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Pessahim (Pesachim) — en cours de production

Feuilles d'étude interactives, 2a à 121b — 10 perakim : la recherche et la destruction du hamets, le sacrifice pascal, et le déroulement du seder.
240 amudim · 3519 segments · 5058 gloses Rachi · 1060 Tossefot · 718 schémas de synthèse

Perek 1 Or LeArbaa Assar — La recherche du hamets à la lumière de la bougie · 38 amudim

2a9 segments · 23 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Or du quatorze : la bedika du hamets, et le sens du mot or
La michna ouvre le traité : à l'or du quatorze Nissan, on examine le hamets à la lumière de la lampe. Un endroit où l'on n'apporte pas de hamets est dispensé. Pour la cave, Beit Chammai et Beit Hillel limitent différemment les deux rangées à examiner. La Guemara demande ce que signifie or. Rav Houna dit naghei, Rav Yehouda dit leilei, et le premier mouvement prend les deux au sens strict. Une suite de versets semble faire d'or le jour, où la nuit. La Guemara lit souvent or comme un verbe. Elle conclut, sur les étoiles, que leur lumière porte le nom d'or, avec une conséquence pour le neder. Le folio s'arrête sur le verset d'Iyov.
2b15 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Or : la nuit, le jour, où l'aube ?
Le daf poursuit la question ouverte par la michna : dans « or le-arbaa asar », le mot or désigne-t-il la nuit où le jour ? Plusieurs versets (Iyov, Tehilim) semblent en faire le jour ; la Guemara les relit, comme clarté et doute, comme malédiction, où comme monde à venir et monde présent. Deux sources tranchent pour la nuit : l'ordre de Rabbi Yehouda (or du quatorze, puis le matin) et les masuot allumées le-or ibouro. Entre les deux, Rabbi Eliezer ben Yaakov et Rabbi Yehouda discutent l'heure où le travail devient interdit le 14 nissan, et si les Sages peuvent couper un jour en deux. Le mot ora, lui, désigne le jour.
3a14 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Or est la nuit, et la langue nette
Le daf achève la preuve que, dans la michna « or le-arbaa asar », le mot or désigne la nuit. Quatre sources le montrent : la michna de la femme qui avorté la nuit du quatre-vingt-unième jour, la baraita des shelamim qui ne se mangent pas or du troisième, l'ordre des prières de Yom Kippour, et le tanna de l'école de Shmuel qui dit leilei la où la michna dit or. Rav Houna et Rav Yehouda s'accordent sur le sens ; chacun parle selon son lieu, noghei où leilei. Le tanna à choisi or, expression élevée. De la, on compte les lettres que le verset allongé pour éviter une parole inconvenante, et l'école de Rabbi Yishmael étend la langue nette à la Tora, aux paroles des Sages et à la parole ordinaire.
3b14 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 2 schémas
Langage propre : du verset à la parole de chacun
Le daf reprend la fin de 3à. La Tora évite le mot inconvenant quand la formule propre à la même longueur ; quand elle allongé, elle choisit le mot bref, et l'on enseigné au disciple par la voie courte. Le ketiv rakhevet tranche le verset d'Avigayil. Puis des récits montrent ce que la parole révélé : deux disciples devant Rav, deux disciples devant Hillel, trois cohanim et le le'hem ha-panim, l'Araméen du korban Pessa'h pris par le filet de Rabbi Yehouda ben Beteira à Netzivin, l'annonce de la mort de Rav Kahana, et Yo'hanan Hakuka devant la récolte.
4a12 segments · 28 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Deuil en silence, bedika de nuit, clés du quatorze
Rav monte en Erets Israël. Rabbi Hiya demande si Ayevo et Imma vivent. Rav répond par une question sur l'autre, et Rabbi Hiya comprend que son frère et sa sœur sont morts. Il retire ses chaussures et part au bain : trois halakhot de deuil en sortent, dont la chemoua rehoka (nouvelle lointaine) d'un seul jour. Deux récits lient une tournure de langue à la tribu : Dan pour le jugement, Zevouloun pour le rivage. La sougya revient à la bedika du hamets : puisque l'interdit ne commence qu'à la sixième heure, pourquoi chercher des la nuit du quatorze ? Réponse : les gens sont chez eux, et la lampe éclaire mieux la nuit. Puis : qui vérifie une maison louée le quatorze, et tient-on la maison pour déjà vérifiée ?
4b10 segments · 18 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Hazaka de la bedika, mekah ta'out, heure de l'interdit
La guemara répond à la question ouverte en 4a : pourquoi croit-on femmes, esclaves et mineurs sur la bedika du hamets. Le tanna tient que tous sont des haverim pour cette bedika, sur le modèle du haver dont les fruits restent en règle. Le cas utile est celui où l'on sait que le propriétaire n'a pas vérifié : leur parole est reçue, parce que la bedika est de-rabbanan et que, de la Tora, le bitoul suffit. Puis : une location remise dans la hazaka d'être vérifiée, et trouvée non vérifiée, est-elle un mekah ta'out ? Abaye écarte cette annulation : l'homme tient à accomplir la mitsva, par son corps où par son argent. Le daf ouvre enfin l'heure : Rabbi Meir et Rabbi Yehouda s'accordent sur l'interdit à partir de six heures, et Abaye inclut le quatorze dans le biour par deux versets.
5a20 segments · 17 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
L'heure où le seor doit cesser
Le daf fixe l'heure de la hashbata du seor. Un hekesh aligne cette cessation sur l'interdit de manger du hamets, et cet interdit sur la matsa, que l'on mange le soir. Le mot akh partage le jour : une moitié permise, une moitié interdite. Le rishon de « tu feras cesser » vise le 14, veille de la fête. Trois autres rishon, ceux des convocations saintes et du loulav, servent à l'enseignement de l'école de Rabbi Yishmael : la descendance d'Essav, le Beth ha-Mikdach, le nom du Machiah. Rava lit la même heure dans « tu n'égorgeras pas le Pessa'h sur le hamets » : le temps de la chehita, au début de la septième heure. Une baraita rapproche Rabbi Yishmael, Rabbi Akiva et Rabbi Yossi.
5b18 segments · 21 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Biour par le feu, gezera shava, hamets d'un goy
La guemara tire de Rabbi Akiva trois halakhot : le biour du hamets ne se fait que par serifa, la havara est sortie du verset pour diviser les avot melakha, et le feu permis à yom tov pour un besoin ne l'est pas hors de ce besoin. Une baraita déploie ensuite lo yimatse et lo yerae : lekha laisse voir le hamets d'autrui et du Haut, lo yimatse interdit de cacher le sien et de recevoir un dépôt. Une gezera shava seor-seor fait passer ces régimes des maisons aux territoires, et l'inverse. Abaye et Rava discutent le goy soumis qui habite la cour. Avec aharayut, le hamets dépose est comme le tien, comme Rava l'ordonné aux gens de Mehoza pour le pain des soldats.
6a17 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Arnona, hamets d'autrui, et les trente jours
Le daf achève la discussion ouverte en 5b : lo yimatze reste nécessaire même selon l'avis que davar ha-gorem le-mamon compte comme un bien, parce que la pâte revient entière à son maître. On demande ensuite à Rava si la bête de l'arnona, part du roi, est soumise à la bekhora, et si la pâte de l'arnona est soumise à la halla. Une baraïta règle le hamets d'un non-Juif dans la cour, en dépôt, où dans une pièce réservée ; Rav Papa et Rav Ashi placent le verset, et la Guemara demande si la location acquiert. Rav, via Rav Yehouda, enseigné comment couvrir un hamets trouvé à yom tov, comment signaler celui d'un non-Juif, et quand le voyageur où celui qui fait de sa maison un grenier doit éliminer, dans la fenêtre des trente jours où l'on étudie déjà les halakhot de Pessa'h.
6b17 segments · 25 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Trente jours où deux semaines, puis le bitoul du hamets
La baraita de 6à demandé quand on commence à interroger et à enseigner les halakhot de Pessa'h : trente jours avant, ou deux semaines selon Rabban Shimon ben Gamliel. La preuve des trente jours est Moché au Pessa'h rishon, qui avertit déjà du Pessa'h sheni. Rabban Shimon ben Gamliel s'appuie sur Roch Hodesh Nissan, et une gezera shava midbar-midbar fixe ce jour au 1er. De la, Rav enseigne qu'il n'y a pas d'ordre antérieur-postérieur dans la Torah entre deux inyanim, tandis que dans un seul inyan l'ordre écrit reste l'ordre réel, pour que klal et prat tiennent. Nouvelle sougya : Rav exige le bitoul après la bedika. Les miettes ne comptent pas. Rava decree à cause d'une belle galette. Après l'interdit, le hamets est hors de la reshut, et aux 4e et 5e heures on craint la peshia.
7a16 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Bitoul, pain moisi, et la berakha de la bedika
Le daf ferme d'abord l'heure du bitoul : à la sixième heure l'interdit rabbinique compte déjà comme un interdit de la Torah, le hamets à quitté le domaine, et l'annulation ne porte plus. La preuve passe par les kiddouchin de Rav Guidel. Une baraïta sur celui qui se souvient d'un hamets au beit hamidrach distingue le Chabbat, hamets déjà fait quand le 14 tombe ce jour-là, et le yom tov, pâte roulée annulée avant qu'elle ne lève. Vient ensuite le pain moisi : majorité, dernier dépôt, jours de matsa, avec la michna des pièces trouvées à Jérusalem. Le daf s'achève sur la berakha de la bedika, le-vaer hamets où al biour hamets.
7b19 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Al biur où le-vaer, puis la bedika à la lumière du ner
Rav Papi et Rav Papa divergent sur le libellé al biur hametz : l'un y lit un acte déjà fait, l'autre un acte à venir. La Guemara éprouve ce libellé par la mila, la shehita, le loulav et la soucca. La halakha retient al biur hametz. Tous s'accordent pour bénir avant la mitsva : over le-assiyatan, formule de Shmouel, éclaircie par trois versets. La seule exception retenue est la tevila. Nouvelle sougya : la bedika du hametz se fait à la lumière du ner. Rav Hisda enchaîne metzia, hippous, nerot et ner. La baraita de Rabbi Yishmael appelle cela un zecher. Le dernier verset écarte une lecture indulgente de Tsephania.
8a18 segments · 39 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 8à - Le ner de la bedika, les lieux dispensés, le danger
La baraita achève la raison du ner : sa lumière convient à la bedika, et les versets n'en sont qu'un zecher. La Guemara écarte le soleil, sauf les côtés d'une chambre éclairée par une arouba, puis l'abouka, malgré une lumière plus forte : quatre Amoraim en donnent la raison. Le mot kol de la michna inclut les trous hauts et bas, certains toits, l'étable et les réservés. Deux baraitot, sur les trous et sur le lit, sont accordées. Le vin puise en cours de repas se vérifie, l'huile non, faute d'une mesure fixe. On n'enfoncé pas la main dans un éboulis à cause du scorpion, tant qu'un chien peut encore atteindre le hametz. Rav Ashi : une aiguille perdue retire la protection des sheluhei mitsva.
8b17 segments · 30 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 8b - Sheluhei mitsva, aliya le-regel, rangées de la cave
La bedika du hamets reste protégée tant que la mitsva dure : un tsaddik gamour, même avec un intérêt joint. Après la mitsva, où la où le hezek est fréquent, on ne s'appuie plus sur cette protection. Pelimo interdit de fouiller un trou vers le nokhri, de nuit, à la lampe. Rabbi Elazar étend la garde des sheluhei mitsva à l'aller et au retour ; Isi ben Yehouda l'apprend de l'aliya le-regel, et Rabbi Ami limite cette montée à qui possède une terre. La fin du daf fixe quelles rangées de futs vérifier dans une cave : Beit Shammai (Rav Yehouda où Rabbi Yo'hanan), puis Beit Hillel (Rav où Chmouel). La Guemara conclut comme Chmouel.
9a11 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 2 schémas
Pesachim 9à - Hulda, safek et vadai
La michna refuse de rouvrir une bedika par crainte qu'une hulda ait traîne du hamets d'une maison à l'autre : la même crainte irait de cour en cour et de ville en ville. La Guemara tire le diyuk : si l'on a vu la prise, on craint, et l'on reverifie. Rabbi Zeira sépare la viande, que la hulda ne laisse pas, et le pain, dont elle laisse un reste. Rava écarte le rapprochement avec Ohalot : la-bas, safek contre safek ; ici, un safek d'akhila face à un vadai de hamets, et un safek ne sort pas un vadai. Le principe est mis à l'épreuve par le grenier du haver, tenu pour prélève : vadai contre vadai, par la hazaka du haver, où safek contre safek, si le grain n'a jamais été tevel, selon l'artifice de Rabbi Ochaya. Le daf ouvre ensuite le récit de Rabbi Yehouda : la servante de Rimon jette un nefel dans une fosse.
9b15 segments · 22 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 9b - Hulda, reste de hamets, kavua et deux corbeilles
La baraita du nefel jeté dans la fosse : les Sages déclarent le kohen tahor, parce que la hulda et le bardelas traînent d'ordinaire le corps. La Guemara refuse qu'un safek retire un vadai : où le corps lui-même est un safek, où le traînage, à cette heure, est un vadai. Puis elle règle la crainte que la hulda déplace le hamets déjà cherche : Abaye distingue le 13 et le 14 nissan ; Rava, appuyé par une baraita, ne craint que le prélèvement vu ; Rav Mari ajoute une gezera si le compte manque. La fin aligne les tas de matsa et de hamets sur les neuf boutiques (kavua contre parish) et les deux souris sur les deux corbeilles.
10a15 segments · 24 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 10à - Souris, chemins, et comptés de hamets
Le daf poursuit la souris qui emporte du hamets vers des maisons déjà vérifiées, et aligne chaque cas sur un modèle de safek touma. Le principe je dis, vu pour les corbeilles, vaut pour une terouma de rabanane ; la bedika du hamets est elle aussi de rabanane, car de la Torah le bitoul suffit. Un tas devant deux maisons vérifiées suit les deux chemins : Rava fixe quand les deux sont impurs, quand ils sont purs, et le seul point de divergence. Un safek d'entrée suit la vallée ; une entrée puis une bedika sans trouvaille suit Rabbi Meir ; une trouvaille suit le tombeau perdu. Neuf pains devenus dix, où dix devenus neuf, suivent la mane de maaser sheni, entre Rabbi et les Sages.
10b20 segments · 17 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 10b - Coin déplace, souris, et heures de la bedika
Déposer le hamets dans un coin et le retrouver dans un autre suit le différend de Rabban Shimon ben Gamliel et des Sages sur la hache perdue : homme impur, où le maître lui-même qui a oublié. Rava tranche les miettes : la souris n'émiette pas, l'enfant émiette. Puis une chaîne de questions reste en teiku : souris qui sort, blanche et noire, hulda, pain et souris ensemble. Autre chaîne, elle aussi en teiku : pain sur une poutre, dans une fosse, dans la gueule d'un serpent, corps où argent. La michna ouvre les heures de la bedika. Rabbi Yehouda ne réclame pas trois recherches : avant l'issour on vérifie, après l'issour il décrété qu'on ne vérifie plus, de crainte d'en manger. Les Sages ne décrètent pas. Le daf ferme sur l'objection de l'omer.
11a21 segments · 36 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 11à - 'Hadach, hamets, et la gezera de Rabbi Yehouda
La michna des gens de Yericho ouvre l'écart : Rabbi Meir interdit de manier le 'hadach avant l'omer, Rabbi Yehouda le permet. Rava invoque la ketufa, cueillette à la main. Abaye montre que la mouture, le tamisage, puis la moisson du champ irrigué n'ont pas ce rappel, et pose un autre critère : on s'écarte du 'hadach, on ne s'écarte pas du hamets. Rav Ashi, farine et kali immangeables, est écarte comme beduta. La Guemara éprouve le critère sur Chabbat : tube d'huile, aniva, corde de tisserand, puis sur le behor saisi par le sang. Les Sages décrètent la où les gestes s'échangent. Rabbi Yehouda décrété la où l'on ne s'écarte pas. L'aniva, pour lui, est déjà un nœud.
11b16 segments · 23 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 11b - Heures du hamets, et jusqu'où un témoin se trompe
Le daf ouvre sur la fin du bekhor pris de sang. Rabbi Yehouda interdit toute saignée : un homme presse pour son bien franchirait la limite du moum. Les Sages la permettent la où elle ne fait pas de moum. La Guemara sépare les cas : la bête qui meurt, et la bête qui souffre seulement. Du pain se confond avec du pain ; le kidour ne se confond pas avec le kirtzouf. La michna fixe les heures du 14 nissan : Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabban Gamliel, et le signal des deux hallot de toda. La Guemara rapproche leur différend de l'erreur d'un témoin sur l'heure. Abaye en mesure la taille : rien, où une demi-heure ; une autre version dit un mashehou, où une heure et un mashehou.
12a12 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 12à - Marge d'erreur d'un témoin, hakirot et hazama
Rava écarte la seconde mesure d'Abaye. Si l'on examine les témoins, celui qui dit trois peut viser le début de la troisième heure, et celui qui dit cinq la fin de la cinquième : le témoignage est contredit, et l'on ne met pas à mort sur un doute. Rava fixe donc la marge à l'écart maximal encore compatible, portée par un seul témoin : deux heures moins un mashehou selon Rabbi Meir, trois heures moins un mashehou selon Rabbi Yehouda. La Guemara passe aux sept hakirot. Un 'je ne sais pas' sur une hakira annule le témoignage, parce que la hazama devient impossible. On répond en couvrant toute la fenêtre d'erreur, sans reculer dans la nuit.
12b18 segments · 21 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 12b - Erreur sur l'heure : témoins et hamets
Le daf achève le calcul de l'erreur d'un témoin sur l'heure : entre le jour et la nuit, personne ne se trompe, et le soleil sépare la cinquième heure de la septième. La Guemara reporte ce calcul sur la michna du hamets. Selon Abaye, le témoignage est confie aux vigilants, le hamets à tout le monde : l'heure du repas recule par rapport au calcul des témoins. Rava conclut par un décret du jour nuageux. Rav Pappa maintient la quatrième heure, repas de tous. Une baraita range les repas. Rav Ashi unit les deux différends. Rav Shimi annule le témoignage des qu'on nomme le lever du soleil.
13a17 segments · 29 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 13à - Halakha comme Rabbi Yehouda : heures, terouma, dépôt
Le daf ferme d'abord le témoignage sur le lever du soleil : avant le lever et pendant le lever, les deux dires ne se rejoignent pas. Rav, par Rav Nahman, tranche la halakha comme Rabbi Yehouda : on mange toute la quatrième heure, on suspend toute la cinquième, on brûle au début de la sixième. Rava propose Rabbi Meir, puis Rabban Gamliel. Rav Nahman refuse : la michna anonyme ne force pas Rabbi Meir, et Rabban Gamliel est un troisième avis. Une baraita, quand le 14 nissan tombe un chabbat, brûle la terouma avant chabbat et ne garde que deux repas, jusqu'à quatre heures. Le vote des Sages suit ce Tanna. Rav Papa limite le vote au biour. Un dépôt de hamets percé par les souris confirme la cinquième heure : on attend, puis on vend, à cause du hehshed, selon Rabbi Yehouda.
13b16 segments · 26 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 13b - Deux galettes de toda, signal du hamets
Le daf achève le dépôt de fruits : au-delà de la perte normale, le beit din vend, et à plus forte raison le hamets, perdu pour toute jouissance. La michna place deux galettes de toda sur le toit du portique du Har ha-Bayit. La Guemara cherche pourquoi on les dit passoulot : Rabbi Hanina parle de lina le 13 nissan, puis la discussion s'arrête sur un sacrifice abattu dont le sang s'est répandu. Rabbi et Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon divergent sur la chehita et la zerika qui consacrent le pain. Un tanna, au nom de Rabbi Elazar, les dit kacher : deux galettes, on mange ; une retirée, on suspend ; les deux retirées, on brûle.
14a16 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 14a - Deux vaches, degrés de touma, brûler la terouma
Le daf ouvre sur la fin de la baraita d'Abba Chaoul : deux vaches labourent sur le Har ha-Mishha. Tant qu'elles labourent, on mange le hamets ; on en retire une, on suspend ; on retire les deux, on brûle. La michna de Rabbi Hanina, segan ha-kohanim, rapporte que les cohanim brûlaient une viande impure par un vlad ha-touma avec une viande impure par un av ha-touma, quitte à monter d'un degré. Rabbi Akiva ajoute l'huile rendue passoul par un tevoul yom, allumée dans une lampe impurée par un tame met. Rabbi Meir en tire qu'on brûle à Pessa'h la terouma pure avec l'impure ; Rabbi Yosse refuse la mesure ; Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua séparent pure et impure, et divergent sur la telouya. La Guemara cherche où est l'ajout : sheni reste sheni. Rav Yehouda lit un vlad de vlad, un shelishi qu'on fait sheni. Reste à savoir si un aliment transmet à un aliment : Abaye, Rav Adda bar Ahava et Ravina, au nom de Rava, se partagent houlin, terouma et kodachim. Pour Ravina, la Guemara passe par les liquides, puis pose une transmission rabbinique. Le cas de Rabbi Akiva semble le même ajout ; Rav Yehouda répond par une lampe de métal, et le verset s'ouvre en fin de page.
14b12 segments · 11 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 14b - Lampe de métal, shelishi rendu rishon
Le daf poursuit le témoignage de Rabbi Akiva : on allume une huile de terouma au degré shelishi dans une lampe impure par un tamei met. Le verset be-halal herev enseigne que le métal touché par un tamei met est lui-même un av hatumah, et le shelishi devient rishon. Rav Yehouda lit donc la michna dans une lampe de métal : le mot met sépare le métal du sherets. Rava en tire que, pour Rabbi Akiva, la touma des liquides qui se transmet à d'autres objets est de la Torah. Rabbi Meir, qui apprend de leurs paroles qu'on brûle une terouma tahor avec une tamei, est ramené à un vlad hatumah tamei seulement de rabanane, donc tahor de la Torah.
15a13 segments · 18 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 15a - Midivrehem : Hanina, ou Eliezer et Yehochoua
Le daf cherche la source de Rabbi Meir : de leurs paroles, on brûle une terouma tahor avec une tamei. Une première lecture renvoie à Rabbi Hanina. La terouma pure à la sixième heure ressemble au shelishi : permise de la Torah, interdite de rabanane. Reish Lakish, au nom de bar Kappara, puis Rav Nahman au nom de Rabba bar Avouh, lisent la michna dans un av de la Torah et un vlad de la Torah. Midivrehem vise alors Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua : quand la terouma va de toute façon à la touma, Rabbi Yehochoua permet de la rendre impure de sa main. Rava objecte par Rabbi Yossi. Les témoignages portent sur tamei avec tamei, ou passoul avec tamei. La telouya, Eliyahou peut encore la déclarer tahor.
15b18 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 15b - Sixième heure, où septième
La baraita s'achève sur le pigoul, le notar et la viande tamei : Beit Shammai refusent de les brûler ensemble, Beit Hillel le permettent, parce que le pigoul et le notar portent une touma de rabanane. Rav Nahman relit le dialogue : Rabbi Yosse croyait que Rabbi Meir citait Rabbi Hanina, et Rabbi Meir répond qu'il cite Rabbi Yehochoua. La Guemara écarte le tonneau, à cause de la perte de houlin, et Rabbi Yo'hanan fixe la mahloket à la sixième heure : à la septième, tous brûlent. Le pigoul et le pain moisi ne servent pas d'appui. Rabbi Yirmeya lit alors la michna dans une viande impurée par des liquides : Rabbi Meir et Rabbi Yosse suivent chacun leur avis sur la touma des liquides.
16a17 segments · 30 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 16a - Safek des liquides, dakhen de l'abattoir, hekhsher
Une baraita de Taharot tranche le safek (doute) des mashkin (liquides). Rabbi Meir : tamei s'ils deviennent impurs, tahor s'ils rendent autre chose impure. Rabbi Yehouda : tamei dans tous les cas. Rabbi Yossi et Rabbi Chimon : tamei pour les aliments, tahor pour les kelim. Rabbi Elazar, qui nie toute touma des liquides, est confronté au témoignage de Yossef ben Yo'ezer sur l'abattoir du Temple : Rav lit dakhen au sens plein, Chmouel réserve cette pureté à la touma transmise. Les versets sont ensuite ramenés au hekhsher (aptitude à recevoir la touma), aux eaux détachées et attachées, à la tevila, puis au sang versé comme de l'eau.
16b10 segments · 19 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 16b - Sang versé comme l'eau, tsits et komets
Le daf poursuit Rabbi Yo'hanan : le sang qui n'est pas versé comme de l'eau ne confère pas le hekhsher. Rav Chmouel bar Ami objecte par le dam ha-tamtzit ; Rabbi Zera répond que ce sang n'est pas appelé sang, car l'âme n'en sort pas. La Guemara ramène ensuite trois preuves que le sang des kodashim devient tamei, donc que la touma des liquides est de la Torah, contre Rav : chaque fois la réponse est un décret de rabanane, ou, pour le verset du tsits, la touma du komets. Le daf s'ouvre enfin sur la question de Haggai aux kohanim, une chaîne de contacts jusqu'au quatrième degré.
17a20 segments · 25 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 17a - Les kohanim de Haggai, et les liquides de l'autel
Le daf reprend la question de Haggai aux kohanim. Rav dit qu'ils se sont trompés : il leur demandait si un revi'i est tamei dans les kodashim, et ils ont répondu tahor. Chmouel dit qu'ils ne se sont pas trompés : le bet de be-knafo ajoute un degré, l'huile est un hamishi, et un hamishi reste tahor. Un second verset, où ils répondent yitma, est expliqué par Rav Nahman (experts pour la touma du mort, pas pour le sherets) puis par Ravina (la le mort est avi avot, et la chaîne s'arrête au shelishi). La suite fixe le texte du témoignage de Yossef ben Yo'ezer : Rav enseigne les liquides de la maison d'abattage, Levi ceux de la maison de l'autel. Levi doit suivre le sens de Chmouel, et Chmouel la liste de Rav. Deux baraïthot tranchent le lieu où la touma a été contractée.
17b15 segments · 23 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 17b - Liquides de la boucherie, et le retour de Rabbi Yehouda
La baraita ouverte en 17a distingue les liquides de la boucherie du Temple. Le tanna anonyme les déclare purs dans un récipient comme au sol. Rabban Chimon les tient pour impurs dans un récipient, et purs au sol. Rav Pappa y voit une halakha reçue du Sinaï, même pour qui tient la touma des liquides de la Torah. Rav Houna et Ravina objectent : on n'apprend pas d'une telle halakha, et Chimon lui-même distingue le récipient et le sol. Rav Pappa limite alors la pureté au sol à l'eau d'un revi'it, mesure d'un mikve pour les aiguilles. Le daf passe ensuite à Rabbi Yehouda : sa baraita traite la touma des liquides vers les ustensiles comme de la Torah, sa michna distingue les liquides du sherets. Chmouel dit qu'il est revenu sur son dire. Ravina propose de maintenir les deux textes, mains d'un côté et sherets de l'autre. La Guemara écarte cette voie. Reste le problème : est-il revenu seulement pour les ustensiles, ou aussi pour les aliments, comme Rabbi Meir ? Rav Nahman bar Yitshak ouvre une preuve par la vache qui a bu des mei hatat. La suite est au daf suivant.
18a13 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 18a - Mei hatat dans la vache, et le yitma des liquides
Le daf reprend la vache qui a bu des mei hatat, ouverte en fin de 17b. Si Rabbi Yehouda n'était revenu que des ustensiles, et tenait encore pour les aliments comme Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, la touma légère de la chair devrait rester : pourquoi les eaux sont-elles annulées dans les entrailles entièrement ? Une relecture qui ne retire que la touma grave se heurte au tanna kama, qui ne parle que de la chair. La Guemara refait alors toute la michna au nom de Rabbi Yehouda : chair tamei d'une touma légère, touma grave tombée. Rav Achi donne une autre voie : annulation entière, parce que l'eau devenue mashke sarouah ne transmet aucune touma. Le daf passe ensuite à Yossi et Chimon, aliments tamei et ustensiles tahor, par la deracha de Rabbi Akiva qui lit yitma comme yetamé, puis au verset des liquides et au kal va-homer qui laisse les ustensiles tahor.
18b17 segments · 16 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 18b - Le dayo des liquides, et le quatrième degré dans le kodech
Le daf poursuit 18a : les liquides venus d'un sherets ne sont pas écrits ; un kal va-homer les fait venir, et le dayo leur interdit de rendre un ustensile impur. Rabbi Akiva lit ensuite le yitma de l'aliment : il rend les liquides impurs, et un kal va-homer écarte l'ustensile. Deux versets enseignent qu'une touma ne produit pas son semblable, un pour les liquides du sherets, un pour ceux de l'ustensile. Ravina rappelle un dit de Rava : Rabbi Yossi et Rabbi Akiva ne tiennent pas l'un la loi de l'autre. Rav Achi répond que Yossi a parlé selon son maître, puis il ouvre la baraita du revii dans le kodech : le mehoussar kappara, le shelishi déjà écrit, et un kal va-homer que le dayo ne vide pas. Le verset est coupé en fin d'amud.
19a9 segments · 15 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Degrés de touma, tziruf du keli, aiguille dans la chair
Suite de la baraita de Rabbi Yossi, ouverte en 18b. Le verset de la chair qui touche tout impur vise aussi le contact d'un sheni (deuxième degré) : le shelishi des kodashim est écrit, le revi'i (quatrième degré) vient du kal va-homer. S'il tenait comme Rabbi Akiva qu'un sheni fait un shelishi dans les houlin, il enseignerait aussi un revi'i dans la terouma et un hamishi (cinquième degré) dans le kodech. Rav Achi, ou Rav Kahana, trouve la michna du keli qui réunit son contenu, enseignée d'après le témoignage de Rabbi Akiva : revi'i oui, hamishi non. Rabbi Yo'hanan en tire que le tziruf (réunion par le récipient) est de rabanane, contre Rabbi Hanin qui le lit dans la cuillère d'encens. Le daf ouvre ensuite l'aiguille trouvée dans la chair : le couteau et les mains restent purs, et Rabbi Akiva en apprend qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash.
19b14 segments · 22 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Aiguille dans la chair, safek à Jérusalem, Azara et daat lish'ol
Le daf poursuit le témoignage de l'aiguille trouvée dans la chair du sacrifice : le couteau et les mains sont purs, la chair est impure. La Guemara demande si l'on en tire aussi qu'il n'y a pas de touma des kelim dans le Mikdash. Rav Yehouda, ou Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina, répond que l'enseignement sur les mains est antérieur au décret des kelim. Rava écarte le couteau : même dans les houlin, ni la chair ni une aiguille qui n'est pas un av hatumah ne le rendent impur. Rav explique l'aiguille par une aiguille de tamei met reconnue dans la chair ; Rabbi Yossi fils de Rabbi Avin, par une vache muselée venue de hors Jérusalem. Rav Achi en tire que l'Azara est un reshut harabim, où le safek est tahor. La Guemara pose alors la règle du daat lish'ol, puis le safek qui vient par la main d'un homme.
20a13 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Hekhsher de la chair, trois toumot du sheretz, pain dans le four
Suite de Rabbi Yo'hanan, ouvert en 19b : un safek de touma venu par la main d'un homme s'interroge même sur un keli posé au sol, comme une chose qui a une daat lish'ol. La chair dite tamei dans le témoignage de l'aiguille demande alors son hekhsher. Le sang des kodashim ne mekhshir pas, ni les liquides de l'abattoir. La hibat hakodech rendrait la chair passoul, et compter en elle un rishon et un sheni trancherait la tsarid de menahot posée par Reish Lakish. Chmouel donne un hekhsher réel : vache de shelamim passée au fleuve, liquide encore tofeah. Le peresh épais, ou le liquide putride, ne renvoie pas la touma à la chair. Un tanna devant Rav Sheshet compte trois toumot à partir du sheretz : on coupe les liquides du début. Puis la michna du sheretz dans le four : le pain est sheni parce que le four est tehilah.
20b24 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Air du keli hères, brûler les teroumot, pressoir et zilouf
Fin de la discussion ouverte en 20a : le verset juxtapose l'aliment à l'air du keli hères. L'aliment devient tamei par cet air ; les kelim, non. Rav Hisda, Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina et Rabbi Elazar opposent chacun deux enseignements sur Rabbi Yehochoua : brûler ensemble une terouma telouya et une terouma tame. Rabbi Shimon et Rabbi Yossi ne rapportent pas le même avis. Puis la barrique brisée au pressoir : grama ou mains, perte de houlin importante ou minime, huile propre à l'éclairage et vin propre au zilouf. La crainte d'une takala sépare Beit Chammai, Beit Hillel et le tranchant de Rabbi Yishmael fils de Rabbi Yossi.

Perek 2 Kol Chaa — Jusqu'à quelle heure on mange le hamets · 42 amudim

21a15 segments · 12 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Hakhraa du vin de terouma, puis hamets : heures, bétail et vente
Le daf ferme d'abord la sougya du tonneau de terouma. La hakhraa de Rabbi Yishmael, champ contre maison, ne tranche pas : Beit Shammai et Beit Hillel n'ont pas ouvert ce partage. Rabbi Yossi b'Rabbi Hanina borne leur mahloket à moins de cent se'a de houlin tamei. À cent, tous laissent le vin descendre et devenir tamei, sans le rendre impur de la main. Rava inverse les noms de la baraita ; Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, les garde pour un récipient pur au-dedans et impur au-dehors. Le chapitre Or le-arbaa asar se clôt. La mishna nouvelle lie le droit de nourrir, de vendre et de profiter au temps où manger le hamets est permis. Rabbi Yehouda exige la serifa ; les Sages admettent aussi le vent et la mer. Rabba bar Oula lit la mishna selon Rabban Gamliel : tant que le kohen mange la terouma, le Yisrael nourrit ses houlin.
21b11 segments · 21 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Profit du hamets : koutah, heures, brûlure, et la nevela
La mishna achève les règles du hamets avant l'heure. Rabbi Yehouda ben Beteira interdit la vente du koutah trente jours avant Pessa'h. Tant que manger est permis, le profit l'est ; après l'heure, il est interdit, et l'on n'allume ni four ni foyer. La Guemara lève trois fois le 'c'est évident' : hamets charré avant l'heure, heures rabbiniques, et brûlure selon Rabbi Yehouda. Hizkiya tire l'interdit du profit de 'lo yeakhel hamets'. Rabbi Abahou l'étend à toute formule d'interdit de manger, jusqu'au détail de la nevela. Rabbi Meir et Rabbi Yehouda se séparent sur le don et la vente au ger et au goy, et sur le verset d'où l'on apprend que les interdits de la Tora le sont aussi au profit.
22a10 segments · 14 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Interdit de profit : trefa, gid ha-nache et sang
Le daf poursuit la source de l'interdit de profit qui frappe les interdits alimentaires. Rabbi Yehouda le tire de là-kelev tashlikhun oto : la trefa va au chien, les autres issourim non. Rabbi Meir, qui le tient déjà de la permission explicite de la nevela, réserve le mot oto aux houlin abattus dans l'azara. Rabbi Yits'hak Nappaha objecte depuis le gid ha-nache, que l'on peut laisser dans une cuisse envoyée à un goy. Rabbi Abbahou répond par la permission de la nevela, qui couvre le gid lorsqu'il a un noten taam ; Rabbi Chimon, qui refuse ce goût, interdit le profit du gid. Le sang, vendu aux jardiniers dans le Nahal Kidron, est permis par hekesh à l'eau versée.
22b15 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
L'interdit du profit : sang, membre du vivant, bœuf lapidé, orla
La Guemara poursuit Hizkiya et Rabbi Abahou : une formule qui interdit de manger interdit-elle aussi le profit (issour hanaa) ? Selon Hizkiya, la juxtaposition du sang à l'eau enseigne que le sang des kodashim n'est pas makhshir. Le membre du vivant (ever min ha-haï) est permis au profit par hekesh au sang ; Hizkiya retourne l'hekesh vers le sang de saignée. Le bœuf lapidé et l'orla semblent montrer que lo yeakhel ne vise que la consommation. La maskana maintient que lo yeakhel couvre manger et profit : le verset de plus vise la peau, ou répond au mot lakhem. Au passage, Shimon HaAmassoni se retire des et, et Rabbi Akiva inclut les disciples des sages.
23a17 segments · 22 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Orla du public, et le profit derrière l'interdit de manger
La baraita de lakhem, ouverte en fin de 22b, se poursuit : le premier tanna inclut dans l'orla l'arbre planté pour le public ; Rabbi Yehouda l'en exclut, par ribboui après ribboui. La Guemara reprend ensuite Hizkiya et Rabbi Abahou : une formule qui interdit de manger interdit-elle le profit (issour hanaa) ? Terouma, nazir, 'hadach, sheratsim et hamets semblent laisser le profit ouvert, chacun par un mot du verset (teroumatkhem, nizro, ketsirkhem, lakhem, lekha). Chez les sheratsim, le passif lo yeakhel suivi de lakhem devient la source de Hizkiya. Le daf ferme sur le helev de nevela : Rabbi Yossi HaGelili lit lekhol melakha comme une permission de tout usage ; Rabbi Akiva, comme une pureté.
23b13 segments · 19 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Helev, gid hanashe, et l'interdit du profit
L'amoud poursuit la question : une formule qui interdit de manger interdit-elle aussi le profit ? La Guemara examine la baraita de Rabbi Yossi haGelili et de Rabbi Akiva sur le helev de la nevela (Lev. 7:24). Tous deux tiennent que lo tokhalu couvre manger et profit ; ils divergent sur l'inclusion du helev et du gid hanashe dans la permission de la nevela. Le gid se tire du helev par kal va-homer ; Rabbi Chimon réfute par la chaya, et Rabbi Yossi répond par la behema. Une fois les versets précédents résolus, Hizkiya et Rabbi Abahou restent en désaccord sur le hamets à Pessa'h, selon les Rabbanim, et sur le shor haniskal, selon tous : la différence pratique est les hullin abattus dans l'azara. Rabbi Yehoshoua ben Levi tire ensuite l'interdit du profit du verset baesh tisaref.
24a16 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
L'interdit de profit, et ce que l'on brûle
Le daf poursuit la derasha ouverte en fin de 23b au nom de Rabbi Yehoshoua ben Levi : d'où tient-on que les interdits de la Torah, le hamets à Pessa'h et le shor haniskâl, sont aussi interdits de profit (issour hanaa). Le verset de la chatat (Vayikra 6:23) est laissé à Rabbi Shimon, pour le lieu de la brûlure. Rabbi Yonatan passe au notar des millouïm (Shemot 29:34) ; ce lo yeakhel sert à Rabbi Elazar pour un lav sur tout kodashim passoul. Abaye renverse le premier verset. Rav Papa objecte le lav shebikhlalot, puis propose la chair devenue impure (Vayikra 7:19), rendue disponible par un kal vachomer et un hekesh avec le maaser. Ravina demande si ce lo yeakhel ne fait que doubler le lav, sur le modèle de la poutita et de la fourmi.
24b12 segments · 15 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Coups, mode de profit, viande dans le lait
L'amoud ouvre sur la tsira (guêpe) : six séries de coups. Rav Ashi répond à Ravina : la où une derasha est possible, on la fait, et l'on ne pose pas des lavim superflus. Le verset de la chair impure (Lev. 7:19) sert donc au bois, à la levona et aux emourim ; la touma du corps reste en karet, la touma de la chair en lav. Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan limite les coups au mode de consommation, où, dans une autre version, au mode de profit : helev cru, helev de shor haniskal posé sur une plaie. Rabbi Zeira tire un appui de la orla ; Abaye répond que le jus n'est qu'une sueur. Tous s'accordent sur les kilayim de la vigne. Ici ben Yehouda apprend ensuite la viande dans le lait : la consommation par gezera shava, le profit par kal va-homer depuis la orla.
25a13 segments · 16 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 25a - Jouissance interdite, racine des kilayim, et guérison
Suite de la preuve d'Ici ben Yehouda, ouverte en fin de 24b : la viande dans le lait est interdite de jouissance. L'orla est écartée, faute de cha'at hakocher ; le hametz à Pessa'h a eu ce moment, mais il est passible de karet ; les kilayim de la vigne restent la preuve. Abaye, pour qui l'on fouette même hors du mode de jouissance, et l'autre avis, qui apprend de la nevela, se séparent sur le mot akhila. Rabbi Adda bar Ahava et Rava règlent ensuite la racine des kilayim : semée dans la vigne, elle est interdite dès la prise de racine ; apportée ensuite, seul l'ajout d'un deux-centième l'est. Rabbi Yaakov au nom de Rabbi Yo'hanan ouvre la guérison par un interdit : tout est permis en cas de danger, sauf le bois d'asheira, parce qu'il faut donner et le corps et le bien.
25b11 segments · 21 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Se laisser tuer, et le profit malgré soi
L'amoud achève la règle de Rabbi Yo'hanan : on peut se soigner par un interdit de profit, sauf l'idolâtrie, les unions interdites et le meurtre. L'idolâtrie est déjà tirée de be-khôl nafshekha. Les unions interdites et le meurtre sortent du rapprochement de Devarim 22:26 entre le meurtrier et la jeune fille fiancée. Le meurtre lui-même repose sur une sevara, celle de Rava : qui dira que ton sang est plus rouge ? Mar bar Rav Ashi et Ravina discutent ensuite un soin par des olives de orla. La fin ouvre le profit qui vient malgré soi : Abaye permet, Rava interdit, selon que l'on peut s'écarter et selon l'intention, en lien avec Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon.
26a18 segments · 31 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
L'ombre du Heikhal, la meila, et la génisse dans l'attelage
L'amoud poursuit le différend d'Abaye et de Rava : lorsqu'on ne peut pas s'abstenir et que l'on a l'intention de profiter, Abaye permet, Rava interdit. Abaye s'appuie sur Rabban Yo'hanan ben Zakkai, assis à l'ombre du Heikhal. Rava répond que le Heikhal a été fait pour son intérieur, et il cite les artisans descendus en caisses dans le Kodech ha-Kodashim. La Guemara écarte cette preuve : son, vue et odeur n'ont pas de meila, les caisses sont une maala. Rav Papa distingue l'odeur du ketoret avant et après la colonne de fumée. De là, on demande si un objet dont la mitsva est faite sort de la meila : terumat ha-deshen, vêtements du kohen gadol, egla aroufa, et les shnei ketuvim. Le daf revient au différend par la génisse entrée dans la revaka, et s'arrête sur le resha.
26b12 segments · 26 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 26b - Jouissance malgré soi, et four chauffé par un interdit
L'amoud poursuit la hanaa (jouissance) qui vient malgré soi. Rav Papa fixe, sur la vache rousse, le critère de niha leh (cela lui agrée) : l'écrit avad et la lecture oved n'invalident que lorsque le maître y trouve son compte. L'objet perdu étalé devant des hôtes est écarté, parce que l'étalage le met en danger. Les marchands de vêtements de kilayim réfutent la première version de Rava : on peut s'abstenir, on n'a pas l'intention, et c'est permis. La fin ouvre le four chauffé par des écorces d'orla ou par la paille de kilayim de la vigne : four neuf ou ancien, pain cuit à la flamme, braises, et zeh va-zeh gorem.
27a12 segments · 20 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 27a - Zeh va-zeh gorem : levain, bois d'achera, four et braises
L'amoud reprend le levain de houlin et de terouma. Abaye lit Rabbi Eliezer : sans retrait de l'interdit avant que le permis achève le levain, zeh va-zeh gorem (ceci et cela en sont la cause) est interdit. La Guemara écarte cette preuve et la reprend sur les bois d'achera : four neuf à démolir, pain interdit à la jouissance, et Rabbi Eliezer étend la règle à tous les interdits de la Torah. Abaye distingue alors le pain, où le bois apporte dans la pâte, des plats, de la marmite et du four. Chmouel tranche le four chauffé par l'orla ou les kilayim de la vigne, et la fin départage les braises qui s'éteignent, les braises qui flambent, et la flamme en face du pain.
27b12 segments · 13 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 27b - Four chauffé au bois consacré, et hametz détruit par le feu
L'amoud achève le four chauffé par un interdit. Les Sages permettent le pain lorsque la flamme est en face. Ils interdisent le bois d'interdit lorsqu'on en jouit tant qu'il existe, dans un serashifa. Rami bar Hama demande le statut du pain cuit dans un four chauffé au bois de hekdesh : Rav Hisda l'interdit. Rava écarte d'abord l'orla, annulée dans deux cents, puis pose la me'ila, qui ferait sortir le bois au houlin. Rav Papa place le cas dans du bois de shelamim, selon Rabbi Yehouda : sans me'ila, le bois reste interdit. La cendre de hekdesh, à jamais interdite, vise un incendie spontané, ou une cendre qui exige la geniza. La fin ouvre Rabbi Yehouda : le hametz ne s'élimine que par le feu. Son kal va-homer depuis le notar est rejeté, puis ses analogies, jusqu'au helev du bœuf lapidé.
28a11 segments · 19 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Hametz au feu, jet à la mer, et hametz après Pessa'h
Rabbi Yehouda reprend le biour du hametz par une analogie avec le notar : les deux sont sous bal totiru, le notar se brûle, le hametz se brûle. Les Sages lui opposent l'acham taloui et la hatat de l'oiseau apportée pour un doute, que lui-même ensevelit : il se tait, et les proverbes disent qu'il est pris à ses propres paroles. La michna des Sages, émietter et jeter au vent ou à la mer, soulève la même question que le broyage de l'avoda zara. Rabba et Rav Yossef se séparent sur la mer Salée, les autres fleuves, le blé et le pain. La michna suivante permet le hametz d'un nokhri après Pessa'h et interdit celui d'un Israël. La Guemara ouvre la baraïta : selon Rabbi Yehouda, lav avant et après le temps, lav et karet pendant la fête.
28b13 segments · 13 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 28b - Hametz avant, pendant et après son temps, et la matsa sans korban
La baraïta oppose trois avis sur le hametz. Rabbi Yehouda met un lav avant son temps et après son temps, le karet pendant les sept jours, et l'interdit de jouissance dès que la consommation est interdite. Rabbi Chimon ne met aucun lav hors du temps. Rabbi Yossi ha-Gelili s'étonne qu'on interdise la jouissance pendant les sept jours. La Guemara répartit trois versets, le levain venu d'autre chose, et le Pessa'h d'Égypte limité à un jour. Puis elle fixe la matsa comme obligation même sans korban : hekech selon Rabbi Yehouda, "le soir vous mangerez" selon Rabbi Chimon, y compris pour l'impur et le chemin lointain. L'amoud s'ouvre sur l'auteur de la michna et s'arrête au milieu de la question.
29a14 segments · 11 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Hametz du nokhri après Pessa'h, knas de Rabbi Chimon, me'ila de l'hekdesh
L'amoud reprend la michna : après Pessa'h, le hametz du nokhri est permis à la jouissance, celui de l'Israël est interdit, au nom du verset lo yerae lekha. Rav Aha bar Yaakov l'attribue à Rabbi Yehouda, qui apprend l'interdit de manger depuis l'interdit de voir : le tien est interdit, celui des autres et de gavoha est permis. Rava l'attribue à Rabbi Chimon : de la Torah le hametz est permis après son temps, et les Sages infligent un knas à qui a transgressé bal yerae et bal yimatze. La même ligne se retrouve sur les malkot de celui qui mange le se'or du nokhri après la fête. Rav Aha revient ensuite sur sa position, devant une baraïta : manger le hametz de l'hekdesh pendant la fête, me'ila selon l'un, pas de me'ila selon l'autre. Rabbi Yo'hanan y voit Rabbi Nehounia, qui aligne Yom Kippour sur le Chabbat pour les paiements. Rav Yossef y voit une autre divergence : rachète-t-on les kodashim pour les donner aux chiens ?
29b14 segments · 14 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 29b - Me'ila du hametz consacré, puis le mélange
L'amoud achève le débat sur la me'ila (détournement d'un bien consacré) quand on jouit d'un hametz d'hekdesh pendant Pessa'h. Rav Yossef place le débat sur le davar ha-gorem le-mamon : une chose qui causera un bien compte-t-elle déjà comme un bien ? Rav Aha bar Yaakov le rattache à Rabbi Yehouda et à Rabbi Chimon, puis se rétracte de sa lecture du se'or. Rav Achi le rattache à Rabbi Yossi ha-Gelili et aux Sages. Ensuite Rav, Chmouel et Rabbi Yo'hanan règlent le hametz tombé dans un mélange : en son temps où hors de son temps, en son espèce ou hors de son espèce, par un mashehou ou par le noten ta'am.
30a9 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 30a - Hametz mêlé, marmites de Pessa'h, four graissé
Rava tranche : pendant Pessa'h, un mélange de hametz est interdit à la moindre quantité, en son espèce comme hors de son espèce, comme Rav. Après Pessa'h, le mélange est permis, comme Rabbi Chimon. L'amende de Rabbi Chimon ne vise que le hametz resté entier. Rav fait briser les marmites qui ont absorbé du hametz. Chmouel les fait garder jusqu'après la fête, et menace les marchands qui enflent les prix. Rava bar Ahilai interdit à jamais le pain d'un four enduit de graisse, même avec du sel, de peur du koutah. Une baraïta ouvre le même souci pour la pâte pétrie au lait.
30b13 segments · 30 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 30b - Rendre les ustensiles aptes à Pessa'h, puis le hametz en gage
L'amoud achève l'enduit d'alya sur le four : une fois le four allumé, le pain est permis, et Rava bar Ahilai est réfuté. Ravina et Rav Achi distinguent le four de métal, que l'allumage rend apte, et la marmite de terre, que l'on brise, parce que le propriétaire ménage le feu de peur qu'elle n'éclate. Viennent les couteaux, l'etz perour, et les ustensiles vernis de kounya : interdits à Pessa'h parce qu'ils absorbent à chaud, à la différence du vin de libation utilisé à froid. Chmouel permet pour la matza les ustensiles qui n'ont touché le hametz qu'à froid, sauf le récipient du levain, le récipient de harosset et les bassines de Mehoza. La michna règle le hametz donné en gage, puis la Guemara ouvre le débat entre Abayé, qui fait recouvrer le créancier rétroactivement, et Rava, qui ne le fait recouvrer qu'à partir de l'échéance.
31a11 segments · 19 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 31a - Le créancier recouvre-t-il le gage rétroactivement ?
L'amoud poursuit le débat d'Abayé et de Rava sur la date où le créancier acquiert le bien gagé. Abayé dit qu'il recouvre rétroactivement : le défaut de paiement révèle que le bien était déjà à lui. Rava dit qu'il ne l'acquiert qu'à l'échéance, car l'emprunteur aurait pu le dessaisir en payant. On objecte à Rava le cas de Reouven, de Chimon et du créancier antérieur : la réponse passe par Rabbi Natan, qui fait payer le dernier débiteur au premier créancier. La Guemara revient ensuite au hametz donné en gage entre un Juif et un non-Juif, et écarte une première lecture de la baraïta de Rabbi Meir.
31b11 segments · 20 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 31b - Le gage de hametz, l'éboulement et la teruma
L'amoud fixe le cas de la baraita : le hametz a été remis en gage, et le tanna kamma et Rabbi Meir divergent sur l'acquisition du gage enseignée par Rabbi Its'hak. Le verset appelle tsedaka la restitution du gage, donc le créancier l'a acquis. Cette acquisition vaut d'un Juif à un Juif. Rabbi Meir l'étend au gage pris d'un non-Juif, par un kal va-homer. Un non-Juif n'acquiert le hametz d'un Juif que si l'emprunteur a dit me'akhshav, dès maintenant. La suite règle le hametz trouvé dans une boutique, le hametz couvert par un éboulement, avec annulation dans le cœur et une profondeur de trois tefahim, puis la teruma de hametz mangée à Pessa'h.
32a13 segments · 22 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 32a - Payer la teruma selon la mesure ou selon la valeur
La Guemara achève la michna de Teroumot : celui qui s'oint de teruma, pure ou impure, paie le cinquième, puis le cinquième du cinquième. La question est de savoir si ce paiement suit la mesure des fruits ou leur valeur. Quand le prix a baissé, il paie la valeur du départ, comme un voleur. Quand le prix a monté, Rav Yossef lit une bénédiction sur les dattes comme une preuve de la mesure, et Abayé maintient la valeur. La michna du hametz de Pessa'h, puis les débats de Rabbi Akiva et de Rabbi Yo'hanan ben Nouri, et de Rabbi Eliezer ben Yaakov et de Rabbi Elazar Hisma, reprennent la même alternative.
32b13 segments · 20 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 32b - Valeur ou mesure, kezayit ou peruta, me'ila
Abaye range Rabbi Eliezer ben Yaakov, Rabbi Akiva et Rabbi Yo'hanan ben Nouri du même côté : le hametz à Pessa'h est interdit à la jouissance. Rabbi Akiva paie selon la valeur, donc rien pour une teruma de hametz. Rabbi Yo'hanan ben Nouri paie selon la mesure, donc il rend le volume. Une baraita fixe ensuite le seuil du capital et du cinquième : le tanna kamma exige un kezayit, Abba Chaoul une peruta. Rav Papa, qui veut les deux conditions, est réfuté. La fin du daf explique pourquoi le verset exclut l'acte délibéré de la me'ila, et pourquoi le karet puis la mort par le Ciel semblent tour à tour les plus graves.
33a12 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 33a - Meila volontaire, et hametz sans moment de validité
La Guemara achève la question : qui enseigne que la meila de propos délibéré est passible de mort par le Ciel ? C'est Rabbi, par la gezera shava (analogie verbale) het-het, depuis la teruma. Les Sages gardent l'avertissement : le mot bo exclut la meila de la mort. La même analogie imposerait un kazayit, et Rav Papa, après l'objection, se rétracte. Mar fils de Ravna et Rav Nahman bar Yitshak relisent la baraïta : l'absence d'intention, ou l'absence d'occupation, n'exempte pas dans la meila. Le daf revient au hametz prélevé comme teruma : sans moment de validité il n'est pas consacré, et Rav Nahman distingue le grain qui a levé attaché de celui qui a levé détaché.
33b8 segments · 18 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 33b - Reshit, le jus des raisins, et la faute à éviter
Rav Huna fils de Rav Yehoshua, repris de la fin de 33a, lit "reshit" : la teruma doit laisser des restes reconnaissables pour Israël. Le hametz qui n'a jamais eu d'heure de validité ne change pas le statut du reste, donc ce prélèvement ne devient pas teruma. Rabbi Yo'hanan permet ensuite de fouler des raisins impurs par quantités inférieures à un kebeitza : le jus est déposé dans la peau, et le vin reste apte aux nesakhim. Rav Hisda tient le jus pour absorbé dans la chair. La fin du daf limite l'allumage de la teruma impure : le pain se jette parmi les bois, l'huile va dans un récipient répugnant, et le blé divise Hizkiya et Rav Huna d'avec Rabbi Yo'hanan.
34a9 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 34a - Teruma impure : combustible, plants, et heseah ha-daat
Le daf ouvre sur le blé de teruma impure employé comme combustible : Rav Ashi n'admet que le blé déjà échaudé et rendu répugnant, et Abba Shaoul, pétrisseur de la maison de Rabbi, s'en sert pour chauffer l'eau du pétrissage en pureté. La Guemara passe aux plants de teruma impurs replantés : ils ne rendent plus impur, et restent interdits à manger. Rabba vise par là les zarim, les pousses restant teruma, lecture déjà connue, même pour les pousses des pousses d'une semence qui ne se détruit pas. Rav Sheshet vise les kohanim, disqualifiés par le heseah ha-daat. Rabbi Yo'hanan tient ce pesul pour un souci d'impureté, de sorte qu'on écouterait Eliyahou s'il déclarait l'objet pur, tandis que Rabbi Shimon ben Lakish y voit un pesul dans la chose elle-même, et l'objection du lul, où les hatat ha-of attendent l'ibbur tsura, vient appuyer la première lecture.
34b13 segments · 32 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 34b - Hesek hadaat, passage de la forme, et zeria du hekdesh
La page poursuit l'objection de Rabbi Yo'hanan à Rabbi Shimon ben Lakish : le hesek hadaat est-il un défaut du corps, ou un soupçon d'impureté ? La michna brûle aussitôt un défaut du corps, et elle attend le passage de la forme pour un défaut du sang ou des propriétaires. Reish Lakish répond par le tanna de Rabba bar Avuha, qui exige ce passage même pour le piggul. Une seconde baraita parle d'aspersion après invalidation de la viande : l'agrément s'explique si le tzitz couvre l'impureté. Rabbi Yirmeya écarte ensuite la raison de Rav Sheshet. La hashka purifie l'eau de la fête avant la consécration, et non après : il n'y a pas de zeria pour le hekdesh, ni pour la teruma. Abaye demande si cette maala vaut pour une sainteté de parole. Rav Dimi rapproche les raisins de Rabbi Yo'hanan, Rav Yosef les limite à la teruma, et Rava ouvre le verset des eaux de la hatat, détachées et attachées à la fois.
35a15 segments · 36 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 35a - Les cinq espèces de la matza, et la pâte aux jus de fruits
La page ferme d'abord le sujet de la maala : une exigence des Sages au-delà de la Torah, pour l'eau de la hatat, pour le tevul yom face aux kodashim, et pour le bois et l'encens. La michna ouvre alors la liste de ce qui acquitte de la matza la première nuit : blé, orge, épeautre, seigle et avoine, y compris demai, maaser et hekdesh rachetés. La Guemara exclut le riz et le millet, qui vont à la pourriture et non au hametz, contre Rabbi Yo'hanan ben Nuri. Elle demande ensuite pourquoi une pâte pétrie au vin, à l'huile ou au miel n'entraîne pas le karet : Rav Papa y voit une matza ashira, et Rav Idi bar Avin réveille la raison des mei peirot.
35b20 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 35b - Demai, dîmes et rachat : quelle matza acquitte
La première ligne achève les mei peirot : les jus de fruits ne font pas lever. La Guemara reprend ensuite la michna, clause par clause : avec quelle matza s'acquitte-t-on à Pessa'h. Le demai convient, car on peut déclarer ses biens hefker et le manger en pauvre. Le premier maaser devancé dans les épis est exempt de teruma gedola ; au tas, le grain est déjà dagan et la teruma gedola reste due. Le capital racheté suffit sans le cinquième. Un asimon, ou un hekdesh passé sur un terrain, ne suit pas la règle du verset. Une baraïta exclut le tevel incomplet par le verset du hametz, et Rav Sheshet l'attribue à Rabbi Shimon : un interdit ne prend pas effet sur un interdit.
36a19 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 36a - Le'hem oni, matza riche, eau tiède et bikkurim
La page ouvre sur les mots de Rabbi Shimon, cités par Rav Sheshet à la fin du daf précédent : celui qui mange une nevela à Yom Kippour est exempt, car un interdit ne prend pas effet sur un interdit déjà là. Ravina voudrait maintenir la baraïta du tevel même selon les Sages, en lisant le mot seulement. La Guemara écarte cette lecture : seulement n'est pas écrit, et la version claire reste celle de Rav Sheshet. Vient ensuite le'hem oni. Rabbi Yossi haGelili y lit l'aninut et exclut le maaser sheni à Jérusalem. Rabbi Akiva lit le ketiv ani, pain du pauvre, et exclut la pâte au vin, à l'huile et au miel. La lecture oni rejoint Shmuel : un pain sur lequel on répond beaucoup de paroles. Cette exclusion ne vaut que la première nuit. Ensuite, la matza ashira se traite à part, et l'eau tiède est interdite à tous, à la différence des menahot gardées par les zerizim ou dans leur lieu, et de l'omer, korban du public. La page ferme sur les bikkurim : Rabbi Yossi haGelili les exclut par le verset des demeures, Rabbi Akiva par le hekesh avec le maror.
36b16 segments · 18 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 36b - Bikkurim exclus, maaser sheni admis, pain de l'oni
La page poursuit la baraïta de 36a. Rabbi Akiva abandonne le hekesh matza-maror, qui aurait exclu le blé et l'orge, et il sort les bikkurim de "dans toutes vos demeures". Le maaser sheni acquitte : devenu impur, on le rachète même à Jérusalem, selon Rabbi Eliezer, et il a donc une permission partout. Rabbi Yossi ha-Gelili suit Rabbi Shimon, qui permet les bikkurim à l'onen, et il garde "lechem oni" pour écarter le maaser sheni, mangé seulement dans la joie. Une baraïta lit "lechem oni" contre le halut et l'ashisha, et "matzot" "matzot" admet même les matzot de Salomon. La page s'arrête sur Beit Shammai : pas de pain épais à Pessa'h.
37a18 segments · 37 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 37a - Pain épais, galettes figurées, halla et matza hina
Beit Hillel permettent le pain épais. Rav Houna mesure un tefah, comme le le'hem ha-panim. Rav Yossef refuse de transporter les conditions du Temple. Rav Yirmeya bar Abba rapporte une autre lecture : une grande quantité de pains, interdite à cause d'une peine qui n'est pas un besoin, et cela vaut pour tout yom tov. On s'acquitte avec un pain net, un pain hadraa et des serikin figurés, qu'on ne dessine pas de prime abord. Les sufganin et leurs pareils sont exempts de la halla : Reish Lakish y voit un ouvrage d'ilpas, Rabbi Yo'hanan une cuisson au soleil. La baraïta distingue : chauffer puis coller assujettit, coller puis chauffer exempte. La matza hina est cuite assez pour qu'aucun fil ne se tire quand on la rompt. Rava étend cette mesure aux pains de la toda.
37b11 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 37b - Meissa, halita, et le pain qui doit la halla
La page achève d'abord les hallot de toda : le mot "un" exige une pièce entière, et la cuisson à peine faite ressemble à un pain rompu. Rava enseigne qu'elle reste du pain. Une baraïta oppose meissa et halita, Beit Shammai et Beit Hillel. Shmuel y voit une tevra : deux enseignements, chacun constant. Les Sages, ilpas exempt et four obligé, visent Rabbi Yo'hanan. Rabbi Yehuda réserve le nom de pain à la cuisson au four dès l'origine, et Rava l'appuie sur "dans un seul four". Rabba et Rav Yosef font porter à Oula deux cas limites, collé dedans. Rav Assi ferme sur la pâte de maaser sheni : Rabbi Meir l'exempte, les Sages l'obligent.
38a16 segments · 14 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 38a - Matza de maaser sheni, halla, et le ho'il
La page ouvre sur la matza et l'etrog de maaser sheni. Rabbi Meir refuse qu'on s'en acquitte : le maaser est bien de la hauteur. Les Sages l'accordent. Rav Pappa tient le verset pour la pâte et pour l'etrog, et le demande pour la matza. Rava l'apprend par pain et pain, depuis la halla. Reish Lakish demande ensuite si la halla de ce maaser, à Jérusalem, acquitte. Selon Rabbi Akiva, le heter dans les demeures et le "puisque" décident. Une autre version porte la question sur la halla achetée avec l'argent du maaser, selon Rabbi Yehuda, qui fait enterrer l'acheté impur. Rava tient le nom de maaser pour un. La page ferme sur la halla de toda et les galettes du nazir : Rabba ouvre le verset.
38b13 segments · 13 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 38b - Hallot de toda et rekikei nazir pour la matza
La page donne le verset de Rabba, ouvert en bas de 38a. "Vous garderez les matzot" exige une shimur (garde) pour le nom de la matza : les hallot de toda et les rekikei nazir, gardés pour un zevah, n'acquittent pas. Rav Yosef lit "sept jours vous mangerez des matzot" : la matza de la mitsva doit pouvoir se manger sept jours, et ces pains ne valent qu'un jour et une nuit. Deux baraïtot appuient les deux avis. La Guemara écarte ensuite le'hem oni, la matza ashira et "dans toutes les demeures". Rabbi Ilaï rapporte l'écart retenu : faites pour soi, elles n'acquittent pas ; faites pour le marché, elles acquittent, car le vendeur s'est réservé de s'en acquitter s'il ne vend pas.
39a17 segments · 43 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 39a - Les légumes avec lesquels on s'acquitte du maror
La michna énumère les légumes avec lesquels on s'acquitte du maror à Pessa'h : frais ou secs, pas marinés ni cuits, qui se joignent pour un kezayit, y compris la tige, le demai et les dîmes rachetées. La Guemara identifie chaque nom, puis les baraitot ajoutent d'autres herbes. Rabbi Yehouda, Rabbi Yo'hanan ben Beroka et Aherim donnent les signes : sève blanche et face pâle. Rav Houna tranche comme Aherim. La laitue (hazarat, hassa) est la mitsva choisie : le Miséricordieux a eu pitié, et l'Égypte, comme le maror, commence tendre et finit dur. On apprend ensuite, par ressemblance avec la matza, que le maror est une herbe de semence, un aliment, et de nombreuses espèces. Rav dit qu'on les sème dans une seule plate-bande : selon leur règle, par couples, afin d'écarter les kilayim.
39b16 segments · 33 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 39b - Maror, plate-bande, et ce qui ne lève pas
La page achève l'enseignement de Rav : les légumes de maror se sèment dans une plate-bande de six sur six tefahim, cinq espèces, selon la règle des légumes. La hazeret, dont la tige finit par durcir, ne reçoit pas l'espace élargi qu'on donne au chou durci. Rav Hisda limite le sec à la tige ; une baraïta oppose Rabbi Meir et les Sages, et tous écartent le mariné, le shaluk et le cuit. Rami bar Hama demande si le maror de maasser sheni acquitte à Jérusalem : selon Rabbi Akiva la question tombe, selon Rabbi Yossi le Galiléen Rava rapproche matza et maror. La michna suivante interdit de faire tremper le son, et la Guemara suit ce qui n'arrive pas au levain : pain déjà cuit, halut, fuite continue, vatika à l'huile.
40a19 segments · 41 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 40a - Trempage du grain, jus de fruit, et garde de la matza
La page continue l'échaudage : deux grains de blé ensemble, l'un peut se loger dans la fente de l'autre et l'eau bouillante n'atteint plus les quatre côtés. Abaye interdit de rôtir deux épis ensemble ; Rava y voit des mei perot, qui ne font pas lever, et Abaye se rétracte pour l'eau qui ne fait que s'égoutter. Une baraïta interdit de tremper l'orge à Pessa'h lorsque le grain se fend : Mar Oukva et Shmuel définissent la fente, Rabbi Yossi propose le vinaigre. Rabba réserve l'abstention au baal nefech, pour le blé ferme. Rava passe de l'interdit à la permission, puis à la mitsva, à cause de : Vous garderez les matzot. Il maintient la garde depuis la moisson jusqu'à la fin.
40b17 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 40b - Blé noyé, mélila, et farine dans le harosset
La page s'ouvre sur Mar fils de Ravina : sa mère garde le blé de Pessa'h dans des auges dès la moisson. Un bateau de blé coule dans le Hishta avant Pessa'h. Rava permet d'abord de le vendre aux non-Juifs. Rabba bar Livaï objecte par le vêtement de kilayim perdu, et Rava revient à une vente kav par kav, afin que le blé soit mangé avant la fête. Une baraïta règle la mélila de la marmite : farine puis vinaigre, ou, selon Rabbi Yehouda, vinaigre d'abord, parce que le vinaigre cuit. Oula interdit les deux ordres. La michna suivante interdit la farine dans le harosset et la moutarde, la cuisson du pesah dans les liquides et les mei perot, et fait verser l'eau du boulanger. Rav Kahana réserve le désaccord à la moutarde. Dans le harosset, on brûle aussitôt. La halakha suit les Sages.
41a22 segments · 26 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 41a - Cuisson du pesah : liquides, tzli keder, et sources de Tibériade
Rav Nahman bar Yitzhak demande à Rav Houna si la halakha de Shmuel, comme les Sages, vise le harosset ou la moutarde. Rav Kahana limite le désaccord à la moutarde : dans le harosset, tout le monde brûle aussitôt. Rav Ashi s'appuie sur Shmuel, qui écarte le vinaigre de Rabbi Yossi ; la Guemara refuse d'en tirer que le vinaigre fait lever. Puis l'interdit de cuire le pesah : les Sages l'étendent aux autres liquides par un kal va-homer, Rabbi par l'inclusion de "cuit, cuit". Ils se séparent sur le tzli keder. La suite traite le rôti puis cuit, la galette de matsa, le na, le cru, le brûlé, et les sources chaudes de Tibériade.
41b20 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Malkot du na et du cuit, et l'heure de l'interdit
L'amoud compte les malkot de qui mange le korban Pessa'h hors du rôti au feu : na, mevushal, ou les deux. Rava cumule le lav particulier et le lav général ; Abaye, en trois versions, refuse les malkot d'un lav she-bikhlalot. Le même schéma est repris pour le nazir, zag et chartzan. Deux baraitot fixent ensuite l'heure : l'interdit du na ne vaut qu'une fois la nuit tombée, là où le commandement de manger le rôti est en vigueur ; manger le rôti dès le jour se tire de 'ils mangeront la chair cette nuit-là', et ce lav déduit d'un aseh a le statut d'un aseh. Rav Hisda demande selon qui est la baraita qui déclare pourtant passible.

Perek 3 Elou Ovrin — Les mélanges interdits à Pessa'h · 16 amudim

42a21 segments · 33 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Lemor qui fait un lav, eau du pétrissage, mélanges de céréale
La page ferme le chapitre Kol Cha'a et ouvre Elu ovrin. Rabbi Yehouda lit lemor comme un lav : un interdit tiré d'un asse devient passible de coups, et la baraita de 41b sur le Pessa'h rôti mangé de jour s'en réclame. L'eau du boulanger se verse en pente ; dans un creux, seulement si elle est peu abondante. On pétrit avec de l'eau qui a passé la nuit, hors du soleil et de l'eau chaude ; si l'on a transgressé, Rav Achi interdit. La michna liste sept mélanges de céréale : on transgresse un lav, sans karet. Le koutah babylonien bouche le cœur, aveugle et affaiblit.
42b20 segments · 32 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Bières, vinaigres et collés : où est le grain
L'amoud achève d'abord la liste médicale ouverte en 42a : pain de semida, viande d'une chèvre qui n'a pas mis bas, vin de trois ans, puis la règle que ce qui profite à un membre nuit à un autre, avec cinq exceptions bonnes pour tout le corps. Il revient ensuite à la michna. La bière des Mèdes contient de l'eau d'orge, le vinaigre édomite des grains d'orge. Rav Nahman rattache le passage du vinaigre de Yehuda au vinaigre d'Edom au verset où l'une est pleine quand l'autre est ruinée. Rabbi Yehouda règle la dîme du vinaigre acheté à un am ha-aretz, selon qu'il vient du temed ou du vin, et la Guemara départage le temed de lies et le temed de pépins. Puis elle identifie le zitom égyptien, le bouillon des teinturiers, l'amidon des cuisiniers, et la colle des scribes, que Rav Ochaya ramène à la colle des cordonniers. Rabbi Eliezer, enfin, vise les traitements des femmes. La phrase continue en 43a.
43a27 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 43a - Parures, siaor, lav du hamets mélangé
La page achève les parures des femmes : chaux, fleur de farine ou huile de myrrhe, selon la fortune. Rabbi Yehoshoua dit pourquoi la michna nomme les mélanges un par un : pour que l'on en connaisse le nom, comme l'homme de l'Ouest qui se retire en entendant koutah. La Guemara cherche ensuite le tanna de l'avertissement sans karet. Rav Yehouda, au nom de Rav, l'attribue à Rabbi Meir, à partir du siaor. Rav Nahman l'attribue à Rabbi Eliezer, à partir du mélange. Chacun refuse le kal va-homer de l'autre, car ils ne classent pas de la même façon le noukché et le mélange. Une baraita sur kol mahmetset appuie Rav Yehouda. La fin du daf tire le lav du mélange du mot kol, et réserve un kol du verset de karet à l'inclusion des femmes.
43b15 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Femmes, hamets et matsa ; le permis qui se joint à l'interdit
L'amoud reprend le mot kol du verset du karet sur le hamets, réservé en 43a aux femmes. On aurait lu le verset à l'envers : qui est tenu de manger la matsa est tenu de s'abstenir de hamets, et les femmes, exemptes d'une mitsva positive dont le temps est la cause, sortiraient aussi du hamets. Le kol les y maintient. Rabbi Eliezer en tire qu'elles sont tenues, de la Torah, à la matsa. La Guemara demande ensuite si ce mot inclut les femmes ou le mélange, oppose la derasha de la graisse, et laisse en difficulté le ki kol de Rabbi Eliezer. Rabbi Yo'hanan pose alors la règle : le permis ne complète pas la mesure de l'interdit, sauf chez le nazir. Zeiri ajoute le levain qu'on ne fait pas monter en fumée sur l'autel.
44a14 segments · 23 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 44a - Le permis joint à l'interdit, ou un kezayit dans le temps d'un peras
La page répond d'abord pour le hamets de Pessa'h : le permis se joint à l'interdit, et la mention du siaor écarte Abaye, qui tenait une haktara même en dessous du kezayit. Rav Dimi énonce l'enseignement de Rabbi Yo'hanan : hors le nazir, le permis ne se joint pas à l'interdit. Abaye objecte par la michna du plat épais de terouma touché par un tevoul yom, et par les coups qu'un zar reçoit pour un kezayit. Rav Dimi explique ces coups par un kezayit d'interdit mangé dans le temps d'un peras, mesure de quatre œufs. Le koutah babylonien échappe à ce compte : raclé, l'intention sort de l'usage ; trempé, le hamets n'atteint pas le kezayit. Deux baraitot, mortiers d'épices puis corbeilles de grain, disent je dis, et laissent le houlin permis : épices rabbiniques, terouma de ce temps rabbinique. La page rouvre enfin le mot michrat, réservé à une autre deracha.
44b18 segments · 31 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Le goût comme l'essentiel, du nazir à toute la Torah
L'amoud pose que le goût d'un interdit vaut sa substance : taam ke-ikar. Le mot misheret, chez le nazir, l'enseigne : des raisins trempés dans l'eau, l'eau qui a pris le goût du vin rend passible pour un kazayit. Un kal va-homer étend la règle aux kilayim, plus graves sur trois points, et à l'orla sur deux. Les Sages lisent ainsi le verset. Rabbi Akiva y lit le permis qui complète la mesure de l'interdit, et prend le taam ke-ikar à la viande cuite dans le lait, puis, ce cas étant un 'hidouch, aux ustensiles des non-Juifs, limités par lui à la marmite du jour. Rav Aha demande à Rav Ashi pourquoi cette seconde lecture ne couvrirait pas, elle aussi, toute la Torah.
45a17 segments · 14 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 45a - Deux versets pour un seul enseignement, puis la pâte des fentes
Rav Ashi achève sa réponse à Rav Aha : le nazir et le hatat sont deux versets pour un seul enseignement, et Rabbi Akiva n'étend pas la règle. La page cite le verset du hatat : la chair qui absorbe prend le statut du sacrifice, puis elle donne la lecture des Sages, où chaque verset reste nécessaire, le hatat pour le joint du permis dans les kodachim, mishéret pour le goût comme l'essentiel dans toute la Torah. Rav Ashi demande ensuite pourquoi un verset enseigne encore que les interdits du nazir se joignent entre eux. Rav Kahana sépare les cas : permis et interdit en une seule fois, interdit et interdit l'un après l'autre. La michna ouvre alors la pâte prise dans les fentes d'une pétrissoire, le kazayit à brûler et l'écran pour la touma. Chmouel a deux versions, l'une légère et l'autre sévère, et une baraita vient appuyer chacune.
45b24 segments · 37 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pâte collée au pétrin, motte de levain, deux demi-olives
L'amoud poursuit deux baraitot sur la pâte restée dans les fentes du pétrin : elle fait écran à la tevila, et l'on transgresse l'interdit du hamets. Rav Houna écarte la baraita souple. Rav Yossef y voit une discussion de tannaim, autour de la motte de levain réservée pour s'asseoir. Abaye ramène les deux textes à Rabbi Chimon ben Elazar, selon que la pâte est ou non à l'endroit du pétrissage ; Rav Achi précise que le rebord du pétrin entre dans ce second cas. Viennent ensuite deux demi-kazayit reliés par un fil de pâte, dans le pétrin ou dans la maison, puis le pain moisi, le pétrin des tanneurs, et l'écart entre la mesure du hamets et la kapda qui décide l'écran à l'immersion.
46a14 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 46a - La pâte des fentes, le mil, et la hala en touma
Abaye achève sa lecture du ve-khen : à Pessa'h la pâte se joint pour la touma parce que l'interdit du kazayit la rend importante, et le reste de l'année la kapida tranche. Rava objecte par le mot hotzetz et lit une tevila de la pétrissoire. Rav Papa objecte par le mot touma et lit un sheretz posé sur la pâte. La michna du batzek ha-'herech fixe ensuite le himouts au temps d'un mil, de Migdal Nounaya à Tibériade, puis quatre mil pour le pétrisseur, la tefila, la netilat yadayim, et le tannage. La page ouvre enfin la hala prélevée en touma le Yom Tov : Rabbi Eliezer diffère le nom jusqu'après la cuisson, Ben Beteira met la pâte dans l'eau froide, et Rabbi Yehochoua commence un avis qui se poursuit sur 46b.
46b11 segments · 16 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Halla impure à Yom Tov, et le principe du hoil
L'amoud ouvre sur la fin de la michna : comment prélever la halla en état d'impureté à Yom Tov. Rabbi Yehochoua laisse la pâte séparée jusqu'au soir : bal yerae et bal yimatse visent un hamets qui est à soi. La Guemara écarte d'abord la tovat hanaa. Le point qui sépare Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua est le hoil : puisque, s'il veut, il demande à un sage d'annuler le nom de halla, la pâte redevient sienne. De là, Rav Hisda et Rabba : cuire à Yom Tov pour un jour de semaine, la bête en danger, et la place de l'erouv tavshilin entre la Torah et le décret des Sages.
47a8 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Lechem hapanim, chevout, et le mot lachem
Rabba poursuit son objection par le lechem hapanim : il se mange le neuvième, le dixième ou le onzième jour de sa cuisson, parce que cette cuisson ne repousse ni le Chabbat ni le Yom Tov. Si les besoins de Chabbat se font le Yom Tov, pourquoi le Temple s'arrête-t-il ? Rav Hisda répond par le chevout : le proche à été permis dans le Temple, le lointain non. Le premier Tana et Rabban Chimon ben Gamliel se séparent sur ce lointain. Rav Mari objecte par les deux pains de Chavouot, et la Guemara lit lachem : pour vous, et non pour le Gavoha. Rabban Chimon ben Gamliel suit Abba Chaoul : pour vous, et non pour les non-Juifs. Rav Hisda envoie alors à Rabba la question du ho'il, ouverte par le sillon aux huit interdits.
47b14 segments · 25 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Le hoil, le sillon, et les cinq coups
L'amoud poursuit la question de Rav Hisda à Rabba : dit-on le hoil (puisque) ? La michna du sillon unique continue : chevi'it, Yom Tov, cohen et nazir sur un lieu d'impureté. Si le hoil vaut, les coups du labour de Yom Tov tomberaient, puisque la terre peut couvrir le sang d'un oiseau. La Guemara serre le cas jusqu'à la metounta, terre humide qui se sème et ne donne pas de poussière. Abaye objecte par les cinq séries de coups de celui qui cuit le gid ha-nache dans du lait à Yom Tov. Rabba retire l'embrasement et met les bois de mouktse, qu'il tient pour un interdit de la Torah. Abaye reprend alors une question de Rabba : un agneau de prairie, égorgé en tamid le jour de Yom Tov.
48a18 segments · 26 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Nesakhim, bois du hekdech, ho'il, mesure de la pâte
La page poursuit le compte des coups de celui qui cuit le gid dans le lait un jour de fête. Abaye reprend la deracha du verset d'Ye'hezkel sur l'agneau : deux cents restés dans la cuve, et le breuvage permis à Israël. Le mouktse en sort, parce que son interdit vient d'ailleurs, et parce qu'il n'y a pas de hilouk melakhot à Yom Tov. On retire alors la hav'ara, et le compte se referme sur les bois du hekdech. Rami bar Hama range le débat de Rav Hisda et de Rabba sur le ho'il dans la michna de la halla en impureté : Rabbi Eliezer le dit, Rabbi Yehochoua ne le dit pas. Rav Papa et Rav Chicha limitent chacun un des deux avis. La fin du daf fixe la mesure de pâte à Pessa'h, blé et orge, grain de choix et grain maigre.
48b16 segments · 29 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Petites fournées, trois femmes, siour et sidouk
L'amoud achève la mesure de la halla : cinq quarts de farine, et le kav de Melogna. Rav Yossef rapporte l'usage de cuire à Pessa'h un kapiza à la fois. Abaye y voit une houmera qui aboutit à une koula, car la pâte passe sous le shiour de la halla. Rav Yossef répond par Rabbi Eliezer : le panier réunit les pains après la cuisson. La Guemara serre le cas, des miches qui se mordent jusqu'à la planche sans rebord, laissée en teikou. La michna règle ensuite le travail de trois femmes sur une pâte de matsa, puis définit le siour et le sidouk : ce qu'on brûle, et ce qui rend passible de karet.
49a22 segments · 34 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Biour le quatorze, voyageur, repas et alliance
Le quatorze Nissan tombe un Chabbat : Rabbi Meir fait le biour de tout dès la veille, les Sages le laissent à son heure, Rabbi Eliezer bar Tsadok sépare la terouma et le houlin. Un fait à Yavne, chez Rabban Gamliel, montre le biour à l'heure, ce Chabbat-là même. La michna règle ensuite celui qui se rappelle son hamets en route : mitsva, sauvetage, ou séjour facultatif, puis la viande de kodech sortie de Yerouchalayim, avec les mesures de Rabbi Meir, de Rabbi Yehouda et des Sages. La Guemara lève la tension sur le repas de fiançailles, rechoute ou mitsva, premier repas ou sivlonot. Elle poursuit par le repas sans mitsva, l'union d'une fille de cohen, et le conseil d'épouser la fille d'un talmid 'hakham.
49b18 segments · 19 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Qui épouser, l'am ha-arets, et le retour du kodech
L'amoud ferme la parabole : unir la fille d'un talmid 'hakham à un am ha-arets est laid, et les auditeurs ne le reçoivent pas. Une baraita ordonne ensuite les alliances, de la fille du talmid 'hakham jusqu'à la fille des maîtres d'enfants, et écarte la fille de l'am ha-arets. La Guemara enchaîne des formules très dures sur l'am ha-arets : la viande, le chemin, la morsure, le lion, la haine, puis six règles (témoignage, secret, apotropos, route, objet perdu). Elle revient à la michna : celui qui est sorti de Jérusalem. Rabbi Meir et Rabbi Yehouda divergent sur le shiour, ke-beitsa ou ke-zayit. Rabbi Yo'hanan propose d'inverser les opinions. Abaye refuse : là-bas, le zimoun, la dispute porte sur les versets ; ici, le retour, elle porte sur un raisonnement, le retour calque sur la touma.

Perek 4 Makom CheNaagou — L'usage local la veille de Pessa'h · 16 amudim

50a23 segments · 26 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Le retour au ke-zayit, Jérusalem à venir, et le shem
L'amoud achève la mesure du retour : Rabbi Yehouda la fixe au ke-zayit, comme l'interdit ; Rabbi Natan propose deux œufs, et les Sages ne le suivent pas. La Guemara ouvre alors Zacharie 14 : yekarot ve-kippaon, la lumière, Negaim et Ohalot, puis les gens précieux et le monde inversé vu par Rav Yossef, fils de Rabbi Yehoshoua ben Levi. Elle explique metzilot ha-sous : l'agrandissement de Jérusalem, les clochettes du cheval, le butin, puis kenaani, l'unité de Hachem et de Son nom, écrit en yod-hé et lu en alef-dalet. Après le hadran du chapitre, la michna nouvelle règle le travail la veille de Pessa'h selon la coutume du lieu, et impose au voyageur les houmrim des deux endroits.
50b12 segments · 32 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Minhag, siman berakha, et la coutume des pères
L'amoud reprend la michna au milieu : on ne change pas de minhag à cause de la mahloket, puis le biour des fruits de cheviit transportés d'un lieu à un autre. La Guemara demande pourquoi la veille de Pessa'h se distingue des veilles de Chabbat et de yom tov : ici l'interdit commence à midi, et l'on frappe aussi de shamta. Des baraitot énumèrent ensuite qui ne voit jamais de siman berakha : le travail aux seuils du Chabbat, le zariz et le shafel, le salaire de l'épouse et du moulin, roseaux et cruches, bétail menu, quatre peroutot, et les sofrim de stam, sauf s'ils travaillent lishma. Deux coutumes closent la page : Beit Shean, que Rabbi Yo'hanan maintient par le verset de la moussar du père, et Hozai, où l'on prélève la hala sur le riz.
51a12 segments · 22 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Coutume d'interdit, bain, et graisse du yeter
L'amoud poursuit les gens de Houzai, qui prélèvent la halla sur le riz. Rav Yosef voudrait réserver aux Koutim l'interdit de permettre devant eux ; la Guemara répond qu'eux aussi étirent la lénience. Rav Ashi distingue selon que la majorité mange du riz ou du grain. La baraïta est reprise : on ne permet pas, devant ceux qui l'ont pris, un usage permis dont ils ont fait un interdit. Trois faits l'illustrent, à Kabul, à Biri et à Akko. Rabba bar bar Hana, venu d'Erets Israël, mange en Bavel le de-aytra et le caché ; Abaye et Rav Ashi règlent le voyageur, puis Rabba bar bar Hana interdit cette graisse à son fils.
51b8 segments · 11 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Sefihim de kerouv, et le voyageur qui change de minhag
L'amoud ouvre sur la fin du récit de Rabbi Yo'hanan ben Elazar : dans un jardin, Rabbi Chimon ben Rabbi Yosse ben Lakonya mange des sefihim de kerouv et n'autorise l'élève qu'en sa présence. La Guemara identifie ce Rabbi Chimon : tous les sefihim sont interdits, sauf le kerouv, et les Hakhamim les interdisent tous. Les deux avis suivent Rabbi Akiva, qui lit le verset hen lo nizra. Leur mahloket est une gezera. La page revient ensuite à la michna du voyageur, la veille de Pessa'h : Abaye rattache al yeshane à la reisha, Rava à la seifa, car rester sans travail ne fait pas mahloket. La dernière ligne ouvre, sans la conclure, la question de Rav Safra sur la keviuta de-yarha.
52a10 segments · 19 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 52a - Second jour de fête, et biour des fruits de la cheviit
L'amoud ouvre sur Rav Safra, qui connaît la fixation du mois : le second jour de fête, le travail est interdit dans un lieu habité et permis dans le désert, selon Rav Ami. Rav Natan bar Assia voyage ce jour-là jusqu'à Pumbedita ; Rav Yosef le punit, et la Guemara pèse le ban et la flagellation pour un érudit. Puis la michna des fruits de la cheviit : Rav Shisha, une inversion appuyée sur Rabbi Elazar, et Abaye proposent trois lectures du biour ; Rav Ashi écarte Abaye et rapproche les trois conserves, Ravina les dattes de Tsoar.
52b11 segments · 33 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 52b - Biour des trois contrées, et le fruit que l'on ne détruit pas
L'amoud ouvre sur la fin de la baraitha des dattes : on s'appuie sur celles des kippim, que la bête sauvage atteint, et non sur celles des chitsin, bloquées par les épines. La Guemara cite la michna des trois contrées du biour, Yehouda, Ever ha-Yarden et Galil, et la rattache au verset de la bête sauvage qui est dans ton pays, avec la tradition qu'une bête ne vit pas des fruits d'une autre contrée. Les fruits de cheviit sortis d'Erets Israël font mahloket : biour sur place, ou retour au lieu. Rav Safra, une cruche de vin avec lui, reçoit deux rapports opposés au nom de Rabbi Abahou et retient le mekil. La page finit sur Rabbi Ilai, qui a coupé un palmier chargé de kafniyot : jusqu'à quel stade le-okhla interdit-il la perte.
53a14 segments · 38 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 53a - Biour des fruits, signes du pays, et le rôti de Pessa'h
L'amoud achève la baraitha de Beit Hillel : on ne coupe plus la vigne dès le giru'a, mesure d'une fève blanche, les olives dès la fleur, les autres arbres dès qu'ils produisent. Rabbi Ilai n'a rien perdu : il a coupé un palmier dénis'hani, dont les dattes ne mûrissent pas sur l'arbre. Suit le biour de cheviit, lieu par lieu et fête par fête, puis les signes de Rabban Chimon ben Gamliel : montagne, vallée, torrent, Chefelah, avec leur nafka mina pour les bikourim, l'egla arufa et la vente. La michna ouvre deux minhagim : vendre du bétail aux goyim, et manger du rôti les nuits de Pessa'h. Rav interdit de dire que telle viande est pour Pessa'h. Todos de Rome est repris pour les chevreaux mekoulasim.
53b14 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 53b - Chevreau mekoulas, Todos de Rome, et la lampe de Kippour
L'amoud reprend la fin de la phrase sur Todos : faire manger un chevreau mekoulas est proche de faire manger des kodachim au-dehors. Le mekoulas est interdit qu'on ait dit ou non qu'il est pour Pessa'h ; la viande qui ne l'est pas ne l'est que si l'on a précisé. Rav Aha enseigné la baraitha selon Rabbi Chimon. Rav Chechet et Ravina confrontent cet avis à Rabbi Yossi, sur la minha d'orge et la saisie de la fin des paroles. La baraitha tient selon Rabbi Yossi : " ceci est pour Pessa'h " s'entend pour la valeur du pesah. On demande si Todos était un grand homme ou un baal egrofin. Sa deracha sur Hanania, Mishaël et Azaria, le kal va-homer des grenouilles, et le melai versé aux talmidei hakhamim tranchent pour lui. La michna ouvre le minhag d'allumer la lampe la nuit de Kippour : les deux coutumes écartent le tashmish. Chemuel réserve la berakha sur le feu à la sortie du Chabbat, et Oula démêle avec Rabba bar bar Hana ce que Rabbi Yo'hanan a dit.
54a17 segments · 38 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
La bénédiction du feu et les créations du crépuscule
L'amoud ouvre sur le verset des eaux profondes : Oula garde l'objection dans son regard, Rabba bar bar Hana la puise. Ils tiennent comme Rabbi Binyamin bar Yefet au nom de Rabbi Yo'hanan : on bénit sur le feu à la sortie du Chabbat et à la sortie de Yom Kippour. La Guemara sépare le feu qui a reposé, béni aussi après Yom Kippour, et le feu tiré des bois et des pierres, réservé à la sortie du Chabbat. Viennent les dix choses créées au crépuscule de la veille du Chabbat, puis les sept choses d'avant le monde. Le creux de la Guehinom précède le monde, son feu date du deuxième jour, et notre feu, monté dans la pensée la veille, n'est créé qu'à la sortie, quand Adam frotte deux pierres. Le mulet divise Rabbi Yossi et Rabban Chimon ben Gamliel : œuvre d'Adam, ou trouvaille d'Ana.
54b16 segments · 29 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Choses cachées et jeûne du 9 Av
L'amoud achève la liste du crépuscule par le vêtement d'Adam le premier. Les Sages enseignent ensuite sept choses cachées aux fils de l'homme, puis trois choses montées dans la pensée : le mort se putréfie, il s'oublie du cœur, la récolte pourrit. La michna règle le travail le 9 Av selon la coutume, et le chômage des disciples des Sages. La Guemara compare le 9 Av au jeûne public et à Yom Kippour : crépuscule, doute du mois, prière de Neila, vingt-quatre bénédictions, et la mesure de l'interdit de se laver.
55a16 segments · 26 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 55a - Travail la veille de Pessa'h : minhag, issour, et les trois métiers
L'amoud achève d'abord le 9 Av : le tanna n'a retenu que les koulim, puis la yohara oppose Rabban Chimon ben Gamliel aux Sages, en face de la michna du hatan qui lit le Chema. Rabbi Yo'hanan renverse une chita ; Rav Chicha, fils de Rav Idi, maintient les deux avis, selon que l'acte se voit. La michna nouvelle règle le travail en erev Pessa'h : Yehouda jusqu'à hatsot, le Galil pas du tout, et la nuit selon Beit Chammai et Beit Hillel. Rabbi Yo'hanan rattache le minhag à Rabbi Meir et l'issour à Rabbi Yehouda. Viennent le désherbage du 13 Nissan, les trois jours de klita avant l'omer, puis la michna des trois oumanuyot et l'ibaya : achever seulement, ou aussi commencer, pour le besoin du moed.
55b15 segments · 35 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 55b - Achever le 14, ramener la poule, et les usages de Yericho
L'amoud achève la question de la melakha la veille de Pessa'h. On achève le 14 ce qui a été commencé avant ; on ne commence pas, même un petit ouvrage, même pour le mo'ed. Rabbi Meir tranche : on n'achève que pour le besoin du mo'ed, et l'on travaille jusqu'à hatsot seulement là où c'est l'usage. Les Sages ne laissent que trois métiers, Rabbi Yosse ben Rabbi Yehouda ajoute les cordonniers. La michna suivante permet la couvaison, le fumier et les kelim. Rav Houna et Rabbi Ami séparent la poule enfuie pendant Hol ha-Moed, selon la chaleur et la perte des œufs. Abaye et Rava séparent le fumier de la cour. Rava éprouve sur les kelim de l'uman : la michna vise le 14, la baraitha Hol ha-Moed. S'ouvre la michna des six usages des gens de Yericho.
56a13 segments · 30 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 56a - Six actes de Hizkiya, et les usages de Yericho
L'amoud achève la michna des gens de Yericho : manger sous les nesharim le Chabbat, et donner la pea au légume. Les Sages ont protesté. La Guemara ouvre une baraitha parallèle : le roi Hizkiya a fait six choses, trois que les Sages ont approuvées, trois qu'ils n'ont pas approuvées. Puis elle explique la greffe des palmiers et l'enroulement du Chema, jusqu'au Baroukh chem dit en secret, et à voix haute à cause des minim. Une seconde baraitha oppose Rabbi Meir et Rabbi Yehouda sur les six usages de Yericho. La moisson avant l'omer reste en question.
56b10 segments · 17 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 56b - Moisson de Yericho, pousses d'hekdesh, brèches et pea
L'amoud achève les six usages des gens de Yericho. La moisson avant l'omer fait quatre là où Rabbi Yehouda compte trois : on l'efface de la liste, elle reste birtson hakhamim. Les gamziyot de caroubier et de sycomore consacrés sont des gidoulin venus après la consécration : pas de me'ila selon eux, un issour demeure selon les Sages. Les brèches ouvertes aux pauvres : Oula et Ravin rapportent deux versions de Reish Lakich, makhbedot ou kippin, gezera de telicha ou mouktse des dattes propres aux corbeaux. La pea des légumes échoue au kiyoum. Rav ramène le différend aux feuilles de navet conservées avec les racines.
57a11 segments · 29 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 57a - Pea du légume, peaux des kodachim, et les quatre cris de l'Azara
L'amoud clôt la mahloket sur la pea des légumes : deux tannaim seulement, et le mot " même " porte sur le navet, le premier cas. Une baraitha raconte le fils de Bohayin, qui a donné la pea au légume, et son père, qui rachète ce que les pauvres emportent, en produit déjà prélevé. Puis le sujet passe aux peaux des kodchei kodachim : les gens de force les prennent, l'institution du vendredi ne suffit pas, et on les consacre au Ciel, jusqu'aux plaques d'or du Heikhal. Abba Chaoul ben Batnit crie malheur sur quatre maisons de grands cohanim. L'Azara pousse quatre cris : contre les fils d'Eli et contre Yissakhar de Kefar Barkai, et en faveur d'Yichmael ben Piakhi et de Yo'hanan ben Narbai. Le récit du roi et de la reine, chevreau ou agneau, s'ouvre et s'interrompt quand le grand cohen arrive.
57b3 segments · 8 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 57b - Les mains de Yissakhar, l'agneau et le chevreau
L'amoud achève le récit de Yissakhar, homme de Kfar Barkai. Il répond au roi par un geste : si le gedi est meilleur, qu'il monte en tamid. Le roi ordonne de couper la main droite. Un shohad fait couper la gauche, puis la droite est coupée à son tour. Rav Yossef bénit le Rahamana, qui a pris sa rétribution dans ce monde. Rav Ashi : il n'a pas appris la michna. Ravina : il n'a pas lu le Mikra. L'agneau et la chèvre sont d'un même poids. Hadran du chapitre Makom che-nahagou, et Pesach Rishon s'achève.

Perek 5 Tamid Nichhat — Le tamid et le sacrifice pascal · 15 amudim

58a13 segments · 25 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 58a - L'heure du tamid de l'après-midi, la veille de Pesach
L'amoud ouvre le chapitre Tamid nishhat. La michna fixe l'heure du tamid de l'après-midi : shehita à huit heures et demie et fin de l'offrande à neuf heures et demie, les jours ordinaires. La veille de Pesach, on avance d'une heure, en semaine comme à Chabbat, pour laisser place au korban de Pesach. Si cette veille tombe un vendredi, on avance encore : shehita à six heures et demie, afin de rôtir le Pesach avant Chabbat. Rava enseigne que, selon la Torah, le tamid est valable dès que les ombres penchent, au milieu de la septième heure, et que les heures plus tardives sont une takana, pour laisser offrir nedarim et nedavot avant le tamid du soir. Une baraita oppose Rabbi Yishmael et Rabbi Akiva. Abaye lit leur divergence sur l'ordre des musafim et des bazikhin. Rava la lit sur la crainte de mekhamer basar : la viande du Pesach qui s'échauffe quand on ne peut pas la rôtir avant la fin du Chabbat.
58b14 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 58b : l'heure du tamid et l'ordre des korbanot
L'amoud poursuit l'heure du tamid de l'après-midi. Abaye, Rava et Rabba bar Oula lisent la baraitha de Rabbi Yishmael et de Rabbi Akiva selon trois cadres : la veille de Pessa'h, la viande qui s'échauffe, ou le Chabbat ordinaire et le décret à cause des nedarim. Deux autres baraithot appuient l'un puis l'autre, et chacun ajuste la leçon. La fin fixe l'ordre : rien avant le tamid du matin, rien après le tamid de l'après-midi, puis le Pessa'h, le ketoret et les nerot.
59a19 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 59a - Après le tamid de l'après-midi : Pesach, encens, lampes, expiation
L'amoud donne la raison pour laquelle le tamid de l'après-midi précède le korban de Pesach : le Pesach est dit au soir et entre les deux soirs, le tamid seulement entre les deux soirs. La Guemara demande alors pourquoi l'encens et les lampes, qui n'ont qu'un entre-les-deux-soirs, ne précèdent pas aussi le Pesach. Une baraita place le Pesach avant l'encens et les lampes ; une autre, conforme à l'objection, place les lampes avant le Pesach. Le mot oto n'exclut qu'un service intérieur. Une baraita ne laisse ensuite, après le tamid du soir, que l'encens, les lampes, le Pesach, et le mehusar kapara : le premier tanna, la veille de Pesach seulement, à cause du karet ; Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka, tous les jours, pour manger les kodashim. Rav Hisda et Rav Pappa expliquent comment offrir cette expiation sans mettre au feu après le tamid. La fin de l'amoud ouvre le cas de l'holocauste du metzora.
59b15 segments · 21 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 59b : linah des emourin, nuit du Pessa'h, et shelo lishmo
L'amoud commence par l'olah du metzora : le verbe ve-hé'ela se lit comme une olah déjà montée, qui peut précéder la hatat. Rav Pappa, pour le mehusar kappara, monte les emourin et les laisse la nuit en haut du mizbeah, afin de ne pas brûler après le tamid du soir. On lui objecte la faute des kohanim, puis l'absence de kappara tant que la chair n'est pas mangée ; il assimile ces emourin à des pièces impures ou perdues. Rav Kahana et Rav Safra opposent ensuite les versets qui ouvrent toute la nuit et ceux qui ferment après le tamid du soir, ou qui interdisent une olah de semaine un Yom Tov. La michna enseigne qu'un Pessa'h shelo lishmo est passoul, et Rav Pappa demande si lishmo et shelo lishmo visent une seule avoda, celle de Rabbi Yosse.
60a14 segments · 32 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 60a : une avoda ou deux, lishmo et les mangeurs
L'amoud poursuit la question de Rav Pappa : la michna du Pessa'h lishmo et shelo lishmo parle d'une seule avoda, selon Rabbi Yosse, ou de deux avodot, même selon Rabbi Meir. Shelo lishmo puis lishmo est déjà passoul dès la première formule. La question qui reste est lishmo puis shelo lishmo. Quatre ta chema sont proposés. Les trois premiers sont écartés : pensée d'une avoda vers l'autre, paire de style, ou chaque clause selon son cas. Le quatrième, kacher pour ses mangeurs et pas pour ses mangeurs, amène une conséquence qui heurte la règle : une part des mangeurs ne rend pas passoul.
60b13 segments · 17 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 60b : Pessa'h hors de son temps, lishmo et shinou baalim
L'amoud reprend la question de Rav Pappa : lishmo et shelo lishmo dans une seule avoda. La baraita le-okhlav et shelo le-okhlav, kacher, ne force pas la michna à une seule avoda. On demande alors ce qu'il en est d'un Pessa'h abattu le reste de l'année, lishmo et shelo lishmo. Rav Dimi le tient pour passoul par un binyan av ; Rabbi Yirmeya écarte l'analogie, car le passoul de lishmo ne concerne que le Pessa'h. Rava le déclare kacher, le stam se tenant pour lishmo et shelo lishmo l'en extrayant ; Rav Ada bar Ahava oppose les okhlin. Rav Pappa assimile ensuite le shinou baalim au shinou kodech hors du temps, et Rava refuse : le passoul du shinou kodech est dans le corps du korban et dans les quatre avodot.
61a11 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 61a - shinui baalim hors de son temps, et pour qui le Pessa'h est abattu
L'amoud achève le rapprochement entre shinui kodech (changement de sainteté) et shinui baalim (changement de propriétaire) pour un Pessa'h abattu le reste de l'année. Sur quatre écarts, deux tombent : le passoul du corps, et l'après-mort selon Rav Pinhas. Rava quitte ce rapprochement : un tel Pessa'h est comme un Pessa'h en son temps sans propriétaire, et il est passoul, parce que le shinui baalim ne compte pas comme akira (déracinement du nom de Pessa'h). La michna nouvelle fixe pour qui l'abattage est passoul ou kacher, l'heure de bein ha-arbayim, et la place du tamid. La Guemara tire shelo le-manuyav et shelo le-okhlav du verset be-mikhsat takhosu.
61b11 segments · 20 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 61b - mahshava d'arelim à la zerika
On abat le Pessa'h pour des mulin (circoncis), à condition que des arelim (incirconcis) obtiennent l'expiation par le sang, lors de la zerika. Rav Hisda déclare l'offrande passoul : cette mahshava a prise à la zerika. Rabba la déclare kacher : la mahshava des mangeurs ne rend passoul qu'à la shehita. Rabba lit la beraïta de zot et de ve-khol arel dans le sens d'une kula pour la zerika. Rav Hisda la lit dans le sens d'une humra. Rav Ashi refuse les deux lectures : kol peut viser n'importe quelle orla, et zot exige une orla totale, à la shehita comme à la zerika. La suite de son explication ouvre le daf 62a.
62a14 segments · 14 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 62a - l'arel est-il bar kapara, et comment lire la tuma de la baraita
L'amoud explique le débat ouvert au feuillet précédent : Rabba et Rav Hisda, sur un Pessa'h abattu pour des circoncis afin que des incirconcis soient expiés par la zerika. Le verset lekhaper alav exige un prochain bar kapara. Rabba exclut l'arel. Rav Hisda le compte comme bar kapara par un ho'il : il peut se circoncire. Ce ho'il est confronté à celui qui cuit le Yom Tov pour la semaine : Rav Hisda le refuse pour dispenser des coups, et l'accepte pour rendre le Pessa'h passoul. Mar Zutra demande ensuite à Ravina de quelle tuma la baraita apprend l'arela partielle : chair ou personnes, et en quoi le Pessa'h se sépare des autres zevahim au moment de jeter le sang.
62b17 segments · 21 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 62b - Houil de la touma, Sefer Youhassin, lichmo et mangeurs
L'amoud règle d'abord où la touma est permise, dans la discussion du houil (puisque) de Rav Hisda. Manger de la viande tamee n'a de heter que pour le Pessa'h venu en touma ; la touma des personnes est permise au tsibour. Rav Houna fils de Rav Yehochoua objecte par le Pessa'h dont l'année est passée et par des chelamim abattus pour le nom du Pessa'h : Rabbi Eliezer n'invalide qu'à son temps, et Rav Pappa lie les deux pessoulim par le verset hou. Rabbi Chimlai demande à Rabbi Yo'hanan le Sefer Youhassin ; en partant, il obtient la différence entre lichmo et chelo lichmo, pessoul dans le corps, et le-okhlav et chelo le-okhlav. Mar Zoutra mesure la deracha entre deux Atsel, et Aherim distinguent l'ordre des moulim et des arelim dans la chehita.
63a9 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 63a - La chehita, les deux simanim, et le pesah sur le hamets
L'amoud achève la baraitha d'Aherim : circoncis puis incirconcis, le pesah est kacher ; l'ordre inverse est passoul. La Guemara demande si cela suppose que la chehita ne compte qu'à la fin, comme Rava. Rabba écarte cette lecture. Abaye place le différend sur les deux simanim, et Rabbi Meir reste sur le hatsi matir. Une mishna nouvelle interdit d'égorger le pesah sur du hamets. Rabbi Shimon réserve le hayav à une chehita apte, le 14 et pendant la fête. Reish Lakish : le hamets doit appartenir à celui qui égorge, ou à celui qui fait la zerika.
63b15 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 63b - Al be-samukh, la hatra'a, et qui transgresse lo tishhat
L'amoud achève Reish Lakish : le hamets du shohet, du zorek ou d'un membre de la havoura ne rend hayav que s'il est avec lui dans l'azara. Rabbi Yo'hanan rend hayav même hors de l'azara. La Guemara écarte deux pistes déjà connues, al au sens de à côté et la hatra'at safek, puis montre pourquoi les deux mahlokot, hamets et pains de toda, restent nécessaires. Rav Oshaya et Rabbi Ami limitent l'interdit à ceux que vise lo yalin. Rav Papa y inclut le cohen qui brûle le helev. Deux baraïthot s'opposent ensuite sur la haktara, la melika et le kemitsa.
64a16 segments · 33 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 64a - Zivhi, l'akira, et les trois groupes du pesah
L'amoud s'ouvre sur deux baraithot qui se contredisent, sur la melika et sur la haktara. La Guemara les ramène toutes deux à Rabbi Shimon : le 14 nissan, seul le pesah ; pendant hol hamoed, les autres sacrifices aussi. La haktara reste un différend de tannaim, selon qu'on la compare ou non à la chehita. Rabbi Yehouda lit zivhi comme le tamid. Rabbi Shimon déplace le yod : zevah, le pesah, et zivhai, les autres sacrifices, selon qu'il y a ou non un zevah. Puis la mishna décrit le rite au Temple : trois groupes, relais du sang, hallel, chabbat, et la suspension des bêtes pour les dépouiller.
64b19 segments · 27 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 64b - Trois groupes, les portes, et la zerika du pesah
La mishna achève le rite du chabbat : sans bâtons, deux hommes suspendent le pesah bras contre épaule, puis on en sort les emourim et on les fait fumer. Les trois groupes attendent la nuit, sur le mont du Temple, dans le heil, et dans la azara, puis ils rôtissent. Rabbi Its'hak exige trois groupes de trente, à cause de kahal, eda et Israël. Cinquante hommes suffisent par rotation. Abaye et Rava se partagent la fermeture des portes : d'elles-mêmes, ou par la main de l'homme. La page nomme le pesah des écrasés, au temps de Hillel, et le pesah serré d'Agrippa, compté par les reins. Puis la Guemara reprend le service du sang : rangées d'or et d'argent, chehita du zar, holakha, et la zerika du pesah, avec le yesod, apprise de l'ola.
65a12 segments · 23 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 65a - Yesod de l'ola, rinçage du chabbat, coupe de sang mêlé
L'amoud ouvre sur le sang de l'ola : il se verse au yesod, le socle de l'autel, là où ce socle existe, nord et ouest, et une seule coudée à l'est et au sud. Puis la mishna : le troisième groupe du pesah est appelé paresseux ; trois groupes restent obligatoires, et chacun devait se presser pour être parmi les premiers. Le rinçage de la azara le chabbat est opposé à Rabbi Eliezer, pour qui balayer et arroser sont une melakha ; Rav Ashi le maintient contre les Sages, selon Rabbi Natan, car une shevout non indispensable n'est pas permise au Temple. Rabbi Yehouda remplit une coupe du sang répandu, pour un korban dont tout le sang aurait coulé ; la discussion porte sur la réception dans un keli, la zerizout des cohanim, et le dam hatamtzit.

Perek 6 Elou Devarim — Ce qui repousse le Chabbat · 17 amudim

65b13 segments · 29 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 65b - Sang qui n'annule pas le sang, marche des cohanim, chabbat du pesah
L'amoud achève la coupe de sang mêlé. Le sang par lequel la vie sort expie ; l'autre sang n'expie pas. Rabbi Yehouda maintient qu'un sang n'annule pas un sang : la part du pesah répandu reste apte à la zerika. Il demande pourquoi on bouche la azara. Les Sages y voient un éloge : les cohanim marchent dans le sang jusqu'aux genoux. La Guemara traite l'interposition, les vêtements souillés et la mesure du vêtement, jusqu'aux banquettes. Le chapitre Tamid nishhat se clôt sur le port du pesah dans sa peau. La mishna Elu devarim liste ce qui, dans le pesah, repousse le chabbat. Rabbi Eliezer, Rabbi Yehoshoua et Rabbi Akiva discutent les shevout : kal va-homer, yom tov, et aspersion du septième jour.
66a13 segments · 25 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 66a - Hillel, le pesah et le chabbat, le couteau dans la laine
Rabbi Akiva retourne le kal va-homer de Rabbi Eliezer : l'aspersion, simple shevout, ne repousse pas le chabbat, la chehita, qui est une melakha, encore moins. Rabbi Eliezer répond par be-mo'ado, en son temps, en semaine comme le chabbat. Rabbi Akiva pose alors la règle : une melakha faisable dès la veille ne repousse pas le chabbat ; la chehita du quatorze, oui. La Guemara raconte l'oubli des bene Beteira. Hillel, monté de Babel, disciple de Chemaya et Avtalyon, prouve que le pesah repousse le chabbat : gezera shava de mo'ado avec le tamid, puis un kal va-homer par le karet, que les bene Beteira réfutent parce que le tamid est fréquent et tout brûlé. Ils le nomment nassi. Le lendemain, le couteau oublié la veille voyage dans la laine de l'agneau ou entre les cornes du chevreau.
66b13 segments · 19 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 66b - Kodashim, orgueil, colère, et le pesah qui repousse la touma
La Guemara reprend le couteau posé sur l'animal le chabbat. Travailler avec des kodashim est écarté par la pratique de Hillel : on amène la bête en houlin, on la consacre dans la azara, et on l'abat aussitôt, sans intervalle où naisse une me'ila. Consacrer reste interdit le chabbat, sauf une hova à temps fixé : le pesah le chabbat, la hagiga le Yom Tov. Le mehamer ki-le-ahar yad échappe à l'interdit de la Torah ; la shevout rabbinique demeure, et Hillel, qui a oublié si on la déracine pour une mitsva, laisse la chose à Israël. Rav et Reish Lakish tirent de cet oubli, puis de Dévora, de Moché, d'Elisha et d'Eliav, que l'orgueil et la colère font partir la 'hokhma, la prophétie, ou la grandeur. Ensuite : d'où le tamid et le pesah repoussent la touma. Rabbi Yo'hanan l'apprend de ish ish. Reish Lakish, de va-yeshalhu min ha-mahane.
67a16 segments · 19 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 67a - Pesah en touma, et les trois camps
L'amoud achève le pesah offert en état de touma. Abaye écarte la lecture de Reish Lakish sur le renvoi des zavim et des metzora'im. Du verset ish ish ki yihye tamei la-nefech, il pose la règle : le particulier est écarté vers le second pesah ; le public offre en touma, et seulement pour la touma d'un mort. Rav Hisda enseigne ensuite qu'un metzora entre à l'intérieur de sa limite reste exempt de malkout : le verset a détaché l'interdit vers un commandement positif. Une baraitha lui oppose quarante coups. La Guemara y voit une discussion de tanaim. Rabbi Yehouda tire trois camps du pluriel de leurs camps. Rabbi Shimon les tire par kal va-homer, et garde badad yéshev pour le détachement. La fin de l'amoud cherche la gravité du zav sur l'impur par un mort, puis sur l'impur par un sherets.
67b13 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 67b - Gravité du metzora, baal keri, et pesah en touma
L'amoud répond à la reprise de 67a : le sherets rend impur par ones (accident). Rav Houna enseigne que la première ré'iya (vision) d'un zav rend impure par ones. La Guemara cherche la gravité du metzora sur le zav : peria (cheveux), périma (vêtements déchirés), et l'interdit des rapports. Le zav a le mishkav, le moshav, et le hesset d'un récipient de terre. Le verset zav, ve-khôl zav inclut le baal keri, et le metzora est plus grave que lui. Selon Rabbi Natan, le zav exige la fermeture de l'orifice du membre, et le baal keri lui est comparé : l'objection du mashehou tombe. Rabbi Yehouda garde le verset des renvois pour Rabbi Eliezer : au pesah offert en touma, le zav et le metzora qui entrent dans l'azara sont exempts du karet. La fin appuyé Rabbi Yo'hanan, le baal keri sort de deux camps, puis lit la mishna qui le compare au contact d'un sherets : la comparaison enseigne l'ones.
68a19 segments · 29 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 68a - Camps du baal keri, mihui, et l'avenir
L'amoud ouvre sur la fin de la mishna : celui qui a un rapport avec une nida est comme un impur par un mort. La comparaison vise les camps, et elle ne se reporte pas sur le début de la mishna. Une baraitha exclut le baal keri : on le compare au zav, parce que la touma sort de son corps, et un verset le renvoie de deux camps. La mishna du mihui des entrailles se partage entre Rav Houna, qui perce les boyaux, et Hiyya bar Rav, qui retire le mucus. Le mot mehim ouvre ensuite les versets de l'avenir : les justes feront vivre les morts, la mort et la lumière se lisent selon les personnes et les temps, et le verset ani amit va-ahaye parle d'un seul homme.
68b14 segments · 19 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 68b - Mitsva en son temps, yabelet, et le partage du yom tov
L'amoud reprend la mishna du pesah qui tombe un chabbat. Rabbi Shimon montre combien une mitsva est chère en son temps : on brûle les graisses le jour, alors que la nuit entière resterait valable. La coupe de la yabelet oppose Pesachim et Erouvin. Rabbi Elazar et Rabbi Yossi bar Hanina la lèvent, l'un par humide et sec, l'autre par main et instrument. De là, Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua se séparent sur la joie de yom tov : tout le jour pour Hachem ou pour vous, ou bien la moitié. Tous conviennent pourtant d'un "pour vous" à l'atzeret, au chabbat et à Pourim. Rav Ashi rend au kal va-homer de Rabbi Yehoshoua sa force, même si le yom tov est une reshut.
69a15 segments · 24 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 69a - Makhshirim, haza'a, et l'homme déjà apte
L'amoud répond au kal va-homer de Rav Ashi, en fin de 68b. Rabbi Eliezer tient qu'une shevout de mitsva pèse plus qu'une shevout de reshut : on n'en tire pas l'interdiction des préparatifs du pesah le chabbat. Il compare les makhshirim d'après la shehita, qui repoussent déjà le chabbat, à ceux d'avant. Rabbi Akiva coupe la comparaison au moment de la shehita, puis une raison de zevah passoul est écartée parce qu'elle interdirait aussi l'abattage. La mishna de la haza'a ouvre le débat entre le maître et l'élève : Oula parle d'une aspersion pour la terouma, Rabba montre qu'il s'agit du pesah, et l'enseignement de Rabbi Eliezer s'était déraciné. La haza'a reste interdite par une gezera de quatre amot, et seulement là où l'homme est déjà apte. De là, l'eau chaude de la mila, puis l'objection de l'arel passible de karet.
69b15 segments · 21 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 69b - Orla, touma, et la hagiga qui vient avec le pesah
L'amoud poursuit la thèse de Rabbi Eliezer, ouverte en fin de 69a. Ce qui renvoie le particulier, le public l'accomplit en touma ; ce qui vaut pour le public vaut pour le particulier. L'orla pèse, avec karet ; la touma, non : on ne fait pas la haza'a, et le particulier est patour. Rav Houna objecte par le pesah sheni. Une baraitha sur le karet du tamei sherets fait réviser Rava : on égorge pour lui, la haza'a ne sert qu'à manger, et manger n'est pas indispensable. Rav Ada craint un pesah égorgé pas pour ses mangeurs. Puis Rav tranche comme Rabbi Akiva, pour le pesah et pour la mila, et les deux décisions sont nécessaires. La mishna suivante dit quand la hagiga du quatorze vient avec le pesah.
70a18 segments · 26 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 70a - La hagiga du quatorze, ben Teima, et la brisure de l'os
Rav Ashi achève la lecture de la mishna : la hagiga du quatorze, qui vient avec le pesah, n'est pas une obligation de la Tora. Une hova à temps fixe viendrait le chabbat, quand la part est abondante, et en touma. Elle vient, quand la part est faible, pour que le pesah se mange sur la satiété. Ben Teima la traite comme le pesah : un jour et une nuit, puis le verset "le sacrifice de la fête du pesah" étend la comparaison au rôti, à l'espèce, au sexe, à l'âge et aux inscrits. Reste la shevirat etzem. La mishna du couteau et du kofitz semble trancher pour ben Teima. La Guemara écarte le chabbat, parce que la fin de la mishna en parle déjà à part.
70b12 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 70b - Le kofitz, ben Dortai, et les sept jours de la hagiga
La mishna du couteau et du kofitz se termine sur le nassi goses le treize. Un seul safek suffit à immerger le couteau. Deux sefeikot laissent le kofitz non immergé. Yehouda ben Dortai s'éloigne au sud : la hagiga, selon lui, repousse le chabbat, par le verset du menu bétail et du gros bétail. Rav Ashi refuse de suivre les perushim. Le même verset enseigne, pour Rav Nahman, que le motar du pesah est offert en shelamim. Les Rabbins excluent la hagiga du chabbat par ve-hagotem : sept, alors que les jours sont huit. Abaye répond à Ravin. Oula ouvre les shelamim abattus la veille du yom tov.
71a16 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 71a - Zevicha au temps de la simha, et la lina des emourim
L'amoud achève Oula, au nom de Rabbi Elazar : des chelamim abattus la veille de yom tov ne remplissent ni la simha ni la hagiga. La zevicha doit tomber au temps de la joie, et une hova ne vient que du houlin. La beraita de ve-hayita akh sameah semble l'appuyer pour la première nuit ; la Guemara la lit par la simha qui précède la dernière nuit. Rav Yossef objecte par la hagiga du quatorze, reportée au quinze ; Rava, par les huit jours de simha, aboutit à l'habit propre et au vin vieux. Ravine rapporte l'autre leçon de Rabbi Elazar : la simha est remplie, la hagiga non. Rav Kahana enseigne ensuite que les emourim de la hagiga du quinze sont passoul dès le premier matin.
71b14 segments · 31 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 71b - Hagiga du quatorze, deux jours et une nuit, et la chehita du pesah le chabbat
L'amoud achève la beraita ouverte en 71a sur la hagiga du quatorze. "Le premier jour jusqu'au matin" la fait manger deux jours et une nuit, jusqu'au matin du seize. "Si neder ou nedava" reste pour la hagiga du quinze, mangée deux jours. De là, un boker sans précision est le premier matin : le tanna de la chair n'a pas besoin du mot reshit. La mishna passe à la chehita du pesah le chabbat : shelo lishmo, autres zevahim leshem pesah, Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua, puis les mangeurs, le ba'al moum, la terefa cachée, et les propriétaires.
72a15 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 72a - Oker et to'eh : le pesah du chabbat, et la mila
La Guemara ouvre la mishna du pesah abattu le chabbat pour un autre nom. Un to'eh (qui se trompe) enseignerait que l'akira par erreur est une akira. Rabbi Avin sépare : la reisha vise l'oker, la seifa le to'eh. Rav Yitshak bar Yossef le répète quarante fois auprès de Rabbi Abahou. Le kal va-homer de Rabbi Eliezer rencontre la réponse de Rabbi Yehoshoua, chose interdite ou permise, puis la ketsba des emourei tsibour. Les deux nourrissons mènent de Rabbi Ami à la baraitha de Rabbi Hiya, puis à la maison de Rabbi Yanai : le chabbat a-t-il été donné pour être repoussé.
72b27 segments · 39 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 72b - Chabbat donné à être repoussé, Rabbi Meir, notar et nida
L'amoud reprend la fin de 72a : le chabbat n'a pas été donné pour être repoussé auprès du nourrisson qui reste, et la seifa est l'inverse. Rav Ashi objecte les nourrissons en général ; Rav Kahana répond pour cet homme-ci. La mishna des zevahim raouyim est Rabbi Shimon. Rabbi Meir rend patour par le taroud ou par l'ihlouf, et il convient pour les ba'alei moumin. Resh Lakish rend hayav le spit de notar. Rabbi Yo'hanan sépare la femme nida et la yevama. On cherche son tanna : loulav, zevahim, nourrissons, puis la terouma, l'avoda du halal, et le fait de Rabbi Tarfon.
73a14 segments · 28 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 73a - Terouma comme service, tikoun de la chehita, acham détaché
L'amoud achève la beraita de Rabbi Tarfon : le verset rend l'akhilat terouma dans les provinces pareille au service du Temple. La Guemara reprend la mishna du pesah abattu le chabbat. Shelo le-okhlav est hayav, la seifa est patour, et ces cas accompagnent la mahloket de Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua. Rav Houna bar Hinena demande quel tikoun reste, selon qui un mekalkel par havoura est patour. Réponses : im alu lo yardu ; le doq de l'œil selon Rabbi Akiva ; la sortie de la nevela ; pour la hatat offerte dehors à l'avoda zara, la sortie de l'ever min ha-haï. Puis Rav Houna au nom de Rav : un acham nitak le-ré'iya, abattu stam, est kacher en ola, sans akira. Une gezera couvre l'acham avant le nituk. Rav Hisda objecte par la mishna.
73b16 segments · 28 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 73b - Akira, brûler tout de suite, Yossef ben Hounaï
La baraita sur la mishna : en semaine, dans ce cas, on brûle le pesah immédiatement. Si l'akira (arrachement du nom) est exigée, il reste pesah sans propriétaires : passoul be-gufo. Si elle ne l'est pas, c'est des shelamim dès le départ, et le passoul vient de l'abattage après le tamid : il faudrait un ibur tzura. Rav Houna fils de Rav Yehoshoua répond par nireh ve-nidha autour de hatsot ; Rav écarte les bêtes vivantes. Rav Papa propose Rabbi Eliezer ; la hatat du chabbat l'écarte. La conclusion claire : Yossef ben Hounaï, passoul comme Rabbi Eliezer, patour comme Rabbi Yehoshoua. Rav Ashi, par Rabbi Yishmael, est écarté. Hadran du chapitre Elou devarim.

Perek 7 Keitsad Tsolin — Comment on rôtit l'agneau pascal · 26 amudim

74a10 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 74a - Broche du pesah, gedi mekoulas, farce et sang
La mishna décrit comment rôtir le pesah : broche de grenadier, de la bouche jusqu'au beit nekuvato. Rabbi Yosse ha-Gelili met pattes et entrailles dedans ; Rabbi Akiva les suspend dehors, car ce serait un bishoul. La broche de métal et le grill sont exclus. La Guemara écarte métal, palmier, figuier, chêne, caroubier et sycomore : chacun cuit la chair autrement que par le feu, ou laisse sortir de l'eau. La mishna suit les Hakhamim contre Rabbi Yehouda. Puis le gedi mekoulas, interdit de nos jours s'il est rôti entier, et la moliyta : Rabba la permet, ke-vol'o kakh polto.
74b13 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 74b - Le sang absorbé : farce, farine, braises, vinaigre
Suite de la farce (moulita). Le beit ha-shehita creux laisse le sang s'écouler : cela n'appuie pas encore le principe kebolo kach polto, comme il absorbe ainsi il expulse. Le cœur lisse, la semida qui s'émiette et la farine blanche ferme délimitent le principe. La halakha permet la moulita même bouche vers le haut. Puis oumtsa, testicules et veines : coupe et sel, broche, ou braises. Sur les braises, Rav Aha allège et Ravina aggrave ; on suit l'aspiration du sang. Enfin le vinaigre : séjour court ou rougeur, et le vinaigre déjà utilisé une fois.
75a20 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 75a - Four balayé, braises et combustion de la fille du kohen
Le daf ferme d'abord le vinaigre : un vinaigre faible dès l'origine garde la kiyoha du fruit ; un vinaigre déjà employé l'a perdue, absorbée par le premier rôti. La mishna du gril est complétée : un askala perforé est permis, et Rabban Gamliel l'a fait faire à Tavi. Un four chauffé avec de l'orla, puis balayé, où l'on cuit du pain : Rav Ada le permet. On compare au pesah rôti dans un four balayé, que le double tseli ech écarte, puis l'on distingue ce sur quoi la Torah est exigeante, le feu ou le bois interdit. La suite demande si les braises sont du feu, du bois au métal, jusqu'à la fille du kohen : gezera shava des fils d'Aharon et belle mort de Rav Nahman fixent le plomb fondu, et l'ordre des mots sépare ce cas des taureaux brûlés.
75b12 segments · 24 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 75b - La braise appelée feu, et le jus qui revient sur le Pesah
L'amoud achève l'objection des taureaux brûlés : le verbe yisaref porte deux lois, la cendre du lieu et l'achèvement de la combustion. Ravina réécrit la baraïta des brûlures pour que la braise sorte du mot feu. Rava oppose la baraïta du brasero de Kippour. Rav Chechet, Abaye et Rava en donnent trois lectures : braises mourantes, braises qui sifflent, flamme. Rabbi Its'hak fixe l'écriture omemot avec un ayin. La michna règle le Pesah qui touche le tesson du four, le jus qui revient, la fleur de farine, l'huile de terouma et l'huile de maaser cheni. La guemara ouvre le chaud tombé dans le chaud.
76a16 segments · 18 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 76a - Chaud et froid : qui l'emporte, le dessus ou le dessous
Le mot qui ouvre le daf achève la phrase de 75b : chaud tombe dans chaud, tous l'interdisent. Froid dans froid, tous le permettent. Entre les deux, Rav et Shmuel se partagent : ila'a gavar, le dessus impose sa chaleur ; tata'a gavar, le dessous l'emporte. La mishna du jus sur le tesson, du jus sur la farine, et de l'huile de teruma sert d'épreuve, puis deux baraitot suivent Shmuel et corrigent le chaud dans le froid : on pèle. Rav Houna réserve le rinçage au cas sans sel. Shmuel pose le salé comme le bouillant et le mariné comme le cuit. Rava limite cela au sel qui gâte le goût. Rav Hinana permet un jeune pigeon tombé dans le koutah, tant qu'il est cru, sans fente et sans épice.
76b14 segments · 29 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 76b - L'arôme entre deux viandes, et les offrandes qui viennent en touma
L'amoud tranche d'abord l'arôme, reicha. Rav interdit la viande de chehita grasse rôtie avec une nevela maigre : les odeurs s'engraissent l'une l'autre. Levi permet même le cas inverse : l'arôme ne compte pas, et il l'a appliqué chez l'exilarque pour un chevreau rôti avec un porc. Une baraïta sur deux pesahim, puis le pain posé sur une barrique de terouma, servent à situer le débat. Rachi suit Levi ; Rabbeinou Tam suit Rav. La michna énumère ensuite cinq offrandes qui viennent en touma et ne s'y mangent pas. Le pesah qui vient en touma s'y mange. Le compte cinq écarte la hagiga du quinze.
77a19 segments · 25 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 77a - Le mo'ed, le tsits, le sang et la viande
La michna a nommé des offrandes publiques qui viennent en touma. La gemara montre pourquoi les boucs de Roch Hodech y figurent : Roch Hodech s'appelle mo'ed, et Abaye le tire du verset des Lamentations sur le Tamouz des explorateurs. Une baraïta donne ensuite le verset de chaque groupe : tamid et pesah, les autres sacrifices publics, l'omer et les deux pains. Chaque verset reste nécessaire, chacun ayant un trait qui lui est propre. La sougya pose alors deux prémisses : la touma est dehouya pour le public, et le tsits ne fait pas agréer les parts mangées. De là, la michna semble hors de Rabbi Yehochoua, pour qui le sang et la viande sont liés. Rabbi Eliezer les sépare : le sang vaut sans la viande, et la viande se jette comme le sang, d'où le vide entre la rampe et l'autel.
77b21 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 77b - Le sang et la viande, le tzitz face à la touma
L'amoud reprend la michna des cinq offrandes qui viennent en touma. Rabbi Yehochoua exige ensemble le sang et la viande ; Rabbi Eliezer projette le sang même s'il n'y a pas de viande. Deux membres du verset couvrent l'olah, grave parce qu'elle est kalil, et les shelamim, qui ont deux consommations. La même exigence se pose entre le kometz et le reste de la minha. La gemara cherche si le tzitz fait agréer les parties qui montent et les parties mangées, puis si Rabbi Yehochoua sépare l'acte d'emblée de l'acte après coup.
78a21 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 78a - Le tzitz, le public et les deux avis
L'amoud tranche la tension laissée en 77b : la pesula de Rabbi Yehochoua vise le particulier, la michna qui fait venir les offrandes vise le public. La gemara demande si cette michna peut suivre Rabbi Yosse, pour qui le tzitz ne fait pas agréer les akhilot. Avec Rabbi Eliezer, la conséquence pratique est le piggul et la sortie de la me'ila. Rav Mari bloque ensuite les deux pains, qui n'ont rien sur l'autel, et l'aspersion du kohen gadol écarte l'idée que Rabbi Yosse tiendrait la touma pour permise. La fin examine son mot : il voit à la fois Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua, dans les zevahim et dans les menahot.
78b22 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 78b - L'akhila du Pessa'h, le helev et la touma du public
L'amoud ajuste d'abord la phrase de Rabbi Yosse : Rabbi Eliezer pour le bediavad, Rabbi Yehochoua pour le lekhatehila, puis il sépare la touma de la perte et du brûlage. La michna distingue le Pessa'h des autres kodashim : si la viande est souillée et que le helev demeure, on ne projette le sang que pour les autres sacrifices. Rav, selon Rabbi Natan, tient que l'akhila n'est pas me'akev : d'emblée on ne projette pas, après coup la zerika agrée et dispense du Pessa'h cheni. La fin du daf demande qui a enseigné les baraïtot sur le malade et sur les propriétaires souillés après la chehita. Rabbi Yo'hanan lit la dernière comme un cas de public, et une gezera interdit alors de manger la viande en touma.
79a23 segments · 24 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 79a - Le reste qui permet le sang, et le Pessa'h du public en touma
L'amoud donne une autre lecture de Rav : il suit Rabbi Yehochoua, pour qui l'akhila du Pessa'h n'est pas me'akev. Rabbi Yehochoua fixe d'abord le cas du helev et de la viande, puis le kazayit qui reste : viande ou helev suffisent pour la zerika, les deux demis ne se joignent que dans l'ola, et la minha des nesakhim ne tient pas lieu du zevah. Le verset enseigne le helev, et reah nihoah étend la règle à la yoteret du foie et aux deux reins. La michna passe au public : communauté ou kohanim impurs, on fait le Pessa'h en touma, car un korban tsibour ne se divise pas. Rav Hisda limite le couteau à une touma de met et tient la touma pour dehouya ; Rava, par le verset de la viande, fait participer aussi les impurs. Rav et Rav Kahana se séparent sur une moitié exacte de purs et d'impurs.
79b20 segments · 19 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 79b - Moitié pure, moitié impure : qui fait le Pessa'h
L'amoud continue la mahloket de Rav et de Rav Kahana quand Israël est moitié pur et moitié impur. Rav traite chaque moitié comme une majorité : les purs font le premier en pureté, les impurs le font en impureté, chacun pour soi. Rav Kahana, dans une version, envoie les impurs au second ; dans l'autre, ils ne font ni le premier ni le second, faute d'être une majorité et faute d'être une minorité. Trois baraitot reprennent ces avis. On les fait tenir en comptant ou non les femmes, selon qu'elles sont obligation ou faculté au premier et au second. La baraita reprise à la fin : un seul impur de plus, et tous font en impureté, car un sacrifice du public ne se divise pas. Rabbi Elazar ben Matya refuse qu'un individu fasse pencher le public.
80a22 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 80a - Une tribu, une moitié, les zavim
Le daf ouvre sur le verset de Rabbi Elazar ben Matya : un seul ne fait pas pencher le public. Rabbi Chimon traite une tribu impure comme un kahal : elle fait le premier en impureté, les autres en pureté. Rabbi Yehouda, avec le même principe, aboutit à moitié et moitié, et comme un sacrifice du public ne se divise pas, tous font en impureté. À la moitié exacte, si un tanna ferme les deux issues, Rav rend un pur impur par un sheretz, Oula envoie un pur sur un chemin lointain. Un rov de zavim laisse le miut impur par un mort sans premier et sans second. Un rov impur par un mort ouvre, pour les zavim, le débat du tashloum : Rav Houna le refuse, Rav Adda l'accorde.
80b19 segments · 21 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 80b - Le tzitz, les trois tiers et l'impureté de l'abîme
L'amoud achève la mahloket de Rav Houna et de Rav Adda bar Ahava : un Pessa'h venu en touma renvoie-t-il au second ? Puis Rabbi Mani bar Pattish : un tiers de zavim, un tiers de purs, un tiers d'impurs par un mort. Les temei met ne font ni le premier ni le second. La michna enseigne quand le tzitz fait agréer : sang ou viande découverts après la projection, et tumat ha-tehom. Il ne fait pas agréer la touma du corps. Ravina et Rabbi Chila se partagent l'inadvertance et le volontaire entre la touma et la zerika. Rami bar Hama demande si le kohen a la même permission. Rava l'y fait entrer. Rav Yossef ramène la baraita aux propriétaires et à la ziva.
81a15 segments · 27 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 81a - La ziva de Rabbi Yossi et le kohen du tamid
L'amoud poursuit la baraita de Rabbi Yossi : on a abattu et projeté pour une chomeret yom ke-neged yom, puis elle a vu. Elle ne mange pas le Pessa'h, et elle est exemptée du Pessa'h sheni. La Guemara retire la preuve que le tzitz ferait agréer la tumat ha-tehom de ziva : de la Torah, la touma va de maintenant vers la suite, et le michkav rétroactif n'est que de-rabbanan. Rabbi Ochaya et Rabbi Yo'hanan règlent l'annulation d'une vue au septième jour. On cherche ensuite comment une zava gemoura existe selon ce principe, puis si le kohen du tamid a la permission de l'abîme. Rabba l'obtient par un kal va-homer, dont la fin est sur 81b.
81b23 segments · 32 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 81b - L'impureté de l'abîme et la combustion du Pessa'h
L'amoud poursuit la question de Rav Yossef : la tumat ha-tehom (impureté de l'abîme) est-elle permise au kohen du tamid ? Le kal va-homer de Rabba est écarté, car on ne tire pas un kal va-homer d'une halakha à Moché du Sinaï. Rava l'apprend par gezera shava (analogie de mots) de "moado". Les derachot de Rabbi Elazar, de Rabbi Yo'hanan et de Rech Lakich ne cadrent pas avec la baraita : la loi reste une tradition, et le verset n'est qu'une asmakhta. Mar bar Rav Achi parle de l'agrément du tzitz avant ou après la zerika. La baraita du mort couché en travers du chemin fixe quand le passant est impur pour la teruma et pur pour le nazir et le Pessa'h. La michna dit où brûler un Pessa'h impur ou un notar : devant la bira, pour faire honte, ou chez soi.
82a15 segments · 23 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 82a - Le bois de la combustion, et le Pessa'h brûlé aussitôt
L'amoud règle d'abord où brûler un morceau de Pessa'h invalidé, et avec quel bois. Rav Hama bar Oukva oppose l'hôte, qui use du bois de la maarakha, au maître de maison, qui brûle chez lui ; Rav Pappa ne parle que de l'hôte, selon qu'il a pris la route ou non ; Rav Zevid, même avant le départ, traite l'hôte sans bois comme les avares. Une baraita refuse deux mélanges du lieu et du bois : Rav Yossef y voit la honte de celui qui n'a pas de bois, Rava le soupçon d'un vol, et le même débat revient pour les kohanim impurs placés à la porte de l'orient. La michna dit ensuite qu'un Pessa'h sorti ou impur se brûle aussitôt, tandis que si les propriétaires sont impurs ou morts on laisse passer sa forme jusqu'au seize ; Rabbi Yo'hanan ben Beroka brûle aussi ce cas aussitôt, parce qu'il n'a pas de mangeurs. La Guemara tient le verset de l'impur, et elle apprend le yotze du dialogue de Moché et d'Aharon ; elle demande encore le cas des kodachim kalim, et le sang qui a passé la nuit.
82b18 segments · 20 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 82b - Combustion des kodachim invalides et ibour tzoura
L'amoud poursuit la baraita ouverte en 82a : sang répandu, sang sorti hors des tentures. D'où tient-on qu'on brûle ces pesulim ? Rabbi Chimon le lit dans le verset de la hatat, et la combustion a lieu dans l'azara. Pour tout pesul survenu dans le kodech, kodshei kodachim comme kodachim kalim, la halakha est une tradition. Le verset de la chair impure reste nécessaire : la touma, qui existe aussi pour le houlin, aurait pu se régler par un enterrement. Selon le tanna de Rabba bar Avouh, même le pigoul attend l'ibour tzoura, par la gezera shava avon-avon avec le notar ; la hatat d'Aharon, brûlée le jour même, fut une horaat chaa. La michna des propriétaires impurs ou morts est ensuite replacée : Rav Yossef met d'abord la dispute après la zerika, puis la reprend avant la zerika. Rabbi Yo'hanan l'étend aussi après la zerika, et il aligne Rabbi Yo'hanan ben Beroka sur Rabbi Nehemia : la hatat d'Aharon a été brûlée aussitôt à cause de l'aninut.
83a14 segments · 31 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 83a - Os du Pessa'h, notar, et brisure de l'os
L'amoud ferme d'abord la sougya de la combustion immédiate. Rabba range Rabbi Yossi HaGelili avec Rabbi Yo'hanan ben Beroka : un pesul des propriétaires se brûle sans ibour tzoura. Rabbi Yo'hanan sépare le sang et la chair, une même matière, des propriétaires. La michna nouvelle fixe le 16 nissan pour brûler les os, les giddim et le notar du Pessa'h, ou le 17 si le 16 est Chabbat. La Guemara demande si un os qui a servi le notar suit son interdit, puis Rav Nahman bar Yitzhak explique pourquoi seuls les os du Pessa'h se brûlent.
83b14 segments · 25 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 83b - Os en tas, nerfs à brûler, et combustion repoussée
Rav Zevid achève la réponse ouverte en 83a : des os trouvés en tas, dont le dessus a la moelle extraite. Pour les kodachim, on tient que toute la moelle a été extraite et mangée avant le notar. Pour le Pessa'h, l'interdit de bris d'os laisse craindre que la moelle soit restée : il faut tout vérifier. La michna brûle aussi les nerfs le seize. Rav Hisda vise le gid hanashe selon Rabbi Yehouda, Rav Ashi la graisse de ce nerf, Ravina le nerf extérieur. Puis : pourquoi l'asse de "au feu vous le brûlerez" ne repousse-t-il pas l'interdit du travail de Yom Tov ? Hizkiya donne un second matin, Abaye exclut l'holocauste d'un jour de semaine, Rava lit "cela seul" comme l'exclusion des actes préparatoires.
84a16 segments · 17 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Ce qui se mange du Pessa'h, et les coups pour l'os brisé
L'amoud achève d'abord la sougya de la brûlure à Yom Tov : le verset écarte la milah hors de son temps, qui serait venue par un kal va-homer, et Rav Ashi rappelle que le chabbatone est un aseh qui ne repousse pas un lav joint à un aseh. La michna fixe ce qui compte comme viande du Pessa'h. Rava tranche la tension du texte : ce qui se mange chez le bœuf adulte par chelika se mange rôti chez le chevreau. Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich opposent l'état présent et l'état final pour les tendons qui durciront ; Rabbi Yo'hanan se rétracte ensuite. La michna suivante donne les quarante coups à celui qui brise l'os d'un Pessa'h pur, et les refuse pour un reste laissé et pour l'os d'un Pessa'h impur. Le mot bo et, selon Rabbi, l'aptitude à être mangé décident de l'interdit ; la différence sur le Pessa'h apporté en touma commence ici et continue au daf suivant.
84b21 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 84b - Briser l'os du Pessa'h : kacher ou apte à être mangé
L'amoud poursuit l'interdit de briser un os du Pessa'h, Chemot 12:46. Le tanna kamma lit bo : l'interdit porte sur le kacher, le passoul en est exempt. Rabbi rapproche ye'akhel : l'interdit porte sur ce qui est apte à être mangé. Rabbi Yirmeya place la différence sur le Pessa'h offert en touma. Rav Yossef l'écarte, car Rabbi vient pour alléger. Sept maîtres proposent ensuite chacun une autre différence, de la brisure de jour jusqu'au kezayit placé hors de la brisure. Une baraita de Rabbi confirme quatre exemptions. Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich divergent sur ce kezayit.
85a19 segments · 31 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 85a - La moelle à la brisure, et l'impureté du yotze
L'amoud ouvre sur la réponse de Rech Lakich : la baraita vise l'os qui a un kezayit de viande à l'extérieur, et l'os dont le kezayit est la moelle, à l'intérieur, à l'endroit même de la brisure. Une baraita interdit de briser l'os à moelle comme l'os sans moelle. La répétition de l'interdit au second Pessa'h écarte la piste où un aseh repousserait le lav. La michna du membre en partie sorti sert d'objection, puis le daf passe au décret qui rend les mains impures par le piggul et le notar. La question du yotze reste en suspens pour les kodachim. Pour le Pessa'h, les Sages n'ont pas décrété : les gens du groupe sont zerizin.
85b12 segments · 24 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 85b - Sortir la viande du Pessa'h, et le seuil des portes
L'amoud achève l'interdit de faire sortir la viande du Pessa'h, Chemot 12:46. Le mot houza (au-dehors) étend l'interdit de maison à maison jusqu'à la havoura. Rabbi Ami exige un soulèvement et une pose, sur le modèle de la hotzaa de Chabbat. Rabbi Abba bar Mammal objecte depuis les taureaux brûlés portés sur des perches, puis résout quand on les traîne. La michna règle le membre sorti en partie, puis l'agaf de la porte. La Guemara départage les portes de Jérusalem et celles de l'azara, à cause des metzoraïm, et Rav retire la kedoucha des toits et des étages.
86a17 segments · 37 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 86a - Kedoucha des toits, et deux havourot dans une maison
L'amoud poursuit Rav : les toits et les étages n'ont pas été sanctifiés. Chaque preuve est renvoyée. On mange le Pessa'h au sol et l'on dit le Hallel sur le toit ; l'étage du Saint des saints est un cas à part, écrit dans le plan de David ; le toit saint des chambres affleure le sol de l'azara ; le toit du Heikhal ne l'est que pour y déposer les deux coudées de mesure. La michna nouvelle règle deux havourot qui mangent un Pessa'h dans une seule maison. Rabbi Yehouda l'enseigne depuis Chemot 12 : un Pessa'h en deux havourot, un homme en un seul endroit. Rabbi Chimon lit le même verset dans l'autre sens.
86b13 segments · 23 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 86b - Une maison, deux havourot, et la bienséance du repas
L'amoud achève la baraita ouverte en 86a sur Chemot 12:46, dans une seule maison il sera mangé. Rabbi Yehouda suit la graphie, yokhal : l'homme reste dans un seul lieu, et le Pessa'h peut se partager entre deux havourot. Rabbi Chimon suit la lecture, ye'akhel : le Pessa'h reste dans une seule havoura, et l'homme peut manger en deux lieux. On tend ou l'on retire une cloison pendant le repas : Rav Kahana tranche, Rav Achi laisse un teiku. La michna de la jeune mariée ouvre le derekh eretz, illustré par Rav Houna fils de Rav Natan et par Rabbi Yichmaël. Rav Houna règle l'entrée des convives à trois et leur sortie un par un. Ravina ajoute un salaire au serveur ; la halakha écarte cet avis. L'amoud se ferme sur le hadran du chapitre Comment le rôtit-on.

Perek 8 HaIcha — Qui est inscrit dans le groupe pascal · 11 amudim

87a14 segments · 27 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 87a - De qui l'on mange le Pessa'h, et Hoshea devant Israël
La michna règle de quel Pessa'h l'on mange quand deux personnes ont abattu pour le même inscrit. La femme qui vit chez son mari mange du sien. Au premier regel chez son père, elle choisit, si elle a clarifié au moment de la chehita. L'orphelin choisit entre ses tuteurs. L'esclave de deux associés, et celui qui est moitié esclave, ne mangent pas du maître. La Guemara écarte la berera, puis accorde la michna et une baraita par la femme radoufa, empressée d'aller chez son père. De là, l'amoud lit la kalla, Eilam, la Torah, les jeunes d'Israël, les quatre prophètes d'une même période, et l'ordre donné à Hoshea de prendre Gomer.
87b23 segments · 25 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 87b - Divlayim, les trois gezerot, et l'exil qui disperse
L'amoud achève le nom Divlayim, puis le nom Gomer : on a voulu achever les biens d'Israël. Hoshea engendre Yizre'el, Lo-Rouhama et Lo-Ammi. Hachem lui demande de se séparer de Gomer, comme Moché. Hoshea refuse. Hachem retourne l'argument : Israël est l'un des quatre kinyanim. Hoshea demande rahamim, les trois gezerot tombent, la berakha suit. De là : malheur à la rabanout, Yerovam qui n'a pas reçu de lachon ha-ra, la compassion jusque dans la colère, l'exil pour ajouter des gerim, l'interdit de calomnier, la dispersion comme tsedaka, et les raisons de Bavel.
88a18 segments · 17 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 88a - Le Pessa'h de la maison : orphelin, esclave, demi-libre
L'amoud s'ouvre sur Oula à Poumbedita : un panier de dattes pour un zouz, puis la nuit qui le fait souffrir, et son revirement sur les Babyloniens qui étudient. Rabbi Elazar lit Yeshaya 2, 3 : le lieu du Temple est bayit, le nom de Yaakov, après le har d'Avraham et le sadeh d'Its'hak. Rabbi Yo'hanan égale le jour du kibouts galouyot au jour un de la création, par le mot yom. La sougya reprend la michna : l'orphelin dont les tuteurs ont égorgé, le verset seh la-bayit, et qui est inscrit sur le Pessa'h avec ou sans daat. Puis l'esclave de deux associés, selon qu'ils sont pointilleux, et le demi-esclave demi-libre, selon la michna première ou la dernière.
88b24 segments · 31 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 88b - L'esclave à moitié libre, et le Pessa'h qu'il abat pour son maître
L'amoud achève la michna de l'esclave affranchi pour moitié. Beit Shammaï montre qu'il ne peut épouser ni une servante ni une femme libre, et Beit Hillel revient à leur avis : on contraint le maître à l'affranchir, pour le tikkun ha-olam. La michna suivante règle l'esclave envoyé abattre le Pessa'h : chevreau, agneau, ou les deux. Si les deux ont oublié l'espèce demandée, les bêtes vont à la crémation et l'on est dispensé du Pessa'h sheni seulement quand l'oubli suit la zerika. La baraïta du roi, de la reine et de Rabban Gamliel, puis celle des cinq peaux mélangées dont l'une porte une verrue, précisent quand l'inscription et le sacrifice restent valables.
89a24 segments · 23 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 89a - Le tenai des Pessa'h mêlés, puis l'inscription et le retrait
L'amoud achève les cinq Pessa'h dont les peaux se sont mêlées, l'une avec un moum. Le tenai, Pessa'h ou shelamim, se heurte à la poitrine et au gigot, puis au temps où l'on mange. Le motar ha-Pessa'h aligne ce temps. La semikha, le nombre des matanot, puis la shefikha face à la zerika ferment la voie : un rite tenu seulement en bediavad ne se lance pas d'emblée. La michna du père qui abat pour le premier fils entré à Jérusalem est lue par Rabbi Yo'hanan comme un moyen de presser la zerizut, les fils étant déjà inscrits. La michna suivante fixe l'inscription et le retrait : jusqu'à la shehita, et, pour le retrait selon Rabbi Shimon, jusqu'à la zerika, d'après le verset mihyot mi-seh.
89b16 segments · 28 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 89b - Prends ta part et sors : le glouton, la siboulet, l'argent du Pessa'h
La michna : celui qui inscrit un autre sur sa part du Pessa'h, la havoura peut lui rendre sa part, et chacun mange la sienne. La Guemara demande si l'on peut dire la même chose à celui qui a de belles mains, c'est-à-dire qui mange beaucoup : il répond qu'on l'a accepté, la havoura répond qu'on ne l'a accepté que pour mettre le sacrifice en règle. Une baraita tranche : on peut le renvoyer, et même dans une siboulet de l'année. Une autre lecture demande si la havoura peut se partager sans motif. Récit de Rav Papa, Rav Houna et Ravina. Puis la baraita : l'argent reçu pour inscrire sur le Pessa'h est houlin, alors que vendre son ola ou ses chelamim est nul et l'argent est une amende. Oula demande comment un hekdesh prend effet sur un hekdesh.
90a22 segments · 23 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 90a - Shiour du Pessa'h, etnan, et pour qui l'on abat
Abaye dit ce qu'il aurait fait si Rabbi Ochaya n'avait pas établi la michna de l'etnan comme le cas de celui qui inscrit une prostituée sur son Pessa'h, selon Rabbi. Il l'aurait placée dans les kodachim kalim, selon Rabbi Yossi HaGelili, et il aurait dit que dans le Pessa'h on ne réserve pas, alors que dans l'argent on réserve. Maintenant que Rabbi Ochaya l'établit ainsi, on apprend que même dans le Pessa'h on réserve. La Guemara cite la michna de Temoura, le kal va-homer sur les oiseaux, puis la baraita im yimat ha-bayit : les Sages limitent l'argent du Pessa'h au besoin de nourriture, Rabbi l'étend au besoin d'achat. Rabba et Rabbi Zeira situent la divergence. La michna suivante dit pour qui l'on abat : le zav, la chomeret yom keneged yom, la zava. Rav : on abat et l'on jette le sang pour un tevoul yom et un mehoussar kapara.
90b27 segments · 18 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 90b - Égorger le Pessa'h pour l'impur : sheretz, zav, zava et nida
Rav n'égorge pas le Pessa'h pour un tamei sheretz, impur par un rampant. Oula l'égorge aussi pour lui. La Guemara distingue trois manques : le coucher du soleil, qui vient seul ; le kappara, confie au beit din des kohanim ; la tevila, que l'homme peut négliger. Rav finit par l'écarter même de la Torah, depuis le verset de l'impur par un mort dont le septième jour tombe la veille de Pessa'h. La michna du zav, deux émissions ou trois, sert d'épreuve. Puis une baraita sur la zava est corrigée : le huitième jour, pas le septième. Ravina lit nida. Elle immerge de nuit, donc seulement le huitième. La michna suivante s'ouvre sur l'onen.
91a16 segments · 29 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 91a - Pour qui l'on abat le Pessa'h, seul ou en havoura
La michna achève la liste de ceux pour qui l'on abat le Pessa'h alors que la nuit reste incertaine : celui qui déblaie un gal, le prisonnier à qui l'on a promis la sortie, le malade et le vieillard capables d'un kezayit. On n'abat pas pour eux seuls. Si un passoul survient après la chehita, ils sont exempts du Pessa'h cheni, sauf le déblayeur du gal, impur dès le début. La Guemara réserve l'interdit d'abattre seul au prisonnier d'un non-Juif, et, pour ce prisonnier, à une prison hors du mur de Beit Pagei. Elle réserve le Pessa'h cheni du déblayeur au gal rond. La michna suivante : Rabbi Yehouda refuse d'abattre pour un individu, Rabbi Yossi l'accorde s'il peut manger. Le mot be-ehad sert aussi à interdire le Pessa'h sur une bamat yahid. Une baraita sur la femme oblige Rava à lire " pour elles seules ", puis à expliquer l'interdit d'une havoura de femmes, d'esclaves et de mineurs.
91b17 segments · 22 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 91b - La femme au Pessa'h, la matsa, et l'onen
Le daf s'ouvre sur le dernier mot de 91a : une compagnie de mineurs et d'esclaves est interdite à cause de la pritzuta. Puis la baraita de la femme au premier Pessa'h et au Pessa'h cheni : Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, selon qu'on égorge pour elle seule, en accessoire, ou pas du tout. Chaque avis s'appuie sur nefech, ish, ou chukat ha-pesach. Rabbi Elazar, obligation au premier et faculté au second, suit Rabbi Yehouda : seul le premier repousse le Chabbat. Rabbi Yo'hanan refuse une compagnie toute de convertis. Une baraita sur le Pessa'h, la matsa et le maror est corrigée : Rabbi Chimon ne parle que du Pessa'h, car les femmes sont tenues à la matsa de par la Torah. La michna de l'onen commence : il s'immerge et mange son Pessa'h le soir.
92a17 segments · 18 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 92a - Aninout de la nuit, converti de la veille, décret face au karet
La michna achève le cas de celui pour qui l'on rassemble les ossements : deuil d'un jour, rabbinique, puis tevila et kodachim le soir. Elle oppose Beit Shammai et Beit Hillel sur le ger circoncis la veille de Pessa'h. La Guemara explique l'onen : l'aninout de la nuit est rabbinique ; devant le karet du Pessa'h les Sages la lèvent, devant le commandement positif des kodachim ils la maintiennent. Rabbi Yo'hanan limite le débat au non-Juif incirconcis, à cause d'une erreur possible l'année suivante ; l'Israélite incirconcis se trempe et mange, de l'avis de tous. Rava aligne six cas : incirconcis, aspersion et scalpel, où le décret tient malgré le karet ; onen, metzora et beit haperas, où le karet le fait céder.

Perek 9 Mi CheHaya Tame — Le second Pessa'h pour l'impur et l'éloigné · 14 amudim

92b11 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 92b - Beit haperas, puis qui est renvoyé au second Pessa'h
Le daf achève le beit haperas : on l'examine pour ceux qui font le Pessa'h, là où il y a karet, et non pour ceux qui mangent la terouma. Chmouel fait souffler le chemin ; Rav Yehouda déclare pur le champ déjà piétiné. Le chapitre Ha-icha se ferme. La michna du second Pessa'h s'ouvre : l'impur, le chemin éloigné, l'inadvertant et le contraint font le second. Rav Nahman et Rav Chechet divergent si l'on a abattu pour un homme encore en chemin : l'offrande est-elle agréée. Rav Achi lit " passibles du karet " sur le volontaire et l'onen ; Rav Nahman, sur le volontaire seul.
93a13 segments · 22 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 93a - Le second Pessa'h : qui le fait, et le karet
L'amud ouvre sur la comparaison de Rabbi Akiva, reprise par Rav Chechet : l'impur et l'homme en chemin éloigné ont été écartés alors qu'ils pouvaient agir. Rav Nahman répond que Rabbi Akiva refuse l'abattage pour l'impur d'un sheretz, alors que lui l'admet, et qu'on ne transporte pas sur le chemin éloigné le sort de l'impur d'un mort. Une baraïta énumère ceux qui font le second, puis lit " chemin éloigné " comme une exemption du karet, selon l'avis que l'offrande a été agréée. Rabbi, Rabbi Natan et Rabbi Hananya ben Akavya mesurent ensuite ce karet : fête à part, complément qui ne répare pas, ou réparation du premier. Les trois lisent le même verset, Nombres 9, 13.
93b17 segments · 22 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 93b - Karet du Pessa'h, puis la mesure du chemin éloigné
Le daf achève la derasha ouverte en 93a : Rabbi, Rabbi Natan et Rabbi Hananya ben Akavya lisent Nombres 9, 13, et le sens de " ki " décide si le karet vise le premier, le second, ou les deux manques volontaires ensemble. Quatre cas suivent, volontaire ou erreur. La michna définit ensuite le chemin éloigné : Rabbi Akiva depuis Modiim, Rabbi Eliezer depuis le seuil de l'azara, Rabbi Yossi par le point posé sur le he. Oula compte quinze mil de Modiim à Jérusalem, la marche de midi au coucher du soleil, et tient pour éloigné celui qui ne peut pas entrer au temps de l'abattage. Rav Yehouda mesure jusqu'au temps du repas ; Rabba objecte par le tamei sheretz, et Oula répond que le chemin éloigné concerne le pur.
94a13 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 94a - Le chemin éloigné, et la mesure du monde
L'amud donne d'abord la réponse de Rav Yehouda : le tamei sheretz est renvoyé au second Pessa'h, car le verset " impur par un mort " vise aussi un septième jour qui tombe la veille de Pessa'h. Une baraïta fixe le chemin éloigné à Modiim : au-delà, même qui arriverait à cheval était en chemin et reste exempt ; en deçà, qui est retenu par les chariots de sa maison était hors du chemin et reste passible. Rava pose ensuite la mesure du monde, six mille parsa, et l'épaisseur du firmament, mille parsa, à partir de la marche d'un homme moyen. Des baraïtot sur l'Égypte, l'étoile et le parcours du soleil réfutent cette mesure. L'amud s'ouvre enfin sur la bat kol qui répond à ce méchant.
94b13 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 94b - Firmaments, course du soleil, chemin éloigné
La bat kol ouverte en 94a poursuit : le méchant, de la lignée de Nemrod, a les années d'un homme, soixante-dix ou quatre-vingts, alors que la terre, le firmament et l'intervalle des firmaments se mesurent chacun par une marche de cinq cents ans. C'est une tiouvta de Rava. Les Sages d'Israël et les sages des nations discutent ensuite si le galgal est fixe et les mazalot mobiles, et si le soleil passe la nuit au-dessus du firmament ou sous le sol. Rabbi penche pour les nations à cause des sources, froides le jour et chaudes la nuit. Rabbi Natan distingue l'été et l'hiver, et une baraita donne au soleil quatre sentiers selon les mois. La sougya revient au chemin éloigné : Abaye le réserve au pur, Rava y voit une discussion de tannaïm sur l'akhila ou l'assia, et Rabbi Yossi HaGelili apprend du verset que le seuil de l'azara est déjà un chemin.
95a15 segments · 26 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 95a - Pessa'h rishon et Pessa'h sheni : quelles mitsvot passent
Ce daf ouvre les différences entre le Pessa'h rishon, le 14 nissan, et le Pessa'h sheni, le 14 iyar. La michna sépare l'interdit du hametz et le Hallel au moment du repas, et elle rapproche le Hallel à l'abattage, le rôti avec matza et maror, et le report du Chabbat. La Guemara lit Nombres 9, 11-12 : selon tout le statut du Pessa'h, ils le feront. Un midrach de prat et de klal décide quelles mitsvot du premier passent au second : celles du corps de l'offrande, et non le bal yerae. Issi ben Yehouda et les Sages se partagent le mot oto et le verset de l'os.
95b18 segments · 25 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 95b - Hallel, touma et lina du second Pessa'h
L'amud achève le derach de " selon tout le statut du Pessa'h " : on retient l'interdiction de le manger cru, mitsva du corps, et on écarte l'interdiction d'égorger sur du hametz. La michna sépare ensuite le Hallel de la consommation, réservé à la nuit de fête, et le Hallel de l'accomplissement, qui vaut aussi le jour du Pessa'h cheni. Vient la touma : le tanna kamma refuse qu'un écarté pour impureté offre le second en touma ; Rabbi Yehouda l'admet, et deux tannaïm se partagent son avis sur la lina. Une michna nouvelle traite le Pessa'h apporte alors que le public est impur par un mort : zav, zava, nida et yoledet n'en mangent pas, et le karet tombe s'ils en ont mangé. Rav Yossef demande jusqu'où cette permission va : Heikhal, puis eimourim.
96a25 segments · 22 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 96a - Pesach d'Égypte et pesach des générations
Le daf achève la question de la tumah : quand le pesach est offert en impureté, le hayav des eimurin suit celui de la viande, car il en est tiré. Rabbi Zeira demande où l'on a brûlé les eimurin du pesach d'Égypte. Abaye et Rav Yossef répondent qu'il n'y avait pas d'autel pour cela : le sang était sur le linteau et les deux montants. La michna liste ensuite ce qui sépare le pesach d'Égypte du pesach des générations. La Guemara reprend chaque mot hazeh, bo, oto et mimenu : ve'avadta étend la loi aux générations, et le mot qui semblait limiter garde un enseignement local. Le daf s'arrête sur la phrase " les sept jours " : sur quoi porte-t-elle ?
96b19 segments · 30 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 96b - Hametz d'Égypte, et temoura du Pessa'h perdu
L'amud achève la michna des différences entre le Pessa'h d'Égypte et le Pessa'h des générations : on mange le korban une nuit dans les deux cas ; l'interdit du hametz vaut un jour en Égypte, sept jours ensuite. Rabbi Yehochoua a entendu deux traditions sur la temoura du Pessa'h, sans pouvoir les départager. Rabbi Akiva les rattache au moment où le Pessa'h perdu est retrouvé, avant ou après l'abattage du remplaçant. Rabba et Rabbi Zeira discutent si la frontière est l'abattage ou midi, et Rava limite, selon deux leçons, le sort de la temoura.
97a10 segments · 20 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 97a - Temura du pesach, et le signe de Shmuel
Le daf ouvre sur la fin de l'objection d'Abaye à Rava. Le verset hu enseigne qu'une temura de pesach n'est pas offerte, et le seul cas où ce verset sert réfute Rava : bête trouvée avant la shehita, temura faite après. Shmuel pose ensuite un signe. Là où la hatat meurt, le pesach est offert en shelamim ; là où la hatat paît, le pesach paît. Rabbi Yo'hanan limite le shelamim au pesach retrouvé après la shehita. Rav Yossef oppose la hatat dont l'année est passée, qui paît, au pesach du même cas, offert en shelamim. La suite réserve le signe aux bêtes perdues, aligne Shmuel sur Rabbi, puis retire la perte d'avant midi, sur le modèle de la perte de nuit chez Rava. L'amud s'arrête sur la question : selon Rabbi, où trouve-t-on encore une hatat perdue qui paît ?
97b8 segments · 15 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 97b - Garantie des hatat, midi qui fixe, bête inapte au pesach
L'amud reprend la question laissée en 97a : selon Rabbi, où une hatat perdue paît-elle encore ? Rabbi Ochaya répond par deux hatat mises à part pour garantie : l'une expie, la seconde paît. Le pesach du même geste est offert en shelamim, et le signe de Shmuel ne tient plus s'il suit Rabbi. On le fait suivre Rabbi Shimon, pour qui cinq hatat meurent : Shmuel ne dit alors qu'un membre, et ce membre écarte Rabbi Yo'hanan. Midi fixe le perdu, la shehita du remplaçant ne le fixe pas. Une autre version revient à Rabbi : avant midi, la bête n'est pas perdue. La michna suivante traite la femelle, ou le mâle de deux ans, mis à part pour le pesach : pâturage jusqu'au défaut, vente, et l'argent en nedava de shelamim.
98a13 segments · 18 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 98a - Mort du maître du pesach, écartement, et bêtes mélangées
La michna dit : celui qui a mis à part son pesach et qui meurt, son fils ne l'apporte pas après lui en pesach, mais en shelamim. La Guemara tire d'abord, de la michna de la femelle (97b), trois règles : les animaux vivants sont écartés, l'écartement dès l'origine compte, et l'écartement vaut pour les damim. Elle cherche ensuite à quelle heure le père est mort, pour que la beraïta tienne : Rava, Abaye, Rav Cherevya, Rav Achi et Ravina. Une seconde michna envoie au pâturage le pesach mélangé à d'autres sacrifices, puis traite le mélange avec des premiers-nés dans une compagnie de cohanim.
98b15 segments · 30 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 98b - Bekhor mélangé, pesach perdu, haburot qui s'échangent un membre
L'amud achève la michna du pesach mélangé à des bekhorot. Rabbi Shimon laisse une habura de kohanim tout manger la nuit du pesach, quitte à amener des kodashim au beit ha-pasul. Les Rabbins refusent. Rava, pour eux, attend le défaut, fait passer la sainteté du pesach sur une bête grasse, et le mélange se mange comme un bekhor baal moum. Une michna nouvelle suit le pesach perdu : selon qui a nommé l'autre, on sait qui mange, ce qui brûle, et qui est dispensé du pesach sheni. Puis deux haburot, ou deux particuliers, dont les pesachim se sont mélangés : une formule de retrait pour qu'aucune bête ne reste sans propriétaire.
99a5 segments · 9 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Silence des sages, compagnie qui diminue, fin de Pessa'h cheni
Le daf ouvre sur la fin de la beraïta du mandataire et de la compagnie : si chacun a chargé l'autre d'abattre, le second pesach n'a pas de remède ; s'ils se sont tus, les deux sont valides, et chacun mange du sien. De là, les Sages disent que le silence sied aux sages, et à plus forte raison aux sots. La Guemara demande ensuite si la michna des deux pesachim mélangés peut suivre Rabbi Yehouda, qui exige qu'un membre de la compagnie première subsiste. Rabbi Yo'hanan la maintient dans son avis, parce qu'on n'abat pas le pesach pour un seul. Rav Ashi le confirme par le libellé : cinq compagnies de cinq, et non une compagnie de quatre. Le daf se ferme sur le hadran du chapitre Mi shehaya tame et l'achèvement de Pessa'h cheni.

Perek 10 Arvei Pessahim — La veille de Pessa'h : les quatre coupes et le seder · 45 amudim

99b6 segments · 9 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Cesser de manger avant la nuit : appétit de la matsa, heseiba et quatre coupes
Ce daf ouvre le chapitre Arvei Pesachim. La michna interdit de manger la veille de Pesach à l'approche de minha, jusqu'à la nuit, afin de prendre la matsa avec appétit. Même le pauvre s'accoude, et l'on ne lui donne pas moins de quatre coupes de vin, même s'il vit du tamhoui. La Guemara demande pourquoi viser la veille de Pesach : une beraita de Rabbi Yehouda interdit aussi, dès minha, les veilles de Chabbat et des jours de fête, pour entrer dans le jour avec appétit, tandis que Rabbi Yossi permet de manger jusqu'à la nuit. Rav Houna lit la michna selon Rabbi Yossi, qui convient la veille de Pesach à cause de la matsa. Rav Papa la maintient même selon Rabbi Yehouda : la veille de Chabbat, l'interdit part de minha, et la veille de Pesach il part déjà d'un peu avant. Une seconde beraita, dès la neuvième heure, met cette distinction en question, et Mar Zoutra demande si cette leçon est la version exacte.
100a10 segments · 8 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Interrompre le repas quand le Chabbat entre
Le daf poursuit la sougya des veilles de Pessa'h : à partir de quand cesse-t-on de manger, et que fait-on si le repas est déjà commencé quand le jour entre. Une beraïta est d'abord soupçonnée d'être corrompue ; Mareimar rapporte que Rav Pinhas l'a reçue, et la Guemara tient pour clair l'avis de Rav Houna. L'objection vient d'une halakha : comme Rabbi Yehouda la veille de Pessa'h, comme Rabbi Yossi la veille de Chabbat. La réponse limite le désaccord à l'hafsaka, l'interruption d'un repas déjà entamé. La beraïta et le fait d'Akko fixent, pour le Chabbat, l'avis de Rabbi Yossi. Chmouel ne retient ni le retrait de la table ni l'absence de tout arrêt : on étend une nappe et l'on fait le kiddouch.
100b5 segments · 5 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
La nappe, la neuvième heure, le kiddouch à la synagogue
Le daf achève la phrase de Chmouel : on interrompt pour la havdala comme pour le kiddouch. Ce mot vise la nappe. Rabba bar Rav Houna, chez le chef de l'exil, couvre la table et fait le kiddouch ; une beraïta n'apporte la table qu'après le kiddouch. Deux beraïtot sur le commencement d'un repas se placent, l'une la veille de Pessa'h, l'autre avant ou après la neuvième heure. Rav, au sujet du kiddouch dit à la synagogue, sépare l'obligation du vin et celle du kiddouch. La suite de Chmouel est au daf suivant.
101a10 segments · 8 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Le kiddouch ne vaut qu'à l'endroit du repas
L'amud poursuit le kiddouch dit à la synagogue. Chmouel achève : même du kiddouch, on ne s'est pas acquitté. Rav le refait à la maison pour les fils et la maisonnée ; Chmouel ne le maintient à la synagogue que pour les hôtes qui y restent. Sa règle, ein kiddouch ela bi-mekom seouda, s'appuie sur le verset du délice : la proclamation se tient là où l'on mange. Rav Anan montre que Chmouel refait le kiddouch du toit au sol ; Rav Houna et Rabba tiennent la même rigueur. Rabba suit les rigueurs de Rav et laisse ses indulgences. Rabbi Yo'hanan tient qu'on s'est acquitté même du vin ; la phrase continue au daf suivant.
101b10 segments · 9 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Changement de lieu et bénédiction
Rabbi Yo'hanan dispense d'une bénédiction lors d'un changement de lieu. Une beraïta l'exige, et n'exige rien lors d'un changement de vin : la réfutation tient. Rav Houna limite l'exigence au passage d'une maison à une autre. Rav Hisda ne la maintient que pour les aliments sans bénédiction d'après sur place ; Rav Chechet l'applique dans les deux cas. La beraïta d'une compagnie qui part au-devant d'un fiancé ou d'une fiancée oppose à Rav Hisda le cas où personne ne reste, et Rav Nahman bar Yitshak commence à répondre.
102a8 segments · 9 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 102a , Quitter le repas, et le Chabbat qui tombe à table
L'amud achève le débat sur le changement de lieu. Rav Nahman bar Yitshak identifie le tanna des akirot, les déracinements : c'est Rabbi Yehouda. Des compagnons qui vont à la synagogue ne bénissent ni en sortant ni en revenant, s'ils ont laissé une partie du groupe. S'ils ne laissent personne, Rabbi Yehouda exige les deux bénédictions. La Guemara en tire une distinction entre les aliments, puis Rabbi Yo'hanan s'en défend : la beraïta montre sa rigueur, elle ne le réfute pas. Une beraïta sur le vin appuie Rav Hisda. Le daf ouvre ensuite le repas interrompu par le Chabbat : Rabbi Yehouda, Rabbi Yosse, et la halakha de Chmouel, étendre la nappe et sanctifier.
102b8 segments · 7 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 102b , Deux kedouchot sur une coupe, ordre du kiddouch et de la havdala
L'amud reprend Rabbi Yosse : le repas fini, birkat ha-mazon sur la première coupe, kiddouch du jour sur la seconde. La Guemara demande pourquoi pas les deux sur une seule coupe. Rav Houna, au nom de Rav Chechet, l'interdit : on ne dit pas deux kedouchot sur une coupe, parce qu'on ne fait pas les mitsvot par liasses. Une beraïta de la sortie de Chabbat et l'ordre de Rav pour un yom tov après le Chabbat sont examinés. La conclusion sépare deux cas : havdala et kiddouch sont une seule chose, birkat ha-mazon et kiddouch sont deux choses. Le corps du sujet ouvre alors l'ordre : Rav dit yakneh, Chmouel dit yanahak.
103a10 segments · 7 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 103a , Yaknehaz, l'ordre quand Yom Tov suit le Chabbat
Ce daf fixe l'ordre des bénédictions quand un Yom Tov tombe à la sortie du Chabbat. Rabba, Levi, les Rabbis, Mar fils de Rabbana et Marta proposent chacun un sigle. Le père de Chmouel interroge Rabbi, qui transmet Rabbi Yehochoua ben Hanania : lumière, havdala, vin, kiddouch, à l'image d'un roi que l'on escorte avant d'accueillir le gouverneur. La halakha suit Rava : yaknehaz, vin, kiddouch, lumière, havdala, puis le zeman. Rava bénit ensuite les parfums avant la lumière, selon Beit Hillel dans la lecture de Rabbi Yehouda, et il redit bore peri ha-gafen sur la coupe du birkat ha-mazon.
103b8 segments · 9 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Détourner son attention du vin, et la havdala
Rav Yeiva l'ancien sert les disciples de Rav. Dès qu'ils disent ' donne-nous et nous bénirons ', Rav leur interdit de boire encore : ils ont détourné leur attention. Au repas d'Ameimar, de Mar Zutra et de Rav Ashi, trois usages se croisent. La halakha suit Mar Zutra : on rebénit bore peri ha-gafen sur la coupe du birkat ha-mazon. La preuve de Rav Ashi, tirée de l'ordre yakneh, est écartée, parce que là l'attention n'a pas quitté la boisson. Le daf revient à la havdala de Rava : la torche est la façon la plus choisie, et l'on ne descend pas au-dessous de trois formules ni au-dessus de sept.
104a12 segments · 9 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 104a , Les formules de la havdala : trois, sept, et la conclusion
Ce daf fixe le texte de la havdala. Rabbi Elazar, au nom de Rabbi Ochaya, pose une borne : pas moins de trois formules de distinction, pas plus de sept. Chmouel exige, tout près de la conclusion, un passage du même genre qu'elle (me'ein hatima) ; les maîtres de Poumbedita exigent un passage du genre de l'ouverture. La différence pratique paraît quand un Yom Tov suit le Chabbat : la conclusion est " entre saint et saint ". La suite dresse la liste des havdalot, retire " entre la mer et le sec ", compte cohanim, leviim et israélites pour deux, et tranche la formule finale entre Rav et Chmouel.
104b5 segments · 8 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 104b - La conclusion de la havdala et la forme des bénédictions
La halakha ne suit pas celui qui conclut la havdala par les deux formules ensemble, mekadesh Yisrael et hamavdil bein kodech le-hol. Le Rachbam la fixe comme Chmouel : hamavdil bein kodech le-hol. Oula, de passage à Poumbedita, ne dit que cette formule, sans les autres distinctions et sans conclusion. Rav Yehouda reproche à son fils Rav Yitshak d'avoir envoyé Abaye à sa place. Une baraïta pose alors la règle : une bénédiction s'ouvre et se conclut par baroukh, avec des exceptions, dont ha-tov ve-ha-metiv.
105a11 segments · 16 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 105a , Le Chabbat fixe le kiddouch ; jusqu'ou va la havdala
Oulla a ouvert la havdala par " béni " sans la conclure : la Guemara range cette formule avec les bénédictions des mitsvot, parce qu'elle est une hodaa, une louange sans demande au milieu. Puis Rav Hanania bar Chelemya et les disciples de Rav, à un repas de vendredi qui se prolonge, apprennent de Rav Hamnouna l'Ancien que le Chabbat se fixe de lui-même : la nappe et le kiddouch suffisent, sur le modèle de la dîme. À la sortie, Rav, rapporté par Rav Amram, ne fait pas fixer la havdala de la même façon : on n'interrompt pas un repas déjà commencé, on n'en commence pas un nouveau, on s'arrête pour le vin et le cheikhar, et l'eau reste en discussion avec Rav Houna. Enfin Ravina demande si un kiddouch manqué le soir se dit tout le jour : oui, par le modèle de la havdala qui se rattrape toute la semaine. L'objection tirée de la beraita, qui réserve la sainteté sur la coupe à la nuit, est écartée : le cas du " si " n'est pas enseigné.
105b6 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 105b - Une seule coupe, le kiddouch à son heure et la havdala retardée
La page continue le cas d'une seule coupe. Ravina objecte : si le kiddouch manqué le soir se rattrape le lendemain, qu'on garde la coupe et qu'on accomplisse deux mitsvot le jour. Rav Nahman bar Yitzhak répond : une mitsva est chère en son temps. Ravina oppose alors la sortie du Chabbat : avec une seule coupe, on attend après le repas, on n'avance pas la havdala. La réponse distingue l'entrée du jour, qu'on avance, et la sortie, qu'on retarde pour que le Chabbat ne pèse pas comme un fardeau. De la baraïta, la Guemara tire une série de halakhot sur la coupe de bénédiction.
106a13 segments · 10 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 106a - Kiddouch de nuit et de jour, coupe pagum, havdala dans la semaine
La page achève les enseignements tirés de la baraïta sur la coupe unique. On y dit deux kiddoushim sur une seule coupe, et la baraïta suit Beit Shammaï selon Rabbi Yehouda. Rav Ashi réunit en une seule chose le goût qui altère et la mesure exigée d'une coupe de bénédiction. Puis la baraïta de Souviens-toi est remise en ordre : le kiddouch sur le vin vise d'abord la nuit, à l'entrée du Chabbat, et le jour s'apprend du mot jour. Rav Yehouda n'y dit que Qui crée le fruit de la vigne. Enfin, la havdala se rattrape jusqu'au mercredi, sur le modèle des jours d'un guet, sans la bénédiction sur le feu.
106b4 segments · 8 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 106b , Lavage des mains, kiddouch, et celui qui a déjà goûté
Rav, rapporté par Rav Brouna, dit : celui qui s'est lavé les mains ne dira pas le kiddouch, parce que le kiddouch interrompt entre le lavage et le repas. Rav Yits'hak bar Chmouel bar Marta objecte par la pratique de Rav : parfois le pain lui était cher, et il sanctifiait sur le pain ; parfois le vin lui était cher, et il sanctifiait sur le vin. Le Roch tranche : le lavage d'avant le kiddouch tient. A priori, on mélange la coupe puis on se lave, comme Beit Hillel. Ensuite Rav Houna, au nom de Rav : celui qui a goûté ne sanctifie plus. Pour la havdala, Rav Houna permet, Rav Assi interdit. Rav Yirmeya, qui a goûté par oubli chez Rav Assi, fait tout de même la havdala. Deux chaînes donnent enfin deux versions de Chmouel, l'une qui ferme kiddouch et havdala, l'autre qui les laisse.
107a14 segments · 14 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 107a , Rattrapage du kiddouch et de la havdala, cheikhar, veille de Pessa'h
Rava tranche : celui qui a déjà goûté sanctifie encore et fait encore la havdala. Le kiddouch manqué le vendredi soir se dit tout le jour du Chabbat. La havdala manquée se rattrape toute la semaine, jusqu'au quatrième jour ; Ameimar ne laisse que le jour qui suit. La halakha suit Rava. Ameimar, sans vin, passe une nuit à jeun, puis traite le cheikhar comme vin du pays. Rav et Chmouel ferment kiddouch et havdala sur le cheikhar. Le daf fixe aussi la gorgée du kiddouch, puis ouvre la michna : à partir de quelle minha s'interdit-il de manger la veille de Pessa'h.
107b7 segments · 9 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 107b , La minha ketana, l'akhila gasa et l'appétit de la matsa
La michna interdit de manger la veille de Pesach à l'approche de minha, jusqu'à la nuit. La page s'ouvre au milieu du doute : minha gedola, à cause du Pesach, ou minha ketana, à cause de la matsa. Ravina tranche pour la minha ketana, par la baraita d'Agrippa, qui a l'habitude de manger à la neuvième heure et qui, ce jour-là, attend la nuit. Après cette heure, un repas est interdit. Restent permis des minei targima, des légumes, et pour le serviteur les boyaux. Rava boit du vin toute la veille pour manger plus de matsa le soir. Le Roch fixe cette halakha, rappelle le jeûne de l'istenis, et donne un appui au jeûne des bekhorot.
108a14 segments · 10 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 108a , Vin, jeûne de la veille, et hessiba
Entre les premières coupes, boire est permis. Entre la troisième et la quatrième, non. Le vin ouvre l'appétit : autrement, la matsa du soir serait une akhila gasa. Rav Chechet jeûnait toute la veille de Pesach : il était istenis, et un goût le matin ôtait l'appétit de la matsa. On avait proposé l'avis de Ben Beteira, pour qui tout le quatorze est temps de chehita. La suite fixe la hessiba, sur le côté gauche. La matsa et les quatre coupes l'exigent, le maror non. Une femme ordinaire auprès de son mari en est dispensée, une femme importante la doit. Le fils la doit, le disciple auprès de son maître en est dispensé, l'apprenti d'un métier et le serviteur la doivent.
108b8 segments · 9 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 108b - Les quatre coupes : mesure du vin, liberté, femmes et enfants
Le daf s'ouvre sur la raison d'obliger les femmes aux quatre coupes : elles aussi étaient dans le miracle. Chmouel fixe la quantité de vin, de quoi couper une belle coupe, puis trois cas où l'on est quitte : vin pur, les quatre d'un seul coup, ou bien on en fait boire à sa maison. Rava sépare le titre du vin et le titre de la liberté. Rav sépare le titre du vin et le titre des quatre coupes. Une baraïta parle d'un reviit ; la Guemara ramène les deux formules à une seule mesure. Rabbi Yehouda exige goût et aspect de vin. Tous y sont tenus, hommes, femmes et enfants. Le Roch reprend en outre toute la halakha de la haseva.
109a7 segments · 9 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 109a , Enfants au seder, joie du yom tov, mesure du reviit
La page continue les quatre coupes. On donne aux enfants des grains grillés et des noix, la veille de Pessa'h, pour qu'ils ne s'endorment pas et qu'ils posent des questions. Rabbi Eliezer dit de saisir la matsa. Rabbi Akiva ne levait le cours que la veille de Pessa'h et la veille de Yom Kippour. Vient ensuite l'obligation de réjouir sa maison à la fête : le vin pour les hommes, les vêtements pour les femmes ; la viande des chelamim tant que le Temple existe, le vin ensuite. La fin fixe le reviit de Pessa'h : la mesure de Tsippori, l'ancien huitième de Tibériade, et le bloc de Rav Hisda, deux doigts sur deux, sur deux doigts et demi et un cinquième.
109b6 segments · 8 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 109b - Quarante sea, la table du Temple, et les quatre coupes face aux paires
L'amud achève le volume du mikve : une coudée sur une coudée, haute de trois coudées, contient quarante sea, et Rachi en tire la mesure du reviit. Rav Ashi en déduit que la table du Temple était démontable, sinon une largeur d'une coudée n'entre pas dans un mikve d'une coudée sur une coudée. La Guemara répond qu'on pouvait l'immerger dans la mer de Salomon, qui contient cent cinquante mikvaot. Elle revient ensuite à la michna : comment les sages imposent-ils quatre coupes, nombre pair, alors qu'une baraïta interdit les paires ? Rav Nahman s'appuie sur "une nuit de gardes". Rava et Ravina donnent deux autres réponses, que le Roch prolonge jusqu'aux bénédictions des coupes.
110a14 segments · 23 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 110a , Les zougot : quand le pair nuit, et comment le rompre
La page s'ouvre sur la fin de la réponse de Ravina : chaque coupe est une mitsva en elle-même, et elles ne se joignent pas. Vient la sougya des zougot. Boire en double met le sang sur la tête, sauf si l'on a vu le marché entre les coupes ; le danger vise celui qui sort en chemin, qui dort, ou qui va aux latrines. À la maison, un homme important reste exposé, et l'on complète le compte à trois. Oula, Rav Hisda, Rabba et Rav Yossef, Abaye et Rava abaissent le seuil par les mots de la birkat kohanim. Yossef le ched distingue deux coupes, qui tuent, et quatre, qui nuisent. S'il est sorti, il croise les pouces et compte en impair. La page s'arrete sur la formule d'Ameimar face aux sorcières.
110b15 segments · 19 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 110b , Zougot : sorcellerie, jonction des coupes, et la table
La page achève la formule d'Ameimar face aux sorcières. En Occident on n'est pas pointilleux sur les zougot ; Rav Dimi de Nehardea l'est jusqu'aux entailles du tonneau, et un tonneau a éclaté. Il rapporte la halakha le-Moché mi-Sinaï : deux œufs, deux noix, deux concombres, et autre chose. Les sages, qui ne savent pas quelle est cette autre chose, ont décrété l'interdit sur toutes les paires. Dix, huit, six et quatre sont hors d'interdit pour les mazikin ; la sorcellerie reste à craindre, même pour un grand nombre. La suite règle ce qui se joint au compte : ispargus, vin et chekhar, coupes de la table, vin coupé.
111a16 segments · 18 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 111a , Eau mêlée, quatre dangers, ombre du palmier
Le daf ouvre sur la fin des zougot. Shmuel exclut l'eau du compte de ce qui est mêlé, Rabbi Yo'hanan l'y fait entrer, et Rav Pappa borne la parole au chaud versé dans le froid et au froid versé dans le chaud. Reish Lakish énumère quatre actes où le sang de l'homme est sur sa tête, à cause d'une ruah ra'a, puis la Guemara limite chaque cas. Une baraita interdit de faire passer entre deux hommes, ou de passer soi-même entre eux, un chien, un palmier ou une femme ; le remède ouvre et s'arrête à El, ou à Lo. Le daf ferme sur celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul et à l'ombre de la lune.
111b13 segments · 37 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 111b , Ombres, shedim et les deux ketev
Le daf poursuit les esprits nuisibles. Trois gestes sur la souche ou le tronc du palmier attirent une ruah ; cinq ombres sont nuisibles, avec l'exception de l'arbre kero masa. Les démons portent un nom selon le lieu, câprier, sorbier ou toit : l'amulette doit porter ce nom, et viser soixante shedim quand le sorbier est proche de la ville. Il y a deux ketev, l'un avant midi et l'autre après, surtout du 1er au 16 Tammuz. Rav Yossef énumère trois atteintes à la vue, puis ce qui, dans la maison, expose à la pauvreté.
112a14 segments · 14 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 112a - Ruah ra'a, quatre coupes, ordres de Rabbi Akiva
La page poursuit les mises en garde liées à la ruah ra'a. Après une saignée, une coupe de cheveux ou d'ongles, on se lave les mains : sinon la peur dure sept jours, trois jours ou un jour. On ne boit pas d'eau les nuits du quatrième jour ni les nuits de Chabbat, ni l'eau des rivières et des étangs la nuit. Le remède passe par les sept voix de David, une formule, ou le nom d'un compagnon. La michna des quatre coupes revient : même le pauvre qui reçoit du tamhoui en a quatre, et Rabbi Akiva, qui refuse de dépendre des créatures pour honorer le Chabbat, en convient ici à cause de pirsoumei nissa. Viennent ensuite ses sept ordres à son fils Rabbi Yehochoua, puis les ordres donnés à Rabbi Chimon ben Yohai dans la prison.
112b17 segments · 13 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 112b - Consignes des sages : corps, dangers, nuits
La page achève une consigne de Rabbi Akiva : même une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas égaux. Elle enchaîne les ordres. Rabbi, notre saint maître, commande à ses fils : ne pas habiter Shekhantziv, ne pas s'asseoir sur le lit d'une Arameenne, ne pas fuir la taxe, ne pas se tenir devant le bœuf qui monte du marais. Viennent ensuite les distances du bœuf tam et du bœuf mouad, les formules dites nizha, six choses graves pour l'autre chose, et le chat dans la maison. Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi et Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda commandent à Rabbi : procès, achat, première nuit après la tevila, nuit solitaire, lampe, bain neuf. La fin règle l'enfant endormi sur le lit, puis Agrat fille de Mahlat, du jour entier aux deux nuits laissees par Rabbi Hanina ben Dossa.
113a13 segments · 26 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 113a , Conseils de Rav, trois qu'on ne provoque pas, paroles du monde
Le feuillet achève un mot sur les shedim des chemins de gazita, puis enchaîne les conseils de Rav. À Rav Assi : la ville où demeurer, le chef médecin, deux femmes puis une troisième. À Rav Kahana : retourner une nevela, dépouiller au marché, emporter ses vivres. À Hiyya : le remède, le fossé, la dent, le serpent et l'Araméen. Une baraita nomme trois qu'on ne provoque pas, car leur royauté se tient derrière leur oreille. À Ayvou, les paroles du monde : vendre tant que la poussiere est aux pieds, le vin, la bourse avant le sac, un kav proche, les dattes chez le brasseur. Rav Pappa parle de l'acte et du crédit. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yehoshoua ben Levi, au nom des gens de Jérusalem, puis trois héritiers du monde à venir, et trois que le Saint, béni soit-Il, proclame chaque jour.
113b18 segments · 6 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 113b : éloges, témoin unique, listes de trois à sept
Le feuillet reprend la baraita des trois que le Ciel proclame en éloge. Le visage de Rav Safra s'éclaire. Rava reporte l'éloge sur Rav 'Hanina et Rav Ochaya, cordonniers en terre d'Israël, qui ne lèvent pas les yeux au marché des prostituées. Puis trois que le Saint, béni soit-Il, aime, et trois qu'il haït. De la haine : celui qui voit seul une erva ne témoigne pas, Zigoud est frappé, haïr est permis et même une mitsva, et l'on ne le dit au maître que si l'on est cru comme deux témoins. Suivent des listes, de trois jusqu'à sept mis en nidouy envers le Ciel, puis les enseignements de Rabbi Yossi de Houtsal : ne pas interroger les Chaldéens, honorer qui vous dépasse même en une chose, attendre une ona après le dam tahor. Le feuillet s'achève sur les noms multiples d'un même sage.
114a10 segments · 13 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 114a : manger peu, ordre du kiddush, premier trempage
Le feuillet ferme une série de conseils de table, puis ouvre le seder. Un signe relie Rabbi Yitshak ben Aha, celui de la shemata, à Rabbi Yitshak ben Pinhas, celui de l'aggada. Rabbi Yehuda berabbi Ilai, rapporté par Rabbi Yo'hanan, et le proverbe d'Oula en Occident, recommandent un repas simple et une dépense plus large pour l'habitation. La michna fixe l'ordre des bénédictions de la première coupe : Beit Shammai, le jour puis le vin ; Beit Hillel, le vin puis le jour. La halakha suit Beit Hillel. La michna suivante décrit le premier trempage de hazeret, puis l'apport de la matsa, de la hazeret, du haroset et de deux plats, et le statut du haroset.
114b12 segments · 9 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 114b : deux trempages, kavana, et les deux plats du seder
Reish Lakish lit dans les deux trempages de hazeret que les mitsvot exigent une kavana : le premier a lieu avant l'heure du maror, avec bore peri ha-adama, et l'on trempe une seconde fois au nom du maror. La Guemara répond par la hekhera pour les enfants, même quand on n'a que de la hazeret. Une baraita où l'on s'acquitte sans intention mène à une discussion de tannaïm : Rabbi Yossi appelle le second apport une mitsva. Le daf fixe ensuite les deux plats cuits, du riz de Rav Houna à l'os et au bouillon de Ravina, puis l'ordre des bénédictions selon qu'il y a d'autres légumes ou seulement de la laitue.
115a9 segments · 5 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 115a : deux trempages, korekh de Hillel, lavage des mains
Le feuillet tranche les bénédictions quand on n'a que de la laitue : la halakha suit Rav Hisda, les deux bénédictions au premier trempage, le second sans bénédiction. Rav Aha fils de Rava cherche d'autres légumes, et sa pratique rejoint l'avis commun aux deux maîtres. On n'enveloppe pas d'abord la matsa, deoraita, avec le maror, derabbanan : le degré moindre annule le plus fort. Hillel enveloppait au Temple ; ses collègues acquittent aussi chacun à part ; la halakha n'étant pas fixée, on mange la matsa, puis le maror, puis les deux ensemble sans bénédiction, en souvenir du Temple. Tout aliment trempé dans un liquide exige le lavage des mains.
115b10 segments · 10 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 115b : haroset, second lavage, et ce qui compte comme manger
On enfonce la laitue dans le haroset à cause du kapa. L'odeur suffit à le faire mourir, et le lavage des mains reste, parce qu'on pourrait enfoncer. Rav Pappa interdit de laisser le maror séjourner dans le haroset : le goût amer doit rester. Rav Hisda fait enseigner un second lavage. Les Sages le placent pour tout trempage. Rav Pappa le place ici, à cause de la Haggada et du Hallel, qui font heseh ha-daat. Rava tranche l'avalement : la matsa compte, le maror non, et le siv annule même la matsa. On retire la table pour que les enfants interrogent. Shmouel lit le'hem oni : un pain sur lequel on répond, et le pain du pauvre, en morceau.
116a13 segments · 13 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 116a : le pain du pauvre, le haroset, les questions de la nuit
Le feuillet achève les lectures de le'hem oni : le pauvre mange un morceau, et il chauffe le four pendant que sa femme cuit, afin que la pâte ne lève pas. Vient le haroset. S'il n'est pas une mitsva, on l'apporte à cause du kapa, le suc venimeux ; pour Rabbi Elazar fils de Rabbi Tsadok il est une mitsva, souvenir de la pomme ou du mortier, et Abayé demande les deux préparations. La michna ouvre alors le récit : à la seconde coupe, le fils interroge. La Guemara fixe qui pose les questions, la formule du double trempage, et le blâme du début, Rav ou Chmouel. Rav Nahman, instruit par Daru, ouvre par nous étions esclaves. La michna de Rabban Gamliel commence : quiconque n'a pas dit ces trois choses.
116b13 segments · 6 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 116b : les trois paroles, le Hallel, l'aveugle
La michna de Rabban Gamliel, ouverte au feuillet precedent, exige trois paroles : le Pessa'h, la matsa et le maror, chacune avec sa raison. Dans chaque génération, on se voit sorti d'Égypte, et de là suit le devoir de louange. Beit Chammaï et Beit Hillel limitent le Hallel ; Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva divergent sur la clôture, et la halakha suit Rabbi Akiva. Rava fixe la phrase à dire et ce qu'il faut soulever. Rav Aha bar Yaakov dispense l'aveugle par le mot zeh ; la sougya écarte cette gezera chava, avec la pratique de Rav Yossef et de Rav Chechet.
117a24 segments · 12 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 117a : Hallelouya, un seul mot ou deux, et qui a dit le Hallel
Le feuillet ouvre sur Hallelouya. Rav Hisda, Rav et Rabba discutent si Hallelouya, Kesya, Yedidya et Merhavya sont un seul mot, ou s'ils se divisent et isolent le Nom Yah. Rabbi Yehochoua ben Levi lit Hallelouya comme une louange multipliée, puis le compte parmi les dix formules de louange des Tehilim, la plus grande, parce qu'elle réunit le Nom et la louange. Chmouel attribue le cantique de la mer à Moché et à Israël, et le Hallel aux prophètes, pour chaque temps et chaque malheur. Rabbi Meir attribue tous les Tehilim à David. Elazar, fils de Rabbi Yossi, les fait remonter à la mer. Viennent l'ordre du cantique et de la Chekhina, la joie de la mitsva, puis la crainte du disciple. Une baraita passe en revue qui a dit le Hallel, de la mer jusqu'à Haman. Le feuillet s'achève sur la place de Hallelouya, fin ou début de chapitre, et sur la limite de Beit Chammai et de Beit Hillel.
117b21 segments · 5 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 117b : Hallelouya, les formules, les coupes
Le daf règle d'abord la place de Hallelouya : fin du chapitre pour Rav Hisda, début du chapitre pour Rabba bar Rav Houna. Les deux lectures restent en difficulté. Rava et Rabbi Zeira separent le récit, au passé, et la prière, qui est rahamei, une demande. Rav Aha bar Yaakov impose le souvenir de la sortie d'Égypte dans le kiddouch du jour, et le daf fixe maguen David ainsi que la clôture par Avraham seul. Les anciens de Poumbedita et Rava divergent sur mekadech ha-Chabbat et mekadech Israël veha-zmanim. La halakha suit les anciens. La michna donne la troisième coupe au birkat ha-mazon et la quatrième à la fin du Hallel, avec la bénédiction du chant. Entre ces deux coupes, on ne boit pas. Rava refuse d'en tirer qu'une coupe soit exigée toute l'année.
118a21 segments · 4 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 118a : bénédiction du chant, grand Hallel, et la subsistance
Le feuillet ouvre sur la bénédiction du chant. Rav Yehouda la place à Ils Te loueront. Rabbi Yo'hanan la place à L'âme de tout vivant. Sur la quatrième coupe, Rabbi Tarfon achève le Hallel et dit le grand Hallel. Certains disent le psaume du berger. La Guemara borne le grand Hallel, de Hodu, de Chir ha-maalot ou de Ki Yaakov, jusqu'aux fleuves de Babel, et elle l'appelle grand parce que le Saint, béni soit-Il, répartit la subsistance. Viennent vingt-six Hodu pour vingt-six générations, puis la difficulté des subsistances, de l'enfantement à la mer des Joncs. Le Hallel ordinaire reste, pour cinq choses, de la sortie d'Égypte aux douleurs du Machia'h, et pour Hanania, Mishaël et Azaria dans la fournaise.
118b20 segments · 14 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 118b : la vérité de ה' pour toujours, la mer et les présents au Machia'h
Le feuillet poursuit le Hallel. Gavriel, au sortir de la fournaise, dit : la vérité de ה' est pour toujours. Rabbi Natan attribue ce verset aux poissons de la mer : la promesse faite au prince de la mer, une fois et demie, est payée par le torrent du Kishon quand Sisera tombe, neuf cents chars contre les six cents de Pharaon. Viennent les derachot de la Knesset Israël, placée comme la belette des fondations, aimée quand ה' entend sa voix, et le verset qui appelle les nations à louer. Puis les présents futurs au Machia'h : l'Égypte et Kouch sont reçus, Rome est rabrouée. La richesse de Rome, trois cent soixante-cinq marchés, est dite réservée à ceux qui siègent devant ה'.
119a15 segments · 19 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 119a : qui siège devant ה', le trésor de Yossef, le chœur du psaume
Le feuillet poursuit le verset d'Isaïe : le gain est pour ceux qui siègent devant ה'. Rabbi Elazar : celui qui reconnaît la place de son compagnon dans la yechiva, ou celui qui reçoit sa face. Puis le-mekhasseh atik : couvrir les secrets de la Torah, ou révéler les raisons. Rav Kahana, au nom de Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi : la-menatseah, chantez pour Celui que l'on vainc et qui se réjouit. La main écrite au singulier sous les ailes des hayyot reçoit les baalei techouva. Yossef a rassemblé l'argent et l'or du monde. Israël les emporte d'Égypte. Le trésor passe de Rehavam jusqu'aux Romains, et reste à Rome. Trois caches : Korah, Antoninos, les justes à venir. Le psaume 118 se partage entre David, Yichai, les frères et Chemouel. Le feuillet s'ouvre ensuite sur une michna : un endroit où l'on a l'usage.
119b13 segments · 8 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 119b - Coutume du Hallel, coupe des justes, afikoman
Le feuillet reprend la michna ouverte en 119a : là où l'on double le Hallel, on double ; là où on le dit une fois, on le dit une fois ; la bénédiction d'après suit le lieu. Abaye tranche : avant le Hallel, on bénit partout, car toute mitsva se bénit avant l'acte. Trois versets montrent que over veut dire devancer. Rabbi ne double qu'un peu ; Rabbi Elazar ben Perata double depuis odekha. Rav Avira expose le festin futur des justes : la coupe passe d'Avraham à Yitshak, à Yaakov, à Moche, à Yehoshoua, et David la prend. La michna interdit de conclure le pesah par un afikoman. Rav, Chemouel et Rabbi Yo'hanan en donnent trois sens. Chemouel étend l'interdit à la matsa. La michna s'explique par un lo miba'ya. Une tosefta appuie : on peut se remplir de gâteaux, pourvu qu'on finisse par un kezayit de matsa.
120a15 segments · 3 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 120a : l'afikoman, la matsa de la Torah, le sommeil de la havoura
Le feuillet achève la discussion de l'afikoman. Une baraïta permet de se remplir de gâteaux azymes à condition d'un kezayit de matsa à la fin : la Guemara la lit en 'il va sans dire', le début avec appétit allant de soi, la fin restant valable malgré le risque d'akhila gassa. Mar Zoutra rapporte une leçon où l'on peut conclure après la matsa ; la michna, relue de la même façon, maintient l'interdit après le Pessa'h. Rava tient la matsa de nos jours pour une obligation de la Torah et le maror pour rabbinique ; Rav Aha bar Yaakov tient les deux pour rabbiniques. Une baraïta confirme Rava : seule la première nuit est obligatoire, même sans Temple. La michna ajoute : si une partie de la havoura s'endort, on reprend le Pessa'h ; si tous s'endorment, on ne reprend pas.
120b15 segments · 4 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
Pesachim 120b : somnolence, le Pessa'h jusqu'à minuit, la matsa et les mains impures
La michna distingue la somnolence, où l'on peut encore manger, et le sommeil, où l'on ne mange plus. Rav Achi définit la somnolence : on répond à l'appel, on ne rend pas une sevara, et l'on se rappelle dès qu'on rappelle. Le Pessa'h d'après minuit rend les mains impures : Rav Yossef y reconnaît Rabbi Elazar ben Azarya, par gezera chava de ' en cette nuit-là ', contre Rabbi Akiva, qui mène l'heure jusqu'à la hâte du matin. Rava enseigne que, de nos jours, la matsa mangée après minuit ne rend pas quitte selon Rabbi Elazar : le verset ramène la matsa au temps du Pessa'h. Rav Houna et Rav Hisda discutent la raison pour laquelle le pigul et le notar rendent les mains impures, et la mesure de ce decret.
121a6 segments · 8 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Pessahim 121a : touma du piggul et du notar, berakha du Pessa'h et du zevah
Ce daf achève le traité. Il clôt d'abord la michna du piggul et du notar, qui rendent les mains impures. Rav Houna et Rav Hisda ne se contredisent pas : l'un rattache au piggul les kohanim suspects, l'autre rattache au notar les kohanim paresseux. L'un fixe le seuil à un kezayit, comme l'interdit ; l'autre à un kebeitzah, comme la touma des aliments. Une michna nouvelle traite des berakhot du soir du 15 nissan. Rabbi Yichmaël tient que la berakha du Pessa'h dispense celle du zevah, parce que la zerika est comprise dans la chefikha. Rabbi Akiva exige une berakha pour chaque korban.
121b3 segments · 0 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
Pessahim 121b : qui bénit au rachat du fils
Ce daf clôt le traité Pessahim, chapitre Arvei Pessahim. Rabbi Chimlaï se trouve à un pidyon ha-ben (rachat du fils). La bénédiction sur le rachat revient au père. Le doute porte sur cheheyanou : le kohen, parce que le bénéfice lui parvient, ou le père, parce qu'il accomplit la mitsva. La maison d'étude répond que le père bénit les deux, et la halakha est fixée ainsi. Le feuillet s'achève par le hadran du chapitre.
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