20b15 segments · 37 Rachi · 6 Tossefot · 2 schémas
Les feux qui n'exigent pas la majorité, et l'ouverture de Bame madlikin : mèches et huiles interdites pour la lampe de Chabbat
Le folio achève le premier chapitre. Rav Kahana distingue entre roseaux liés ou non, et noyaux mis ou non dans des paniers, pour savoir si le feu doit prendre dans la majorité du combustible avant Chabbat ; Rav Yossef enseigne quatre feux qui n'exigent pas la majorité, et Rabbi Yo'hanan y ajoute le bois de Babylone, que la guemara identifie. S'ouvre alors le deuxième chapitre, Bame madlikin : la michna énumère six matières interdites comme mèche et six substances interdites comme combustible pour la lampe de Chabbat, avec le désaccord de Nahoum le Mède et des Sages sur le suif fondu. La guemara identifie chaque terme (lekhech, hossen, kalakh, idan, mèche du désert, mousse verte), rapporte des échanges entre Ravin et Abbaye, ajoute la laine et le poil, et précise que la liste passe des mèches aux huiles à partir de la poix.
21a12 segments · 33 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Huiles et mèches interdites : feu de joie, mélange avec une huile valable, lumières du Temple et de 'Hanouka
Le folio poursuit la michna Bame madlikin. Une baraita précise que les matières interdites pour la lampe de Chabbat restent permises pour un grand feu (medoura). La guemara identifie l'huile de kik (oiseau marin, huile de coton ou ricin de Yona), puis Rabba donne les deux raisons de l'interdit : le feu vacille sur ces mèches, et ces huiles ne montent pas dans la mèche, d'où la crainte qu'on incline la lampe. Abbaye demande si l'on peut ajouter un peu d'huile valable à une huile interdite ; Rabba l'interdit, et la guemara défend sa position face à la baraita du noyer de Rabban Chimon ben Gamliel et à l'enseignement de Rav sur le suif fondu (pas de gezera sur une gezera). Rami bar Hama étend l'interdit au Temple (le-haalot ner tamid) ; on discute les mèches faites des vêtements sacerdotaux à Simhat beit ha-choeva. Enfin, Rav Houna et Rav Hisda divergent sur l'emploi de ces mèches et huiles pour la lumière de 'Hanouka.
21b13 segments · 29 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
La lampe de 'Hanouka : mèches permises, ordre d'allumage selon Beit Chammai et Beit Hillel, emplacement de la lampe et récit du miracle
Le folio achève le débat sur les mèches et huiles interdites le Chabbat : selon Rav, on peut les utiliser pour 'Hanouka, même le Chabbat, car si la lampe s'éteint on n'est pas tenu de la rallumer et il est interdit de se servir de sa lumière. La guemara précise ensuite le temps de l'allumage (jusqu'à ce que cesse la circulation au marché), puis enseigne les trois niveaux de la mitsva : une lampe par maison, une lampe par personne, et pour les plus scrupuleux un nombre variable, décroissant selon Beit Chammai, croissant selon Beit Hillel. Viennent l'emplacement de la lampe (à l'entrée de la maison, à la fenêtre, ou sur la table en temps de danger), la nécessité d'une lampe supplémentaire pour l'usage, le récit de la fiole d'huile scellée, et la michna sur les dommages causés par une lampe placée dehors, dont Ravina déduit que la lampe se place à moins de dix tefahim du sol.
22a8 segments · 23 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Hauteur et emplacement de la lumière de 'Hanouka, interdit d'en tirer profit, allumer d'une lampe à l'autre
Le folio poursuit les lois de la lumière de 'Hanouka. Placée à plus de vingt coudées, elle est invalide, comme la soukka et le mavoi, car l'œil ne la voit pas. Rabba fixe sa place dans le tefah proche de l'entrée, et la halakha la met à gauche, face à la mezouza à droite. Rav interdit de compter de l'argent à sa lumière ; Chmouel objecte qu'elle n'a pas de sainteté, et Rav Yossef répond par l'exemple du sang de la chehita : on le couvre de la main, pour que les mitsvot ne soient pas méprisées. La guemara compare avec les ornements de la soukka et conclut que la source de tous ces cas est le sang. Enfin trois discussions entre Rav et Chmouel (allumer d'une lampe à l'autre, détacher les tsitsit, la gerira de Rabbi Chimon), et deux explications de la raison de Rav : mépris de la mitsva ou affaiblissement de la mitsva.
22b8 segments · 22 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Allumer d'une lampe à l'autre : la lampe occidentale du Temple, puis la question décisive, hadlaka ou hanaha ?
Le daf achève le débat ouvert en 22a entre Rav et Chmouel sur le droit d'allumer une lampe de 'Hanouka à partir d'une autre. La baraita du maasser cheni, qui interdit de peser des dinars d'or contre une pièce consacrée, servirait de réfutation contre Chmouel ; Rabba l'écarte en expliquant que le décret y vise un risque précis, celui de renoncer au rachat et de laisser les pièces en état de hulin. Rav Chechet objecte ensuite depuis la menorah du Temple : la lampe occidentale servait à allumer les autres, et les lampes étant fixées à la menorah, il fallait bien passer par un copeau. Rav Papa répond par des mèches longues, mais la difficulté subsiste pour l'opinion qui craint l'affaiblissement de la mitsva. Rav Houna fils de Rav Yehochoua ramène alors toute l'affaire à une seule question : la mitsva de 'Hanouka s'accomplit-elle par l'allumage ou par la pose de la lampe à son emplacement ? Deux paroles de Rava sont examinées comme preuves, et toutes deux sont écartées au nom de ce que comprend celui qui voit.
23a11 segments · 38 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
L'allumage accomplit la mitsva : qui allume, qui bénit, et le soupçon du passant
Le daf tranche la question laissée ouverte à la page précédente : c'est l'allumage, et non la pose de la lampe, qui accomplit la mitsva de 'Hanouka. Deux preuves l'établissent : la lanterne restée allumée tout le Chabbat, qu'on éteint et rallume sans la déplacer, et le texte même de la bénédiction, qui porte sur l'acte d'allumer. De là découlent les règles sur celui qui allume (le sourd-muet, le dément et le mineur ne font rien ; la femme est tenue à la mitsva ; l'hôte de passage doit s'associer à son logeur), puis sur les huiles, l'huile d'olive étant la plus choisie pour la lampe comme pour l'encre. La sougya passe ensuite aux bénédictions : celui qui allume et celui qui voit, le premier jour et les suivants, avec la question de fond posée par Rav Amram sur le demai, qui conduit Abaye à distinguer le certain et le doute dans les institutions rabbiniques. Le daf se clôt sur le hachad, le soupçon : une cour à deux entrées exige deux lampes, et la baraita de la pea montre que la Torah elle-même tient compte de ce que les gens soupçonnent.
23b8 segments · 29 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
Priorités entre les lampes, récompense de la lampe, et l'huile à brûler
Le daf achève la baraita de la pea : ses quatre motifs, dont le soupçon, et la précision de Rava sur les fraudeurs. Il revient ensuite à 'Hanouka : une lampe à deux becs compte pour deux personnes, un bol entouré de mèches ne compte que s'il est couvert, faute de quoi il devient un brasier. Rava fixe l'ordre de priorité pour le pauvre : la lampe de la maison passe avant la lampe de 'Hanouka et avant le kiddouch, et la lampe de 'Hanouka passe avant le kiddouch à cause de la publication du miracle. Suivent des enseignements sur la récompense des mitsvot (Rav Houna, Rava), l'heure de l'allumage de Chabbat (la femme de Rav Yossef), puis la Guemara revient à la michna : l'huile à brûler est de la terouma devenue impure ; Rabba interdit par crainte qu'on incline la lampe, Rav 'Hisda situe la michna un jour de fête tombant la veille de Chabbat, où l'on ne brûle pas les choses consacrées.
24a7 segments · 18 Rachi · 10 Tossefot · 3 schémas
Mentionner le jour : 'Hanouka et Roch Hodech dans le birkat hamazon et dans moussaf
Après une dernière baraita sur les huiles interdites au Chabbat mais permises le jour de fête, le daf ouvre une série de questions sur la mention de l'événement du jour. Faut-il mentionner 'Hanouka dans le birkat hamazon ? Rav Houna répond que non, et que celui qui veut le faire le fait dans la bénédiction de hoda'a, comme dans la tefila. La même question se pose pour Roch Hodech, où Rav et Rabbi Hanina s'opposent ; Rav Zerika appuie Rav sur la baraita de Rabbi Ochaya, qui classe les jours selon qu'ils comportent ou non un korban moussaf. Le daf se termine sur une troisième question : mentionne-t-on 'Hanouka dans la tefila de moussaf d'un Chabbat ou d'un Roch Hodech qui tombe pendant la fête ? Abaye rattache l'avis restrictif à Rav, par l'analogie de la haftara de Roch Hodech ; la Guemara écarte cette analogie et lui en substitue une autre, celle de la haftara de minha un jour de fête tombant le Chabbat.
24b9 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
La halakha retenue sur la mention du jour, puis les huiles de la michna et l'interdit de brûler les kodachim un jour de fête
Le daf ouvre en tranchant la série de questions du daf précédent : la halakha suit Rabbi Yehochoua ben Levi, pour qui la ne'ila de Yom Kippour tombant le Chabbat mentionne le Chabbat, parce que ce jour s'est trouvé obligé de quatre prières. Une objection immédiate oppose cette halakha à celle de Rava sur la bénédiction abrégée du soir un jour de fête tombant le Chabbat, et la Guemara distingue les deux cas par l'origine de l'office. Le daf revient ensuite à la michna sur le helev, où l'avis des Sages semble répéter celui du premier tana, avant d'aborder une nouvelle michna : les huiles interdites ou permises pour la lampe, et l'interdiction d'allumer avec de l'huile de sereifa un jour de fête. La Guemara consacre la fin du daf à quatre dérivations scripturaires du principe qu'on ne brûle pas les kodachim un jour de fête, par Hizkiya, Abaye, Rava et Rav Achi.
25a7 segments · 11 Rachi · 7 Tossefot · 3 schémas
Brûler la terouma impure : la mitsva de destruction et le profit qu'on en tire
Le daf s'ouvre sur la fin de l'explication précédente : le jour de fête comporte à la fois une interdiction de travail et un commandement positif de repos, et le commandement de brûler les kodachim invalides ne suffit pas à le repousser. De là, la Guemara déduit qu'en semaine l'usage du chemen serefa, l'huile de terouma devenue impure, est permis. Rav énonce alors le principe : de même qu'il y a une mitsva de brûler les kodachim impurs, il y a une mitsva de brûler la terouma impure, et la Tora autorise à en tirer profit pendant sa destruction. Deux sources sont proposées : celle de Rav Nahman au nom de Rabba bar Avouh, tirée du pluriel teroumotai, et celle de Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan, tirée du mot mimenou dans la confession des maasserot. La discussion se resserre sur une question d'exclusion : le mot mimenou écarte-t-il la terouma ou bien le kodech ? La Guemara oppose alors les rigueurs du kodech, groupées sous le signe PNK AKHS, à celles de la terouma, groupées sous le signe MHPZ.
25b7 segments · 18 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Terouma impure, lampe du Chabbat et définition du riche
Le daf achève la comparaison entre les rigueurs du kodech et celles de la terouma : les rigueurs du kodech sont plus nombreuses, et il comporte le karet. Rav Nahman bar Yitshak apporte une autre source au profit tiré de la terouma impure : titen lo, à lui et non à son feu, ce qui implique qu'elle est apte à son feu. La Guemara passe ensuite à la michna : Rabbi Yichmael interdit d'allumer avec le goudron, et Rava l'explique par l'obligation d'allumer la lampe du Chabbat. Suivent le lavage à l'eau chaude la veille du Chabbat, la coutume de Rabbi Yehouda bar Ilai et la discussion sur les tsitsit d'un drap de lin, le verset d'Eikha lu comme la perte des plaisirs du Chabbat, et la baraita sur la définition du riche (Rabbi Meir, Rabbi Tarfon, Rabbi Akiva, Rabbi Yossi). Le daf s'arrête sur l'interdit d'allumer avec le baume (tsori).
26a9 segments · 21 Rachi · 8 Tossefot · 3 schémas
Tsori, tevel impur et la liste des huiles permises pour la lampe
Le daf achève la discussion sur le tsori, la résine du baumier : Rabbi Chimon ben Elazar donne deux raisons, la crainte qu'on en prélève pour son parfum et sa volatilité. Une anecdote sur une belle-mère montre le danger de l'huile de baume, puis la Guemara explique le verset de Jérémie sur les pauvres laissés par Nevouzaradan, cueilleurs de baume et pêcheurs de 'hilazon. Une baraita interdit d'allumer, même en semaine, avec du tevel impur et du naphte blanc ; le tevel est tiré du pluriel teroumotai. Vient ensuite la baraita des huiles : Rabbi Yichmael, Rabbi Yichmael ben Beroka et Rabbi Tarfon restreignent, Rabbi Yo'hanan ben Nouri proteste au nom des communautés qui n'ont pas d'huile d'olive, et Soumkhos se distingue du premier Tana sur la règle de Rav Berouna. Le daf s'ouvre enfin sur la question des matériaux issus de l'arbre en matière d'impureté et de soukka.
26b6 segments · 13 Rachi · 6 Tossefot · 2 schémas
Laine, lin et autres tissus : la mesure de l'impureté des plaies
Le daf poursuit la discussion sur les tissus qui ne sont ni laine ni lin. Selon Abaye, Rabbi Chimon ben Elazar et le Tanna de l'école de Rabbi Yichmael disent la même chose : seuls la laine et le lin sont des vêtements au sens de la Torah, par un binyan av tiré des plaies (negaim). Rava répond qu'ils diffèrent sur un morceau de trois tefahim sur trois dans les autres tissus. La Guemara établit ensuite, selon tous, qu'un morceau de trois doigts sur trois en laine et lin devient impur par les plaies, grâce à l'inclusion ve-ha-beged, et discute du kal va-homer tiré de la chaîne et de la trame : il vaut pour trois tefahim, qui conviennent aux riches comme aux pauvres, et non pour trois doigts. Deux exclusions écrites (laine et lin) excluent les autres tissus, aux deux mesures. Le daf s'arrête sur la question : selon Rava, d'où Rabbi Chimon ben Elazar tire-t-il l'impureté des autres tissus ?
27a12 segments · 14 Rachi · 10 Tossefot · 2 schémas
Les autres étoffes : impureté des reptiles, des plaies et kilayim
Le daf poursuit la discussion sur les étoffes autres que la laine et le lin (chear begadim). Selon Rava, Rabbi Chimon ben Elazar tient qu'un morceau de trois paumes sur trois de ces étoffes reçoit l'impureté ; il le déduit du mot 'ou' dans 'ou un vêtement', au verset des reptiles (cheratsim). Abbaye emploie ce 'ou' pour inclure un petit morceau de trois doigts sur trois en laine et lin ; Rava l'apprend des plaies (negaim), et les deux débattent de la possibilité de déduire les reptiles des plaies et les plaies des reptiles. On confronte ensuite deux enseignements de l'école de Rabbi Yichmael : Abbaye y voit une divergence, Rava les concilie, puis Rav Pappa rapporte le 'aussi tout' aux kilayim (mélange laine et lin), explication rejetée par un kal va-homer. Rav Na'hman bar Yits'hak propose une autre lecture, qui se poursuit au verso.
27b9 segments · 25 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
Laine et lin : les tsitsit, le vêtement de l'aveugle, et le lin appelé arbre
Le daf achève la baraita de l'école de Rabbi Yichmael, selon laquelle le mot beged de la Tora désigne la laine et le lin, et le af kol vient inclure les tsitsit. La Guemara demande pourquoi cette inclusion est nécessaire, puisque les tsitsit sont déjà rattachés au chaatnez par la contiguïté des versets ; la réponse mobilise la contradiction de Rava entre ha-kanaf, qui veut des tsitsit de l'espèce du talit, et tsemer ou-fichtim, qui les veut de laine et de lin. Rav Aha fils de Rava demande ensuite pourquoi le terme d'amplification acher tekhassé ba n'inclut pas les autres étoffes ; la Guemara réserve cette amplification au vêtement de l'aveugle et exclut le vêtement de nuit, au motif que le premier est vu par autrui. Abaye rapproche alors Rabbi Chimon ben Elazar et Soumkhos : ce qui contracte l'impureté des negaim ne peut servir de skhakh. Le daf s'achève sur la michna qui fait du lin une double exception, pour la mèche de Chabbat et pour l'impureté des tentes, et sur les deux sources que la Guemara lui trouve.
28a8 segments · 18 Rachi · 9 Tossefot · 3 schémas
Ce qui mérite le nom de tente : la guezera chava du Michkan et la peau d'une bête impure
Le folio prolonge la règle de la michna selon laquelle, parmi tout ce qui provient de l'arbre, seul le lin devient impur comme tente au-dessus d'un mort. La guemara en donne la source : une guezera chava entre le mot tente du verset sur l'impureté du mort et le mot tente employé pour le Michkan, dont les tentures étaient de lin. Elle mesure ensuite la portée exacte de ce rapprochement, en écartant deux excès : exiger du lin les caractéristiques techniques du Michkan, ou au contraire tout inclure au nom de la répétition du mot tente. La discussion se déplace alors sur les couches du Michkan — planches, tentures, couvertures de peaux — et sur la question de Rabbi Elazar : la peau d'une bête impure contracte-t-elle l'impureté de tente ? Rav Ada bar Ahava y voit une interrogation sur l'identité du tahach, tandis que Rava cherche une source par les negaim puis par les chratsim ; Rava de Barnich réfute la construction, et la page s'interrompt au moment où il propose autre chose.
28b12 segments · 24 Rachi · 6 Tossefot · 3 schémas
La peau kacher dans l'ouvrage du Ciel, l'énigme du tahach, et la mèche de tissu pliée (mahloket R. Eliezer / R. Akiva)
Le daf achève la recherche ouverte en 28a sur la peau d'un animal impur. Un kal va-homer tiré du poil de chèvre montre qu'elle aussi contracte l'impureté d'ohel ha-met, et la couverture du Michkan cesse donc de prouver quoi que ce soit sur l'espèce du tahach. L'enseignement de Rav Yossef, selon lequel seule la peau d'un animal kacher a été déclarée apte pour l'ouvrage du Ciel, se trouve alors sans objet : la Guemara lui cherche une application dans les téfilines et écarte successivement les parchemins, le cuir des boîtiers, le poil et les tendons, pour la retenir enfin sur les lanières. Vient ensuite la réponse de Rabbi Meir sur le tahach de Moche, créature à corne unique que les Sages n'ont pas classée entre haya et behema. La seconde moitié du daf ouvre la michna de la mèche faite d'un vêtement plié et non roussi : Rabbi Eliezer la tient pour susceptible d'impureté et interdit d'allumer avec elle, Rabbi Akiva la déclare pure et permet l'allumage. La Guemara ramène leur désaccord au seul point du kipoul, le pliage, et en tire la lecture d'un cas étroit, trois sur trois exactement, un Yom Tov tombant la veille de Chabbat.
29a9 segments · 25 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Le nolad selon Rabbi Yehuda et les trois lectures de la controverse sur la mèche pliée
Le folio achève d'examiner la controverse de la michna entre Rabbi Eliezer et Rabbi Akiva sur le morceau d'étoffe plié en mèche sans avoir été roussi. Rav Ada bar Ahava l'avait expliquée par le nolad, ce qui l'oblige à placer la michna selon Rabbi Yehuda ; la guemara montre qu'il s'agit d'une lecture des positions des autres, et que lui-même suit Rabbi Chimon. Rava propose alors une autre raison pour Rabbi Eliezer, tirée de la qualité de l'allumage, et renvoie la mesure de trois sur trois au domaine de l'impureté. Un long développement de Rav au nom duquel on rapporte trois cas — débris d'ustensiles, noyaux de dattes, coquilles de noix — mesure l'extension exacte du nolad chez Rabbi Yehuda, puis cherche à savoir si Rav lui-même a accepté la remontrance de Rabbi Hiya. La page s'achève sur la troisième lecture, celle de Rav Hamnuna, qui ramène la michna aux chiffons de moins de trois sur trois et rattache la controverse à celle du traité Kelim.
29b12 segments · 42 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
L'huile qui goutte dans la lampe et le banc que l'on traîne
Le daf achève la discussion sur le petit morceau de tissu de moins de trois sur trois : R. Eliezer, R. Yehochoua et R. Akiva divergent selon l'endroit où on l'a rangé (boîte, patère, derrière la porte), et R. Akiva finit par se ranger à l'avis de R. Yehochoua. Vient ensuite une nouvelle michna : il est interdit de percer une coquille d'œuf remplie d'huile au-dessus de la lampe, ou de placer un bol d'huile à côté de la lampe pour que la mèche y puise, de peur qu'on en retire de l'huile, ce qui hâte l'extinction ; R. Yehouda permet. La Guemara explique pourquoi les trois cas sont nécessaires, puis passe, à partir du silence des Sages envers R. Yehouda, à la question du banc traîne sur le sol (davar she-eino mitkaven) : R. Yirmeya Rabba et Oula divergent sur la position de R. Chimon, et R. Yirmeya est réfuté. Le daf s'ouvre enfin sur la michna de celui qui éteint la lampe.
30a9 segments · 32 Rachi · 0 Tossefot · 2 schémas
Éteindre la lampe pour un malade ; les morts et les vivants selon Chelomo
La Guemara analyse la Michna de 29b : puisque la fin (éteindre pour épargner la lampe, l'huile ou la mèche) rend passible, la Michna suit Rabbi Yehouda, pour qui une melakha qui n'est pas nécessaire pour elle-même rend passible. La première partie (éteindre pour qu'un malade dorme) parle donc d'un malade en danger, et 'exempt' y signifie en réalité 'permis' ; la baraita de Rabbi Ochaya ('exempt mais interdit') vise un malade sans danger, selon Rabbi Chimon. On pose ensuite la même question à Rabbi Tan'houm de Nevi, qui ouvre par une aggada : les versets de David et de Chelomo sur les morts et les vivants semblent se contredire. Il les concilie : le mérite des Patriarches, les décrets de Moche, le pardon de David rendu public à l'inauguration du Temple, et la mort de David un Chabbat, qui prépare la réponse halakhique donnée sur 30b.
30b12 segments · 33 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
La mort de David, la lampe de l'homme et la lampe de D.ieu, et les livres que l'on a voulu ranger
Le folio achève le récit de la mort du roi David, qui étudiait tout le jour du Chabbat pour que l'ange de la mort n'ait pas prise sur lui. De là naissent les deux questions que Chelomo envoie à la maison d'étude — les chiens affamés et le corps de son père exposé au soleil — et la conclusion de Rav Tanhoum : la lampe de chair et de sang s'efface devant la lampe de D.ieu, c'est-à-dire l'âme, ce qui fonde le pikouah nefech (le sauvetage d'une vie). La guemara passe alors aux livres que les sages ont voulu retirer de la circulation, Kohelet puis Michle, parce que leurs versets se contredisent, et résout chaque contradiction : le dépit et le rire, la joie de mitsva et la joie qui n'en est pas, puis les deux versets opposés sur le sot. De la dernière résolution — répondre au sot pour des paroles de Torah, se taire pour les affaires du monde — découlent quatre récits : deux hommes que Rabbi et Rabbi Hiya font taire par une coupe de vin, et trois enseignements de Rabban Gamliel sur les merveilles à venir, raillées par un disciple et démontrées par une poule, un câprier et des truffes. La page s'ouvre enfin sur la baraita de la patience de Hillel.
31a13 segments · 28 Rachi · 2 Tossefot · 3 schémas
La patience de Hillel : le pari des quatre cents zouz, les trois candidats à la conversion, et la crainte du Ciel comme trésor
Le folio déroule la baraita ouverte à la fin de 30b : que l'homme soit patient comme Hillel et non emporté comme Chamai. Deux hommes parient quatre cents zouz que l'un d'eux parviendra à irriter Hillel ; celui-ci vient trois fois, une veille de Chabbat, poser des questions moqueuses sur les Babyloniens, les Tarmodiens et les Africains, puis attaque de front le titre de nassi d'Israël. Hillel s'enveloppe chaque fois, appelle son interlocuteur mon fils, et lui répond que la somme perdue valait la peine. Viennent ensuite trois récits parallèles de candidats à la conversion que Chamai repousse et que Hillel accueille : celui qui refuse la Torah orale et apprend l'alphabet à l'envers, celui qui veut toute la Torah sur un pied et reçoit la règle de ce qui t'est odieux, celui qui veut devenir cohen gadol et découvre lui-même, par un kal va-homer, que le profane qui approche est passible de mort. Les trois se retrouvent et concluent que la sévérité de Chamai les aurait chassés du monde. La page se termine sur Rech Lakich, qui lit les six ordres de la Michna dans un verset d'Yechayahou, et sur Rava, qui énumère les six questions du jugement d'après-vie : sans la crainte du Ciel, tout le reste est un kor de blé monté au grenier sans son kav de homton.
31b10 segments · 18 Rachi · 1 Tossefot · 2 schémas
La crainte du Ciel comme porte de la Torah, et l'extinction de la mèche selon Rabbi Yossi : démolir pour reconstruire au même endroit
Le folio achève l'enseignement de Rabba bar Rav Houna : celui qui a la Torah sans la crainte du Ciel ressemble à un trésorier qui a reçu les clefs intérieures sans les clefs extérieures. Suivent plusieurs enseignements sur la primauté de la crainte : Rabbi Yanai, Rav Yehouda, la discussion de Rabbi Simon et Rabbi Elazar devant Rabbi Yaakov bar Aha, puis deux lectures de versets sur les méchants, celle de Rav Oula (l'ail) et celle de Rava bar Rav Oula (harsoubot). La guemara revient ensuite à la michna de 29b : pourquoi Rabbi Yossi rend-il passible celui qui éteint pour ménager la mèche, et exempte-t-il celui qui ménage la lampe ou l'huile ? Oula l'explique selon Rabbi Yehouda avec le principe de la démolition en vue de reconstruire au même endroit, et défend ce principe face à l'objection de Rabba tirée du Michkan ; Rabbi Yo'hanan l'explique selon Rabbi Chimon, pour une mèche qu'il faut flamber. Le folio s'achève sur la michna des trois fautes pour lesquelles les femmes meurent en couches, et le début de sa guemara.
32a10 segments · 45 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
Le moment du jugement : l'accouchement, le pont, la maladie et les avocats de l'homme
Le daf poursuit l'aggada sur la Michna de 31b : pour trois fautes (nida, 'hala, allumage de la lampe) les femmes meurent au moment de l'accouchement. Après le lien entre 'reshit' (la 'hala), 'ner' (l'âme et la lampe) et la punition, la Guemara demande pourquoi le jugement tombe justement à l'heure de la naissance ; Rava, Abaye, Rav 'Hisda, Mar Oukva et Rav Papa répondent par des proverbes : le moment du danger est le moment où l'on examine les fautes. Pour les hommes, ce moment est le passage d'un pont ou tout lieu dangereux ; d'où les conduites de Rav, Chemouel, Rabbi Yanai et Rabbi Zeira. Un malade doit 'apporter un mérite pour être acquitté' ; ses avocats sont la techouva et les bonnes actions, et un seul défenseur sur mille suffit. Le daf se termine par les variantes 'yolédot / yéladot', les fautes des amei ha-arets et l'importance des lois de hekdech, terouma et maasser.
32b9 segments · 24 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Les fautes et leurs sanctions : vœux non acquittés, bitoul Torah, mezouza, tsitsit, haine gratuite, halla, teroumot et vol
Le folio poursuit la liste ouverte plus haut : à chaque faute répond une sanction précise, lue dans un verset. Par la faute des vœux non acquittés, Rabbi Natan fait mourir l'épouse et Rabbi les enfants en bas âge. Une baraita oppose ensuite Rabbi Elazar be-Rabbi Chimon, qui retient les vœux, à Rabbi Yehouda ha-Nassi, qui retient le bitoul Torah, et la guemara explique que Rabbi s'est rangé au premier avis après l'avoir entendu. Deux autres controverses portent sur la mezouza, l'étude de la Torah et les tsitsit, et dépendent de la règle selon laquelle un verset se dérive de celui qui le précède, ou aussi de celui qui précède celui-là. Rech Lakich chiffre la récompense des tsitsit à deux mille huit cents serviteurs, puis un signe mnémotechnique ouvre la série de la haine gratuite, de la halla, des teroumot et maasserot et du vol.
33a14 segments · 32 Rachi · 0 Tossefot · 3 schémas
La beraita des fautes et de leurs châtiments : du vol aux propos obscènes, puis les maladies-signes (hidrokan, yerakon, askara)
Le folio poursuit la longue beraita commencée à la page précédente, qui associe à chaque faute collective un châtiment annoncé par un verset : le vol appelle les sauterelles et la famine ; le retard, la distorsion et la négligence du jugement, joints à l'abandon de l'étude, appellent l'épée, le pillage, la peste et la sécheresse ; le serment vain, la profanation du Nom et celle du Chabbat appellent les bêtes sauvages et les routes désertes ; le meurtre entraîne la destruction du Temple et le retrait de la Chekhina ; les relations interdites, l'idolâtrie et l'abandon de la chemita entraînent l'exil. La dernière faute de la liste, le nivoul pe (parole obscène), ouvre une section propre : Rabbi Hanan bar Rava, Rav Hisda et Rav Nahman bar Yits'hak en tirent trois enseignements. La guemara passe alors aux maladies comprises comme signes : les trois formes d'hidrokan (hydropisie), les cas de Chemouel ha-Katan, d'Abaye et de Rava, puis la beraita des quatre signes, qui s'achève sur l'askara et ouvre la discussion de la page suivante.
33b10 segments · 35 Rachi · 1 Tossefot · 3 schémas
L'askara et ses causes, puis Rabbi Chimon bar Yohai : la dénonciation, les treize années de la grotte et le tikkoun après le miracle
Le folio achève la liste des fautes qui attirent l'askara, la maladie qui prend à la gorge : le maasser négligé, puis le lachon hara selon Rabbi Elazar be-Rabbi Yossi. Une question se pose : a-t-il retenu le lachon hara seul, ou aussi le lachon hara ? La baraita du vignoble de Yavne fournit la réponse, avec trois explications de la plaie qui commence aux entrailles et s'achève à la bouche ; l'avis de Rabbi Chimon, le bitoul Torah, essuie quatre objections et conduit à l'enseignement de Rabbi Gourion sur les enfants saisis pour la génération. Le titre de premier des orateurs, donné à Rabbi Yehouda, ouvre alors le récit romain : Rabbi Yehouda loue les réalisations de Rome, Rabbi Yossi se tait, Rabbi Chimon bar Yohai les blâme, et Yehouda ben Guerim rapporte leurs propos. De là viennent les trois verdicts, la fuite au beit hamidrach, les douze années de la grotte avec le caroubier et la source, l'intervention d'Eliyahou, les deux sorties, le vieillard aux deux bottes de myrte et le bain chez Rabbi Pin'has ben Yair. Le folio se clôt sur la règle apprise de Yaakov : après un miracle, on répare quelque chose pour autrui.
34a11 segments · 31 Rachi · 5 Tossefot · 2 schémas
La tombée de la nuit du vendredi : ce qu'on dit, ce qu'on fait encore à bein hachmachot
Le daf achève le récit de Rabbi Chimon bar Yo'haï à Tibériade : il purifie un marché douteux après le témoignage d'un vieillard sur les lupins de terouma de Rabbi Yo'hanan ben Zakkai, puis punit celui qui le raille et Yehouda fils de convertis. Commence ensuite la dernière michna du chapitre Bameh madlikin : les trois choses qu'on dit chez soi la veille de Chabbat à la tombée de la nuit, et la liste de ce qui est interdit ou encore permis au doute s'il fait nuit (bein hachmachot). La Guemara tire la source d'un verset de Iyov, demande de parler avec douceur, puis résout une contradiction interne de la michna : Rav distingue erouvei te'houmin et erouvei 'hatserot. Rava traite le cas de deux erouvin, l'un mangé à bein hachmachot, l'autre posé à bein hachmachot : tous deux sont valides, car un doute de rabbanan va à l'indulgence. Le daf se termine sur la raison de l'interdit de la hatmana après la nuit tombée.
34b6 segments · 20 Rachi · 2 Tossefot · 4 schémas
Du décret sur la hatmana au bein hachemachot : les trois doutes du crépuscule, les signes du ciel et la mesure du mil
Le folio achève d'abord la discussion sur la hatmana : pourquoi interdire d'envelopper un plat dans une matière qui ajoute de la chaleur même avant l'entrée de Chabbat ? Le décret vise le remets, cendre mêlée de braises, et Abaye obtient la raison dernière, la crainte qu'on ne remue les braises. La guemara passe ensuite au sujet qui occupera toute la suite : le bein hachemachot, ce laps entre le coucher du soleil et la nuit. Une baraita pose trois doutes sur sa nature et impose la rigueur des deux jours, puis donne les signes du ciel selon Rabbi Yehouda, la mesure du demi-mil selon Rabbi Nehemia et le clin d'œil selon Rabbi Yossi. Rav Houna fils de Rav Yehochoua rattache la rigueur des deux jours au cas du zav qui a vu deux fois au crépuscule. La baraita se contredit enfin sur la portée des signes : Rabba et Rav Yossef, tous deux au nom de Rav Yehouda au nom de Chemouel, la lisent autrement, et leur divergence commande la durée qu'ils assignent au bein hachemachot, trois quarts de mil contre deux parties de mil.
35a9 segments · 27 Rachi · 3 Tossefot · 3 schémas
Mesurer le bein ha-chemachot : les fractions de mil, le signe du Carmel et l'immersion des kohanim
Le folio achève la discussion sur le crépuscule ouverte à la page précédente. Rabba et Rav Yossef évaluent différemment la durée du bein ha-chemachot de Rabbi Yehuda, trois quarts de mil contre deux tiers, et la guemara chiffre l'écart : un demi-danka, soit un douzième de mil. Elle signale aussitôt que leur rapport s'inverse au sujet de la chalta, la grande corbeille d'osier, où la mesure permise par Rav Yossef dépasse celle de Rabba ; Abaye rapporte que Rabba, interrogé en pratique, s'est montré plus sévère encore, et l'on rattache sa position à une michna de Kelim d'où Abaye déduit que le comble d'un récipient vaut un tiers. Viennent ensuite deux signes concrets : la face du ciel qu'il faut regarder pour guetter la rougeur, avec la fenêtre pour aide-mémoire, et le sommet du Carmel qui sert à mesurer le demi-mil de Rabbi Nehemia, puis à apercevoir le puits de Miriam. La page se termine sur la question pratique de l'immersion des kohanim pendant le bein ha-chemachot et sur la décision de Rabbi Yo'hanan, partagée entre Rabbi Yehuda pour Chabbat et Rabbi Yossei pour la terouma.
35b9 segments · 28 Rachi · 5 Tossefot · 3 schémas
Les étoiles du crépuscule et les six sonneries qui font entrer Chabbat
Le folio achève d'abord la discussion du crépuscule ouverte plus haut : la décision de suivre Rabbi Yosse pour la terouma porte sur le moment où le cohen peut manger, une fois achevé le bein hachemachot de Rabbi Yosse. Chmouel donne ensuite le signe des étoiles : une seule étoile, il fait encore jour ; deux, c'est le bein hachemachot ; trois, la nuit est installée. Rabbi Yosse bar Zevida en tire qu'un travail accompli pendant les deux crépuscules d'un même Chabbat rend passible d'un hatat, et Rava donne à son serviteur des repères concrets pour les jours où l'on ne sait pas mesurer l'heure. La seconde moitié du folio est consacrée aux six sonneries du chofar qui annoncent l'entrée de Chabbat : leur fonction, la divergence entre Rabbi Natan et Rabbi Yehouda HaNassi sur la troisième, la description détaillée de l'école de Rabbi Yichmael, et le sort du chofar lui-même, que le hazan dépose sur son toit puisqu'on ne le déplace pas Chabbat.
36a6 segments · 14 Rachi · 4 Tossefot · 3 schémas
Trois baraitot pour trois tanaim, puis les noms qui se sont inversés depuis la destruction du Temple
La page achève d'abord la discussion sur le mouktse du chofar et des trompettes. L'autorisation de déplacer le chofar reposait sur un usage permis, faire boire un enfant par sa partie recourbée ; la guemara objecte que le chofar de la communauté sert de la même manière à un enfant pauvre, puis relève une baraita qui traite chofar et trompettes à égalité. La résolution répartit les trois baraitot entre Rabbi Yehuda, Rabbi Chimon et Rabbi Nehemia, chacun avec sa doctrine du mouktse. Vient ensuite l'enseignement de Rav Hisda : trois mots ont échangé leur sens depuis la destruction du Temple, chofar et trompette, arava et tsaftsafa, petora et petorata, avec pour chacun une conséquence pratique — la sonnerie de Roch Hachana, le loulav, les transactions. Abaye ajoute les deux poches de l'estomac du ruminant, houvlila et bei kassei, ce qui engage le statut d'une aiguille trouvée dans la paroi, et Rav Achi termine par les noms de Bavel et de Boursif.