au nom de Rav Yehouda, le cas du mavoy qui débouche sur une rehava ; Abaye précise que cette conclusion vient de Chmouel.
7b4 segments · 10 Rachi · 1 Tossefot · 2 schémas
Le mavoy percé vers une cour ou une rehava : Rav contre Rav, et la distinction de l'erouv
Abaye avait attribué à Chmouel l'enseignement de Rav Yehouda : un mavoy qui aboutit à une rehava (percée en face vers la reshout ha-rabim) n'a besoin de rien. Il le justifie ici : si l'enseignement venait de Rav, Rav se contredirait de deux façons, car Rav a dit qu'un mavoy percé entièrement vers une cour, elle-même percée en face, laisse la cour permise et le mavoy interdit. Rav Yosef répond qu'il ignore de qui Rav Yehouda tenait sa décision à Doura deReouta ; qu'on l'attribue donc à Chmouel. La Guemara conclut qu'après l'explication de Rav Chechet (« ici ils ont fait l'erouv, là ils ne l'ont pas fait »), il n'y a plus de contradiction entre Rav et Rav : l'interdit du mavoy tient aux habitants de la cour qui n'ont pas participé à l'erouv.
8a20 segments · 29 Rachi · 3 Tossefot · 2 schémas
Le mavoy qui débouche sur une rehava : erouv, brèches alignées, rehava de particulier et mavoy entre mer et tas d'ordures
Le daf poursuit l'analyse de l'enseignement de Rav (mavoy percé vers une cour, cour percée en face vers la reshout ha-rabim : la cour est permise, le mavoy interdit) et du fait de Doura de-Ré'outa jugé par Rav Yehouda. Dans l'hypothèse initiale, Rav et Chmouel divergeraient dans les deux cas : sans erouv, sur la paroi visible de l'extérieur et plate de l'intérieur ; avec erouv, sur la règle de Rav Yosef (mavoy aboutissant au milieu ou sur les côtés de la rehava). Rabba ajoute que la permission exige des brèches non alignées, et Rav Mecharchia qu'elle ne vaut que pour une rehava de la collectivité, preuve à l'appui : le mavoy entre la mer et un tas d'ordures, sur lequel Rabbi ne s'est pas prononcé. Suivent Mareimar à Soura, la natte posée dans un mavoy akoum, puis le retour à l'enseignement de Rav et sa comparaison avec la michna de la petite cour percée vers la grande.
8b19 segments · 33 Rachi · 4 Tossefot · 2 schémas
Le mavoy en mille-pattes, la kora posée en diagonale et l'usage de l'espace sous la kora
La Guemara achève d'abord la discussion sur la cour percée : selon Rabba, l'enseignement de Rav sur la cour semble redondant avec la baraita, mais il apprend que l'on peut aussi y transporter, et pas seulement que le jet y rend coupable. Vient ensuite le mavoy « fait comme un nadal » (mille-pattes) : Abaye exige une tsourat ha-petah au grand mavoy, Rava la place à la jonction de chaque petit mavoy. Rav Kahana et Rava discutent du mavoy dont un mur est plus long que l'autre : peut-on poser la kora en diagonale ? Rava rattache le débat à la fonction de la kora, signe (hekker) ou séparation (mehitsa). Enfin, Amoraim d'Erets Israël et de Babylonie divergent sur l'usage de l'espace situé sous la kora ; la Guemara propose trois lectures de leur débat, Rav Hisda précise le cas du lehi, puis Rami bar Hama pose le cas d'une kora posée sur des chevilles à l'extérieur.
9a18 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 2 schémas
Kora tirée ou suspendue, lavoud et havout, et l'espace entre les lehis
La Guemara achève l'objection de Rav Adda bar Matna à Rava : une baraita valide une kora tirée ou suspendue à moins de trois tefahim des murs (moins de quatre selon Rabban Chimon ben Gamliel). On explique que les deux cas sont à l'intérieur du mavoy, d'un côté ou des deux ; Rav Achi y voit une kora à la fois écartée et surélevée, posée sur des chevilles recourbées, où l'on applique ensemble lavoud et havout. Puis Rabbi Zakkai enseigne que l'espace entre les lehis et sous la kora est une karmelit, ce que Rabbi Yo'hanan rejette. Abaye limite ce rejet au dessous de la kora, Rava l'étend à l'espace entre les lehis ; chacun apporte une preuve, l'autre la repousse, et Rava distingue le mavoy ouvert sur une karmelit de celui ouvert sur le domaine public.
9b14 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Le lehi visible de l'extérieur et égal à l'intérieur ; la petite cour percée dans la grande
Rav Ashi propose une autre lecture de Rabbi Yo'hanan : le débat entre Rabban Shimon ben Gamliel et les Sages sur le lavoud concerne un mavoy garni de lehayim espacés de moins de quatre tefahim sur quatre coudées. La Guemara demande pourquoi le premier lehi ne suffit pas comme lehi « visible de l'extérieur et égal à l'intérieur », et répond que Rabbi Yo'hanan ne reconnaît pas un tel lehi. Rabbi Hiyya et Rabbi Shimon fils de Rabbi en discutent ; la Guemara prouve par une baraita de Rabbi Hiyya qu'il le reconnaît. Rabba bar Rav Huna tranche qu'il est valable, et Rabba s'objecte à lui-même la michna de la petite cour percée dans la grande. Rabbi Zeira, puis Rav Adda bar Avimi et Ravina précisent la configuration, et la Guemara demande enfin si l'on peut appliquer le lavoud d'un seul côté.
10a17 segments · 25 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Le lehi visible de l'extérieur : preuve, tranchage ; l'entrée du mavoy plus large que dix coudées
La Guemara achève la discussion de la petite cour ouverte sur la grande : la michna suivrait Rabbi, qui exige deux pasin pour une cour percée. Elle montre ensuite, par un raisonnement « mima nafshakh », que la michna implique qu'un lehi visible de l'extérieur et égal à l'intérieur n'a pas statut de lehi. Rav Yosef dit ne pas connaître cette halakha ; Abaye lui rappelle qu'il l'enseignait lui-même au nom de Rav Huna (le lehi qui prolonge la paroi du mavoy), d'où trois enseignements. La halakha est tranchée en faveur du statut de lehi, malgré la réfutation, grâce à la baraita de Rabbi Hiyya. La Guemara passe ensuite à la michna « celui qui est plus large que dix doit réduire » : Rabbi Yehouda dispense de réduire ; Rav Ahai propose une limite de treize coudées et un tiers par kal va-homer des pasin des puits, raisonnement retourné de deux façons. Enfin Levi enseigne la méthode du roseau planté au milieu d'une entrée de vingt coudées, et déclare que la halakha ne suit pas cet enseignement.
10b20 segments · 24 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Réduire l'entrée d'un mavoy trop large ; le cuir de l'asla et le omed merouba al ha-parouts
La Guemara poursuit la question du mavoy dont l'entrée dépasse dix coudées : Abaye propose une planche placée dans la longueur du mavoy, et Rav Yehouda, pour un mavoy de quinze coudées, une planche de trois coudées placée à deux coudées du mur. La Guemara demande pourquoi ne pas proposer d'autres découpages (deux planches d'une coudée et demie, trois planches d'une coudée...) et en tire des déductions sur le omed merouba al ha-parouts (partie close supérieure à la brèche), que chaque fois elle rejette. Elle discute ensuite la crainte qu'on entre par la petite ouverture, en la comparant à Rabbi Ami et Rabbi Asi. Enfin, à partir du cuir de l'asla, Abaye montre que Rav Dimi et Ravin divergent sur la combinaison de parties closes de deux côtés, et Rav Dimi ramène le débat au cas du parouts ke-omed (brèche égale à la partie close). Le daf se clôt sur la tsourat ha-petah et l'amaltera.
11a19 segments · 21 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Tsourat ha-petah et amaltera ; la tsourat ha-petah sur une brèche majoritaire
La Guemara achève la comparaison entre la tsourat ha-petah (forme de porte), efficace pour la largeur, et l'amaltera (corniche), efficace pour la hauteur : chacune vaut-elle aussi dans l'autre dimension ? Rav corrige ensuite la baraita enseignée par Rav Yehouda : une entrée de plus de dix coudées doit être réduite, même avec une tsourat ha-petah. Rav Yossef en tire un binyan av : une cour dont la majeure partie des murs est faite de portes et de fenêtres n'est pas non plus rendue permise par une tsourat ha-petah. La Guemara conteste cette déduction, cherche un appui dans une baraita que Rav Kahana écarte (pit'hei chimaei), puis dans le récit du champ de Beit Hortan, où Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich divergent sur la validité d'une tsourat ha-petah pour Chabbat ; la preuve est écartée par la règle de Rav Hisda sur la tsourat ha-petah faite sur le côté. Le daf se termine sur une contradiction entre d'autres enseignements de ces deux Amoraim, développée en 11b.
11b28 segments · 23 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Les conditions de la tsourat ha-petah ; la voûte (kippa) ; le début de la michna sur l'hekhcher mavoy
La Guemara résout la contradiction entre deux déclarations de Rabbi Yo'hanan sur la peah (tresse de sarments) pour les kilayim : dans les deux cas la tresse est attachée de côté, mais l'une vise un écart de dix coudées, l'autre un écart supérieur, comme le montre l'épisode de Rabbi Yehochoua chez Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Viennent ensuite les conditions de la tsourat ha-petah : le linteau posé sur les montants et pas de côté (Rav Hisda), une structure assez solide pour une porte de paille, une marque de gond (Reich Lakich au nom de Rabbi Yanai), et la question du contact entre montants et linteau, disputée par Rav Nahman et Rav Chechet. La baraita de la voûte (kippa), expliquée par Abaye par le principe de hokekin lehachlim, appuie Rav Nahman. Le daf ouvre enfin la michna sur l'hekhcher mavoy (lehi et kora selon Beit Chammai et Beit Hillel, deux lehayim selon Rabbi Eliezer) et la Guemara examine ce que ces positions impliquent sur le nombre de cloisons de la Torah.
12a24 segments · 28 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Les deux lehayim de Rabbi Eliezer ; les passei hatser (montants d'une cour percée) ; le bras de mer
Le daf achève le récit de Rabbi Eliezer chez Rabbi Yossi ben Perida, censé montrer si Rabbi Eliezer exige deux lehayim avec ou sans kora ; la preuve est écartée. La Guemara accorde ensuite la Tossefta de Rabban Chimon ben Gamliel (un mavoy de moins de quatre amot n'a besoin de rien) avec la michna (il faut un lehi ou une kora), et Rav Ahlei fixe le seuil de quatre tefahim. Vient la question des passei hatser, les restes de mur d'une cour percée : Rabbi exige deux passin, les Rabbanan un seul. Les enseignements contradictoires de Rabbi Yo'hanan et de Chmouel sont résolus par la même règle : d'un seul côté, un pass de quatre tefahim ; des deux côtés, une dimension minime de chaque côté. Le daf se termine sur le bras de mer qui entre dans une cour, cas où les Sages ont été plus indulgents.
12b19 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Lehi à titre de cloison ou de signe ; mavoy et cour selon leurs proportions
Le daf achève la question du bras de mer entré dans une cour : la cour garde des guedoudim (restes de mur de dix tefahim), ce qui permet d'y transporter sans permettre d'y puiser. Rav Yehouda enseigne ensuite qu'un mavoy rendu apte par un lehi rend coupable celui qui y lance un objet depuis le domaine public, alors qu'avec une kora il est exempt ; après l'objection de Rav Chechet, l'enseignement est reformule pour un mavoy mefoulach (ouvert aux deux bouts). On en tire la question centrale : le lehi vaut-il cloison (Rav Yehouda, Rabba) ou seulement signe (Rava) ? Rava répond aux deux objections de Rabbi Yaakov bar Abba. La seconde partie fixe la frontière entre mavoy et cour : un espace aussi long que large est une cour, qui exige un pass de quatre tefahim ; Rav Nahman définit le mavoy, et Rav, au nom de Rabbi Hiyya, précise qu'un excédent minime de longueur suffit.
13a21 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 2 schémas
L'élève de Rabbi Ishmael, Rabbi Meir le scribe et le qanqantom dans l'encre
La Guemara achève la michna du mavoy : Rabbi Akiva dit que Beit Chamai et Beit Hillel sont en désaccord dans les deux cas, et l'on cherche ce qui le distingue du premier tanna. Une baraita rapporte que Rabbi Akiva a nié que Rabbi Ishmael ait dit cela, tout en tranchant comme « cet élève » ; Rav Yehouda au nom de Chmouel et Rav Nahman bar Its'hak lèvent la contradiction. Rabbi Yehochoua ben Levi identifie cet élève à Rabbi Meir, disciple des deux maîtres, ce qui amène deux récits opposés sur le qanqantom (vitriol) que Rabbi Meir mettait dans son encre de scribe. La fin du daf examine si l'on peut effacer la paracha de la sota d'un Sefer Torah, en la rattachant au débat sur la meguila d'une sota réutilisée pour une autre.
13b17 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Rabbi Meir, Beit Chamai et Beit Hillel, et la largeur de la qora
La Guemara achève la discussion de 13a sur la meguila de la sota : le guet exige une écriture lichmah (« il écrira pour elle »), la sota une action lichmah (« il fera pour elle »), et cette action est l'effacement. À propos de Rabbi Meir, elle rapporte son éloge : nul ne l'égalait dans sa génération, mais la halakha n'a pas été fixée selon lui parce que ses collègues ne pouvaient saisir le fond de sa pensée. Suivent son vrai nom (Nehorai), Rabbi qui l'a vu de dos, Soumakhos et ses quarante-huit raisons, l'élève de Yavne qui purifiait le cheretz et le kal va-homer réfuté de Ravina. Puis la bat qol : les paroles des deux écoles sont les paroles du D.ieu vivant, mais la halakha suit Beit Hillel, parce qu'ils étaient doux et humbles. Le daf se termine par la michna sur la qora (poutre transversale) du mavoy : sa largeur minimale d'un tefah, la solidité exigée, et la poutre ronde.
14a23 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
La poutre du mavoy : solidité, poutres disjointes, poutre courbe et la mer de Chelomo
La Guemara poursuit l'étude de la poutre (qora) qui rend le mavoy (impasse) permis au transport. Elle explique comment une poutre large d'un tefah porte une demi-brique d'un tefah et demi, puis rapporte la dispute de Rabba bar Rav Houna et de Rav Hisda sur la solidité des supports, et la règle de Rav Chechet sur la natte étendue sur la poutre. Une baraita traite des poutres qui ne se rejoignent pas, des poutres jumelées et des poutres placées à des hauteurs différentes (Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda). Rav corrige la version de la michna de Rabbi Yehouda, puis la Guemara explique les clauses de la poutre de paille, courbe (règle de Rabbi Zeira) et ronde. Le rapport de trois entre circonférence et diamètre est tiré de la mer de bronze de Chelomo, dont la contenance est enfin évaluée en mikvaot.
14b20 segments · 38 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Le volume de la mer de Chelomo, les mesures du lehi et la halakha selon Rabbi Yossi
La Guemara achève le calcul de la mer de bronze de Chelomo : un mikve mesure une amma sur une amma sur trois ammot et contient quarante sea ; la mer, de dix ammot sur dix et haute de cinq, doit contenir cent cinquante mikvaot. Rami bar Ye'hezkel résout la difficulté : les trois ammot inférieures étaient carrées et les deux supérieures rondes. Les versets donnent deux mille bat pour les liquides et trois mille pour les solides, d'où Abaye déduit que le comble (goudcha) vaut un tiers. Puis la michna fixe les mesures du lehi (montant latéral) : dix tefahim de haut et une largeur quelconque, contre Rabbi Yossi qui exige trois tefahim. La Guemara discute le lehi placé au milieu du mavoy, le lehi surélevé ou écarté du mur (Rava), et la halakha selon Rabbi Yossi, tranchée par Abaye : va voir ce que fait le peuple.
15a20 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Le lehi qui se tient de lui-même : mahloket d'Abaye et Rava
Abaye et Rava divergent au sujet d'un lehi (montant latéral) qui se tient à l'entrée du mavoy sans avoir été placé à cette fin : Abaye le valide, Rava le rejette. La Guemara précise que la dispute porte sur le cas où les habitants s'y sont appuyés dès la veille. Elle suppose d'abord que la dispute s'étend à toute cloison (mehitsa) non faite à cette fin, et cite une série de sources (soukka entre les arbres, dyomad, arbre qui retombe, tel et creux) ; le tel et le creux, naturels, imposent de conclure que la cloison naturelle est valable pour tous. La dispute porte donc sur le lehi seul : pour Abaye il vaut comme cloison, pour Rava comme signe (heker). D'autres preuves sont examinées (pierres saillantes, mur en retrait, récit de Rav et du palmier, balcon de Bar Havou) ; la halakha suit Abaye. La michna suivante ouvre la question du lehi fait d'un être vivant.
15b22 segments · 22 Rachi · 8 Tossefot · 2 schémas
Le guet sur un être vivant, la caravane entourée d'objets et le paroutz ke-omed
La Guemara achève la michna précédente : Rabbi Meir refuse tout objet vivant comme paroi (souka, lehi, passin, golel), et Rabbi Yossi HaGlili ajoute qu'on ne peut pas écrire un guet (acte de divorce) sur un être vivant. Sa source est le mot sefer (livre) : comme un livre, le support du guet ne doit être ni vivant ni nourriture. Les Rabbanan lisent sefer comme le contenu (sefirat devarim) et tirent de ve-khatav lah que le divorce se fait par écrit et non par argent ; la Guemara confronte les derachot des deux camps (sefer keritout, karet-keritout). Puis une nouvelle michna : une caravane qui campe dans une vallée et s'entoure des équipements de ses bêtes peut porter à l'intérieur si la cloison fait dix tefahim et si les brèches ne dépassent pas la partie construite. Rav Pappa et Rav Houna fils de Rav Yehochoua discutent du cas où la brèche égale le construit (paroutz ke-omed) ; la michna pose une difficulté à Rav Houna, et la Guemara examine une preuve tirée de la souka couverte de broches, discutée par Rabbi Ami et Rava.
16a18 segments · 29 Rachi · 2 Tossefot · 2 schémas
Brèche égale à la partie debout : les trois mesures des cloisons
La Guemara poursuit la mahloket de Rav Pappa et de Rav Houna fils de Rav Yehochoua : une cloison dont la brèche (parouts) égale la partie debout (omed) est-elle valable ? Rav Pappa permet, Rav Houna interdit. Une baraita sur la caravane, puis une Tossefta de Kilayim énonçant trois mesures des cloisons (éléments de moins de trois tefahim, de trois à quatre, de quatre à dix amot) sont examinées. Chaque clause semble contredire l'un des deux Amoraim ; la Guemara répond par le principe « puisqu'il a enseigné la première formule, il a enseigné la formule parallèle », puis par l'explication de « sa pleine largeur » comme un espace où l'on entre et sort. Elle attribue enfin la première clause aux Rabbanan (lavoud en deçà de trois) et commence à examiner la suivante à la lumière de l'avis de Rabban Chimon ben Gamliel.
16b29 segments · 30 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Cloisons de cordes et de roseaux : chti, erev et beit sa'atayim
La Guemara achève l'examen de la Tossefta de Kilayim : Abaye l'attribue entièrement aux Rabbanan (un élément de quatre tefahim est important), Rava entièrement à Rabban Chimon ben Gamliel (le lavoud de quatre ne s'applique pas près du sol). Une baraita semble réfuter Rav Pappa sur la brèche égale à la partie debout, mais la halakha reste selon lui, car la michna se lit avec précision dans son sens. Vient ensuite la michna de la caravane : trois cordes (erev) ou des roseaux (chti) espacés de moins de trois tefahim. Rav Hamnouna demande si la règle de la partie debout majoritaire vaut pour le erev ; la Guemara reformule sa question (la natte percée, la cloison suspendue). Enfin, la surface permise avec ces cloisons fragiles : beit sa'atayim pour un ou deux, et pour trois (une caravane) beit chech ou tout leur besoin, avec la rétractation publique de Rav Nahman.
17a22 segments · 28 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Espace vide dans l'enclos, « Chabbat gorémet » et les dispenses du camp militaire
La Guemara conclut l'examen de l'enseignement de Rav Nahman : l'individu reçoit beit saatayim selon Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda, que son père rejoint. Rav Guidel rapporte au nom de Rav que trois personnes peuvent être interdites dans cinq beit sea et permises dans sept ; Rav Achi l'explique par l'espace inutile, « vide d'ustensiles ». Rav Houna et Rabbi Yitshak discutent ensuite du cas où l'un des trois meurt, ou d'autres s'ajoutent à deux, pendant Chabbat : l'entrée de Chabbat détermine-t-elle le statut (Chabbat gorémet), ou le nombre actuel d'habitants (dyourin gorémin) ? La Guemara rapproche cette mahloket de celle de Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi et la distingue. Enfin commence la Michna des quatre dispenses accordées au camp militaire, avec la question du bois et de la sépulture sur place.

Perek 2 Ossin Passin — Les cloisons autour d'un puits · 18 amudim

17b20 segments · 23 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Fin des dispenses du camp militaire (met mitsva, mayim aharonim, erouv tehoumin) et début du chapitre des pasin autour des puits
La Guemara achève l'examen des quatre dispenses du camp militaire. Le soldat tué est enterré sur place même s'il a des proches, et la Guemara vérifie au passage si un met mitsva acquiert vraiment sa place, à partir d'une baraita qui permet de le déplacer. Abaye limite la dispense de lavage des mains aux premières eaux : les dernières eaux restent obligatoires à cause du sel de Sedom. La dispense de demai s'appuie sur la position de Beit Hillel. Pour l'erouv, l'école de Rabbi Yannai limite la dispense aux erouvei hatserot, car les tehoumin sont sanctionnés par la flagellation selon Rabbi Hiyya ; Rabbi Yonatan objecte, et Rav Achi répond par la lecture précise du verset « al yetse ». Le chapitre Mavoi s'achève, et la Michna du deuxième chapitre ouvre la discussion des pasin (montants) autour des puits pour les pèlerins, avec la mahloket de Rabbi Meir et Rabbi Yehouda.
18a28 segments · 34 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Les pasei birot et les deux visages d'Adam
Fin de la michna des pasei birot (montants autour des puits) : on peut agrandir l'enclos autant qu'on veut à condition d'ajouter des pasin ; Rabbi Yehouda limite à beit sa'atayim, les Sages répondent que cette limite ne vaut que pour un jardin ou un karpef. La Guemara vérifie ensuite que la michna s'accorde avec Hananya, Rabbi Akiva et Rabbi Yehouda ben Bava, qui discutent des pasin pour une citerne (bor) ou un puits (be'er), public ou privé. Elle définit les deyomadin (deux montants joints en angle), ce qui ouvre une série d'enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar sur le mot deyo : le figuier deyoufra, puis Adam créé avec deux visages. Rav et Chmouel discutent : la tsela dont fut faite Hava était-elle un visage (partsuf) ou une queue (zanav) ? Chaque verset est examiné selon les deux avis.
18b18 segments · 31 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Adam et Hava, marcher derrière une femme, les enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar
Suite de l'aggada sur la création de Hava : elle fut construite comme un entrepôt, large en bas, et Hachem servit de chouchvin (garçon d'honneur) à Adam. Pour l'avis partsuf, la Guemara demande lequel des deux marchait devant ; Rav Nahman bar Yitshak répond : l'homme, d'après la baraita qui interdit de marcher derrière une femme. Rav Nahman tire de ce principe que Manoah était un am haarets, ce que Rav Nahman bar Yitshak conteste à partir des versets sur Elkana et Elicha. La Guemara rapporte ensuite une série d'enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar : les 130 ans de nidouy d'Adam, la règle de l'éloge en présence ou en l'absence de la personne, la colombe et la feuille d'olivier, la maison où l'on étudie la Torah la nuit, le Nom de deux lettres depuis la destruction du Temple, et la malédiction de Bavel et de Chomron.
19a23 segments · 23 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Le Guehinam : les pécheurs d'Israël, les trois portes, les sept noms ; retour aux passei bira'ot
Fin des enseignements de Rabbi Yirmeya ben Elazar. Celui que Hachem condamne se tait, loue et considère sa peine comme un sacrifice ; Rabbi Yehochoua ben Levi lit dans le verset « ceux qui passent par la vallée des pleurs » des condamnés du Guehinam qui reconnaissent la justice du jugement. La Guemara oppose Reich Lakich, pour qui les méchants ne se repentent pas même à la porte du Guehinam, et distingue les pécheurs d'Israël de ceux des nations ; les pécheurs d'Israël, pleins de mitsvot comme une grenade, sont remontés par Avraham avinou, sauf celui qui a eu une relation avec une non-juive. Suivent les trois portes du Guehinam (désert, mer, Jérusalem), ses sept noms, les portes du Gan Éden selon Reich Lakich. Le daf revient enfin à la michna des passei bira'ot : l'espace entre les montants se mesure sur deux attelages de quatre bœufs, attachés, l'un entrant et l'autre sortant.
19b30 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Les passei bira : mesures des brèches, prolonger les dyomadin, et ce qui peut servir de dyomad
Suite de la sougya des passei bira, l'enclos de planches autour d'un puits pour les pèlerins. La baraita chiffre l'écart permis entre les poteaux : six bœufs, soit dix coudées, pour Rabbi Meir ; huit bœufs, soit treize coudées et un tiers, pour Rabbi Yehouda. Rav Papa en tire quand il faut ajouter des pechoutin (planches simples) selon la largeur de la citerne : 8 coudées, personne ; 12 coudées, tout le monde ; entre les deux, la mahloket. Abaye pose ensuite à Rabba une série de questions (moyen mnémotechnique : ariKH, yoter, tel, hitsat...) : peut-on prolonger les dyomadin (poteaux d'angle) au lieu d'ajouter des pechoutin, pour Rabbi Meir et pour Rabbi Yehouda ; un tertre escarpé ou une haie de roseaux peuvent-ils servir de dyomad ? Rabba répond chaque fois par une baraita, que la Guemara discute ; la question du tertre dépend de la mahloket sur « un roin » ou « deux roin ».
20a19 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Cours ouvertes sur les passei bira'ot, eau tarie pendant Chabbat et force des mehitsot
Abaye interroge Rabba sur une cour dont l'extrémité ouverte débouche entre les pasin (montants) entourant un puits : il est permis d'y transporter. Pour deux cours, c'est interdit ; Rav Houna maintient l'interdit même si elles ont fait un erouv, par crainte qu'on croie l'erouv efficace pour l'espace des pasin, alors que Rava permet. Une baraita soutient Rava, et Rav Houna la ramène au cas où les deux cours se sont réunies. Si l'eau tarit pendant Chabbat, la mehitsa (cloison) disparaît ; si elle revient, c'est une mehitsa faite pendant Chabbat, valable sauf si elle a été faite volontairement (Rav Nahman). Rabbi Elazar enseigne que celui qui lance un objet entre les pasin est passible, même lorsque le public traverse l'enclos. Le daf s'achève sur la Michna de la vache qui boit : il faut que la tête et la majeure partie du corps soient à l'intérieur.
20b22 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
La vache qui boit entre les pasin : tenir le seau, tenir la bête, et la tête avec la majeure partie du corps
Le daf poursuit la Michna des passei bira'ot (montants autour des puits) : la vache doit avoir la tête et la majeure partie du corps à l'intérieur de l'enclos pour boire. Pour l'homme, la règle est acquise ; pour la bête, la Guemara se demande si l'exigence s'applique quand on tient le seau et la bête, ou seulement le seau. Deux versions (lichna kamma et ikka de-amri) inversent le cas certain et le cas douteux. Chaque version examine la baraita « on ne remplit pas pour poser devant sa bête », qu'Abaye explique par une mangeoire de dix tefahim située dans le domaine public ; la gezera y est finalement fondée sur le risque de rentrer le seau du domaine public vers le domaine privé, la sortie étant exemptée par la règle du mefané hafatsav. Les preuves tirées du gavage du chameau sont écartées : le chameau a un long cou. Le daf s'achève sur l'enseignement de Rabbi Yitshak bar Ada : les passei bira'ot n'ont été permis que pour les bêtes des pèlerins.
21a19 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 2 schémas
Pasei beirot pour l'animal, burganin, et la largeur de la Torah
Le daf achève la discussion sur les pasei beirot (planches autour des puits) : ils ne sont permis que pour l'animal, l'homme devant grimper dans le puits, sauf si le puits est large. On objecte que Chmouel exige de l'eau vive, donc une eau digne de l'homme ; et Rav Anan demande à quoi sert l'exigence de la tête et de la majeure partie de la vache, ce qu'Abaye résout par le cas d'une mangeoire du domaine public qui entre entre les passin. Rav (par Rav Yirmeya bar Abba) limite ensuite les burganin (huttes de gardiens) et les pasei beirot selon les pays, en deux versions. Rav Hisda interroge Mari, petit-fils de Rav Yirmeya bar Abba, sur la marche de Barnich à la synagogue de Daniel ; celui-ci montre des ruines distantes de 70 amot et un reste. Le daf passe enfin à l'aggada : Mari bar Mar explique « Ta mitsva est très large » par le rouleau volant de Zekharia, qui fait de la Torah 3200 fois la mesure du monde.
21b25 segments · 23 Rachi · 3 Tossefot · 2 schémas
Les paroles des Sofrim, Rabbi Akiva en prison et les oreilles de la Torah
Le daf poursuit l'aggada ouverte en 21a. Mari bar Mar lit les deux paniers de figues de Yirmeyahou comme les tsadikim et les rechaim, qui tous finiront par donner un bon parfum. Rava explique le verset du Chir HaChirim sur les doudaim (jeunes gens sans faute, filles d'Israël fidèles, décrets nouveaux et anciens), puis Rav Hisda précise que les nouveaux sont les paroles des Sofrim. Rava déduit de Kohelet qu'il faut être plus vigilant sur les paroles des Sofrim que sur la Torah, et Rav Aha bar Oula condamne celui qui s'en moque. La baraita de Rabbi Akiva en prison, prêt à mourir de soif pour ne pas manger sans netilat yadayim, illustre cette rigueur. Chlomo institué l'erouv et la netilat yadayim, reçoit une bat kol, et fait des oreilles à la Torah ; le daf s'achève sur les tilei tilim de halakhot tirés de chaque trait de lettre.
22a28 segments · 16 Rachi · 7 Tossefot · 2 schémas
Le bor et les passin selon Rabbi Yehouda, et la force des cloisons face à la foule
Le daf s'ouvre sur la fin de l'aggada de 21b : le corbeau et ses boucles noires désignent celui qui se consacre à la Torah matin et soir, qui se prive, ou qui se fait dur envers sa maison comme Rav Adda bar Matna. Suivent les deraches sur « Il rétribue ceux qui Le haïssent en face » et « erekh apayim » : Hachem retarde la punition des méchants et la récompense des justes. La Guemara revient ensuite à la michna des pasei beirot : quand Rabbi Yehouda limite à beit se'atayim, parle-t-il du puits seul ou du puits avec l'espace des passin ? La baraita de Rabbi Chimon ben Elazar conduit à la différence du « long et étroit ». Enfin, la michna sur le chemin public qui traverse les passin ouvre la question de la force des cloisons face à la foule : Rabbi Yo'hanan (Jérusalem), les contradictions internes de Rabbi Yehouda et des Rabbanan (les deux maisons de part et d'autre du domaine public), et l'énoncé « en Erets Israël on n'est pas coupable au titre de domaine public ».
22b22 segments · 19 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Les pentes d'Erets Israël, les rabim qui annulent la cloison et le début du chapitre des puits
Le daf achève la discussion sur l'affirmation de Rabbi Yo'hanan : il n'y a pas de reshout harabim en Erets Israël. Abaye rejette l'explication par les limites naturelles du pays et propose celle des montées et descentes, ce que Rav Dimi approuve et qu'une tradition de Ravin confirme : ces terrains ne ressemblent pas au campement des étendards dans le désert. Rahava demande à Rava si, selon Rabbi Yehouda, le passage du public annule aussi une cloison naturelle peu commode (un tel qui s'élève de dix tefahim sur quatre amot). Rava répond que oui ; Rahava lui oppose trois textes (cour traversée, ruelles ouvertes sur des citernes, sentiers de Beit Guilgoul), que Rava explique selon les Rabbanan ou par l'institution de Yehochoua. Le daf s'achève sur la Michna : quels puits et citernes peuvent être entourés de passin, selon Rabbi Akiva et Rabbi Yehouda ben Bava.
23a16 segments · 18 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 23a - Les passin réservés à l'eau vive, et le transport dans le jardin et le karpef
La Guemara clôt la halakha des passin des puits. Chmouel, transmis par Rav Yossef au nom de Rav Yehouda, tranche comme Rabbi Yehouda ben Bava, et ne permet ces planches que pour un puits d'eau vive : le premier énoncé écarte le puits privé, le second l'eau recueillie. La Michna ouvre ensuite le jardin et le karpef de soixante-dix amot et un reste, entourés d'une clôture de dix tefahim : à quelle condition on y transporte, selon Rabbi Yehouda ben Bava, Rabbi Yehouda, Rabbi Akiva, Rabbi Eliezer et Rabbi Yosse. Rabbi Ilaï rapporte trois traditions qu'aucun autre élève n'a confirmées. La Guemara explique enfin le mot 'et encore' : tout dépend de ce que les Sages ont interrompu, et si l'interruption reste dans le même sujet.
23b17 segments · 23 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 23b - La cour du Tabernacle mise au carré, et le karpef semé ou planté
La Guemara demande pourquoi Rabbi Akiva répète la limite de soixante-dix amot et un reste, déjà celle du premier tanna. L'écart est un davar muat : le faible surplus par lequel un beit se'atayim dépasse le carré de soixante-dix amot et un reste. Cette surface est celle de la cour du Tabernacle, cent amot sur cinquante. Rav Yehouda la met au carré à partir du verset : prends cinquante, et entoure de cinquante. Abaye donne le sens simple : la place du Tabernacle dans la cour. On accorde ensuite la Michna et la baraita de Rabbi Eliezer, puis on sépare Rabbi Eliezer de Rabbi Yosse par le carré des Sages. Chmouel retient, par deux traditions, Rabbi Yosse et Rabbi Akiva, toutes deux vers la permission. Un karpef plus grand qu'un beit se'atayim, entouré pour l'habitation, redevient interdit si la majorité est semée, et reste permis si elle est plantée. Rav Houna fils de Rav Yehochoua limite l'interdit à ce qui dépasse un beit se'atayim, selon Rabbi Chimon.
24a20 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 24a - Karpef semé ou planté, brèche de plus de dix amot, eau comme plantations
Le daf reprend le karpef plus grand qu'un beit se'atayim. Une majorité semée annule le reste et interdit le transport ; une minorité semée reste permise, selon deux mesures : les Rabbins interdisent dès qu'elle atteint un beit se'atayim, Rav Yirmeya de Difti, avec Rabbi Chimon, seulement au-delà. Une majorité plantée en fait une cour : Avimi exige des itstabaot, Rav Nahman s'en passe. Pour un karpef qui n'a pas été entouré pour l'habitation, Chmouel fait percer une brèche de plus de dix amot, puis la ramener à dix ; la brèche ama par ama est éclaircie par le parallèle de la sandale, les faces nouvelles. La rehava derrière les maisons ne se transporte que sur quatre amot, sauf ouverture faite avant l'enceinte. L'eau qui remplit un karpef d'habitation est, au nom de Rava, comme des plantations, et le transport y est permis.
24b10 segments · 21 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 24b - Eau du karpef, et la rehava de Poum Nahara
Le daf poursuit le karpef entouré pour l'habitation et rempli d'eau. Ameimar ne maintient la permission que si l'eau est propre à la boisson. Rav Achi ajoute une profondeur de dix tefahim sur plus d'un beit se'atayim : la Guemara écarte cette limite, à l'instar d'un tas de fruits. Vient alors la rehava de Poum Nahara, ouverte sur la ville et sur un sentier de vignes qui monte à la berge du fleuve. Abaye veut un lehi au sentier, par un migo ; Rava le place à l'ouverture de la ville. Le transport est permis dans chaque lieu ; de l'un à l'autre, Rav Aha et Ravina divergent.
25a26 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 25a - Réduire le karpef, cloison sur cloison, bord du plafond
Le daf ouvre sur la rehava de Poum Nahara : celui qui permet le passage entre la ville et l'esplanade s'appuie sur l'absence d'habitants ; celui qui l'interdit craint que des habitants s'y ouvrent plus tard, et qu'on transporte comme avant. Vient ensuite un karpef plus grand qu'un beit se'atayim, non entouré pour l'habitation : arbres, colonne, écart d'une cloison nouvelle, enduit de mortier. Rabba et Rava divergent entre trois et quatre tefahim ; Rav Chimi enseigne une leçon plus indulgente. Puis une cloison sur une cloison : Rav Hisda la fait valoir pour le Chabbat, Rav Chechet non ; sur le tertre lui-même, ils s'accordent. La question des cloisons englouties aboutit au Chabbat. Le daf finit sur un karpef de trois se'a dont un se'a est couvert : Rava et Rabbi Zeira, rapprochés de Rav et Chmouel sur l'akhsadra, au sujet de pi tikra yored ve-sotem (le bord du plafond descend et bouche).
25b11 segments · 21 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 25b - Toit en pente, brèche du karpef, verger du palais
Le daf reprend le karpef dont un se'a est couvert. Si le toit était une akhsadra plate, le bord du plafond descendrait et boucherait ; le cas est une urzila, toit en pente, sans bord. Rabbi Zeira accorde qu'un karpef percé en plein vers une cour est interdit : l'emplacement des cloisons le met en excédent. La cour, habitée, reste permise. Rav Yossef et Abaye discutent selon quel avis cette objection se pose. Un verger appuyé au mur d'un apadna perd ce mur : Rav Bibi veut le mur intérieur, Rav Papi le refuse. Le Rech Galouta demande un aménagement pour manger dans son avourneka : Rav Houna dresse des roseaux à moins de trois, et Rava s'en va.
26a15 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 26a - Roseaux du verger, ville neuve, beit kor et bittoul
Rava arrache les roseaux de Rav Houna bar Hinana. Rav Pappa et Rav Houna fils de Rav Yehochoua les ramassent. Le lendemain, trois objections : une ville neuve se mesure depuis les maisons, les cloisons des architectes ne comptent pas, une cloison faite pour le nahat non plus, comme les fosses de Mahoza. Le Rech Galouta cite sur eux le verset de ceux qui savent le mal. Puis Rabbi Ilai, au nom de Rabbi Eliezer, permet un beit kor ; Hanania, quarante se'a, les deux depuis le verset de la cour de Hizkiya, où Yeshaya avait installé une yechiva. Enfin, si un habitant oublie l'érouv, Rabbi Eliezer et les Sages divergent sur l'annulation de sa maison.

Perek 3 BaKol Mearvin — Avec quels aliments on fait l'erouv · 28 amudim

26b20 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 26b - Annuler la maison, puis ce qui peut servir d'érouv
Rav Chechet partage les deux formulations : Rabbi Eliezer, annuler la cour annule aussi la maison ; les Sages, la maison reste. Rahava et Rav Houna bar Hinana en tirent le cas de cinq résidents : un seul bittoul selon Rabbi Eliezer, un bittoul envers chacun selon les Sages. Rav Pappa demande à Abaye ce que vaut une parole explicite, contraire à la présomption. Abaye répond : dès qu'il a révélé son intention, il a révélé. Puis l'arkablin de Pessa'h, le hadran du chapitre, et la michna nouvelle : on fait l'érouv avec tout aliment, sauf l'eau et le sel.
27a15 segments · 21 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 27a - On n'apprend pas des règles générales
La michna se termine sur Rabbi Yehouda : un érouv pour un kohen jusque dans un cimetière, parce qu'il peut dresser une cloison, aller et manger. Rabbi Yo'hanan pose ensuite un principe : on n'apprend pas d'une règle générale, même là où elle dit sauf. La Guemara le rattache à la michna des mitsvot positives, puis Abaye et Ravina en donnent deux autres preuves, le zav et l'eau avec le sel. Rabbi Eliezer et Rabbi Yossi bar Hanina se partagent la limite de l'eau et du sel mélangés, pour l'érouv et pour l'argent du maasser. Rabbi Yitshak tranche pour le maasser ; la saumure reste un cas à part, et Rav Yossef commence à répondre.
27b18 segments · 21 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 27b - La havla'a et les poissons du maasser
Rav Yossef répond à l'objection de la fin de 27a. L'enseignement de Rabbi Yitshak, eau et sel mélangés achetés avec l'argent du maasser cheni, ne vise que l'huile versée dedans, quand le prix de l'eau et du sel est inclus dans le sien, par havla'a. Ben Bag Bag lit le verset du maasser, Devarim 14:26 : bœuf avec sa peau, menu bétail avec sa toison, vin avec sa cruche, temed une fois fermenté. Rabbi Yo'hanan demande pourquoi ba-bakar est écrit, puisque la toison, plus éloignée, est déjà permise. La Guemara revient ensuite à Rabbi Yehouda ben Gadich et Rabbi Eliezer : ribbouy u-miout contre kelal u-prat. Abaye place la différence des deux baraitot sur les poissons. La page s'arrête sur une objection.
28a14 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 28a - Les oiseaux du maasser, puis les herbes de l'erouv
La page ouvre sur l'enseignement d'Abaye annoncé à la fin de 27b. Poutita, fourmi et frelon entraînent quatre, cinq et six malkouyot. Si les poissons étaient des guidoulei karka, la poutita prendrait aussi le lav du sheretz de la terre. Ravina place donc la différence des deux baraitot sur les oiseaux : kelal final ou kelal initial, deux aspects ou trois. Rav, au nom de Rav Chmouel bar Chilat, permet l'erouv avec le cresson, le pourpier et le mélilot, et l'interdit avec le haziz et les dattes insuffisamment mûres. Trois réponses lèvent l'interdiction de manger le mélilot. Le haziz suit l'arrivée de Rav en Babylonie, et la Guemara demande si une région fait la majorité du monde.
28b24 segments · 30 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 28b - Berakhot du kechout et du haziz, puis mesures de l'erouv
La page achève 28a : quand Rav permet le haziz, il parle de la variété de jardin, celle que tout le monde mange. La graine de gargir se broie comme condiment, à la place du poivre. Un enfant d'école fixe les berakhot : bore péri ha-adama sur le kechout, chehakol sur le haziz. La halakha le suit, car le kechout est un fruit achevé et se nourrit de la terre par l'hizmi. Les kafniyot comptent pour l'impureté des aliments une fois adoucies au feu, et l'erouv exige un aliment déjà prêt. Sur le kor, la halakha suit Chmouel : chehakol. La fin donne les mesures, pleine main ou botte, et laisse ouverte la question des bettes crues.
29a19 segments · 32 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 29a - Bettes, mesures de l'érouv, vin et oignons
La page reprend les bettes laissées en 28b. Une version permet l'érouv cru et place le danger sur le cuit à demi. L'autre l'interdit, et Rachi fait porter l'interdit sur le cuit à demi. Le plat bien cuit, qui fait tokh tokh, sert au cœur, aux yeux et aux intestins. Rava, l'esprit clair, est interrogé sur les pommes : Rav Nahman fixe un kav, les pêches étant d'un autre rang. Rav Yosef rétablit le mot de Rav, " et de même pour l'érouv ", sur la michna du pauvre à l'aire, à cause du demi-log de vin. La fin distingue vin cuit et vin cru, fixe le vinaigre, puis les oignons : feuilles ou bulbes. L'amoud s'arrête au milieu de la phrase de Chmouel.
29b15 segments · 34 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 29b - Feuilles d'oignon, shekhar, dattes et liftan
L'amoud achève la phrase de Chmouel : le danger des feuilles d'oignon vaut tant qu'elles n'ont pas poussé d'une zeret, et Rav Papa le lève si l'on a bu du shekhar ensuite. Une baraita interdit l'oignon à cause du serpent qui est en lui, et raconte que Rabbi Hanina en a mangé jusqu'à frôler la mort. Chmouel permet l'érouv de shekhar et le fait invalider le mikvé à trois log. Rav Aha veut deux log, par le rapport du vin à la sortie du Chabbat ; la Guemara ramène la mesure à deux coupes, le matin et le soir. Rav Yosef fixe les dattes à un kav ; Abaye écarte la preuve. Shetita et kisanei reçoivent leur quantité, puis la mère d'Abaye donne des remèdes. Chmouel distingue le liftan de l'aliment dont on fait le repas. La viande rôtie oppose Rabba et Rav Yosef ; Abaye refuse de prendre les Perses pour règle du monde.
30a21 segments · 26 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 30a - Mesure de l'érouv, serment et konam
L'amoud achève la réponse d'Abaye : les vêtements des riches ne fixent pas la mesure des pauvres, et la coutume des Perses ne fixe pas la viande rôtie pour le monde. La Guemara tente une double houmera, puis la baraita de Rabbi Chimon ben Elazar sur le malade, le vieillard et le glouton. Le mort d'Og, roi du Bashan, sert à voir quelle ouverture sauve la maison. On revient à l'érouv de viande crue et d'œufs crus, au vœu sur le mazon, puis au serment et au konam sur un pain. La michna du nazir et du vin n'est pas selon Beit Chammai ; Beit Hillel commencent leur question.
30b19 segments · 29 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 30b - Érouv du nazir, de la terouma, et tente jetée
Beit Hillel achèvent leur question : Beit Chammai admettent l'érouv d'un adulte pour Yom Kippour, parce que la veille le repas lui convenait encore. Ils refusent le vin du nazir et la terouma de l'Israël, qui ne leur ont jamais convenu tant qu'il faisait jour. Hanania, selon Beit Chammai, n'admet l'érouv que si le lit et tous les ustensiles sont sur place : de là la baraita des habits noirs et blancs. Soumkhos ne conteste que la terouma : le nazir peut faire dénouer son vœu, la terouma retombe au tevel, et un chevout s'applique déjà à bein hachemachot. La mesure " selon l'homme " est la sienne, indulgence pour le malade et le vieillard ; l'avis du glouton est annulé. Un kohen dépose son érouv dans un beit haperas, que l'on peut traverser en soufflant. Rabbi Yehouda l'étend au cimetière, si un ohel zarouk porte le nom de tente. Rabbi et Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda en débattent.
31a12 segments · 16 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 31a - Terouma sur une tombe, et aliments de l'érouv
La baraita de Rabbi Yehouda, ouverte à la fin de 30b, permet un érouv de terouma pure sur une tombe, pour un kohen pur : il y va dans une chida, une teiva ou un migdal. La Guemara écarte l'impureté, aliment non houkhshar ou pain pétri au jus de fruits, rapporté sur le bord d'un vase de bois plat, trop mince pour faire tente. Les Sages interdisent quand même : on n'acquiert pas sa résidence au moyen d'une chose dont la jouissance est interdite. Rava place le débat sur l'érouv fait pour une chose facultative. Rav Yossef le place sur l'intérêt à garder le repas une fois l'érouv acquis. La michna suivante liste les aliments valables, et le demai est tenu pour convenable par le moyen de l'abandon des biens.
31b20 segments · 21 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 31b - Demai, dîmes de l'érouv, envoi par un incapable
Le daf achève la citation du demai : on nourrit aussi l'akhsanya, et Beit Hillel permet de nourrir les pauvres. La michna des aliments de l'érouv est ensuite serrée cas par cas. La première dîme prise dans les épis est exempte de terouma gedola ; prise dans le tas, elle y reste tenue. Le cinquième impayé n'empêche pas le rachat, le tevel rabbinique reste exclu, et un rachat irrégulier, asimon ou fonds, ne vaut pas. La michna suivante refuse l'érouv de techum envoyé par un sourd-muet, un dément, un mineur ou un Kouti, sauf si un autre le reçoit sous le regard du mandant, avec la présomption que l'envoyé accomplit sa mission. Rav Nahman refuse cette présomption dans une loi de la Tora.
32a16 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 32a - La présomption que l'envoyé accomplit sa mission
Le daf poursuit la phrase de Rav Nahman ouverte en 31b. Dans une chose des scribes, on s'appuie sur la présomption que l'envoyé accomplit sa mission. Rav Sheshet maintient cette présomption dans une chose de la Tora comme dans une chose des scribes. Il l'appuie sur le 'hadach permis aux éloignés dès midi, sur la femme qui mange des kodachim le soir après avoir déposé l'argent de ses nids, et sur les figues qu'un maître dîme pour le cueilleur. Rav Nahman ramène chaque cas à une présomption particulière : le tribunal, le tribunal des kohanim, le haver. Rabbi et Rabban Chimon ben Gamliel divergent ensuite sur le prélèvement hors du moukaf, et Ravina départage les deux clauses de la baraita.
32b10 segments · 16 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 32b - L'érouv dans l'arbre : hauteur, chevout, ibour
Le daf achève la discussion des figues. Rabbi préfère qu'un haver prélève hors du moukaf plutôt que de laisser un am haaretz manger du tevel. Rabban Chimon ben Gamliel refuse même cet interdit léger. La michna enseigne ensuite : un érouv placé dans un arbre au-dessus de dix tefahim ne vaut pas, au-dessous de dix il vaut, et dans une fosse il vaut même à cent coudées. La Guemara situe l'arbre dans le domaine public, la chevita en bas, et la michna selon Rabbi : un chevout n'est pas décrété entre les soleils. Rava limite cela à l'arbre hors de l'ibour de la ville. Dans l'ibour, la ville est comme remplie. Rav Its'hak fils de Rav Mecharcheya ouvre la réponse : l'arbre penche hors des quatre coudées.
33a8 segments · 21 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 33a - L'arbre qui se redresse, et la corbeille
Le daf achève la réponse de Rav Its'hak fils de Rav Mecharcheya : l'arbre penche hors des quatre coudées, l'homme fixe sa chevita au tronc, puis la ramure se redresse, d'où le haut et le bas. On objecte qu'il pourrait rapporter l'érouv par le haut de l'arbre. La réponse : le public s'épaule sur la pente basse, qui devient un domaine public, comme la colonne de neuf d'Oula. La Guemara cite ensuite la baraita de Rabbi et des Sages : dans l'arbre, au-dessous de dix l'érouv vaut et il est interdit de le prendre ; dans une corbeille, même au-dessus de dix, Rabbi le valide. Les Sages visent le début, sinon on leur ferait dire que les côtés de l'arbre sont interdits. Ravina départage : le début, l'arbre a quatre de large ; la fin, il n'en a pas, et la corbeille le complète à quatre.
33b9 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 33b - La poutre, le tarskal, et la corbeille qu'on incline
Le daf poursuit Ravina : Rabbi tient comme Rabbi Meir, on creuse pour compléter la largeur à quatre, et comme Rabbi Yehouda, au-dessus de dix l'érouv doit reposer sur un endroit de quatre. La baraita de la poutre fichée dans le domaine public se relit ainsi : à dix de haut le sommet doit avoir quatre ; en dessous, cette largeur n'est pas exigée, car ce qui est saisi dans l'air compte comme posé au sol. Cet avis s'écarte de Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda : le tarskal entoure le roseau et les cloisons redescendent, la corbeille n'entoure pas l'arbre. Rabbi Yirmeya ouvre une autre voie, on incline la corbeille jusque dans les dix. Rav bar Chava objecte, depuis la michna des deux jours, qu'il faut vraiment conduire l'érouv au bout des deux mille.
34a7 segments · 13 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 34a - Conduire l'erouv : mur, migdal et fosse
Le daf reprend l'objection : si l'on peut apporter l'erouv, pourquoi exiger qu'il soit vraiment conduit au lieu de la résidence ? Rabbi Zeira répond par un décret, à cause d'une fête qui tombe après le Chabbat : ce jour-là le transport est impossible, et le puisque (ho'il) ne joue pas. Une baraita oppose le mur, quand on réside dans le domaine public, et le sommet du pigeonnier ou du migdal, selon que l'erouv est au-dessus ou en dessous de dix tefahim. Incliner le migdal pour ramener l'erouv dans les dix se heurte à deux réponses : Rabbi Yirmeya parle d'un migdal cloué, Rava d'un migdal long dont le sommet sort des quatre coudées. Sans fenêtre ni corde, on ne tire pas non plus l'erouv par l'intérieur. La page s'achève sur la michna de la fosse, même profonde de cent coudées : dans quel domaine se tient-elle ?
34b18 segments · 24 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 34b - Fosse, roseau et clef du migdal
La page achève la michna de la fosse. Dans un domaine privé, le domaine descend avec elle : le cas enseigné est une fosse dans une karmelit, l'homme résidant au bord, selon Rabbi, qui ne décrète pas le chevout au crépuscule. La michna du roseau ou du pieu, détaché et fiché, même à cent coudées, oppose Rav Hisda, qui partage la michna entre Rabbi et les Sages, et Ravina, pour qui le tout est Rabbi : on craint de couper le roseau tendre. Rav Nahman fait tasser des roseaux encore tendres pour s'asseoir ; les roseaux durcis restent comme l'arbre. La michna du migdal à la clef perdue suit Rabbi Meir, qui ouvre une brèche, dans la limite des briques sans mortier et du jour de fête. La page s'arrête sur la baraita : clef perdue en ville ou dans le champ.
35a20 segments · 27 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Clef du migdal, et erouv perdu avant la nuit
La page achève la michna du migdal fermé à clef perdue. Le jour de fête, l'erouv tient. Le Chabbat, on ne démolit pas : l'erouv tombe, sauf si la clef retrouvée en ville peut revenir par les toits, les cours et les karpefot, selon Rabbi Chimon. Rabba et Rav Yossef lisent un migdal de bois, ustensile ou tente. Abaye écarte cette preuve par l'impureté du zav, puis, avec Rava, établit une serrure liée par une courroie : le couteau se déplace selon Rabbi Yossi, non selon Rabbi Nehemia. La michna suivante fixe l'heure : roulé hors du tehoum, enseveli, brûlé, ou terouma devenue impure, tant qu'il fait jour l'erouv est nul, après la nuit il tient. En cas de doute, Rabbi Meir et Rabbi Yehouda font de l'homme un conducteur d'âne et de chameau ; Rabbi Yossi et Rabbi Chimon valident l'erouv douteux, sur le témoignage d'Avtolmos.
35b13 segments · 19 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Doute d'erouv : force de Rabbi Yossi et de Rabbi Meir
La page reprend la michna de l'erouv brûlé et de la terouma devenue impure. Brûlé montre la force de Rabbi Yossi : même disparu, l'erouv douteux reste valable. Terouma devenue impure montre la force de Rabbi Meir : il est rigoureux alors que l'erouv est encore là, et qu'on pourrait suivre sa hazaka de pureté. Pour une touma légère, rabbinique, Rabbi Meir déclare le doute pur. Il tient donc que les tehoumin sont de la Tora. On lui oppose la mesure qui perce les montagnes, puis celui qui touche un homme la nuit. Rabbi Yirmeya place un sheretz sur la terouma pendant tout le crépuscule. Rabba et Rav Yossef posent deux groupes de témoins.
36a18 segments · 35 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 36a : Hazaka, erouv douteux, et l'heure où l'erouv s'acquiert
Rava lève la contradiction de Rabbi Meir : la nuit, deux hazakot allègent ; pour la terouma de la michna, une seule hazaka ne suffit pas face aux témoins. Rabbi Yossi, rigoureux sur un doute d'immersion et souple sur l'erouv, reçoit trois réponses : l'impureté a un fondement dans la Tora, l'avis souple est celui d'Avtolmos, ou la hazaka de l'impur ne va que vers la rigueur. Une baraita distingue le doute sur l'heure, qui laisse l'erouv valable, et le doute dès l'origine. Deux pains, le pur où qu'il soit, ne font pas un repas apte tant qu'il fait jour. Un pain houlin aujourd'hui et hekdesh demain reste houlin au crépuscule ; l'inverse reste consacré. La cruche de tevoul yom enseigne que la fin du jour acquiert l'erouv.
37b21 segments · 26 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 37b - Bérera : Rabbi Yossi, l'erouv de l'année, le vin des Koutim
Le daf poursuit la berera, la désignation qui ne se clarifie qu'après coup. On aligne Rabbi Yossi : le fagot de légumes et le sela de la bourse sont inversés devant le vin des Koutim, et la fin de la baraita du rachat force cette inversion. Rava demande quel tanna refuse la berera même pour une loi derabbanan. La baraita des cinq hommes, puis celle de l'erouv pour toute l'année, mènent à Rabbi Chimon. Rav Yossef tient la berera en bloc, deoraita comme derabbanan. Rava la maintient chez Rabbi Chimon et explique le vin par les prémices dont le reste doit être reconnaissable. Abaye objecte avec deux grenades et le tas. Une autre lecture renvoie à la crainte que l'outre se fende.
38a15 segments · 28 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 38a - Deux érouvin entre Yom tov et Chabbat
La page s'ouvre sur la fin du débat de l'outre : les Sages craignent qu'elle se fende et que l'on ait bu du tevel rétroactivement. Rabbi Meïr renvoie l'examen au moment où elle se fendrait. La michna nouvelle porte sur un Yom tov attenant au Chabbat, avant ou après. Rabbi Eliezer permet deux érouvin, un par jour, vers des directions différentes, parce qu'il tient ces jours pour deux kédoushot. Les Sages exigent une seule direction pour les deux jours, ou un érouv pour les deux jours ensemble. La Guemara montre que leurs deux phrases disent la même chose, puis déroule l'analogie du jour unique qu'on ne partage pas entre nord et sud. Rabbi Eliezer répond par les deux kédoushot. Les Sages restent dans le doute et serrent des deux côtés. Leur dernière objection, l'érouv qu'on ne pose pas d'abord le Yom tov pour le Chabbat, est renvoyée par Rabbi Eliezer à l'interdit de hakhana.
38b22 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 38b - Hamor gamal, hakhana, et l'achat de l'erouv
Le daf s'ouvre sur le hamor gamal : dans le doute des Sages, l'homme ne marche que dans les deux mille amot permises selon les deux lectures. Rav fixe la halakha comme quatre anciens, selon Rabbi Eliezer, deux kedoushot, et la Guemara inverse pour cela la baraita de Rabban Chimon ben Gamliel et de Rabbi Yichmael. Rav Hisda, après la mort de Rav Houna, oppose à ce psak l'œuf que Rav interdit d'un jour saint à l'autre. Rabba répond par la hakhana : préparer un jour saint pour l'autre. Abaye teste cette réponse sur l'erouv porté d'un jour à l'autre, sur le lagin, sur deux erouvin éloignés, et sur l'erouv des pieds. Rabba répond par l'achat au début du Chabbat, par le repas déjà propre dans la journée, par des pains posés à mille amot, et par le silence de celui qui est éveillé.
39a13 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Marche vers le bain, même pain, deux jours de Roch Hachana
La page répond à la baraita qui interdit de se promener vers le bain à la fin du jour saint. Rabba ne se rétracte pas : là, la chose est manifeste ; pour l'erouv, elle ne l'est pas. Un savant a été entraîné par son enseignement, un am ha-arets cherche son âne. La Guemara reprend la règle de Rav Yehouda : pieds et pain, d'un jour à l'autre. Passer des pieds au pain est interdit, car nommer un erouv ce jour-là est une hakhana. Chmouel exige le même pain. Rav Ashi le lit dans la michna. Les Rabbins y voient un conseil. La michna de Rabbi Yehouda ouvre ensuite les deux jours de Roch Hachana : deux erouvin conditionnels, une condition sur la corbeille de tevel, un œuf pondu le premier jour. Rav identifie ceux qui refusent : Rabbi Yossi. Pour lui, les deux jours sont une seule kedousha, dès lors que des témoins venus après la minha rendent les deux jours saints.
39b12 segments · 22 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 39b - Corbeille de tevel, œuf, et cerf des galouyot
Les Rabbins répondent à Rabbi Yossi : quand les témoins arrivent après la minha, on achève le jour en kedousha pour qu'une autre année on ne méprise pas le 30, et selon la Torah ce premier jour est hol. Rabbi Yehouda enseigne trois cas, l'erouv, la corbeille de tevel et l'œuf, parce que chacun porterait, seul, à dire qu'il convient aux Rabbins. La baraita donne la condition sur deux corbeilles ; Rabbi Yossi l'interdit, même pour les deux jours saints des galouyot. Un cerf chassé le premier jour et abattu le second divise Rav Nahman et Rav Hisda, qui mangent, et Rav Chechet, qui s'abstient, jusqu'à la source où Rabbi Yossi convient : deux kedoushot, et l'attente bekdei che-ya'assou.
40a17 segments · 16 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 40a - Tehoum, navets, myrte, et Roch Hodech dans la tefila
Ameimar relit le cerf du rech galouta : il est venu de hors du tehoum le jour même. Rav Nahman et Rav Hisda en mangent, car ce qui vient pour un Israël est permis à un autre ; Rav Chechet s'abstient, car tout ce qui arrive là-bas vise tous les rabbins. À Mehoza, Rava permet des navets flétris, arrachés la veille, puis les interdit quand les apports grossissent. Pour le myrte coupé le second yom tov, il exige bekdei che-ya'assou. La michna de Rabbi Dossa ouvre ensuite la question : mentionne-t-on Roch Hodech à Roch Hachana, et la divergence porte sur la condition ; Beit Chammai compte dix berakhot.
40b19 segments · 26 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 40b - Kolel de Roch Hodech, un zikaron, et le zman
Rabbi Zeira : Roch Hodech s'inclut dans la berakha du jour à chaharit et à arvit, donc aussi dans les moussafin, sans berakha à part. Une baraita oppose Beit Chammai, qui compte huit berakhot quand Roch Hodech tombe un Chabbat, et le kolel lui-même divise les tanaim sur la place de yaale veyavo. Rav Hisda et Rabba concluent : un seul zikaron couvre Roch Hachana et Roch Hodech. Rabba ouvre ensuite le zman (cheheheyanou) à Roch Hachana et à Yom ha-Kippourim : la halakha est de le dire, même au marché. Le daf amorce enfin le jeûne d'un élève la veille de Chabbat.
41a12 segments · 24 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 41a - Compléter le jeûne du 9 Av quand il tombe un vendredi
Suite de la baraita ouverte par Rava en 40b. Quand le 9 Av, ou sa veille, tombe un Chabbat, on mange à satiété, jusqu'au festin de Chelomo en son temps. Quand le 9 Av tombe un vendredi, on apporte un kebeitsa pour ne pas entrer dans le Chabbat en état de me'ouneh. Rabbi Akiva le montre à ses élèves. Rabbi Yossi exige de compléter le jeûne, et Oula tranche comme lui. La michna de Taanit, Rabban Gamliel et la baraita d'après sa mort tirent dans l'autre sens. Ravina sépare la veille d'un yom tov rabbinique et la veille de Chabbat. Rav Yossef, rappelé par Abaye, rapporte que les Sages disent de compléter : la portée exacte s'ouvre ici et continue en 41b.

Perek 4 Mi CheHotsiouhou — Celui qu'on a fait sortir malgré lui · 20 amudim

41b30 segments · 38 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 41b - Achever le jeûne, et celui qu'on a sorti du tehoum
La page ferme la sougya du 9 Av un vendredi. Rabba a interrogé Rav Yehouda et Rav Houna sans réponse : c'était avant qu'ils entendent Rav. Ensuite Mar Zoutra expose au nom de Rav Houna : on jeûne et on complète. Le chapitre Bekhol me'arvin s'achève. La michna suivante : celui que des non-Juifs ou un roua'h ra'a ont fait sortir du tehoum n'a que quatre amot, sauf si on le ramène. Dans une ville close, un dir, un sahar ou un bateau, Rabban Gamliel et Rabbi Elazar ben Azarya lui donnent tout l'espace ; Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiva, quatre amot. Chemouel traite celui qui est sorti de son gré. Rabba permet de quitter les quatre amot pour la dignité des créatures. Rav Pappa : des fruits revenus, même de propos délibéré, n'ont pas perdu leur place, car ils sont contraints.
42b21 segments · 30 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 42b - Mesure au milieu de la ville, dir, sahar et bateau
La page ouvre sur la baraïta invoquée pour Chemouel. On mesure les deux mille amot depuis l'erouv ; la mesure s'arrête au milieu d'une ville. On porte dans toute la ville, sans franchir le tehoum à pied. La Guemara demande si ce port est un jet. Rav Houna répond : une traction (meshikha), de l'extérieur vers l'intérieur. Il limite ensuite à la moitié d'une cour. Rav Nahman : au bord du toit, Rav Houna accorde le jet dans toute la maison, car le toit frappe et marque la limite. Rav Houna fils de Rav Natan aligne Chemouel et Rav Houna sur la michna du dir et du sahar ; la Guemara écarte le rapprochement. Halakha : Rav comme Rabban Gamliel pour le dir, le sahar et le bateau ; Chemouel, pour le bateau seul. Rabba : chevita dans l'air des cloisons avant le jour. Rabbi Zeira : le bateau déplace l'homme d'un bout de quatre amot à l'autre.
43a19 segments · 21 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 43a - Bateau en marche, bateau à l'arrêt, tehoumin au-dessus de dix
Rabbi Zeira achève : les cloisons du bateau sont faites pour repousser l'eau, elles ne font pas du bateau quatre amot. Rabba : en marche, tout le monde permet d'en parcourir le tout ; la divergence porte sur le bateau à l'arrêt. La michna, par le mot ils ont voulu et par le modèle du dir et du sahar, et la baraïta de Hanania, le soir, fixent ce partage : Rabban Gamliel pour le bateau, Rabbi Akiva pour le dir et le sahar. Rav Hanania demande s'il y a des tehoumin au-dessus de dix. Le pilier large de quatre suit le sol. Le pilier étroit, le saut et le bateau restent ouverts. Pelandarsin et le port se lisent dans le rakak, eau de moins de dix. Les sept enseignements partis de Soura le matin et arrivés à Poumbedita le soir ne prouvent rien sur Eliyahou : ce peut être Yosef le ched, qui ne garde pas le Chabbat.
43b19 segments · 16 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 43b - Vin du nazir, chefoferet, cloison d'hommes
La baraïta du nazir pour le jour où vient ben David se poursuit : le vin est permis le Chabbat et le Yom Tov, interdit en semaine. La Guemara demande si cette permission prouve des tehoumin au-dessus de dix. Eliyahou précède ben David ; il ne vient pas la veille du Chabbat, à cause du torah ; ben David, lui, peut venir. Le dimanche ne tranche pas : le tanna doute, et il tient le-humra. Conclusion : le vœu est fait le jour même du Chabbat ou du Yom Tov ; ce jour-là seulement, le vin est permis. La page passe à la chefoferet de Rabban Gamliel, puis à la mesure d'un vallon, d'un palmier et de l'ombre d'une tombe. Nehemia, absorbé par l'enseignement, sort du tehoum. Rav Nahman : une cloison d'hommes, et il entre. Rav Hisda demande si la question est la halakha de Rabban Gamliel, lorsque les hommes suffisent.
44a15 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 44a - Deux amot sans cloison, tente provisoire et paroi de soucca
Suite de Nehemia, sorti du tehoum. La question de Rav Hisda porte sur le cas où les hommes ne remplissent pas l'intervalle : la halakha suit-elle Rabbi Eliezer, qui laisse rentrer celui qui n'a dépassé que de deux amot ? Le mot " qu'il entre " le confirme : le dernier trajet se fait sans cloison. Rav Nahman bar Yitshak objecte à Rava, à partir de la soucca dont la paroi est tombée : on ne dresse pas une tente provisoire (ohel arai) le Yom Tov, et encore moins le Chabbat. Une autre baraïta permet de faire de son prochain une paroi. Après deux essais, la Guemara tranche selon les Rabbins : la troisième paroi crée la tente et reste interdite ; la quatrième n'est qu'un ajout, et elle est permise.
44b16 segments · 24 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 44b - Cloison d'hommes, et celui qui sort avec autorisation
La page achève la cloison d'hommes. Homme face à homme se résout par la connaissance : le-da'at, celui qui sait qu'il sert de cloison, la troisième paroi est interdite ; shelo mi-da'at, il l'ignore, et c'est permis. Chemouel fait fouetter des gens de noce ; Rava interdit, le Chabbat suivant, de refaire entrer les outres de Mehoza. Puis la michna : qui est sorti avec autorisation, et à qui l'on dit que l'acte est déjà fait, à deux mille amot dans chaque direction. Rabba et Rav Chimi bar Hiya divergent sur l'enclave des tehoumin. Abaye objecte par la grotte ; Rabba distingue une chevita fixée dans des cloisons avant le Chabbat.
45a27 segments · 30 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 45à - Enclave des tehoumin, armes du Chabbat, et celui qui dort en chemin
Abaye achève l'objection à Rabba : Rabbi Eliezer, l'homme au milieu de ses quatre amot, fait entrer celui qui n'est sorti que de deux amot, et retient celui qui est sorti de trois. L'enclave des tehoumin compte. Les Sages ne la refusent à Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative ; pour une mitsva ils la lui accordent. Le Roch laisse Rabba sous l'objection et suit Rav Chimi bar Hiya. Puis la page règle le retour de ceux qui sauvent, le siège du Chabbat, la ville-frontière, et deux michnayot : celui qui découvre la ville sans l'avoir voulu, et celui qui s'endort en chemin.
45b22 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 45b - Quatre amot partagées, et la chevita des objets sans maître
La michna achève le cas de ceux qui dorment hors du tehoum. Deux hommes mangent dans les amot communes, sans faire sortir un objet des amot de l'un vers celles de l'autre. Trois hommes : le milieu, enclavé, se sert avec chacun ; les deux extérieurs sont interdits entre eux. Rabbi Chimon compare cela à trois cours. La guemara demande si Rabbi Yo'hanan ben Nouri tient que les objets sans maître acquièrent une chevita. La pluie, les puits, puis l'océan et les nuages mènent la question, et laissent ouverte celle des tehoumin au-dessus de dix.
46a20 segments · 19 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 46à - L'eau qui bouge, et la halakha comme celui qui allège dans l'erouv
La guemara achève l'eau des nuages. Si elle avait été absorbée et absente, à plus forte raison elle serait du nolad, interdite même à déplacer sur place. La réponse : l'eau des nuages et de l'océan se déplace sans cesse, comme les fleuves et les sources, et suit les pieds de tout homme. Rabbi Yehoshoua ben Levi tranche deux fois : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, et la halakha est comme celui qui allège dans l'erouv. Les deux formules servent : l'une garde la kola de l'homme endormi et écarte la houmera des ustensiles de hefker ; l'autre couvre un yahid face aux rabim. Hors du deuil, même dans une règle des Sages, on distingue un seul face à un seul et un seul face à plusieurs.
46b16 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 46b - Cours où tehoum, et comment trancher entre les tannaim
Rav Papa et Rav Achi disent pourquoi Rabbi Yehoshoua ben Levi à posé les deux formules : la halakha comme celui qui allège dans l'erouv, et la halakha comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. La première pourrait ne viser que les erouv de cours, où seulement les restes d'un erouv. On sépare cours et tehoum : le tehoum peut être un tort, il faut l'accord de l'homme ; la cour est un gain, on la fait hors de sa présence. Viennent ensuite les klalim : Rabbi Akiva face à un collègue, Rabbi Yossi face à ses collègues, Rabbi face à un collègue, puis la chaîne Meir, Yehouda, Yossi, Chimon. Meir face à Chimon reste en teikou. Rav Mecharchia refuse d'appliquer ces principes partout. Trois cours ne suffisent pas à les abattre : un psak dit en clair prime. La ville d'un yahid et la ville de rabim ouvrent la suite, et Rabbi Chimon commence.
47a26 segments · 44 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 47à - Les klalim face à un psak dit en clair
La page poursuit l'essai ouvert en 46b : les klalim de psak tiennent-ils seuls ? Rabbi Chimon achève la michna de la ville de rabim devenue ville d'un yahid : trois cours de deux maisons suffisent à laisser dehors, la où Rabbi Yehouda exige cinquante habitations. Rav tranche comme Rabbi Chimon. La guemara objecte le klal qui donne Rabbi Yehouda, puis repousse l'objection : un psak dit en clair reste local. Même mouvement pour l'absent qui interdit la cour, puis pour l'erouv aux pieds, où Rav répété un psak que le klal donnait déjà. Viennent les trois mois de la yevama et des autres femmes, le psak de Rabbi Yo'hanan comme Rabbi Yossi, et l'ouverture de la baraita sur la foire des nokhrim et le kohen, qui continue en 47b.
47b17 segments · 27 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 47b - Sortir étudier, et la chevita des objets du nokhri
La page achève la baraita du kohen. Rabbi Yossi permet de se rendre impur pour étudier même quand un maître se trouve au pays, parce qu'un homme ne mérite pas d'apprendre de chacun. Yossef le kohen est allé auprès de son maître à Sidon. Rabbi Yo'hanan tranche comme Rabbi Yossi. Abaye expliqué ce psak dans une baraita, puis la guemara fixe le sens des klalim : ils ne sont pas les paroles de tous, car Rav ne les tient pas. S'ouvre alors la chevita des objets du nokhri. Chmouel dit qu'ils n'acquièrent pas de résidence de Chabbat. La baraita de Rabbi Chimon ben Elazar montre que Rabbi Yo'hanan ben Nouri, lui, le tient, et Rabbi Yo'hanan pose une gezeira à cause du propriétaire d'Israël. Les béliers amenés à Mavrakhta obligent Rava à se reprendre : on les vend aux gens du lieu, car toute la ville compte pour eux comme quatre coudées. La page s'arrête sur le herem, la fosse d'eau entre deux tehoumim de Chabbat.
48a25 segments · 19 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 48à - Cloison sur l'eau, et les quatre coudées
La page achève la fosse d'eau entre deux tehoumim de Chabbat. Rabbi Hiyya exige une cloison de fer. Rabbi Yossi bar Rabbi Hanina en sourit. La Guemara écarte plusieurs motifs et retient le kal : les Hakhamim ont allégé pour l'eau, comme Rav l'a dit à Rabbi Tavlà pour une cloison suspendue. S'ouvre ensuite la michna de celui qui n'a que quatre coudées. Rava y voit huit sur huit pour la marche, et quatre coudées pour déplacer un objet. La mesure vient de "Demeurez chacun à sa place" : trois coudées de corps et une de plus, à la coudée de la personne, sauf le nain des membres. La fin compare deux ou trois personnes dont les coudées se recouvrent à trois cours qui erouvent avec celle du milieu.
48b9 segments · 10 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 48b - Deux maisons, et un domaine qui sert à deux
Suite de Rav Chechet : l'erouv des deux cours extérieures est au milieu, mais dans deux maisons, et elles ne se joignent pas. La Guemara demande si cela suit Beit Chammai. Beit Hillel aussi refusent deux maisons, ils ne valident deux récipients que dans une seule maison. Rav Aha, fils de Rav Avya, objecte à Rav Yehouda la chelihout, et à Rav Chechet les cinq résidents. Rav Achi répond par le guiloui daat, puis par les diourin pour alléger seulement. Rav, au nom de Rav Yehouda, attribue la michna à Rabbi Chimon. Les Hakhamim disent : un domaine sert à deux domaines, deux domaines ne servent pas à un domaine.
49a25 segments · 32 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 49à - Trois cours interdites, la ruelle habitée, kinyan où dira
Chmouel répond à Rav : même ceci sont les paroles de Rabbi Chimon, mais les Hakhamim disent que les trois cours sont interdites. Une beraita alignée sur Rav Yehouda selon Chmouel décrit deux cours extérieures qui apportent leur repas dans celle du milieu et y ramènent le reste. Chmouel enchaîne sa règle de la cour ouverte sur deux ruelles : l'habitude (regilout), le retrait vers la ruelle non habitée, et la contrainte sur la mesure de Sedom. Puis celui qui est pointilleux sur son erouv, et celui qui le divise en deux récipients. Chmouel fonde l'erouv sur le kinyan, Rabba sur la dira. La différence pratique porte sur le récipient et sur moins d'une perouta.
49b14 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 49b - Le mineur, puis la chevita sous l'arbre
Le daf ouvre sur la dernière différence entre Chmouel et Rabba : le mineur. Abaye objecte, par la beraita des cinq qui ont collecte leur erouv, et Rabba répond que celui qui porte agit en chalia'h de tous. Rav tranche la halakha comme Rabbi Chimon pour les trois cours. La michna passe au voyageur surpris par la nuit : sous l'arbre, il n'a rien dit ; au tronc, il marche quatre mille coudées. Les deux mille sont rondes selon Rabbi Hanina ben Antignos, carrées selon les Hakhamim. Le pauvre erouve avec ses pieds. Rav lui refuse même le dessous de l'arbre ; Chmouel le lui laisse, et ce dessous devient hamar gamal.
50a15 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 50à - Deux raisons de Rav, et ce qui ne vaut pas l'un après l'autre
Rabba expliqué pourquoi, selon Rav, celui qui dit "ma chevita est sous l'arbre" n'acquiert rien. Première version : il n'a pas précisé quelles quatre coudées. Deuxième version : ce qui ne peut pas se faire l'un après l'autre ne peut pas se faire d'un seul coup. La différence apparaît s'il dit "quatre coudées parmi huit". Abaye met ensuite le principe à l'épreuve sur la dîme du grain, la dîme du bétail, et la toda abattue sur quatre-vingts pains.
50b16 segments · 23 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 50b - La chevita reconnaissable, le lieu délimité, deux erouvin
Le daf ferme d'abord les quatre-vingts pains de la toda : Rabbi Yo'hanan y lit un grand korban, et quarante pains ne sont pas consacrés. La sougya revient ensuite à celui qui dit "ma chevita est sous l'arbre". Abaye réserve l'avis de Rav à un dessous de douze coudées ; Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, le ramène à huit, car à sept la coudée du milieu fait reconnaître une partie de la maison. Une beraita comme Rav exige un lieu délimité, tell où vallée, jusqu'à un beit seatayim. Une beraita comme Chmouel traité deux erouvin opposés : on marche selon la rigueur des deux, et Rav, qui a rang de tanna, peut diverger.
51a18 segments · 19 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 51à - Le tronc à portée de course, les deux mille coudées, le cercle et le carré
Rava limite la chevita au tronc : il faut pouvoir l'atteindre en courant avant la nuit. Abaye objecte la formule "il à fait nuit pour lui" ; la Guemara sépare la maison, hors d'atteinte, et le tronc, encore accessible. Rabba fixe leur chevita sous un palmier reconnaissable, et Rav Yossef, qui ne le connaît pas, s'en remet à lui. Rav Hisda fait sortir les deux mille coudées d'une chaîne de gezera shava, du mot "lieu" jusqu'au migrash des leviim. Rabbi Hanina ben Antigenos mesure un cercle ; les sages, un carré. Rabbi Aha bar Yaakov ne rend passible le transport de quatre coudées qu'avec leur diagonale.
51b14 segments · 31 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 51b - Pauvre et riche : erouv des pieds où erouv de pain
Rav Nahman achève sa lecture : les sages n'ont allégé que le pauvre pour "à ma place" ; Rabbi Yehouda tient que l'essentiel de l'erouv est les pieds, pour le pauvre comme pour le riche, et que "en tel lieu" reste refusé au riche. Rav Hisda inverse la dispute : elle porte sur "en tel lieu", et "à ma place" vaut pour tous, parce que l'essentiel est les pieds. Une beraita tranche comme Rav Nahman. Rav Ashi et Rav Houna lisent la michna de celui qu'on a fait revenir : deux maisons, deux tehoumim ; sorti sur la route, il est pauvre, les autres restent riches. Rav fixe la halakha selon Rabbi Yehouda. La page s'ouvre sur le trajet de Rabba bar Rav Hanan, d'Artibena à Pumbedita.

Perek 5 Keitsad — Comment on mesure les limites d'une ville · 15 amudim

53a24 segments · 29 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 53a - Étendre la ville, et la langue qui garde la Torah
La michna achève la mesure du tehoum : ponts et nefachot habités, on sort la mesure en face d'eux, puis on rend la ville carrée pour gagner les angles. Rav et Shmouel lisent me'abberin avec un ayin ou avec un alef, puis appliquent le même geste à Makhpela, Amrafel et le roi nouveau d'Égypte. Rabbi Yo'hanan raconte ce qu'il a appris chez Rabbi Ochaya Beribbi, compare le cœur des premiers à l'ouverture de l'Oulam, et la Guemara explique pourquoi la Torah des gens de Yehuda s'est maintenue : langue précise et siman, un seul maître, traité dévoilé.
54b25 segments · 20 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 54b - La Torah qu'on retrouve, et l'ordre pour l'enseigner
Le daf poursuit l'éloge de la Torah. Le figuier, la biche et le sein disent la même chose : chaque reprise donne un goût nouveau. Les cavaliers d'ânes blancs sont les disciples qui rendent la Torah claire comme midi, qui jugent un jugement vrai, et qui vont du verset à la michna puis au Talmud. Rav Chizvi et Rav Chechet lisent le verset du chasseur ; Rav Dimi et Rav Houna en tirent la règle : revoir peu à peu, sinon l'étude s'envole. La beraita décrit l'ordre par lequel Moché a transmis la Torah orale, quatre auditions pour chacun. Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva en tirent le devoir du maître. Rabbi Perida, qui répète quatre cents fois, reçoit les deux récompenses. Rav Hisda, Rabbi Abahou, Rabbi Eliezer et Rava fondent la mémoire sur les signes.
55a13 segments · 24 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 55a - La Torah qu'on va chercher, et le pourtour des villes
Avdimi bar Hama bar Dosa lit le verset : si la Torah était dans les cieux, il faudrait monter après elle, et si elle était au-delà de la mer, passer après elle. Rava : on ne la trouve pas chez qui élève sa pensée au-dessus d'elle comme les cieux, ni chez qui l'élargit comme la mer. Rabbi Yo'hanan : on ne la trouve pas chez les gasei ruah, ni chez les soharanim, ni chez les tagarim. La beraita enseigne ensuite comment prolonger les villes pour le tehum de Chabbat : longue, ronde, carrée, inégale, maison en saillie, arc et gam. Rav Houna limite l'arc à moins de quatre mille coudées entre les deux têtes. La Guemara oppose sa mesure de la muraille percée, 141 coudées et un tiers. Rabba bar Oula distingue un seul côté et deux côtés.
55b23 segments · 39 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 55b - Le karpef, le vide de l'arc, et ce qui prolonge la ville
La michna donne un karpef à la ville selon Rabbi Meir, et seulement entre deux villes selon les sages. Rav Houna met un karpef de chaque côté, Hiyya bar Rav un seul pour les deux : la muraille percée et les deux villes ont, l'une et l'autre, besoin de cet enseignement. Entre le yeter et l'arc, Rabba bar Rav Houna s'arrête à deux mille coudées ; son fils va au-delà, et Abaye le suit, parce qu'on peut revenir par les maisons. La beraita dit quelles constructions entrent dans le pourtour, Rav Houna mesure les tsrifin depuis la porte, et le camp du désert reste fixe parce qu'il campe sur l'ordre de Hachem. Oula et Rabbi Yo'hanan donnent la raison du mot sur les filles des tsrifin. Rav Houna interdit au talmid 'hakham une ville sans légume.
56a11 segments · 23 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 56a - Légumes, carré du monde, et heures des tekoufot
La beraita finit sur le pain kibbar, le shekhar neuf et le légume : la Guemara sépare l'ail et les poireaux des autres légumes, et départage le radis, remède de vie ou remède de mort. Une ville en montées et descentes fait vieillir hommes et bêtes à la moitié de leurs jours. Pour mesurer le tehum, on met la ville au carré selon les quatre vents : le Chariot marque le nord, le Scorpion le sud. Rabbi Yossi, si les constellations manquent, oriente par le soleil des tekoufot, et Rav Mesharshia retire ces règles. Shmouel fixe l'heure des quatre tekoufot, l'intervalle de 91 jours et 7 heures et demie, et le dégât d'une tekoufa qui tombe en Tsedek.
56b12 segments · 22 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 56b - Mettre la ville au carré, et le quart du migrash
La beraita met la ville au carré, comme une tablette, puis met au carré ses tehoumin de Chabbat. On ne mesure pas 2000 coudées en diagonale depuis l'angle : on perdrait les coins, et le tehum au droit du mur tomberait à 1428. On pose à l'angle une tablette de 2000 sur 2000, diagonale contre diagonale, et l'on mesure 2800. Pour une ville ronde de 2000 sur 2000, la ville gagne 400 coudées à l'angle, le tehum 800, et les deux ensemble 1200. Rabbi Eliezer fils de Rabbi Yossi dit que le migrash des villes des lévites, 1000 coudées, est un quart du tout. Bar Adda compte en unités de 1000 sur 1000 : 12 sur 32, puis 12 sur 36. Le quart apparaît quand la ville est ronde : le carré dépasse le cercle d'un quart, et 9 sur 36 font un quart. Abaye ouvre un second cas, une ville de 1000 sur 1000.
57a18 segments · 18 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 57a - Le quart du migrash, puis le karpef entre deux villes
Le compte du migrash, pour une ville de mille sur mille, retient quatre blocs de tehoumin et quatre blocs d'angles : huit. Huit sur vingt-quatre font un tiers. On répond que la beraita parle d'une ville ronde : on retranche le quart, il reste six, et six sur vingt-quatre font un quart. Ravina lit ce quart sur les tehoumin d'une ville carrée de deux mille. Rav Ashi le lit sur les angles seuls, et il explique le mot autour par les angles de l'autel. Rav Havivi objecte la saillie des angles. Rav Ashi répond qu'on regarde la ville comme carrée, sans y ajouter de maisons. Rav Hanilai ramène les huit cents coudées du tehum à six cent soixante-sept moins un tiers. Rav Ashi distingue l'aire du cercle et le surplus de la diagonale : une coudée de côté vaut une coudée et deux cinquièmes en diagonale. La michna donne ensuite un karpef à chaque ville selon Rabbi Meir. Les Sages ne le donnent qu'entre deux villes. Rav Houna attribue un karpef à chacune, Hiya bar Rav un seul pour les deux. La fin de la michna, soixante-dix coudées et un reste de chaque côté, va dans le sens de Rav Houna.
57b16 segments · 19 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 57b - Deux karpef, trois villages, la corde de cinquante
La clause anonyme des deux villes suit Rabbi Meir. Une ville reçoit un karpef, et deux villes en reçoivent deux, soit cent quarante et une coudées et un tiers : chacune des deux formules bloque une lecture trop courte. Trois villages meshulashin deviennent un par le village du milieu. Rav Houna le place à l'écart : on le regarde comme inséré dans l'intervalle, pourvu qu'il reste cent quarante et une coudées et un tiers de chaque côté et qu'il soit à moins de deux mille coudées des extérieurs. Rav Safra objecte le Diglat entre Akistfon et Ardeshir ; Rava montre les assises du mur à soixante-dix coudées et un reste. La michna suivante fixe la corde de cinquante coudées, tenue en face du cœur, et la façon d'englober ravin, clôture et montagne.
58a16 segments · 16 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 58a - La corde de cinquante, englober ou percer
La michna pose la condition : en englobant le ravin hors de l'axe de la ville, on ne sort pas du tehum. Si la corde de cinquante ne joint pas les lèvres, Rabbi Dostai bar Yannai, au nom de Rabbi Meir, rapporte qu'on perce les montagnes. La Guemara apprend cette corde du verset de la cour, " cinquante par cinquante " : plus courte, on la tend et la mesure augmente ; plus longue, elle plie et la mesure diminue. La corde est de fibre de palmier, le roseau sert aux portes, et Rav Yossef distingue trois cordes : magag pour la vache, netzarim pour la sota, lin pour la mesure. On englobe là où la corde passe, on perce le ravin courbe, on estime le mur peu praticable, et Shmouel réserve le perçage au cas où le fil à plomb ne descend pas en face de la lèvre.
58b13 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 58b - Fil à plomb, profondeur, pente de la montagne
Shmouel achève : si le fil à plomb descend en face de la lèvre, on mesure d'une belle mesure le sol du ravin, et la paroi verticale ne compte pas. Rav Yossef borne l'allègement, englober ou percer, à deux mille coudées de profondeur. Abaye objecte la beraita : cent coudées pour le premier tanna, deux mille pour les Autres. Une seconde version, au-delà de deux mille, se range sur le fil qui tombe d'aplomb, et Avimi fixe à quatre coudées l'écart qui sépare encore " en face " de la pente. Rava distingue la montagne qui s'élève de dix tefahim sur quatre coudées et celle qui s'élève sur cinq. Rav Houna fils de Rav Natan en rapporte une formulation plus légère : sur quatre, on estime. On ne perce pas pour la génisse à la nuque brisée ni pour les villes de refuge, mesures de la Torah. La michna suivante ne fait mesurer que par un expert, retient la marque la plus longue, et croit même l'esclave et la servante : les Sages ont institué les tehoumin pour alléger.
59a11 segments · 21 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 59a - Marque longue du tehum, eruv d'une ville qui grandit
La Guemara ouvre sur la michna de l'arpenteur. Pour l'endroit où il a allongé, oui ; pour l'endroit où il a raccourci, non ? Elle répond : dis, même pour l'endroit où il a allongé. Abaye borne l'écart : pas plus que la mesure de la ville en sa diagonale. Ravina accorde la michna et une beraita : les tehoumin sont une rigueur sur les paroles de la Torah, et ils sont d'ordre rabbinique. Puis une michna : la ville d'un seul devenue du grand nombre se réunit tout entière par un eruv ; la ville du grand nombre devenue d'un seul ne se réunit pas tout entière, sauf une part laissée dehors, comme Ir Hadasha en Judée.
59b15 segments · 18 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 59b - Une entrée, moitiés de la ville, échelle
La beraita achève le cas de la ville du grand nombre qui le demeure : si elle n'a qu'une seule entrée, on fait l'eruv de toute la ville. Rav Houna fils de Rav Yehochoua rattache au seul Rabbi Yehouda le correctif du domaine public par lehi ou kora. Rav Papa distingue la longueur, où l'on ne partage pas, et la largeur, où la première version partage ; une seconde version interdit aussi la largeur. Puis Rabbi Zeira et Abaye, à propos du tas d'ordures qui bouchait une entrée, et le statut de l'échelle : cloison en bout de ville, entrée entre deux cours.
60a21 segments · 35 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 60a - Marpesset, shiur de la ville, eruv à l'est ou à l'ouest
La Guemara achève l'enseignement de Chmouel sur la marpesset et la cour qui n'ont pas fait d'eruv ensemble : une daka de quatre tefahim retire la marpesset, lorsque celle-ci a moins de dix tefahim de haut et qu'elle est close sauf une ouverture d'au plus dix coudées. Rav Yehouda, au nom de Chmouel, maintient le statut de cloison à un mur garni d'échelles, même au-delà de dix coudées. Abaye, envoyé faire l'eruv de Kakounai, cherche quel shiur laisser : maisons vers le fleuve, fenêtres, quartiers de Mehouza, puis le grenier à paille de Poumbedita. La mesure du shiur va d'Ir Hadasha, cinquante habitants, à Rabbi Shimon, trois cours, puis à Rabbi Yitshak, une maison dans une cour. La michna suivante fixe la chevita selon la distance de deux mille coudées : maison ou eruv, et l'eruv déposé dans l'ibbour de la ville n'ajoute rien.
60b11 segments · 10 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 60b - Ce qu'il gagne, il le perd : tehum, ibbour et ville comme quatre coudées
La michna s'achève : l'eruv placé hors de l'ibbour fait gagner d'un côté ce qu'il fait perdre de l'autre. La Guemara cherche d'abord le cas où l'homme est à deux mille de son eruv et au-delà de sa maison. Si l'est et l'ouest se disent de la maison, la maison est entre lui et l'eruv, et ce cas ne se trouve pas. Rabbi Yitshak rapporte l'est et l'ouest au fils qui dépose l'eruv. Rava bar Rav Chila garde la maison, placée en diagonale. Puis la Guemara corrige " hors du tehum " en " hors de l'ibbour ". Une beraita opposé à la michna : une coudée hors de l'ibbour fait gagner cette coudée et perdre toute la ville, car la mesure de la ville entre dans les deux mille. La réponse distingue une mesure qui s'achève au milieu de la ville et une mesure qui s'achève à sa fin. Rabbi Idi, au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi, pose la même distinction pour celui qui mesure. Rabbi Idi appelle cela des paroles de prophétie. Rava répond que les deux cas sont enseignés : les gens d'une grande ville parcourent toute une petite ville.
61a23 segments · 21 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Grande ville et petite ville, ravin, Geder et Hamtan
Rava achève : les gens d'une petite ville ne parcourent pas toute une grande ville, parce que leur mesure de deux mille s'achève au milieu. Rabbi Idi lit les deux clauses au positif et les réserve à celui qui dépose l'eruv. Rav Nahman tient les deux leçons, l'une pour celui qui place, l'autre pour celui qui mesure, et il complète la michna. Puis une ville au bord d'un ravin ne se mesure depuis le bord que s'il y a une barrière de quatre coudées. La beraita de Geder et Hamtan reçoit trois lectures : la barrière, un décret contre les agressions, ou la forme des villes. La michna donne toute la ville de l'eruv plus deux mille. Rabbi Akiva ne donne que deux mille depuis l'eruv. Les Sages distinguent la grotte habitée. Celui qui mesure s'arrête là où ses deux mille s'achèvent.

Perek 6 HaDar — Habiter une cour avec un non-Juif · 29 amudim

61b14 segments · 26 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Ville en ruine, et la cour partagée avec le non-Juif
Chmouel distingue, dans une ville en ruine dont les murs tiennent : celui qui y a passé Chabbat parcourt toute la ville plus deux mille coudées ; celui qui y a seulement déposé son eruv n'a que deux mille depuis l'eruv. Rabbi Elazar donne les deux mille au-delà de la ville dans les deux cas. La Guemara oppose la michna de la grotte, puis une beraita sur Antioche et la grotte de Tsidkiyahou, et elle retourne la comparaison pour maintenir Rabbi Elazar. Mar Yehouda fait enfoncer l'eruv dans une synagogue ; Rava rappelle que l'on ne suit pas Rabbi Akiva en matière d'eruv. Le chapitre s'achève. La michna suivante : habiter avec un non-Juif, ou avec qui ne reconnaît pas l'eruv, interdit le transport. Rabbi Eliezer ben Yaakov n'interdit que s'il y a déjà deux Israélites. Rabban Gamliel raconte le Tsédouki de la ruelle, à Jérusalem.
62a15 segments · 14 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 62a - La cour du non-Juif : demeure, décret et location
Abaye bar Avin et Rav Hinena bar Avin partent de l'idée que Rabbi Meir tient la demeure du goy pour une demeure, et ils ne voient plus ce que tient Rabbi Eliezer ben Yaakov. Abaye renverse cette lecture : tous tiennent que cette demeure ne compte pas. Le débat porte sur un décret, de peur que l'Israélite apprenne des actes du goy. Rabbi Eliezer ben Yaakov ne l'applique qu'à deux Israélites ; Rabbi Meir l'applique même à un seul, parce que l'eruv et le bitoul reshout ne valent pas tant que le goy n'a pas loué, et le goy ne loue pas. La Guemara précise la location solide et la location fragile, puis rapporte la beraita de la cour du goy.
62b13 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 62b - Présent ou absent, et la décision à la place du maître
La Guemara accorde la beraita, qui compare la cour du goy à un enclos de bête, avec la michna, qui dit que le nokhri interdit. Présent, le nokhri interdit par décret, de peur que l'on apprenne de ses actes. Absent, il n'interdit pas, sauf s'il revient le jour même. L'Israélite interdit même absent : les Sages ont décrété, parce que sa demeure compte lorsqu'il est là. Chmouel tranche : la halakha suit Rabbi Eliezer ben Yaakov. Rav Houna parle de coutume, Rabbi Yo'hanan de pratique du peuple. Abaye demande si un disciple peut rendre cette décision à la place de son maître. Même un œuf dans le koutah, Rav Hisda s'est tu du vivant de Rav Houna. Il a tranché à Kafri, qui n'était pas la ville de son maître.
63a26 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 63a - Décider devant son maître : le couteau, l'interdit, la peine
Ce daf fixe quand un disciple peut rendre une décision du vivant de son maître. Rav Hamnouna a tranché à Harta de-Argiz pendant les années de Rav Hisda, dont il était le talmid haver, et non pendant les années de Rav Houna, son maître principal. Rava permet au tsourba me-rabbanan d'examiner le couteau pour sa propre bête, et permet d'écarter quelqu'un d'un interdit même devant le maître. Hors ce cas, devant le maître la décision est interdite et passible de mort ; hors de sa présence elle reste interdite, sans cette peine. La suite aligne les sanctions : morsure du serpent, nom de pécheur, perte de la grandeur, Sheol sans enfant. Donner tous ses dons à un seul kohen amène la famine.
63b15 segments · 8 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 63b - Yehochoua sans enfant, l'ange à Yericho, le bitoul dans le maboy
Le daf précédent a conclu que Yehochoua est allé au Sheol sans enfant, pour avoir répondu devant Moché. Ce daf cite le verset : Noun son fils, Yehochoua son fils. Après lui, aucun fils n'est compté. Rabbi Abba bar Pappa diverge : la peine vient d'une seule nuit où Yehochoua a empêché Israël de la periya u-revia, l'Arche et la Chekhina étant hors de leur place. L'ange à Yericho reprend deux manquements, le tamid du soir et l'étude de la Torah, et les mots maintenant je suis venu visent la Torah. La suite revient à l'érouv : Lahman bar Ristak refuse de louer son droit dans le maboy. Abaye fait annuler tous les droits en faveur d'un seul. Un yahid à côté d'un goy reste permis, et le bitoul de plusieurs vers un seul est une chose rare, sur laquelle les Sages n'ont pas décrété.
64a12 segments · 13 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 64a - Le goy qui ne loue pas, le sakhir, le vin et la prière
Rava refuse le bitoul d'Abaye : si un seul transporte dans le maboy, on croira que l'erouv n'est plus nécessaire, et l'on a annulé la torat erouv de cette ruelle. Faire un erouv pour mémoire, puis le proclamer, ne tient pas : les enfants n'entendront pas l'annonce. La solution retenue : un voisin se rapproche du goy, dépose un objet chez lui, et devient comme son sakhir ou son lakit ; il donne l'erouv, et cela suffit. Cinq salariés ne sont assimilés au propriétaire que pour alléger. La suite sépare le chatouy et le chikor pour la tefila, et interdit de dire d'une chemata qu'elle est belle et d'une autre qu'elle ne l'est pas. Au passage du fleuve Yofty, les deux sages se quittent sur une halakha : parler devant le roi, puis les biens du ger.
64b21 segments · 24 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 64b - Le vin, le vœu de Rabban Gamliel, et les aliments sur le chemin
La page poursuit les biens du ger : le mari, dans les biens de sa femme, une affaire qui rapporte, une trouvaille, et même l'écriture de tefillin, portent une mitsva pour que le reste demeure. Rami bar Abba dit qu'un mil de marche, ou un sommeil si court soit-il, dissipe le vin d'une reviit ; au-delà, la marche trouble et le sommeil enivre. La baraita de Rabban Gamliel, d'Akko à Keziv puis jusqu'à l'escalier de Tsour, enseigne le nom su par la ruah ha-kodech, l'interdit de passer sur les aliments, la majorité des passants, le hametz du goy après Pessa'h, la reviit de vin italien, l'ivresse qui empêche la horaa, et l'annulation du vœu seulement assis. Rav Nahman permet cette annulation même en marche : discussion de tannaïm sur l'ouverture par le regret. Là où les femmes pratiquent la sorcellerie, on passe sur les pains entiers ; les miettes, on les ramasse.
65a21 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
L'ivresse, la prière, et la clarté de l'esprit
Rav Chechet, au nom de Rabbi Elazar ben Azarya, dit pouvoir exempter le monde entier du jugement depuis la destruction du Temple : Israël est affligé et ivre, mais non de vin. La baraita maintient l'ivrogne responsable de ses actes et de ses peines, et ne l'exempte que de la prière. Rabbi Hanina réserve l'exemption totale à l'ivresse de Lot, puis lit le verset du bouclier à l'heure de l'orgueil ; Rabbi Yo'hanan lit le même verset à l'envers, et la différence passe par le sommeil que Rav Chechet confiait à son serviteur. La suite exige un esprit posé pour prier, juger et étudier. Le daf s'achève sur le vin : il fléchit comme le Créateur s'est laissé fléchir, il garde le secret des soixante-dix anciens, il console les endeuillés, il paie les méchants, et répandu comme l'eau il entre dans la bénédiction.
65b21 segments · 26 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
La coupe, les deux cours, et la location au goy
Le daf ferme d'abord la parole sur le vin : répandu dans la maison comme l'eau, il y a berakha. Rabbi Ilai reconnaît l'homme à son koso, son kiso et son kaaso, et certains ajoutent le rire. La sougya revient aux deux cours. Rav interdit l'extérieure quand un Israël et un goy sont dans l'intérieure. Rav Houna fils de Rav Yehochoua tient ensemble Rabbi Eliezer ben Yaakov et Rabbi Akiva : ils ont fait un erouv, et le goy l'annule. Puis deux questions d'auberge : louer au bailleur quand le locataire est absent, et louer le Chabbat même quand le maître goy arrive le jour même.
66a9 segments · 13 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Louer comme l'erouv, et quand on annule le droit
Rabbi Yo'hanan a approuvé la sekhira (location) prise au goy le Chabbat. Les sages de Nehardea opposent sa parole : celui qui loue est comme celui qui fait un erouv, et ils la lisent en rigueur, seulement tant qu'il fait jour. La Guemara retourne le rapprochement vers la kola (indulgence) : moins d'une perouta, même le salarié et le moissonneur, un seul loue pour les cinq de la cour. Rabbi Elazar s'étonne. Rav Chechet rattache l'étonnement à Chmouel : on n'annule un droit que là où l'on s'interdit et où l'on peut faire l'erouv. Le daf détaille les trois cas, puis demande si le goy entre dans le cas où l'on interdit sans pouvoir faire l'erouv.
66b16 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Annuler d'une cour à l'autre, et où l'erouv est déposé
Le daf achève le cas du nokhri arrive le Chabbat : ils interdisent, ils ne font pas l'erouv, ils n'annulent pas. Rav Yossef, qui a oublié son étude, se fait rappeler par Abbayé la parole de Chmouel : pas de bitoul rechout d'une cour à une cour, ni dans une houva. Rabbi Yo'hanan tient le bitoul dans les deux cas, et la Guemara montre que les deux énoncés sont requis. Abbayé limite Chmouel aux cours côte à côte. L'une dans l'autre, puisqu'elles s'interdisent, elles annulent. Rava distingue selon le lieu de l'erouv et selon celui qui a oublié : trois cas laissent les deux cours interdites, un seul laisse l'intérieure permise.
67a14 segments · 17 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Porte fermée, cloison du Chabbat, mort du nokhri
Le daf ouvre sur le dernier cas de Rava : l'erouv déposé dans l'intérieure, l'oubli dans l'extérieure. L'intérieure ferme la porte et reste permise, l'extérieure est interdite. Rav Houna fils de Rav Yehochoua objecte pour l'oubli dans l'intérieure, et Rava le renvoie aux Rabbanan : annuler envers chacun. Rav Hisda demande à Rav Chechet si l'on annule quand des nokhrim (non-Juifs) ferment deux maisons le Chabbat, puis si l'on annule quand un nokhri meurt le Chabbat. Le daf finit sur Chmouel : une ouverture de quatre sur quatre vers la bakaa empêche le nokhri d'interdire le mavoi (la ruelle).
67b19 segments · 26 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Karpef, rocher en mer, eau chaude de l'enfant
Le daf reprend l'ouverture du nokhri sur un karpef. Rabba et Rav Yossef distinguent : un goy interdit le mavoi si le karpef a la mesure de beit se'atayim, et n'interdit plus au-delà ; un Israël fait l'inverse. Rabbi Yo'hanan enseigne qu'un karpef plus grand que beit se'atayim, même non entouré pour l'habitation, reste une rechout ha-yahid de la Torah : qui y jette est passible. Rav Houna bar Hinena objecte par le rocher en mer. Rava et Rav Ashi résolvent : les Sages suspendent l'interdit de transporter vers la karmelit, afin de garder l'interdit de transporter dans tout l'enclos. Le daf finit sur l'enfant dont l'eau chaude s'est renversée : Rabba veut qu'on l'apporte de sa maison, Abaye objecte l'absence d'erouv, et Rav Yossef empêche l'objection avant l'acte, car l'interdit est rabbinique.
68a15 segments · 19 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 68a , Shevut, shituf, eau de l'enfant
Abaye compare la hazaa (aspersion) et la parole dite à un goy : deux shevut, aucun ne repousse le Chabbat. Rav Yossef distingue le shevut qui a un acte et celui qui n'en a pas : le maître n'a pas dit au goy de chauffer. Rabba bar Rav Hanan demande pourquoi le mavoi de Rabba et d'Abaye n'a ni erouv ni shituf. Le pain du panier tombe, parce qu'Abaye est makpid ; le vinaigre de la barrique est un otsar, interdit selon Beit Shammai et permis selon Beit Hillel, au fil de la berera. La michna du mort et des ouvertures montre cette divergence. Deux récits de Rava : un goy chauffe à la faveur de la mère, puis Rava annule sa cour selon Rabbi Yo'hanan, contre Chmouel.
68b18 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 68b , Bitoul en retour, et le Tsadouki du mavoi
Ravina propose à Rava de rester sur place, d'annuler sa cour pour les gens de l'enfant, puis de recevoir leur bitoul en retour, selon Rav. Rava tient ici comme Chmouel : on n'annule pas pour revenir et annuler, afin que les paroles des Sages ne deviennent pas huka ve-itlula (risée et moquerie). La Guemara cherche si Rav et Chmouel suivent les Sages et Rabbi Eliezer, ou Rabbi Meir et Rabbi Yehouda sur le shogeg et le mezid. Rav Ashi ramène la divergence à Rabbi Eliezer et aux Sages. La suite ouvre la michna du Tsadouki dans le mavoi de Jérusalem : le premier tanna le traite comme un goy, Rabban Gamliel lui donne le bitoul par la parole, et la hazaka des ustensiles ferme le retour en arrière.
69a11 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 69a , Donner son droit, puis ressortir
La Guemara cite une michna de Rabbi Meir : celui qui a donné son droit, puis qui sort un objet, par shogeg ou par mezid, interdit de nouveau le mavoi. Rav Yossef propose de lire qu'il n'interdit pas. Abaye répartit les cas selon la hazaka des habitants du mavoi. Une baraita détaille Rabbi Meir et Rabbi Yehouda, avant le don et après, puis la clause de la hazaka. Ensuite, la formule de Rabbi Yehouda " avant la nuit ", qui traite le Tsadouki comme un goy, est confrontée à la michna " avant qu'il ne sorte ". Deux réponses : corriger la leçon, ou distinguer le mumar en privé et le mumar en public. Un récit sur la humreta de-medusha montre la profanation cachée devant Rabbi Yehouda Nessia. Rav Houna définit le Israël mumar par la profanation publique du Chabbat, et Rav Nahman demande selon quel tanna.
69b21 segments · 39 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 69b : Le mumar, puis l'oubli de l'erouv
Rav Nahman achève la question laissée au 69a : selon les Sages, le statut de mumar pour toute la Torah attend l'avoda zara. Rav Nahman bar Yitzhak limite la parole de Rav Houna au bitoul reshout : garder le Chabbat au marché permet d'annuler, le profaner en public l'empêche. Rav Ashi, lui, rattache cette parole à un tanna pour qui le Chabbat a la gravité de l'avoda zara, au fil de la baraita sur les korbanot. La michna passe ensuite à l'habitant qui a oublié l'erouv : sa maison et la cour, le don du droit, l'oreah, les deux qui ont oublié, l'heure du don, et la sortie après le don selon Rabbi Meir et Rabbi Yehouda.
70a21 segments · 27 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 70a : Annuler vers chacun, et l'héritier
La Guemara achève la clause de la michna : deux donnent un droit, et deux ne prennent pas de droit. On ne décrète pas d'interdire aux deux d'annuler vers un seul, de peur qu'un seul annule vers deux. La formule " acquiers à condition de transmettre " ne fait pas entrer le droit chez deux qui n'ont pas fait l'erouv. Abaye demande à Rabba si, dans une cour de cinq, celui qui a oublié doit annuler en faveur de chacun. Rabba dit oui. Une baraita semble permettre d'annuler vers un seul : Rabba la place dans le cas où le second partenaire est mort, puis la Guemara reprend chaque membre. Le daf s'ouvre enfin sur la question de Rava à Rav Nahman : l'héritier peut-il annuler le droit ?
70b13 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 70b : L'héritier peut-il annuler le droit ?
Rava demande à Rav Nahman si l'héritier d'une maison dans la cour peut annuler son droit pendant le Chabbat. S'il pouvait faire l'erouv la veille, il peut annuler ; l'héritier n'avait pas de part hier. Autre lecture : il est le pied de son père, et il annule à sa place. Rav Nahman permet l'annulation, la maison de Chmouel l'interdit. La baraita "voici la règle" fixe le statut du Chabbat pour toute la journée, avec une exception pour le bitoul, que Rav Nahman étend à l'héritier. Deux cas d'héritage, de jour ou après la nuit, montrent quand le nouveau maître interdit le transport. L'amud s'ouvre ensuite sur un ger mort de jour dans une magoura.
71a20 segments · 21 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 71a : Le ger mort, le bitoul, le shitouf de vin
La baraita du ger mort se lit ainsi : s'il meurt de jour, celui qui peut prendre possession avant la nuit interdit le transport, même s'il ne saisit qu'après la tombée de la nuit. S'il meurt après la nuit, le Chabbat était déjà permis, et la hazaka n'interdit pas. Rav Nahman lit 'il interdit' comme : jusqu'à ce qu'il annule. Rabbi Yo'hanan rapporte ces enseignements à Beit Chammai, qui refusent le bitoul pendant le Chabbat. Oula compare le bitoul de Beit Hillel au 'Va vers les plus belles'. Abaye écarte cette raison. Le fond du débat : acquisition d'un droit, ou simple retrait. La michna nouvelle : un maître de maison associé à ses voisins pour du vin, dans un seul récipient, n'a pas besoin d'erouv. Vin et huile, si. Rabbi Chimon dispense dans les deux cas : Rabba l'établit dans une cour entre deux ruelles.
71b12 segments · 15 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 71b : Le shitouf à la place de l'erouv
Rav Yossef rattache Rabbi Chimon et les Sages à la michna de l'huile qui flotte sur le vin : sont-ils joints, selon Rabbi Yo'hanan ben Nouri, ou séparés, selon les Sages. Une baraita de Rabbi Eliezer ben Tadai exige l'erouv même pour du vin avec du vin. Rabba place le débat sur la berera, quand la jarre a été achetée en commun. Rav Yossef le place sur le fait de s'appuyer sur un shitouf à la place d'un erouv. La suite fixe les matières : pain pour l'erouv des cours, vin pour le shitouf de la ruelle. La halakha suit Rabbi Yo'hanan : on n'enseigne pas comme Rabbi Meir, et l'on s'appuie sur le shitouf.
72a8 segments · 14 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 72a : Vin, pain, et cinq groupes dans un traklin
Un amora tient que, pour le vin, tout le monde exige l'erouv et le shitouf, et que le débat porte sur le pain. Une objection lit les Sages comme un erouv de pain ou un shitouf de vin. Rav Guidel, au nom de Rav, répond : les deux options sont du pain, et chacune permet ici et là. Rav, Rav Houna et Rabbi Yo'hanan échelonnent l'avis de Rabbi Meir : halakha, coutume, ou pratique du peuple. La michna place ensuite cinq groupes dans un même traklin. Beit Chammai exigent un erouv par groupe, Beit Hillel un seul, sauf pour des chambres et des étages. Rav Nahman et Rabbi Hiya situent le débat sur la hauteur de la cloison.
72b18 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 72b : Cloisons du traklin, et frères à la table du père
La baraita de Rabbi Yehouda ha-Sabar fixe l'accord : une cloison jusqu'au plafond exige un erouv par groupe. Le débat de Beit Chammai et de Beit Hillel porte sur une cloison qui n'atteint pas le plafond. Rav Nahman, au nom de Rav, fixe la halakha ainsi. Une baraita distingue ensuite l'endroit où l'on dépose l'erouv de la cour. La michna des frères qui mangent chez leur père et dorment chez eux ouvre la question du lieu de la demeure : Rav la limite à des bénéficiaires d'une part, et retient le lieu du pain.
73a18 segments · 27 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 73a : Lieu du pain, part du père, et shitouf du mavoy
Rav fixe la demeure au lieu du pain, Chmouel au lieu du coucher. La baraita des bergers, des kayatsin, des bourganin et des gardiens de fruits mesure le tehoum depuis le champ quand ils y couchent : on est témoin qu'ils préféreraient y manger. Rav limite la michna des frères aux bénéficiaires d'une part. Rabbi Yehouda ben Beteira et Rabbi Yehouda ben Bava divergent sur cinq femmes et cinq esclaves qui reçoivent une part. Le disciple suit la table du maître. Cinq qui ont déjà fait l'erouv suffisent d'un seul pain, sauf s'il y a d'autres habitants. La michna nouvelle sépare l'erouv des cours et le shitouf du mavoy.
73b18 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 73b : Eruv des cours, shitouf du mavoy, et le texte de Rav
La michna achève les cas des cinq cours ouvertes l'une sur l'autre et sur le mavoy. Un shitouf joint à l'erouv permet les cours et le mavoy. L'oubli d'un habitant de cour est couvert lorsque la majorité a fait l'erouv. L'oubli du shitouf laisse les cours permises et ferme le mavoy. La Guemara lit le tout selon Rabbi Meir, afin que les enfants gardent la règle de l'erouv. Rav n'enseigne pas que les cours sont ouvertes l'une sur l'autre : un mavoy n'est permis par un lehi (poteau) et une kora (poutre) que si des maisons et des cours ouvrent sur lui.
74a8 segments · 13 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 74a : Maisons, cours et ruine pour permettre le mavoy
La Guemara achève l'enseignement de Rav : un mavoy n'est permis par un lehi (poteau) et une kora (poutre) que si des maisons et des cours s'ouvrent sur lui. Chmouel se contente d'une maison et d'une cour. Rabbi Yo'hanan se contente d'une ruine, pour peu qu'elle soit apte à la demeure. Rav Houna bar Hinana rattache cet avis à Rabbi Chimon : toits, karpefot (enclos) et cours forment un seul domaine pour les ustensiles qui y ont passé le chabbat. Rav ne suit Rabbi Chimon que si l'on n'a pas fait d'erouv. Chmouel et Rabbi Yo'hanan ne font pas ce décret, et Rabbi Yo'hanan ne craint donc pas qu'on sorte de la cour vers la ruine. Rabbi Elazar oppose à Chmouel le langage de la michna. Chmouel se tait. La Guemara demande s'il a accepté, et ouvre le récit du mavoy d'Ivout bar Ihi.
74b7 segments · 12 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 74b : Le lehi d'Ivout, puis le mavoy partagé avec un non-Juif
Après la mort de Chmouel, Rav Anan jette le lehi du mavoy où demeurait Ivout bar Ihi. On en déduirait que Chmouel n'avait pas accepté l'objection de Rabbi Elazar. La Guemara répond par un hazan (bedeau) qui mangeait dans sa maison et couchait dans la synagogue : Ivout suivait le lieu du pain, Chmouel le lieu du coucher, et le mavoy comptait deux cours. Rav Yehouda au nom de Rav interdit ensuite, dans un mavoy dont un côté est un non-Juif et l'autre un Juif, l'erouv par les fenêtres qui ouvrirait le transport vers le mavoy. Abaye demande si la même règle vaut pour une cour, propose la raison des maisons et des cours, et la Guemara commence à montrer que les deux enseignements de Rav sont nécessaires.
75a20 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 75a : La demeure du non-Juif, puis deux cours l'une dans l'autre
La Guemara achève la tsrikhouta ouverte en 74b : les deux enseignements de Rav sont nécessaires, l'un sur la demeure du non-Juif, l'autre sur le nombre de maisons. La raison retenue est l'interdiction d'établir un isolé auprès d'un non-Juif, pour le mavoy et pour la cour. La michna traite ensuite de deux cours, l'une ouverte sur l'autre : erouv de l'une, de l'autre, oubli d'un habitant, erouv déposé en un seul endroit, et le cas des particuliers. Rabbi Akiva et les Sages divergent sur le droit de passage. Rav Dimi, puis Ravin, au nom de Rabbi Yannaï, dénombrent les avis sur le pied permis et le pied interdit. Rav place l'erouv commun dans la cour extérieure.
75b16 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 75b : L'oubli de l'erouv, le bitoul, et les maisons l'une dans l'autre
La baraita reprend l'erouv déposé dans l'une des deux cours, l'une dans l'autre. Rabbi Akiva interdit les deux lorsqu'un habitant de l'extérieure a oublié, parce que l'erouv déposé dans l'intérieure y habitue le passage. Les Sages permettent l'intérieure : elle s'est associée pour arranger, et non pour gâter. Chmouel et Rabbi Yo'hanan montrent que leur débat sur le bitoul d'une cour à une cour tient même selon l'avis adverse. Rav Ada bar Ahava interdit dès trois habitants, par décret. Chmouel n'interdit que deux dans l'intérieure et un dans l'extérieure, et Rabbi Elazar compte le non-Juif comme plusieurs. Dix maisons l'une dans l'autre : Chmouel ne fait donner le pain qu'à la plus intérieure. Rabbi Yo'hanan y joint la maison qui la précède.

Perek 7 Halon — La fenêtre, le mur et le fossé entre cours · 12 amudim

76a17 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 76a : Deux maisons entre les cours, et la fenêtre de quatre sur quatre
L'amud achève le cas de Rav Nahman : deux cours et trois maisons entre elles. Chaque maison du bord devient un beit shaar (loge du portier), celle du milieu reçoit l'erouv et ne donne pas de pain. Rahava pose deux maisons seulement. Les maîtres refusent les deux erouv : un même local ne peut pas être maison pour l'un et beit shaar pour l'autre. La comparaison avec Rava, qui valide deux erouv sur deux lectures du crépuscule, tombe : le doute du crépuscule ne se voit pas, les maisons se voient. Le chapitre Hadr se ferme. La michna de Halon fixe la fenêtre entre deux cours : quatre sur quatre, avec une partie dans les dix tefahim du sol, et les cours peuvent faire un seul erouv. Rabbi Yo'hanan exige, pour une fenêtre ronde, un pourtour de vingt-quatre tefahim. L'amud s'arrête sur l'objection : au rapport de trois pour un, douze suffiraient.
76b15 segments · 18 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 76b : Le carré dans le rond, puis le mur entre deux cours
L'amud achève le compte de la fenêtre ronde. Le rapport de trois pour un ne mesure que le milieu du rond : inscrire un carré de quatre sur quatre demande, par la diagonale, un pourtour de dix-sept moins un cinquième, tandis que Rabbi Yo'hanan, avec les juges de Césarée, ajoute une moitié et reste à vingt-quatre. Rav Nahman réserve les dix tefahim à la fenêtre entre deux cours : entre deux maisons, la maison est tenue pour remplie, et la trappe vers l'étage se passe d'échelle, fixe ou provisoire. La michna pose un mur haut de dix et large de quatre : deux erouv, fruits mangés sur le sommet, brèche jusqu'à dix coudées traitée comme une ouverture. Si cette largeur de quatre manque, Rav dit que l'air des deux cours régit le sommet : on n'y déplace même pas un cheveu.
77a18 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 77a : Faire monter sur le mur, puis l'usage aisé
L'amud poursuit le mur entre deux cours dont le sommet a moins de quatre sur quatre tefahim. Rabbi Yo'hanan permet à chaque cour de faire monter sa nourriture et de manger sur le mur : ce sommet est un makom patour. La michna, qui dit seulement monter, vise le sommet de quatre sur quatre. Entre domaine public et domaine privé, on charge sur l'épaule sans échanger. Pour deux cours, domaines des maîtres, les sages ont renforcé leurs paroles plus que pour la Tora. Rav Nahman donne le mur, puis le fossé, à celui dont l'usage est aisé. La fin règle la réduction du mur et le bassin renversé joint au sol.
77b10 segments · 21 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 77b : L'échelle qui réduit le mur de dix
L'amud achève le bassin renversé contre le mur. La michna du navet et du radis, pris par les feuilles, laisse le bassin immobile lorsqu'il faut une houe et une pioche pour l'ôter : il réduit alors la hauteur. L'échelle égyptienne, moins de quatre barreaux, se prend le chabbat et ne réduit pas. Celle de Tyr réduit, parce que son poids la fixe. Abaye aligne deux échelles, une de chaque côté. Rav Beivai bar Abaye et Rav Nahman appliquent la même mesure à l'estrade sur l'estrade et aux échelons en saillie.
78a22 segments · 29 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 78a : Saillie, cheville et échelle qui réduisent le mur
L'amud poursuit ce qui réduit un mur de dix tefahim entre deux cours. Une saillie de quatre sur quatre, avec une échelle de toute largeur posée dessus, réduit le mur. À côté, elle ne fait qu'élargir. Dix-neuf de haut se permet par une saillie au milieu. Vingt en demande deux, décalées. Une colonne de dix sur quatre dans le domaine public : Rav Huna la réduit par une cheville, Abaye et Rava même sous trois, Rav Ashi maintient le domaine privé, et un sommet couvert de chevilles se compare au bourrelet d'une fosse que l'on couvre d'une planche. Pour le mur de dix, Chmouel demande une échelle de quatorze, Rav Yosef treize et un peu, Abaye onze et un peu, et Rav, avec Rav Huna fils de Rav Yehoshua, sept et un peu : l'échelle verticale réduit. Les palmiers et les échelles de Babylonie tiennent par leur poids. Des pailles au milieu empêchent le pied. L'échelle au milieu, avec des pailles sur les côtés, réduit.
78b19 segments · 26 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 78b : Rainures, arbre, asheira et fossé entre deux cours
Rav Yosef demande à Rabba comment une échelle étroite devient une ouverture. Des rainures creusées dans le mur, sur dix de haut et quatre de large, suffisent. Si toute l'échelle est creusée dans le mur, les marches vont jusqu'en haut, car la montée est difficile. Un arbre et une asheira peuvent-ils servir d'échelle ? Rabba permet l'arbre et interdit l'asheira. Rav Hisda, avec Rabbi Yo'hanan, inverse la règle : l'interdit du Chabbat interdit, un autre interdit laisse permis. Rav Nahman bar Yitshak rattache l'arbre à Rabbi et aux Sages, l'asheira à Rabbi Yehouda et aux Sages. La michna traite du fossé de dix sur quatre : paille et foin ne le bouchent pas, terre et cailloux le bouchent, une planche de quatre permet de joindre. Abaye distingue la cloison, qui sépare tant qu'elle est là, et le remplissage, qui ne bouche le fossé que si on l'annule.
79a18 segments · 30 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 79a : Annulation, planche, balcons et meule de foin
L'amud reprend la maison remplie : s'il n'a pas annulé, elle garde sa tente et l'impureté ne perce pas. Rav Houna nomme Rabbi Yossi comme tanna d'Ohalot. La Guemara objecte : Rabbi Yossi suit le projet de déblayer, la terre sans précision s'annule, le foin sans précision demeure. Rav Assi nomme Rabbi Yossi comme tanna d'Erouvin. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, sépare la touma du Chabbat : on annule même une bourse. Rav Ashi sépare la maison du fossé : le fossé est fait pour être comblé. Rava règle la planche, en largeur ou en longueur, et les balcons, avec le seuil de trois tefahim. La michna de la meule haute de dix impose deux erouvin. Rav Houna interdit le panier à la main. Dans une maison, le plafond rend la baisse visible. Abaye limite la cloison qui n'atteint pas le plafond à une maison de treize moins un peu, avec un foin de dix.
79b18 segments · 17 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 79b : Lavoud du foin, annulation, et tonneau de la ruelle
L'amud achève Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : maison de dix, foin de sept et un peu, l'écart moindre que trois se joint par lavoud, et en deçà de dix désigne ce régime. La baisse du foin interdit les deux ; la veille peut l'expliquer, sans trancher les habitants arrivés le Chabbat. On permet au compagnon par la clé ou par l'annulation ; une seconde lecture exige les deux, et l'annulation ne se rend pas en retour. La michna du shitouf dit qui reçoit le tonneau, et Rav Yehouda le fait soulever d'un tefah. Les anciens de Poumbedita sont encore nommés pour le kiddouch, le feu de l'accouchée, et l'asheira gardée par les prêtres.
80a25 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 80a : Zakhot de l'erouv, et la femme qui agit sans le mari
L'amud achève le signe de l'asheira setam : on n'en goûte pas les fruits, et Chmouel se contente d'une parole qui réserve les dattes à la fête de Nitsrefei. Les anciens de Poumbedita font suivre la halakha selon Chmouel. La sougya revient au tonneau du shitouf : le mashehu de la baraïta veut dire un tefah. Rav et Chmouel s'inversent sur le zakhot, entre la ruelle et le tehoum. Rav Nahman retient la rigueur pour les trois erouvin, et l'erouv de plats cuits suit Chmouel. Puis la femme fait l'erouv, ou loue le domaine du non-Juif, sans la connaissance du mari, lorsque celui-ci interdit les voisins.
80b19 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 80b : Asheira, avis, et la mesure du shitouf
L'amud répond d'abord à la contrainte du poteau (lehi) et de la poutre (kora) : on force là où la ruelle n'a pas de cloisons. Rav Hiya bar Ashi permet un poteau d'asheira ; Rabbi Chimon ben Lakish permet la poutre, et à plus forte raison le poteau. La michna règle l'ajout de nourriture au tonneau du shitouf, puis l'avis dû aux habitants qui s'ajoutent. La mesure : à partir de dix-huit personnes, deux repas pour tous ; en dessous, une figue sèche (grogeret) pour chacun. Deux repas font dix-huit grogerot. La michna suivante ouvre sur l'aliment de l'erouv : Rabbi Eliezer écarte l'eau et le sel ; Rabbi Yehochoua exige un pain entier.
81a18 segments · 19 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 81a : Le pain de l'erouv, l'inimitié, et la ma'a
L'amud reprend la michna : on fait l'erouv et le shitouf avec tout aliment, sauf l'eau et le sel. La guemara demande pourquoi répéter une règle déjà enseignée. Rabba y voit l'exclusion de Rabbi Yehochoua, qui n'admet que le pain. Abaye objecte d'une baraïta, et Rabba bar bar Hana reporte l'exclusion sur le pain rompu : Rabbi Yehochoua l'écarte à cause de l'inimitié (eiva). La suite mesure les manques qui laissent le pain entier, la couture à l'éclat de bois, puis les pains de riz, de millet et de lentilles, à propos du pain de Ye'hezkel. Une michna nouvelle ouvre : on donne une ma'a au boutiquier ou au boulanger pour qu'il fasse acquérir l'erouv. Rabbi Eliezer l'admet. Les Sages disent que les pièces n'acquièrent pas.
81b21 segments · 18 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 81b : La ma'a, les quatre moments, et la connaissance
La michna achève le cas de la ma'a donnée au boutiquier ou au boulanger. Les Sages conviennent que, pour tout autre homme, les pièces font acquérir, parce qu'on ne fait l'erouv qu'avec sa connaissance. Rabbi Yehouda limite cette exigence aux erouv de tehoumin : l'erouv de cours est un zekhout, et l'on peut le faire hors de sa présence. La guemara cherche pourquoi Rabbi Eliezer fait acquérir par la pièce seule. Rav Nahman aligne le cas sur les quatre moments où l'on force le boucher. Rav Houna parle d'un tirage, puis Rabbi Chmouel bar Yits'hak parle d'une acquisition par un tiers, zekhout ou hov selon le jour. Rav Ila, au nom de Rabbi Yo'hanan, revient au din Torah : les pièces acquièrent, et la meshikha est un décret. Chmouel précise ensuite qui acquiert, par quelle remise, et par quelle formule. La halakha suit Rabbi Yehouda dans les erouv, et non dans les cloisons. Le mot halakha suppose une contestation : la page s'arrête sur ela.

Perek 8 Keitsad Michtatfin — Comment on s'associe pour une ruelle · 11 amudim

82a19 segments · 22 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 82a : Quand explique, et le tonneau des tehoumin
La page achève le chapitre Halon. Chmouel et Rabbi Yehochoua ben Levi ne se contredisent pas : chacun a sa lecture de Rabbi Yehouda. Rabbi Yehochoua ben Levi tient que quand et dans quel cas expliquent les Sages. Rabbi Yo'hanan réserve la contestation à dans quel cas. L'objection des témoins invalides, le joueur de dés et ses pareils, se lève : la baraita qui invalide toujours est Rabbi Yehouda au nom de Rabbi Tarfon, pour qui le doute empêche l'engagement, comme pour le nazir sans déclaration explicite. Le hadran clôt Halon. La michna nouvelle dit comment déposer un tonneau pour les habitants de la ville, vers la maison de deuil ou le festin. Rav Yossef limite l'erouv à une mitsva. L'acceptation tant qu'il fait jour ouvre la question de la berera. Rav Ashi relit la michna comme une information donnée de jour. Rav Assi inclut l'enfant de six ans dans l'erouv de sa mère. La baraita, la souka, et l'âge de quatre ou cinq ans mesurent qui a encore besoin de sa mère.
82b24 segments · 22 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 82b : Jusqu'à six ans, et deux repas
La page achève l'âge où l'enfant sort par l'erouv de sa mère, puis fixe la nourriture de l'erouv. Rav Yehochoua fils de Rav Idi limite Rav Assi au père au nord et à la mère au sud, et la baraita jusqu'à six ans le réfute. Rav Assi inclut la sixième année. Si le père est en ville, quatre ou cinq ans suffisent à Rabbi Yannaï et à Rech Lakich. Une baraita dit pour qui l'on fait l'erouv sans sa connaissance, et Rava tient que faire son propre erouv est déjà une protestation. La michna mesure deux repas, le jour de semaine pour Rabbi Meir et Chabbat pour Rabbi Yehouda, et Rav Hisda rapproche Rabbi Yo'hanan ben Beroka et Rabbi Chimon en retirant le gain de l'épicier.
83a19 segments · 30 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 83a : Le huitième du pain, et les 217 œufs
La page poursuit la mesure du pain de la michna. Un tanna ajoute le huitième du pain pour l'impureté des aliments, et la guemara montre que cette mesure ne coïncide pas avec la moitié du demi-peras. Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi divergent sur le demi-peras, Rabbi Natan et Rabbi Dossa sur l'œuf. Rav Dimi rapporte qu'une séa envoyée à Rabbi contenait 217 œufs : la guemara la rattache à la séa de Tsippori par les surplus de Rabbi, puis Ravina fait du tiers de cette séa un écart exact d'un tiers d'œuf au-dessus de la moitié de la séa du désert.
83b13 segments · 18 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 83b : La pâte du désert, puis la cour et le balcon
La page achève la baraita de la hala. La pâte du désert est un omer, le dixième de l'eifa : sept quarts de kav et un surplus, soit six de la mesure de Jérusalem et cinq de Tsippori. Qui mange cette mesure est bien portant et béni ; au-dessus, c'est un glouton ; au-dessous, les entrailles sont abîmées. La michna passe aux gens de la cour et du balcon qui ont fait chacun leur erouv : un tertre de dix tefahim, à moins de quatre du balcon, leur appartient. La guemara range les accès, ouverture, jet et descente, puis Rav et Shmuel divergent quand l'un descend et l'autre jette.
84a17 segments · 26 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 84a : Descente contre jet, le balcon, le puits, le mur de dix-neuf
La page poursuit la discussion de Rav et de Shmuel. Quand l'un descend et l'autre jette, Rav interdit aux deux, Shmuel donne le lieu à celui qui descend. La michna du tertre, lue d'abord comme les gens de l'étage, semble donner raison à Shmuel. On la ramène aux habitants du balcon, et le mot à la cour veut dire également à la cour : les deux sont interdits. Le rebord du puits ne tranche pas : Abaye l'établit plein de fruits de tevel, qui ne bougent pas le Chabbat. Une baraita sur la saillie du mur semble interdire le milieu, comme Rav. Rav Nahman l'établit dans un mur de dix-neuf tefahim, où ce milieu n'existe pas.
84b7 segments · 17 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 84b : Deux balcons dans les dix, le toit et l'échelle fixe
La page cherche encore une preuve entre Rav et Shmuel. La michna des deux balcons, cloison au supérieur seulement, interdit les deux jusqu'à l'erouv : cela va comme Rav. Rav Adda bar Ahava fait monter les gens de l'inférieur par le supérieur : les deux descendent le seau. Abaye les place dans les dix tefahim l'un de l'autre. La michna parle en lo miba'eya : même l'usage aisé du supérieur ne reçoit pas le trou. Il appuie cela sur le toit voisin du domaine public, qui exige une échelle fixe. Rav Pappa objecte : la rue s'en sert aisément, avec une calotte et une écharpe.
85a8 segments · 16 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 85a : La citerne éloignée de quatre, et l'interdit par l'air
Rav Yehouda, au nom de Shmuel, traite une citerne entre deux cours, éloignée de quatre tefahim de chaque mur. Chacun sort une saillie de la moindre taille et puise ; Rav Yehouda lui-même se contente d'un roseau. Abaye range cette exigence du côté de Shmuel : selon Rav, un homme n'interdit pas à son prochain par le chemin de l'air. On écarte le toit à échelle fixe, à cause de la calotte et de l'écharpe, et l'on retient la saillie elle-même comme preuve de Shmuel. Pour Rav, les deux balcons ne prouvent pas, parce que l'usage y est inégal ; la preuve retenue est celle des deux maisons et des trois ruines, où chacun jette dans la ruine proche.
85b19 segments · 26 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 85b : Le trépied des ruines, et où déposer l'erouv
Celle du milieu, entre deux maisons et trois ruines, est interdite. Rav Brouna énonce l'enseignement au nom de Rav. Rabbi Eliezer, de l'école de Rav, va le lui faire confirmer. Rav répond : les ruines se tiennent en trépied (hatsuva). Les proches sont permises, car un homme n'interdit pas par l'air. Le milieu est interdit, car les deux y descendent d'un usage égal. Rav Papa demande si Shmuel reçoit l'enseignement de Rav Dimi sur le lieu de moins de quatre sur quatre. Rava distingue les domaines de la Torah et les domaines des Sages. Ravina objecte les deux maisons face au domaine public. Rava répond : l'une est haute, l'autre basse, l'objet peut rouler. La michna passe au lieu du dépôt. Loge de portail, galerie et balcon ne valent pas comme erouv, et l'habitant n'interdit pas. Remise à paille, étable, resserre et magasin valent, et l'habitant interdit, sauf prise de main (tfisat yad) selon Rabbi Yehouda. Rav Yehouda, fils de Rav Chmouel bar Chilat, pose la règle, avec deux exceptions : la loge d'un particulier, et l'air du mavoi. Le pain des convives, au début du Chabbat, vaut erouv dans la maison et shitouf dans la cour. La prise de main est la cour de Bunyas.
86a16 segments · 36 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 86a : L'absent qui interdit, et la cloison de la citerne
Le daf achève le récit de Bunyas : Rabbi fait place au fils de deux cents maneh, et Rabbi comme Rabbi Akiva honorent les riches, selon le verset lu par Rava bar Mari. La prise de main (tfisat yad) se précise : un pieu de charrue, puis la règle de l'école de Shmuel. Un objet qu'on prend le Chabbat interdit ; un objet qu'on ne prend pas n'interdit pas. La michna suivante : celui qui quitte sa maison pour le Chabbat. Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi Chimon divergent, et Rav tranche comme Rabbi Chimon, pour la fille seulement. Puis la citerne entre deux cours : cloison de dix tefahim, Beit Chammai en bas, Beit Hillel en haut. Rav Houna et Rav Yehouda lisent ces hauteurs autrement, et Abaye répond par un tefah de roseaux, visible ou enfoncé. Le daf s'arrête sur la poutre de quatre qui permet dans une ruine.
86b14 segments · 22 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 86b : La poutre de quatre dans l'eau, et la cloison suspendue
Rav Nahman achève : une poutre large de quatre tefahim permet de puiser dans une citerne entre deux cours. Le seau ne dépasse pas quatre tefahim, mais sous la poutre les eaux se mêlent. La permission vient d'une indulgence des Sages pour l'eau : une cloison suspendue ne permet que dans l'eau, pas dans une ruine. Rabbi Yo'hanan rattache Rabbi Yehouda à Rabbi Yossi, qui valide une paroi de sukka descendue du haut. La guemara sépare les deux : erouv rabbinique d'un côté, sukka et Chabbat de l'autre. L'acte de Tzippori, des draps déjà étendus pour porter un sefer Torah, vient de Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi. Rabba rapproche Rabbi Yehouda de Rabbi Hananya ben Akavya, sur un balcon de quatre amot au-dessus de l'eau.
87a19 segments · 23 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Eruvin 87a : Le trou du balcon, et l'aqueduc dans la cour
Le daf achève le balcon de Rabbi Hananya ben Akavya : on creuse un trou de quatre sur quatre, et le bois autour est vu plié puis descendu jusqu'à l'eau. Abaye sépare Rabbi Yehouda, qui ne dit que goud ahit, de Rabbi Hananya, qui ne permet que sur la mer de Tibériade. Il fixe ensuite les mesures : planche proche du mur, planche dressée, angle, et mortier de quatre amot. La michna de l'aqueduc exige une cloison de dix à l'entrée et à la sortie. Rabbi Yehouda s'appuie sur le mur d'au-dessus, et les Sages répondent par l'aqueduc d'Avel vers Tzippori. La baraïta des fenêtres mène aux berges : on y pose le seau pour échanger, et la fin du daf réserve l'interdit d'échanger aux domaines de la Torah.
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