99b6 segments · 9 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Cesser de manger avant la nuit : appétit de la matsa, heseiba et quatre coupes
Ce daf ouvre le chapitre Arvei Pesachim. La michna interdit de manger la veille de Pesach à l'approche de minha, jusqu'à la nuit, afin de prendre la matsa avec appétit. Même le pauvre s'accoude, et l'on ne lui donne pas moins de quatre coupes de vin, même s'il vit du tamhoui. La Guemara demande pourquoi viser la veille de Pesach : une beraita de Rabbi Yehouda interdit aussi, dès minha, les veilles de Chabbat et des jours de fête, pour entrer dans le jour avec appétit, tandis que Rabbi Yossi permet de manger jusqu'à la nuit. Rav Houna lit la michna selon Rabbi Yossi, qui convient la veille de Pesach à cause de la matsa. Rav Papa la maintient même selon Rabbi Yehouda : la veille de Chabbat, l'interdit part de minha, et la veille de Pesach il part déjà d'un peu avant. Une seconde beraita, dès la neuvième heure, met cette distinction en question, et Mar Zoutra demande si cette leçon est la version exacte.
100a10 segments · 8 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Interrompre le repas quand le Chabbat entre
Le daf poursuit la sougya des veilles de Pessa'h : à partir de quand cesse-t-on de manger, et que fait-on si le repas est déjà commencé quand le jour entre. Une beraïta est d'abord soupçonnée d'être corrompue ; Mareimar rapporte que Rav Pinhas l'a reçue, et la Guemara tient pour clair l'avis de Rav Houna. L'objection vient d'une halakha : comme Rabbi Yehouda la veille de Pessa'h, comme Rabbi Yossi la veille de Chabbat. La réponse limite le désaccord à l'hafsaka, l'interruption d'un repas déjà entamé. La beraïta et le fait d'Akko fixent, pour le Chabbat, l'avis de Rabbi Yossi. Chmouel ne retient ni le retrait de la table ni l'absence de tout arrêt : on étend une nappe et l'on fait le kiddouch.
100b5 segments · 5 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
La nappe, la neuvième heure, le kiddouch à la synagogue
Le daf achève la phrase de Chmouel : on interrompt pour la havdala comme pour le kiddouch. Ce mot vise la nappe. Rabba bar Rav Houna, chez le chef de l'exil, couvre la table et fait le kiddouch ; une beraïta n'apporte la table qu'après le kiddouch. Deux beraïtot sur le commencement d'un repas se placent, l'une la veille de Pessa'h, l'autre avant ou après la neuvième heure. Rav, au sujet du kiddouch dit à la synagogue, sépare l'obligation du vin et celle du kiddouch. La suite de Chmouel est au daf suivant.
101a10 segments · 8 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Le kiddouch ne vaut qu'à l'endroit du repas
L'amud poursuit le kiddouch dit à la synagogue. Chmouel achève : même du kiddouch, on ne s'est pas acquitté. Rav le refait à la maison pour les fils et la maisonnée ; Chmouel ne le maintient à la synagogue que pour les hôtes qui y restent. Sa règle, ein kiddouch ela bi-mekom seouda, s'appuie sur le verset du délice : la proclamation se tient là où l'on mange. Rav Anan montre que Chmouel refait le kiddouch du toit au sol ; Rav Houna et Rabba tiennent la même rigueur. Rabba suit les rigueurs de Rav et laisse ses indulgences. Rabbi Yo'hanan tient qu'on s'est acquitté même du vin ; la phrase continue au daf suivant.
101b10 segments · 9 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Changement de lieu et bénédiction
Rabbi Yo'hanan dispense d'une bénédiction lors d'un changement de lieu. Une beraïta l'exige, et n'exige rien lors d'un changement de vin : la réfutation tient. Rav Houna limite l'exigence au passage d'une maison à une autre. Rav Hisda ne la maintient que pour les aliments sans bénédiction d'après sur place ; Rav Chechet l'applique dans les deux cas. La beraïta d'une compagnie qui part au-devant d'un fiancé ou d'une fiancée oppose à Rav Hisda le cas où personne ne reste, et Rav Nahman bar Yitshak commence à répondre.
102a8 segments · 9 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 102a , Quitter le repas, et le Chabbat qui tombe à table
L'amud achève le débat sur le changement de lieu. Rav Nahman bar Yitshak identifie le tanna des akirot, les déracinements : c'est Rabbi Yehouda. Des compagnons qui vont à la synagogue ne bénissent ni en sortant ni en revenant, s'ils ont laissé une partie du groupe. S'ils ne laissent personne, Rabbi Yehouda exige les deux bénédictions. La Guemara en tire une distinction entre les aliments, puis Rabbi Yo'hanan s'en défend : la beraïta montre sa rigueur, elle ne le réfute pas. Une beraïta sur le vin appuie Rav Hisda. Le daf ouvre ensuite le repas interrompu par le Chabbat : Rabbi Yehouda, Rabbi Yosse, et la halakha de Chmouel, étendre la nappe et sanctifier.
102b8 segments · 7 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 102b , Deux kedouchot sur une coupe, ordre du kiddouch et de la havdala
L'amud reprend Rabbi Yosse : le repas fini, birkat ha-mazon sur la première coupe, kiddouch du jour sur la seconde. La Guemara demande pourquoi pas les deux sur une seule coupe. Rav Houna, au nom de Rav Chechet, l'interdit : on ne dit pas deux kedouchot sur une coupe, parce qu'on ne fait pas les mitsvot par liasses. Une beraïta de la sortie de Chabbat et l'ordre de Rav pour un yom tov après le Chabbat sont examinés. La conclusion sépare deux cas : havdala et kiddouch sont une seule chose, birkat ha-mazon et kiddouch sont deux choses. Le corps du sujet ouvre alors l'ordre : Rav dit yakneh, Chmouel dit yanahak.
103a10 segments · 7 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 103a , Yaknehaz, l'ordre quand Yom Tov suit le Chabbat
Ce daf fixe l'ordre des bénédictions quand un Yom Tov tombe à la sortie du Chabbat. Rabba, Levi, les Rabbis, Mar fils de Rabbana et Marta proposent chacun un sigle. Le père de Chmouel interroge Rabbi, qui transmet Rabbi Yehochoua ben Hanania : lumière, havdala, vin, kiddouch, à l'image d'un roi que l'on escorte avant d'accueillir le gouverneur. La halakha suit Rava : yaknehaz, vin, kiddouch, lumière, havdala, puis le zeman. Rava bénit ensuite les parfums avant la lumière, selon Beit Hillel dans la lecture de Rabbi Yehouda, et il redit bore peri ha-gafen sur la coupe du birkat ha-mazon.
103b8 segments · 9 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Détourner son attention du vin, et la havdala
Rav Yeiva l'ancien sert les disciples de Rav. Dès qu'ils disent ' donne-nous et nous bénirons ', Rav leur interdit de boire encore : ils ont détourné leur attention. Au repas d'Ameimar, de Mar Zutra et de Rav Ashi, trois usages se croisent. La halakha suit Mar Zutra : on rebénit bore peri ha-gafen sur la coupe du birkat ha-mazon. La preuve de Rav Ashi, tirée de l'ordre yakneh, est écartée, parce que là l'attention n'a pas quitté la boisson. Le daf revient à la havdala de Rava : la torche est la façon la plus choisie, et l'on ne descend pas au-dessous de trois formules ni au-dessus de sept.
104a12 segments · 9 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 104a , Les formules de la havdala : trois, sept, et la conclusion
Ce daf fixe le texte de la havdala. Rabbi Elazar, au nom de Rabbi Ochaya, pose une borne : pas moins de trois formules de distinction, pas plus de sept. Chmouel exige, tout près de la conclusion, un passage du même genre qu'elle (me'ein hatima) ; les maîtres de Poumbedita exigent un passage du genre de l'ouverture. La différence pratique paraît quand un Yom Tov suit le Chabbat : la conclusion est " entre saint et saint ". La suite dresse la liste des havdalot, retire " entre la mer et le sec ", compte cohanim, leviim et israélites pour deux, et tranche la formule finale entre Rav et Chmouel.
104b5 segments · 8 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 104b - La conclusion de la havdala et la forme des bénédictions
La halakha ne suit pas celui qui conclut la havdala par les deux formules ensemble, mekadesh Yisrael et hamavdil bein kodech le-hol. Le Rachbam la fixe comme Chmouel : hamavdil bein kodech le-hol. Oula, de passage à Poumbedita, ne dit que cette formule, sans les autres distinctions et sans conclusion. Rav Yehouda reproche à son fils Rav Yitshak d'avoir envoyé Abaye à sa place. Une baraïta pose alors la règle : une bénédiction s'ouvre et se conclut par baroukh, avec des exceptions, dont ha-tov ve-ha-metiv.
105a11 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 105a , Le Chabbat fixe le kiddouch ; jusqu'ou va la havdala
Oulla a ouvert la havdala par " béni " sans la conclure : la Guemara range cette formule avec les bénédictions des mitsvot, parce qu'elle est une hodaa, une louange sans demande au milieu. Puis Rav Hanania bar Chelemya et les disciples de Rav, à un repas de vendredi qui se prolonge, apprennent de Rav Hamnouna l'Ancien que le Chabbat se fixe de lui-même : la nappe et le kiddouch suffisent, sur le modèle de la dîme. À la sortie, Rav, rapporté par Rav Amram, ne fait pas fixer la havdala de la même façon : on n'interrompt pas un repas déjà commencé, on n'en commence pas un nouveau, on s'arrête pour le vin et le cheikhar, et l'eau reste en discussion avec Rav Houna. Enfin Ravina demande si un kiddouch manqué le soir se dit tout le jour : oui, par le modèle de la havdala qui se rattrape toute la semaine. L'objection tirée de la beraita, qui réserve la sainteté sur la coupe à la nuit, est écartée : le cas du " si " n'est pas enseigné.
105b6 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 105b - Une seule coupe, le kiddouch à son heure et la havdala retardée
La page continue le cas d'une seule coupe. Ravina objecte : si le kiddouch manqué le soir se rattrape le lendemain, qu'on garde la coupe et qu'on accomplisse deux mitsvot le jour. Rav Nahman bar Yitzhak répond : une mitsva est chère en son temps. Ravina oppose alors la sortie du Chabbat : avec une seule coupe, on attend après le repas, on n'avance pas la havdala. La réponse distingue l'entrée du jour, qu'on avance, et la sortie, qu'on retarde pour que le Chabbat ne pèse pas comme un fardeau. De la baraïta, la Guemara tire une série de halakhot sur la coupe de bénédiction.
106a13 segments · 10 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 106a - Kiddouch de nuit et de jour, coupe pagum, havdala dans la semaine
La page achève les enseignements tirés de la baraïta sur la coupe unique. On y dit deux kiddoushim sur une seule coupe, et la baraïta suit Beit Shammaï selon Rabbi Yehouda. Rav Ashi réunit en une seule chose le goût qui altère et la mesure exigée d'une coupe de bénédiction. Puis la baraïta de Souviens-toi est remise en ordre : le kiddouch sur le vin vise d'abord la nuit, à l'entrée du Chabbat, et le jour s'apprend du mot jour. Rav Yehouda n'y dit que Qui crée le fruit de la vigne. Enfin, la havdala se rattrape jusqu'au mercredi, sur le modèle des jours d'un guet, sans la bénédiction sur le feu.
106b4 segments · 8 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 106b , Lavage des mains, kiddouch, et celui qui a déjà goûté
Rav, rapporté par Rav Brouna, dit : celui qui s'est lavé les mains ne dira pas le kiddouch, parce que le kiddouch interrompt entre le lavage et le repas. Rav Yits'hak bar Chmouel bar Marta objecte par la pratique de Rav : parfois le pain lui était cher, et il sanctifiait sur le pain ; parfois le vin lui était cher, et il sanctifiait sur le vin. Le Roch tranche : le lavage d'avant le kiddouch tient. A priori, on mélange la coupe puis on se lave, comme Beit Hillel. Ensuite Rav Houna, au nom de Rav : celui qui a goûté ne sanctifie plus. Pour la havdala, Rav Houna permet, Rav Assi interdit. Rav Yirmeya, qui a goûté par oubli chez Rav Assi, fait tout de même la havdala. Deux chaînes donnent enfin deux versions de Chmouel, l'une qui ferme kiddouch et havdala, l'autre qui les laisse.
107a14 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 107a , Rattrapage du kiddouch et de la havdala, cheikhar, veille de Pessa'h
Rava tranche : celui qui a déjà goûté sanctifie encore et fait encore la havdala. Le kiddouch manqué le vendredi soir se dit tout le jour du Chabbat. La havdala manquée se rattrape toute la semaine, jusqu'au quatrième jour ; Ameimar ne laisse que le jour qui suit. La halakha suit Rava. Ameimar, sans vin, passe une nuit à jeun, puis traite le cheikhar comme vin du pays. Rav et Chmouel ferment kiddouch et havdala sur le cheikhar. Le daf fixe aussi la gorgée du kiddouch, puis ouvre la michna : à partir de quelle minha s'interdit-il de manger la veille de Pessa'h.
107b7 segments · 9 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 107b , La minha ketana, l'akhila gasa et l'appétit de la matsa
La michna interdit de manger la veille de Pesach à l'approche de minha, jusqu'à la nuit. La page s'ouvre au milieu du doute : minha gedola, à cause du Pesach, ou minha ketana, à cause de la matsa. Ravina tranche pour la minha ketana, par la baraita d'Agrippa, qui a l'habitude de manger à la neuvième heure et qui, ce jour-là, attend la nuit. Après cette heure, un repas est interdit. Restent permis des minei targima, des légumes, et pour le serviteur les boyaux. Rava boit du vin toute la veille pour manger plus de matsa le soir. Le Roch fixe cette halakha, rappelle le jeûne de l'istenis, et donne un appui au jeûne des bekhorot.
108a14 segments · 10 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 108a , Vin, jeûne de la veille, et hessiba
Entre les premières coupes, boire est permis. Entre la troisième et la quatrième, non. Le vin ouvre l'appétit : autrement, la matsa du soir serait une akhila gasa. Rav Chechet jeûnait toute la veille de Pesach : il était istenis, et un goût le matin ôtait l'appétit de la matsa. On avait proposé l'avis de Ben Beteira, pour qui tout le quatorze est temps de chehita. La suite fixe la hessiba, sur le côté gauche. La matsa et les quatre coupes l'exigent, le maror non. Une femme ordinaire auprès de son mari en est dispensée, une femme importante la doit. Le fils la doit, le disciple auprès de son maître en est dispensé, l'apprenti d'un métier et le serviteur la doivent.
108b8 segments · 9 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 108b - Les quatre coupes : mesure du vin, liberté, femmes et enfants
Le daf s'ouvre sur la raison d'obliger les femmes aux quatre coupes : elles aussi étaient dans le miracle. Chmouel fixe la quantité de vin, de quoi couper une belle coupe, puis trois cas où l'on est quitte : vin pur, les quatre d'un seul coup, ou bien on en fait boire à sa maison. Rava sépare le titre du vin et le titre de la liberté. Rav sépare le titre du vin et le titre des quatre coupes. Une baraïta parle d'un reviit ; la Guemara ramène les deux formules à une seule mesure. Rabbi Yehouda exige goût et aspect de vin. Tous y sont tenus, hommes, femmes et enfants. Le Roch reprend en outre toute la halakha de la haseva.
109a7 segments · 9 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 109a , Enfants au seder, joie du yom tov, mesure du reviit
La page continue les quatre coupes. On donne aux enfants des grains grillés et des noix, la veille de Pessa'h, pour qu'ils ne s'endorment pas et qu'ils posent des questions. Rabbi Eliezer dit de saisir la matsa. Rabbi Akiva ne levait le cours que la veille de Pessa'h et la veille de Yom Kippour. Vient ensuite l'obligation de réjouir sa maison à la fête : le vin pour les hommes, les vêtements pour les femmes ; la viande des chelamim tant que le Temple existe, le vin ensuite. La fin fixe le reviit de Pessa'h : la mesure de Tsippori, l'ancien huitième de Tibériade, et le bloc de Rav Hisda, deux doigts sur deux, sur deux doigts et demi et un cinquième.
109b6 segments · 8 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 109b - Quarante sea, la table du Temple, et les quatre coupes face aux paires
L'amud achève le volume du mikve : une coudée sur une coudée, haute de trois coudées, contient quarante sea, et Rachi en tire la mesure du reviit. Rav Ashi en déduit que la table du Temple était démontable, sinon une largeur d'une coudée n'entre pas dans un mikve d'une coudée sur une coudée. La Guemara répond qu'on pouvait l'immerger dans la mer de Salomon, qui contient cent cinquante mikvaot. Elle revient ensuite à la michna : comment les sages imposent-ils quatre coupes, nombre pair, alors qu'une baraïta interdit les paires ? Rav Nahman s'appuie sur "une nuit de gardes". Rava et Ravina donnent deux autres réponses, que le Roch prolonge jusqu'aux bénédictions des coupes.
110a14 segments · 23 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 110a , Les zougot : quand le pair nuit, et comment le rompre
La page s'ouvre sur la fin de la réponse de Ravina : chaque coupe est une mitsva en elle-même, et elles ne se joignent pas. Vient la sougya des zougot. Boire en double met le sang sur la tête, sauf si l'on a vu le marché entre les coupes ; le danger vise celui qui sort en chemin, qui dort, ou qui va aux latrines. À la maison, un homme important reste exposé, et l'on complète le compte à trois. Oula, Rav Hisda, Rabba et Rav Yossef, Abaye et Rava abaissent le seuil par les mots de la birkat kohanim. Yossef le ched distingue deux coupes, qui tuent, et quatre, qui nuisent. S'il est sorti, il croise les pouces et compte en impair. La page s'arrete sur la formule d'Ameimar face aux sorcières.
110b15 segments · 19 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 110b , Zougot : sorcellerie, jonction des coupes, et la table
La page achève la formule d'Ameimar face aux sorcières. En Occident on n'est pas pointilleux sur les zougot ; Rav Dimi de Nehardea l'est jusqu'aux entailles du tonneau, et un tonneau a éclaté. Il rapporte la halakha le-Moché mi-Sinaï : deux œufs, deux noix, deux concombres, et autre chose. Les sages, qui ne savent pas quelle est cette autre chose, ont décrété l'interdit sur toutes les paires. Dix, huit, six et quatre sont hors d'interdit pour les mazikin ; la sorcellerie reste à craindre, même pour un grand nombre. La suite règle ce qui se joint au compte : ispargus, vin et chekhar, coupes de la table, vin coupé.
111a16 segments · 18 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 111a , Eau mêlée, quatre dangers, ombre du palmier
Le daf ouvre sur la fin des zougot. Shmuel exclut l'eau du compte de ce qui est mêlé, Rabbi Yo'hanan l'y fait entrer, et Rav Pappa borne la parole au chaud versé dans le froid et au froid versé dans le chaud. Reish Lakish énumère quatre actes où le sang de l'homme est sur sa tête, à cause d'une ruah ra'a, puis la Guemara limite chaque cas. Une baraita interdit de faire passer entre deux hommes, ou de passer soi-même entre eux, un chien, un palmier ou une femme ; le remède ouvre et s'arrête à El, ou à Lo. Le daf ferme sur celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul et à l'ombre de la lune.
111b13 segments · 37 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 111b , Ombres, shedim et les deux ketev
Le daf poursuit les esprits nuisibles. Trois gestes sur la souche ou le tronc du palmier attirent une ruah ; cinq ombres sont nuisibles, avec l'exception de l'arbre kero masa. Les démons portent un nom selon le lieu, câprier, sorbier ou toit : l'amulette doit porter ce nom, et viser soixante shedim quand le sorbier est proche de la ville. Il y a deux ketev, l'un avant midi et l'autre après, surtout du 1er au 16 Tammuz. Rav Yossef énumère trois atteintes à la vue, puis ce qui, dans la maison, expose à la pauvreté.
112a14 segments · 14 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 112a - Ruah ra'a, quatre coupes, ordres de Rabbi Akiva
La page poursuit les mises en garde liées à la ruah ra'a. Après une saignée, une coupe de cheveux ou d'ongles, on se lave les mains : sinon la peur dure sept jours, trois jours ou un jour. On ne boit pas d'eau les nuits du quatrième jour ni les nuits de Chabbat, ni l'eau des rivières et des étangs la nuit. Le remède passe par les sept voix de David, une formule, ou le nom d'un compagnon. La michna des quatre coupes revient : même le pauvre qui reçoit du tamhoui en a quatre, et Rabbi Akiva, qui refuse de dépendre des créatures pour honorer le Chabbat, en convient ici à cause de pirsoumei nissa. Viennent ensuite ses sept ordres à son fils Rabbi Yehochoua, puis les ordres donnés à Rabbi Chimon ben Yohai dans la prison.
112b17 segments · 13 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 112b - Consignes des sages : corps, dangers, nuits
La page achève une consigne de Rabbi Akiva : même une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas égaux. Elle enchaîne les ordres. Rabbi, notre saint maître, commande à ses fils : ne pas habiter Shekhantziv, ne pas s'asseoir sur le lit d'une Arameenne, ne pas fuir la taxe, ne pas se tenir devant le bœuf qui monte du marais. Viennent ensuite les distances du bœuf tam et du bœuf mouad, les formules dites nizha, six choses graves pour l'autre chose, et le chat dans la maison. Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi et Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda commandent à Rabbi : procès, achat, première nuit après la tevila, nuit solitaire, lampe, bain neuf. La fin règle l'enfant endormi sur le lit, puis Agrat fille de Mahlat, du jour entier aux deux nuits laissees par Rabbi Hanina ben Dossa.
113a13 segments · 26 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 113a , Conseils de Rav, trois qu'on ne provoque pas, paroles du monde
Le feuillet achève un mot sur les shedim des chemins de gazita, puis enchaîne les conseils de Rav. À Rav Assi : la ville où demeurer, le chef médecin, deux femmes puis une troisième. À Rav Kahana : retourner une nevela, dépouiller au marché, emporter ses vivres. À Hiyya : le remède, le fossé, la dent, le serpent et l'Araméen. Une baraita nomme trois qu'on ne provoque pas, car leur royauté se tient derrière leur oreille. À Ayvou, les paroles du monde : vendre tant que la poussiere est aux pieds, le vin, la bourse avant le sac, un kav proche, les dattes chez le brasseur. Rav Pappa parle de l'acte et du crédit. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yehoshoua ben Levi, au nom des gens de Jérusalem, puis trois héritiers du monde à venir, et trois que le Saint, béni soit-Il, proclame chaque jour.
113b18 segments · 6 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 113b : éloges, témoin unique, listes de trois à sept
Le feuillet reprend la baraita des trois que le Ciel proclame en éloge. Le visage de Rav Safra s'éclaire. Rava reporte l'éloge sur Rav 'Hanina et Rav Ochaya, cordonniers en terre d'Israël, qui ne lèvent pas les yeux au marché des prostituées. Puis trois que le Saint, béni soit-Il, aime, et trois qu'il haït. De la haine : celui qui voit seul une erva ne témoigne pas, Zigoud est frappé, haïr est permis et même une mitsva, et l'on ne le dit au maître que si l'on est cru comme deux témoins. Suivent des listes, de trois jusqu'à sept mis en nidouy envers le Ciel, puis les enseignements de Rabbi Yossi de Houtsal : ne pas interroger les Chaldéens, honorer qui vous dépasse même en une chose, attendre une ona après le dam tahor. Le feuillet s'achève sur les noms multiples d'un même sage.
114a10 segments · 13 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 114a : manger peu, ordre du kiddush, premier trempage
Le feuillet ferme une série de conseils de table, puis ouvre le seder. Un signe relie Rabbi Yitshak ben Aha, celui de la shemata, à Rabbi Yitshak ben Pinhas, celui de l'aggada. Rabbi Yehuda berabbi Ilai, rapporté par Rabbi Yo'hanan, et le proverbe d'Oula en Occident, recommandent un repas simple et une dépense plus large pour l'habitation. La michna fixe l'ordre des bénédictions de la première coupe : Beit Shammai, le jour puis le vin ; Beit Hillel, le vin puis le jour. La halakha suit Beit Hillel. La michna suivante décrit le premier trempage de hazeret, puis l'apport de la matsa, de la hazeret, du haroset et de deux plats, et le statut du haroset.
114b12 segments · 9 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 114b : deux trempages, kavana, et les deux plats du seder
Reish Lakish lit dans les deux trempages de hazeret que les mitsvot exigent une kavana : le premier a lieu avant l'heure du maror, avec bore peri ha-adama, et l'on trempe une seconde fois au nom du maror. La Guemara répond par la hekhera pour les enfants, même quand on n'a que de la hazeret. Une baraita où l'on s'acquitte sans intention mène à une discussion de tannaïm : Rabbi Yossi appelle le second apport une mitsva. Le daf fixe ensuite les deux plats cuits, du riz de Rav Houna à l'os et au bouillon de Ravina, puis l'ordre des bénédictions selon qu'il y a d'autres légumes ou seulement de la laitue.
115a9 segments · 5 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 115a : deux trempages, korekh de Hillel, lavage des mains
Le feuillet tranche les bénédictions quand on n'a que de la laitue : la halakha suit Rav Hisda, les deux bénédictions au premier trempage, le second sans bénédiction. Rav Aha fils de Rava cherche d'autres légumes, et sa pratique rejoint l'avis commun aux deux maîtres. On n'enveloppe pas d'abord la matsa, deoraita, avec le maror, derabbanan : le degré moindre annule le plus fort. Hillel enveloppait au Temple ; ses collègues acquittent aussi chacun à part ; la halakha n'étant pas fixée, on mange la matsa, puis le maror, puis les deux ensemble sans bénédiction, en souvenir du Temple. Tout aliment trempé dans un liquide exige le lavage des mains.
115b10 segments · 10 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 115b : haroset, second lavage, et ce qui compte comme manger
On enfonce la laitue dans le haroset à cause du kapa. L'odeur suffit à le faire mourir, et le lavage des mains reste, parce qu'on pourrait enfoncer. Rav Pappa interdit de laisser le maror séjourner dans le haroset : le goût amer doit rester. Rav Hisda fait enseigner un second lavage. Les Sages le placent pour tout trempage. Rav Pappa le place ici, à cause de la Haggada et du Hallel, qui font heseh ha-daat. Rava tranche l'avalement : la matsa compte, le maror non, et le siv annule même la matsa. On retire la table pour que les enfants interrogent. Shmouel lit le'hem oni : un pain sur lequel on répond, et le pain du pauvre, en morceau.
116a13 segments · 13 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 116a : le pain du pauvre, le haroset, les questions de la nuit
Le feuillet achève les lectures de le'hem oni : le pauvre mange un morceau, et il chauffe le four pendant que sa femme cuit, afin que la pâte ne lève pas. Vient le haroset. S'il n'est pas une mitsva, on l'apporte à cause du kapa, le suc venimeux ; pour Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok il est une mitsva, souvenir de la pomme ou du mortier, et Abayé demande les deux préparations. La michna ouvre alors le récit : à la seconde coupe, le fils interroge. La Guemara fixe qui pose les questions, la formule du double trempage, et le blâme du début, Rav ou Chmouel. Rav Nahman, instruit par Daru, ouvre par nous étions esclaves. La michna de Rabban Gamliel commence : quiconque n'a pas dit ces trois choses.
116b13 segments · 6 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 116b : les trois paroles, le Hallel, l'aveugle
La michna de Rabban Gamliel, ouverte au feuillet precedent, exige trois paroles : le Pessa'h, la matsa et le maror, chacune avec sa raison. Dans chaque génération, on se voit sorti d'Égypte, et de là suit le devoir de louange. Beit Chammaï et Beit Hillel limitent le Hallel ; Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva divergent sur la clôture, et la halakha suit Rabbi Akiva. Rava fixe la phrase à dire et ce qu'il faut soulever. Rav Aha bar Yaakov dispense l'aveugle par le mot zeh ; la sougya écarte cette gezera chava, avec la pratique de Rav Yossef et de Rav Chechet.
117a24 segments · 12 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 117a : Hallelouya, un seul mot ou deux, et qui a dit le Hallel
Le feuillet ouvre sur Hallelouya. Rav Hisda, Rav et Rabba discutent si Hallelouya, Kesya, Yedidya et Merhavya sont un seul mot, ou s'ils se divisent et isolent le Nom Yah. Rabbi Yehochoua ben Levi lit Hallelouya comme une louange multipliée, puis le compte parmi les dix formules de louange des Tehilim, la plus grande, parce qu'elle réunit le Nom et la louange. Chmouel attribue le cantique de la mer à Moché et à Israël, et le Hallel aux prophètes, pour chaque temps et chaque malheur. Rabbi Meir attribue tous les Tehilim à David. Elazar, fils de Rabbi Yossi, les fait remonter à la mer. Viennent l'ordre du cantique et de la Chekhina, la joie de la mitsva, puis la crainte du disciple. Une baraita passe en revue qui a dit le Hallel, de la mer jusqu'à Haman. Le feuillet s'achève sur la place de Hallelouya, fin ou début de chapitre, et sur la limite de Beit Chammai et de Beit Hillel.
117b21 segments · 5 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 117b : Hallelouya, les formules, les coupes
Le daf règle d'abord la place de Hallelouya : fin du chapitre pour Rav Hisda, début du chapitre pour Rabba bar Rav Houna. Les deux lectures restent en difficulté. Rava et Rabbi Zeira separent le récit, au passé, et la prière, qui est rahamei, une demande. Rav Aha bar Yaakov impose le souvenir de la sortie d'Égypte dans le kiddouch du jour, et le daf fixe maguen David ainsi que la clôture par Avraham seul. Les anciens de Poumbedita et Rava divergent sur mekadech ha-Chabbat et mekadech Israël veha-zmanim. La halakha suit les anciens. La michna donne la troisième coupe au birkat ha-mazon et la quatrième à la fin du Hallel, avec la bénédiction du chant. Entre ces deux coupes, on ne boit pas. Rava refuse d'en tirer qu'une coupe soit exigée toute l'année.
118a21 segments · 4 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 118a : bénédiction du chant, grand Hallel, et la subsistance
Le feuillet ouvre sur la bénédiction du chant. Rav Yehouda la place à Ils Te loueront. Rabbi Yo'hanan la place à L'âme de tout vivant. Sur la quatrième coupe, Rabbi Tarfon achève le Hallel et dit le grand Hallel. Certains disent le psaume du berger. La Guemara borne le grand Hallel, de Hodu, de Chir ha-maalot ou de Ki Yaakov, jusqu'aux fleuves de Babel, et elle l'appelle grand parce que le Saint, béni soit-Il, répartit la subsistance. Viennent vingt-six Hodu pour vingt-six générations, puis la difficulté des subsistances, de l'enfantement à la mer des Joncs. Le Hallel ordinaire reste, pour cinq choses, de la sortie d'Égypte aux douleurs du Machia'h, et pour Hanania, Mishaël et Azaria dans la fournaise.
118b20 segments · 14 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 118b : la vérité de ה' pour toujours, la mer et les présents au Machia'h
Le feuillet poursuit le Hallel. Gavriel, au sortir de la fournaise, dit : la vérité de ה' est pour toujours. Rabbi Natan attribue ce verset aux poissons de la mer : la promesse faite au prince de la mer, une fois et demie, est payée par le torrent du Kishon quand Sisera tombe, neuf cents chars contre les six cents de Pharaon. Viennent les derachot de la Knesset Israël, placée comme la belette des fondations, aimée quand ה' entend sa voix, et le verset qui appelle les nations à louer. Puis les présents futurs au Machia'h : l'Égypte et Kouch sont reçus, Rome est rabrouée. La richesse de Rome, trois cent soixante-cinq marchés, est dite réservée à ceux qui siègent devant ה'.
119a15 segments · 19 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 119a : qui siège devant ה', le trésor de Yossef, le chœur du psaume
Le feuillet poursuit le verset d'Isaïe : le gain est pour ceux qui siègent devant ה'. Rabbi Elazar : celui qui reconnaît la place de son compagnon dans la yechiva, ou celui qui reçoit sa face. Puis le-mekhasseh atik : couvrir les secrets de la Torah, ou révéler les raisons. Rav Kahana, au nom de Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi : la-menatseah, chantez pour Celui que l'on vainc et qui se réjouit. La main écrite au singulier sous les ailes des hayyot reçoit les baalei techouva. Yossef a rassemblé l'argent et l'or du monde. Israël les emporte d'Égypte. Le trésor passe de Rehavam jusqu'aux Romains, et reste à Rome. Trois caches : Korah, Antoninos, les justes à venir. Le psaume 118 se partage entre David, Yichai, les frères et Chemouel. Le feuillet s'ouvre ensuite sur une michna : un endroit où l'on a l'usage.
119b13 segments · 8 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 119b - Coutume du Hallel, coupe des justes, afikoman
Le feuillet reprend la michna ouverte en 119a : là où l'on double le Hallel, on double ; là où on le dit une fois, on le dit une fois ; la bénédiction d'après suit le lieu. Abaye tranche : avant le Hallel, on bénit partout, car toute mitsva se bénit avant l'acte. Trois versets montrent que over veut dire devancer. Rabbi ne double qu'un peu ; Rabbi Elazar ben Perata double depuis odekha. Rav Avira expose le festin futur des justes : la coupe passe d'Avraham à Yitshak, à Yaakov, à Moche, à Yehoshoua, et David la prend. La michna interdit de conclure le pesah par un afikoman. Rav, Chemouel et Rabbi Yo'hanan en donnent trois sens. Chemouel étend l'interdit à la matsa. La michna s'explique par un lo miba'ya. Une tosefta appuie : on peut se remplir de gâteaux, pourvu qu'on finisse par un kezayit de matsa.
120a15 segments · 3 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 120a : l'afikoman, la matsa de la Torah, le sommeil de la havoura
Le feuillet achève la discussion de l'afikoman. Une baraïta permet de se remplir de gâteaux azymes à condition d'un kezayit de matsa à la fin : la Guemara la lit en 'il va sans dire', le début avec appétit allant de soi, la fin restant valable malgré le risque d'akhila gassa. Mar Zoutra rapporte une leçon où l'on peut conclure après la matsa ; la michna, relue de la même façon, maintient l'interdit après le Pessa'h. Rava tient la matsa de nos jours pour une obligation de la Torah et le maror pour rabbinique ; Rav Aha bar Yaakov tient les deux pour rabbiniques. Une baraïta confirme Rava : seule la première nuit est obligatoire, même sans Temple. La michna ajoute : si une partie de la havoura s'endort, on reprend le Pessa'h ; si tous s'endorment, on ne reprend pas.
120b15 segments · 4 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 120b : somnolence, le Pessa'h jusqu'à minuit, la matsa et les mains impures
La michna distingue la somnolence, où l'on peut encore manger, et le sommeil, où l'on ne mange plus. Rav Achi définit la somnolence : on répond à l'appel, on ne rend pas une sevara, et l'on se rappelle dès qu'on rappelle. Le Pessa'h d'après minuit rend les mains impures : Rav Yossef y reconnaît Rabbi Elazar ben Azarya, par gezera chava de ' en cette nuit-là ', contre Rabbi Akiva, qui mène l'heure jusqu'à la hâte du matin. Rava enseigne que, de nos jours, la matsa mangée après minuit ne rend pas quitte selon Rabbi Elazar : le verset ramène la matsa au temps du Pessa'h. Rav Houna et Rav Hisda discutent la raison pour laquelle le pigul et le notar rendent les mains impures, et la mesure de ce decret.
121a6 segments · 8 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pessahim 121a : touma du piggul et du notar, berakha du Pessa'h et du zevah
Ce daf achève le traité. Il clôt d'abord la michna du piggul et du notar, qui rendent les mains impures. Rav Houna et Rav Hisda ne se contredisent pas : l'un rattache au piggul les kohanim suspects, l'autre rattache au notar les kohanim paresseux. L'un fixe le seuil à un kezayit, comme l'interdit ; l'autre à un kebeitzah, comme la touma des aliments. Une michna nouvelle traite des berakhot du soir du 15 nissan. Rabbi Yichmaël tient que la berakha du Pessa'h dispense celle du zevah, parce que la zerika est comprise dans la chefikha. Rabbi Akiva exige une berakha pour chaque korban.
121b3 segments · 0 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pessahim 121b : qui bénit au rachat du fils
Ce daf clôt le traité Pessahim, chapitre Arvei Pessahim. Rabbi Chimlaï se trouve à un pidyon ha-ben (rachat du fils). La bénédiction sur le rachat revient au père. Le doute porte sur cheheyanou : le kohen, parce que le bénéfice lui parvient, ou le père, parce qu'il accomplit la mitsva. La maison d'étude répond que le père bénit les deux, et la halakha est fixée ainsi. Le feuillet s'achève par le hadran du chapitre.